En dansant la Javanaise…

Peut être à cause de la danse, Java évoque d’abord quelque chose de joyeux, non ?

S’il est vrai que les indonésiens sont plutôt joyeux, l’île de Java concentre la majeure partie de la population indonésienne, mais aussi la capitale économique et politique (Jakarta), la capitale culturelle (Jogjakarta) ou encore le port industriel de Surabaya. De plus, les principales agglomérations semblent toutes vouloir réparer leur réseau routier en même temps ! Alors, dans la journée, les embouteillages font partie du quotidien du chacun. Les camions (nombreux) et les deux-roues (très nombreux) constituent l’essentiel du trafic.

sur le ferry

sur le ferry

En quittant Sumatra on ne se doutait de rien ! Et c’est le sourire aux lèvres que nous nous sommes présentés à l’embarquement. La route débouche sur un péage où, après avoir versé quelques roupies, la barrière se lève pour permettre l’accès à un ferry. Une organisation bien rodée et une rotation continue de bateaux, permettent de ne jamais stopper sa progression. Deux heures et demi plus tard, nous atterrissons à java pour déjeuner. Ce soir, nous retrouvons notre pote Atul  et sa 350 Royal Enfield à Jakarta. Nous y sommes attendus, chez Bushan et son épouse, des motards passionnés qui admirent un peu nos équipées respectives. La capitale est à moins de 100 km et il existe une autoroute. Mais ici, comme en Thaïlande, les autoroutes sont interdites aux deux-roues…et aux camions. C’est donc en traversant des villes, en jonglant entre les camions et un flot ininterrompu de scooters et autres brêles que la route se poursuit. Lentement ou très lentement. Vous me direz, « c‘est pas grave, et puis ça permet de profiter des paysages ».  Bon, on a mis 7 h pour atteindre la capitale !

rencontre de bord de route

Le lendemain, Bushan nous accompagne pour une virée de 200 km… Il nous encourage à partir de bonne heure pour échapper aux terribles embouteillages. Debout à 5h30 ! De Jakarta nous aurons donc vu des embouteillages, des travaux, un centre commercial (le lieu de rdv) et l’appartement de Bushan ! Mouais, … vivement les petites routes de la côte sud.

Bushan et Atul, nos compagnons de route

Bushan et Atul, nos compagnons de route

En revanche, nous avons apprécié Jogjakarta.  Les quartiers historiques nous ont rappelé Penang, en Malaisie. Une architecture sympa et une ambiance paisible. Les cuisines de rue, embarquées sur une carriole, y pullulent. On y mange pour moins de 2 € et les curieux semblent s’y donner rendez-vous. Un soir, un costaud à la peau bien tannée et aux allures de marin descend de son scooter, tout sourire en avant. On se marre en y voyant un auto collant sur lequel est écrit : « Nique Ta Mère » ! En fait il s’agissait d’un fan de Joey Star ! Improbable, non ?

Décidément, les indonésiens ne cessent de nous surprendre !

pause en bord de route

pause en bord de route

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