Quand ch’rai grand, j’voudrais être brésilien !

Faut pas croire tout ce qu’on dit. On avait effectivement prévu de repasser au Brésil pour refermer cette boucle sud-américaine. Le seul truc qui a changé c’est le moyen (et l’itinéraire un peu aussi). Après s’être cassé le nez sur la frontière fermée du Vénézuela, nous avons emprunté le fleuve Amazone pour revenir sur la côte Atlantique. Soit, à peu de choses près, une traversée du Brésil au rythme lent du fleuve. Ce qui était plutôt chouette. Or, la perspective de revenir au Brésil nous rendait le retour un peu moins difficile. Parce qu’il faut bien l’avouer : le Brésil on aime ! Avec des références historiques ou culturelles, il serait sans doute possible d’expliquer pourquoi les quartiers historiques des villes sont si plaisants ou pourquoi le métissage des brésiliens en fait un peuple si doux et agréable à fréquenter ou pourquoi leur musique est si belle. Seulement voilà, faut-il nécessairement vouloir tout expliquer ? Faut-il nécessairement vouloir tout raisonner ?

Ce qui me rappelle une anecdote : un pote musicien m’expliquait un jour les principes de la percussion afro-cubaine, avec la clave, les temps frappés, les temps levés, etc. Où chaque musicien doit compter pour savoir quel temps il frappe. Ça me semblait compliqué et je lui demandais alors :”les musiciens cubains comptent tous de cette façon ?” Réponse : “ah non, les cubains ne comptent pas, ils dansent !”

Lorsque vous regardez quelqu’un et que vous n’y voyez que beauté (même si, objectivement, vous savez bien que ce n’est pas tout à fait vrai…), lorsque le moindre de ses gestes vous semble être une incarnation de la grâce, lorsqu’un sourire vous fait chavirer, et une attention douce vous rend fébrile, un regard, une caresse sur le visage ou un mot font poindre une larme d’émotion, une démarche, un déhanché, ou un pas de danse attire votre regard avec l’incapacité de s’en extraire… est-il si important d’analyser, de chercher à décrypter ? Il suffit d’admettre que vous êtes amoureux/se, non ?

Et bien c’est exactement que ce qu’il nous arrive avec le Brésil ! Leur langue a des sonorités envoutantes, leur musique est belle, leur mixité prouve que c’est possible, et pour couronner le tout, les racines latines font qu’on s’y sent instantanément à la maison. Comme le résumait bien Fred : les brésiliens c’est tout ce qu’on aime, mais en mieux !

Secrètement, … on rêve de revenir mais cette fois avec l’envie de nous y installer pour une vraie tranche.

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