Quand tu veux péter un retro


alban

Anti motos, celui qu’on entend au loin arriver avec son argumentaire déjà bien rodé… On le voit venir à mille lieux mais, démonter son argumentaire réducteur; simpliste, élémentaire et dont il est convaincu lui même prendrait un temps qu’il ne nous laisse pas.

Et l’un de ces étendards est celui du coup de botte ou du rétroviseur cassé. Comme partout, il y a des cons, chez les motards aussi. Mais, il m’a bien souvent pris l’envie de casser un rétroviseur trop inutile à certains automobilistes. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de taper comme un forcené sur la vitre d’un conducteur ayant décidé de se rabattre sur moi, sans aucun clignotant… bref, des situations que j’imagine bien malheureusement trop banales chez les conducteurs de deux roues.

Je n’ai jusqu’alors jamais réellement pu prouver mes dires. Car il faut l’admettre, les agissements criminels de certains usagers de la route à l’égard des motocyclistes sont tellement dur à croire qu’ils sont difficilement crédibles. Le monde motard connait sa mauvaise foi légendaire qui en fait son charme, alors, comment croire ces témoignages ? Face à ça, vous avez le gars respectable, en costume trois pièces, qui vous assure que les motards sont tous des trompes la mort qui balancent des coups de bottes dans toutes les portières de bagnoles, le tout face au guignol en cuir et casqué avec l’allure d’un criminel tel que Hollywood sait nous les servir.

Oh mais, dites vous, garçon, tu vas nous resservir le discours manichéen du gentil petit motard maltraité face à cette horde de sauvages de caisseux ? Non non, lorsque je passe en France, je me retrouve très souvent en voiture et alors confronté aussi aux idiots du périphérique en deux roues qui ignorent ton clignotant qui flashe à en mourir depuis un sacré bout de temps. Le crétin qui va te doubler par la droite alors que tu te rabats après avoir dépassé et qui te regarde salement après t’avoir klaxonné pour t’apprendre à conduire… Bref, loin d’un discours anti automobiliste… J’aime conduire, moto et voiture, surtout moto, et j’admets qu’en France, à Paris en tout cas, les deux roues ne donnent franchement pas nécessairement une bonne image (scooters ?) de la chose, à Tokyo, les scooters eux sont aussi assez énervants, même vis à vis des deux roues.

Revenons-en à notre point initial, celui du pétage de rétro en règle. Comment l’expliquer à celui qui vous dis, au milieu d’un petit banquet entre bourgeois, sa légitimité dans certains cas de figure. Et là, l’ami GoPro est là pour vous aider amis motards ! J’aime la photo, j’ai toujours eu un intérêt pour la vidéo sans vraiment m’y pencher, la GoPro et l’ensemble des caméras embarquées m’a toujours attiré, mais, je me suis toujours dit que c’était trop de travail en terme de montage, de travail sur l’image, le tout avec un cadrage approximatif… Puis, un ami à moi m’ayant offert un de ces modèles de caméra d’action, je me suis mis à filmer un peu tout ce qu’il se passait, lorsque j’y pensais ou que j’en avais l’occasion… Finalement, aujourd’hui, je pense sérieusement à investir dans un ensemble de GoPro pour filmer tout autour… Oui, car je fais actuellement les frais d’un contentieux d’assurance, vraisemblablement de faux témoignage en ma défaveur. Et investir pas mal d’argent dans ce type de dashcam, pour ôter tout doutes, c’est une assurance supplémentaire.

Ainsi, cette merveille de technologie m’amuse et j’essaye de trouver le point de vue idéal afin d’obtenir un beau regard sur la route, l’environnement, tout en préservant la stabilité… Au fil des essais, on filme ceci, cela, puis, on se retrouve à se dire que finalement, c’est pas si mal de filmer tous les jours en allant au boulot, jusque au cas où…

Et là je pars tout ce week-end en balade, et c’est donc l’occasion de filmer tout ça pour essayer d’en faire une vidéo intéressante. Petit aparté pour dire qu’un article complet sur ce week-end fantastique, pour l’inauguration des nouvelles Yamaha de mes amis, sera publié très bientôt, balade entre Yamanashi et Izu, deux belles régions à faire à moto tout prêt de Tokyo.

Voici ce que je capture: https://www.youtube.com/watch?v=2t_EhR3ElSo

Choqué par la scène, je poste ça sur Facebook, et, beaucoup de mes amis me recommandent d’aller voir la police pour leur montrer la vidéo. Dans un premier temps, je leur répond que la confiance que j’ai envers la police fait que je risque davantage de perdre mon temps. D’autre commentaires continuent de me porter vers cette voie.

Puis, je revisionne la vidéo… plus je la regarde, plus je me dis qu’effectivement, il faudrait que je montre cette vidéo aux autorités compétentes afin d’éviter égoïstement de me sentir responsable si jamais j’apprenais par un hasard incroyable que cet automobiliste avait blessé ou tué quelqu’un de la même façon. C’est loin d’être la première fois que je vois ce genre de criminel et, malheureusement, même si choqué sur le moment, on s’y habitue vite, et il est difficile de prendre du recul par rapport à ça. Et c’est là que l’ami GoPro intervient pour rendre tout ça plus subjectif, montrer les violences routières auxquelles les motards font face, eux seuls, leur corps exposé face à un bouclier de taule qui peut se prendre un coup de bote franchement mérité, qui lui ne fait pas mal comparé aux douleurs corporelles que le motard est susceptible d’endurer.

Voyez, voyez, toute cette contextualisation verbeuse que je dois mettre, tout cet argumentaire, mélange entre compassion et désolidarisation que je dois faire pour justifier certains coup de botte, barbares, comparé aux risques boucher exercés à l’égard de motard par certains automobilistes. Alors que, cette simple vidéo de quelques secondes, qui n’a malheureusement rien d’exceptionnelle pour beaucoup d’entre nous, presque banalisée, montrerait quelle humanité, quel instinct de survie, quel malheureux recours est, ce coup de botte, celui que je n’ai pourtant pas donné aurait lors de cet acte criminel.

Oh oui, n’ayons pas peur des mots. Il s’agit d’une tentative d’homicide. Vous voulez le fin mot de l’histoire ? Ok, je suis donc finalement allé voir la police pour leur montrer la vidéo. J’avais en ma possession, l’enregistrement complet, entre notre départ et celui de l’incident, l’enregistrement GPS localisant très exactement le lieu où se passent les événements et, j’avais l’accord de mon ami sur la vidéo pour communiquer, si nécessaire, à la police ses coordonnées.

Je me suis retrouvé dans cette situation que j’attendais d’avance, mais, cette situation que tu n’as pas envie de rencontrer malgré toute la préparation que tu en as. Tu espères être agréablement surpris… Tu rentres dans ce poste de police en demandant de parler anglais car la situation est assez spéciale. Pour une fois, je dois dire, j’ai pu parler anglais. Officier de police franchement compréhensive mais, que voulez vous, la loi de la hiérarchie fait qu’il n’y aura aucun initiative prise, le tout dans une inertie à faire péter un plomb au révolutionnaire le moins convaincu d’entre nous. Mais, non, tu fais face à des personnes incroyablement polies, oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, l’incroyable est incroyable, la politesse est reine de la politesse. François de La Rochefoucauld disait, « L’hypocrisie est l’hommage que le vice rend à la vertu« . Qu’en est-il de la politesse, celle où tu as montré ta vidéo de tentative d’homicide à agents de police, qui très poliment comprennent ta peine et te disent qu’il faut que tu ailles bouger tes fesses à la juridiction en charge de l’endroit où s’est passé l’incident. Tu dis simplement que tu ne cherches pas le procès, que tu te contrefous de l’argent, qu’il s’agit d’un simple témoignage, que tu t’inquiètes simplement ce qu’une telle réaction puisse engendrer dans le futur sur d’autre motards ou automobilistes… Mais, parles toujours, la compassion est de façade, tu perds ton temps, tel que tu l’avais imaginé. Et la confirmation de ce que tu pensais, celle du rôle de flic, distributeur de tickets de taxe pour excès de vitesse, celui qui vient t’emmerder pour contrôler tes papiers et ta carte de résidence, le tout, après avoir laborieusement bossé toute la semaine et après avoir doublé un stupide scooter de cette même police, sans doute jaloux, toujours incroyablement polie mais terriblement hypocrite, cette police qui ne voit pas qu’on pointe une arme sur la tempe de ton pote en jouant à la roulette russe, à savoir si ton pote va gérer suffisamment à moto pour ne pas laborieusement se crasher et finir six pieds sous terre, c’est franchement toujours dur à voir. La vérité blesse, la banalisation de la violence routière aussi.

Demain, je prend un fusil d’assaut, je me présente devant des innocents et je suis filmé, que se passe-t-il ? Est-ce plus choquant que cette vidéo pourtant ?

Je vous laisse à vos méditations, voilà un long article, pour une courte vidéo, celle qu’il faut montrer dans ces diners mondains où l’on crache à tout va sur le motard. Cette scène vous est peut-être malheureusement banale, elle ne l’est pas, il s’agit d’un tentative d’homicide, réagissez, ne vous laissez plus faire.

Promis, le prochain article sera plus joyeux, avec un beau week-end de balade avec ces Yamaha, avec quelques photos sympathiques.

Shuto-ko je ne te hais point


alban

C’est généralement étrange d’aimer l’autoroute dans le monde motard. Tout du moins, c’est l’idée que je m’en fais. Du peu que j’ai roulé dans notre beau pays, j’ai vraiment adoré nos nationales et départementales mais, pas vraiment « profité » de l’autoroute. D’aussi loin que je me souvienne, c’était souvent bourré de panneaux publicitaires et de large lignes droites… Mais, je me méfie des souvenirs. J’ai tout de même un bon souvenir du tunnel de l’A86, celui réservé aux voitures, qui avait son aspect piste de décollage pour vaisseau spatial, caractéristique qui m’avait fait pardonne son prix, ce jour ayant suivi le GPS perdu dans la région et pris par erreur.

Mais, au Japon, nous ne sommes pas en reste. Ok, j’avoue, j’ai un faible pour les autoroutes, surtout de nuit. Le fait d’avoir fait un Iron Butt récemment n’y est pas étranger non plus. L’autoroute a plusieurs magies. Celle d’être dans un monde parallèle, car oui, vous y êtes coupés du monde tout en ayant la possibilité d’y vivre en autarcie avec bouffe et douche (pour les plus propres d’entre nous !) et essence. Si budget illimité vous aviez, vous pourriez survivre dans ce monde parallèle. Et une journée d’Iron Butt sur ce type de trace n’est pas sans rappelle les capsules hôtels nippons… Effectivement, ces capsules hôtels, hôtels proposant des couchettes agencées comme des bibliothèques à humains, proposent tout ce qui est nécessaire pour la survie, de l’hygiène à la bouffe. Et pour les fumeurs, vous pouvez même vous acheter vos clopes, tout comme sur l’autoroute nippone d’ailleurs !

Il y a beaucoup à dire sur les autoroutes au Japon. J’avais commencé la rédaction d’un article sur cet Iron Butt au Japon, pour finalement ne pas avoir l’endurance de le finir ! Quel paradoxe… Alors, tachons de terminer celui-ci.

En France, nous avons des numéros pour nos autoroutes, à l’exception de certaines (Autoroute du Soleil, Autoroute de Normandie…). Au Japon, point de numéro, que des noms ! J’avoue qu’au début, j’étais étonne par les Japonais qui me demandaient quelle autoroute j’avais prise. Finalement, ma mémoire fait qu’aujourd’hui, je trouve ça bien plus facile à mémoriser et je suis étonné lorsque des amis me parle de tel ou tel numéro de route nationale ou départementale.

Mais, la différence ne s’arrête pas là. Les autoroutes au Japon sont très souvent sinueuses. De plus, il y a bien souvent que deux ou trois voies de circulation et, sans avoir mesure, j’ai l’impression qu’elles sont plus étroites qu’en France. Enfin, point de panneau publicitaire. Tout ça fait, qu’à vitesse moins élevée, on se fait bien plus plaisir.

Ah mais, je parle de vitesse, parlons en… la vitesse sur autoroute au Japon est limitée à… Diable mais, en en ayant parlé avec un Japonais, j’ai réussi à le coller sur le sujet ! Ok 80km/h, dans la tête des Japonais, 100km/h et dans la pratique 110, 120… Je vous vois venir, radar police… Eh bien, sachez mes amis que c’est un des mystères que je n’ai pas réussit à résoudre. Car, il y a bien des radars automatiques, la plupart du temps, pour les plaques avant, il y a bien des radars embarqués (j’en ai fait les frais). Mais, il règne dans ce pays, à la fois une forme de tolérance et d’intolérance. Personne ne roule a 80km/h sur autoroute, on trouve des Japonais qui croient que c’est 100km/h, on trouve des sections de 4 voies limitées à 50km/h et…. non. ça passe.

Alors, la limite de vitesse au Japon est culturelle. Vous suivez le groupe, vous ne serez pas en marge de celui-ci, vous ne chopperez pas de prune. (il faut savoir que je parle des limites de vitesse sur autoroute là… sur nationales c’est généralement… 60KM/H OUI !).

Mais, revenons en à ce sujet initial. Oui, j’aime cette autoroute. Je ne sais vraiment pourquoi mais, au fil du temps, j’ai tenté d’en isoler quelques éléments :

  • Le tracé de ces autoroutes. Comme je l’ai dit plus tôt, moins soporifiques que nos autoroutes en France.
  • La limite de vitesse pas tendue du string. Et la tolérance presque zéro. Je suis rentre en France en décembre dernier. J’ai cherché un ami a l’aéroport à 5h du matin. Donc aucun camion pour masquer les panneaux de vitesse. ET BORDEL ! J’étais perdu. Ca passait de 90km/h a 110, a 130 puis 70 puis 110. Finalement, j’ai roulé à 80 tout du long, au cruise control, fatigué par cette fumisterie, préférant regarder la route que chercher un malheureux rappel et préférant emmerder le peu de monde derrière. C’est fatiguant ça et franchement, non on n’y prend aucun plaisir.

Enfin, restons côté Japon.

  • Le fait que ces autoroutes soient très souvent en hauteur. Au Japon (j’imagine du fait des séimes), les autoroutes sont très très souvent… des ponts ! J’adore les ponts. En plus d’être des éléments du génie civil magnifiques, ils offrent une belle perspective sur l’environnement.
  • Souvent, les routes secondaires sont horribles. Aucun paysage, plein de feu. Nous avons les ronds points en France. Eh bien, bénissez les. Ceux-ci vous évitent les feux. Car je vous promets, si vous voulez lancer une entreprise d’ampoule verte, rouge et orange, venez au Japon. C’est insupportable, si bien qu’en été, en plus de faire une chaleur écrasante, on est vite tenté par la petite tenue. Après tout le risque est-il de rouler comme un malade pour chopper un peu d’air entre deux feux sous son cuir ou de rouler tranquille avec les cuisses à l’air ? Attention, loin de moi l’idée d’engager qui que ce soit à rouler sans protection mais, la question mérite d’être posée, la solution sans protection à le malheur d’être terriblement tentante.

« Alors !« , qu’il me dit, « mais parle nous de ta Shuto-ko !, c’est le titre de ton article ! » Il y a beaucoup à dire sur les autoroutes, nous n’en ferons pas le tour mais, la Shuto-ko est une autoroute métropolitaine. Traduisez périphérique parisien. Ah oui mais, payante et… chère (980yens soit environ 9 / 10 euros). Pourtant, je n’en ai pas les moyens mais, je la prends souvent tant je l’aime.

La Shuto-ko est plus d’ailleurs que le péripherique. Il s’agit d’un véritable réseau, Donc, prenons toutes les autoroutes environnant Paris (désole, je ne souviens que de l’A86… et le reste j’ai peur de me tromper, j’ai une mauvaise mémoire des nombres). Et vous avez la Shuto-ko.

La magie quand t’es fauché, c’est de rester sur cette autoroute en bouclant dessus, le tout, grâce aux connexions entre ses différentes branches. Nous avons la C1 et la C2 (Circular Road 1 et 2), bon plan pour boucler facilement. Mais, cherchez les routes 1, 2, 3… en étoile c’est aussi un challenge. Cherchez à boucler dessus, à l’aveugle, en cherchant le panneau qui te refait boucler sur les C1 et C2 pour être sur de se refaire un tour de manège gratuit. La B n’est certainement pas à négliger tant elle est légendaire !
Bref, il y a quantité de moyens de boucler sur cette autoroute métropolitaine. C’est d’ailleurs ce que James a fait en réalisant un Iron Butt sur cette autoroute. Sachant la moyenne qu’il faut tenir sur 24h, je suis franchement admiratif de cette performance sur un tracé pareil. Autant réaliser un Iron Butt comme je l’ai fait n’était pas de tout repos mais, pas extra-ordinaire, autant, la Shuto-ko réserve toujours son côte d’imprévus. Mais, une fois prise en main, cette autoroute peut se réveler franchement sympathique, voyage dans metropolis à moto, la route passant entre les buildings et dans les tréfonds de la mégalopole, par l’intermédiaire de tunnel tel des boyaux, organes vivant de cette cité de béton.

Et pour ceux qui en veulent encore plus, allez voir du côte d’Osaka.

Credit: https://www.flickr.com/photos/caribb/3999053116/

Bref, si vous venez au Japon, ne faites pas l’erreur de prendre à tout prix  les routes nationales pour rejoindre les belles routes, sous prétexte que l’autoroute c’est chiant. Vous aurez vite fait de haïr le Japon à mauvais titre, et, essayez certaines de ces autoroutes, particulièrement métropolitaines surtout la nuit (et la Chugoku, au sud de Honshu, de jour cette fois), et surtout si vous aimez la science fiction !

Pour finir, une petite vidéo de nuit, la qualité est désastreuse mais…

Shuto-ko by night

NB: Une grande partie de ce réseau métropolitain est interdit aux moto transportant un passager. Plus d’infos ici: http://www.shutoko.jp/use/restriction/bike/

Un départ pour un nouveau blog


alban

Après deux années passées au Japon, un an et demi en compagnie de ma moto, une Honda VTR250, j’ai eu l’occasion de me confronter à beaucoup de situations que j’ai cru bon de partager afin que cela serve éventuellement à d’autres. J’ai ainsi créé un blog plus généraliste mais, j’ai voulu réunir plus particulièrement tous les éléments gravitant autour de la moto.

C’est donc ce que je vais essayer de faire par l’intermédiaire de ce blog. Partager tout ce qui pourrait être utile à un futur voyageur au Japon ou futur expatrié souhaitant parcourir ce merveilleux pays à moto.

Pour finir ce billet d’introduction, une petite photo de ma fidèle compagnonne.