Et vous, comment vous appelle-t-on quand vous roulez en hiver ?


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Pour notre part, c’est en général  » Vous êtes de grands malades ».

Mais non, juste une envie de rouler, même en hiver, même si cela implique concessions, autant de temps à se préparer/se désaper que de rouler, la goutte au nez, la buée… et surtout une bonne dose de prudence complémentaire.

Personnellement, j’ai toujours aimé prendre la moto au milieu des décos de Noël, pour la première neige, et autant que faire se peut, rouler le 1er janvier.

C’est vrai que c’est sympa de pouvoir se poser vers un sapin de Noël, tel un cadeau attendu !

Il est évident qu’il y a des précautions à prendre. Concernant l’esquimau que vous allez devenir…

Le top c’est de prévoir ce qu’on appelle la triple épaisseur : une couche pour tenir chaud, une pour protéger du vent et une bien sûr pour la protection en cas de chute. Certaines vestes d’hiver proposent le tout. C’est le cas de ma 3/4 qui intègre une polaire et un coupe-vent. J’ajoute en plus un vêtement technique de ski proche du corps et une veste technique. Le tout me permet d’être bien au chaud. Il faut penser que la température ressentie sera encore plus froide que la température affichée au thermomètre ! Ce qui est à conseiller c’est de bien penser à tenir le torse au chaud. Lors des grands froids, je rajoute une polaire fine sans manches. La bonne vieille technique du papier journal sous le blouson peut aussi dépanner.

gilet technique micropolaire, teeshirt manches longues technique, polaire sans manche, legging technique et bonnes chaussettes !

Pour les jambes, en général je mets soit un legging soit un pantalon technique sous mon cuir ou mon jean. Une paire de chaussettes épaisses, de randonneur (ou chasseur) complète le tout.

Un bon tour de cou, polaire ou non, voir une cagoule. L’investissement dans un écran anti-buée complémentaire à ajouter sur la visière n’est pas inutile à cette période de l’année. Si comme moi vous repoussez l’achat, ça veut dire ouvrir régulièrement la visière, se prendre un courant d’air bien froid dans les yeux et finir avec des yeux de lapin.

un écran antibuée peut s’avèrer pratique

Pour les gants, là c’est à chacun de voir. Sous gants ou gants d’hiver, l important étant de conserver les sensations pour sentir les commandes. Personnellement je ne supporte pas de rouler avec autre chose que mes gants été… Merci les poignées chauffantes.

Une fois la tenue de Bibendum enfilée, il faut quand même rester vigilent à conserver une bonne mobilité. Nous restons vulnérables en tant que 2 roues, il ne faut pas que les gestes soient entravés… Ils seront déjà ralentis par le froid et le fait qu’en hiver nous sommes un peu plus crispés en moto que lors des beaux temps.

merci à mon ami Wouchi !

L’état des routes change, l’asphalte est plus froid. Les pneus mettent donc plus de temps à chauffer, l’accroche est donc différente. De plus, les changements de végétation / ombre peuvent contenir des pièges. Évidemment quand la neige est sur la route, il n’y a aucun doute possible quand à devoir faire attention (surtout que cela peut cacher du verglas…).

gaffe au verglas!

Dès que la route est humide, il faut penser que potentiellement c’est givré… donc on évite une grosse prise sur l’angle à cet endroit là. En somme, essayez de prendre le maximum de routes sèches ! Les pièges habituels sont toujours présents, comme les gravillons ou la boue…

Et surtout, n’oublions pas non plus qu’en hiver, les autres usagers pensent que les 2 roues ne circulent plus, donc il est nécessaire de redoubler d’attention.

Une dernière chose qui fait que je roule finalement peu en hiver, c’est le sel sur les routes (selon les régions). Et le sel est corrosif ! L’idéal est de nettoyer à fond la moto après une balade pour enlever l’excédent de sel.

Sur ce, excellente année 2017 à tout le monde, et je vous souhaite de nombreuses virées pour les mois à venir !

Ma moto : Suzuki GSXR 1000 de 2008, alias Choupette


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Choupette est ma 3e GSXR. J’ai d’abord eu une 2004 puis une 2007, sans modifications majeures.

Sur la route des Crêtes entre Bandol et Cassis – GSXR1000 K4

GSXR1000 K7

En novembre 2013 et après avoir voulu passer à du plus sage (FZ8), je reviens à la Gsxr, avec ma noire et or, modèle 2008. Je l’ai un peu plus adaptée à mes envies, en faisant en fonction de l’expérience des  2 précédentes.

Je suis régulièrement interpellée sur le choix d’une GSX-R comme moto alors que je ne fais pas de piste et que je me balade beaucoup. Ce modèle car aujourd’hui c’est celui qui me convient le plus : pas trop haute (je fais 1m64), confortable pour faire pas mal de route et il est vrai, une facilité de conduite pas désagréable. Je l’ai toujours considérée en sportivo-GT, vu qu’elle n’est pas extrême comme certaines de ses concurrentes et que j’ai toujours pu faire de longues virées avec elle s’en (trop) en souffrir.

A l’achat, elle était déjà équipée d’une bulle fumée et de doubles pots Devil Carbone.J’ai choisi de l’équiper pour faciliter mes grands trajets et limiter la fatigue : durits avia, demis-guidons relevés LSL, poignées chauffantes, support réservoir Bagster. J’ai hésité pendant un temps à prendre d’autres platines reposes pieds pour réduire au maximum les genoux pliés, mais étant équipée d’origine de la possibilité de choisir entre 3 hauteurs, pour le moment cela est suffisant.

La pose de demis-guidons relevés permet de bien soulager la position sur les poignets. Ayant eu des problèmes de canal carpien, la différence s’est assez vite fait sentir. La seule problématique, c’est que cela a obligé à changer le bocal de liquide de frein qui du coup entrait en appui avec la bulle et réduisait encore plus l’angle de braquage. Mon concessionnaire a également rogné la tête de fourche au niveau de la bulle (tellement propre qu’il faut très bien connaître le modèle pour voir ce qu’il a fait).

Bocal rizoma, demis guidons LSL (dorés pour aller avec la moto, évidemment! )

La pose des demis guidons a nécessité une découpe légère de la tête de fourche, quasi invisible

Pour les poignées chauffantes, j’ai choisi un modèle Technoglobe. Un peu plus chères que les « classiques » mais leur gros avantage, c’est que l’interrupteur est intégré à la poignée gauche, ce qui fait que cela reste discret sur la moto. Elles comprennent 5 niveaux de chauffe, ne sont pas trop épaisses. Par contre tous ceux qui ont essayé Choupette se sont faits avoir, l’interrupteur étant assez facile à mettre en route avec le pouce !

Poignées chauffantes avec interrupteur dans la poignée (point rouge sur la photo)

Ayant une bagagerie Bagster, sacoche de réservoir et Tweety (petit modèle), je n’ai eu qu’à installer un tapis réservoir de la même marque. L’avantage c’est que par la même occasion, il protège le réservoir. J’avais pendant un temps pris le support universel Easy Road, mais j’ai eu la mauvaise surprise de constater qu’il rayait la peinture. Le problème est qu’il bouge beaucoup, et du coup les saletés se glissent facilement dessous.

Easy travel sur la Ducati que j’ai eue et qui m’a généré des rayures

Tapis Bagster, avec le Tweety installé

Pour le moment je n’envisage aucun autre changement, ceux déjà faits étant suffisants et me convenant parfaitement ! En 3 années avec elle, j’aurais fait 34 000 kms, et je ne compte pas m’arrêter là !