En route vers Hyogo et l’ile Shodo

C’est reparti. J’avais promis de repasser à Hyogo lors de mon premier passage dans cette région afin de revoir mon amis Jun qui avait quité Tokyo pour habiter à Himeji après l’université. Voulant y retourner en automne, une saison de choix au Japon, j’ai finalement du remettre à plus tard ce projet… Nous voilà donc au mois d’avril, où je ne travail que peu de jours et où je compte bien profiter de mes derniers moments sur place. Ainsi, nous sommes reparti pour Hyogo, moi et ma fidèle moto.

J’ai un peu cassé le budget pour me rendre à Kyushu alors, ca sera objectif zero autoroute pour m’y rendre. Je vais passer chez Apexmoto pour changer ma chaine qui l’a bien mérité après un nombre certain de kilomètres. Ca tombe bien, je n’ai que deux jours sur place, deux jours pour y aller et trois jours pour revenir. C’est à 700km de chez moi mais, je redoute la sortie de Tokyo sans autoroute… Ca n’est franchement pas une partie de plaisir. Mais, une fois ce moment passé, j’ai repéré beaucoup de belles routes qui devraient être épargnées par le traffic.

Cette fois, départ sous un temps clément.

Passage obligé et fatiguant, lorsque l’on souhaite éviter l’autoroute, dans le traffic, entre zone commerciales, urbaines, d’habitation, de carrefours… Pour enfin arriver à Okutama. Mais il faut rester prudent car si les paysages y sont beaux et les routes franchement géniales, mais attention, il y a beaucoup de controles de vitesse à Okutama.

On continue de Okutama à Yamanashi pour arriver chez Apexmoto afin d’y changer cette chaine qui a largement fait son temps faisant presque plus de bruit que mon moteur… Le tout en pasant par la fabuleuse route 411 offrant vue sur le mont Fuji avec virages à n’en plus finir.

Après le changement de chaine et un bon moment de discution avec John, je reprend la route au nord de Yamanashi. On est déjà en début d’après midi et le soleil se couche tôt au Japon… alors, je vais finalement chercher un lieu pour camper bien avant celui que j’avais prévu. Ca sera près de Nagano.

Route 111 puis 209, au travers des montagnes. Alors que j’ai eu chaud le matin même en quitant Tokyo, je me gèle à présent, avec des mur de neige sur le côté de la route pour en témoigner. Pas de doutes, nous sommes à Nagano.

Mais fort de mon expérience précédente à Nikko et la semaine d’avant en me rendant à Kyushu, j’ai tout prévu. je sors donc les gants chauffants et on est reparti.

Après cette route sinueuse à souhait, pas l’idéal la nuit mais sans aucun doutes jouissive le jour, je trouve un endroit pour camper me disant que je modifierais sans doutes l’itinéraire de retour pour passer de nouveau sur cette route, de jour cette fois.

On repart le lendemain vers Nagano. Une longue route m’attend pour rejoindre Jun le jour suivant… Après avoir rangé ma tente, cinq ou six voitures s’arrêtent et des personnes sortent pour inspecter les arbres à ce que j’en comprend, voyant des affichettes sur ceux-ci. Je discute un peu avec l’un d’entre eux sur d’où je viens et où je vais mais mon japonais est bien trop faible pour savoir ce qu’ils font. Alors j’imagine et me dis qu’ils entretiennent et catalogue la biodiversité de la région.

Quelques kilomètres plus loin, je m’arrête pour prendre une photo, l’endroit est trop français pour être ignoré.

Il me fallait au moins immortaliser ce moment avant de rentrer en France… Au moins cette vaillante Fireblade aura su qui je suis.

Mon itinéraire me mène à présent vers des villages de plus en plus perdus. Certains semblent désertés de toute population avec des maisons en ruine. En effet, à l’est du lac biwa-ko, on se trouve dans une région très sauvage. Si l’habitude est de s’arrêter dans des combinis, ces supérettes ouvertes 24h/24, il va falloir la changer… Sans même parler des stations service, autre épisode qui m’attend mais que j’ignore encore.

Il faut faire particulièrement attention à son niveau d’essence au Japon car ca n’est pas toujours facile de trouver une station ouverte, surtout le week-end. Et ces petites stations en campagne peuvent être horriblement chères. C’est ainsi qu’après plusieurs stations hors de prix, je décide de me dérouter sur la ville qui me semble la plus importante dans les environs pour faire le plein… Et après que la réserve m’ait tractée pendant plus de 25km, je sais que je roule sur mes derniers centilitres. J’arrive finalement à destination puis, le moteur cale et j’arrive à rejoindre la station tant convoitée sur l’embrayage avec ce qui me reste d’énergie cinétique. Je l’ai bien mérité ce plein !

On repart s’enfoncer dans les paysages sauvages de la région.

La nuit se met finalement à tomber et je contourne le nord de Biwako malheureusement de nuit ne pouvant admirer la vue sur le plus grand lac du Japon. Ce n’est que partie remise car ma route n’était pas très travaillée à cet endroit et le GPS me dirige vers les tunnels, repérant par la même occasion des routes bien plus intéressantes que je me réserve avec plaisir pour le retour.

Encore beaucoup de kilomètres sur les routes les plus importantes possible pour éviter les biches. Il me faut à tout prix rejoindre ma destination pour rejoindre mon ami le lendemain sans avoir a prendre trop de route avant notre rendez-vous.

J’arrive finalement très tard dans la nuit ou très tôt le matin suivant la sémantique que l’on désire pour planter ma tente pour une courte nuit de sommeil me faisant déjà une joie de découvrir les routes de Hyogo, et encore plus celles de l’île de Shodo.

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