MotoMag dans les Balkans : Jour 09, La Croatie


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UN DIMANCHE AU BORD DE L’EAU (et ça n’a rien à voir avec les guinguettes)

BINGO ! Quand on ouvre un œil à 6h30, un regard par la fenêtre suffit à nous confirmer ce que nous redoutions : il a plu une bonne partie de la nuit, et il pleut encore.

La météo joue au yoyo avec nos nerfs. On passe de plus de 30° à un roulage en combinaisons de pluie : faut savoir s’adapter !

Ceux qui y dorment, décollent de l’hôtel Centar Marco pour passer devant le Plitvicka Vila où séjourne l’autre moitié, et filer direction la montagne.

Le temps de sortir des environs de Plitvice, relativement fréquentés malgré la pluie, dimanche oblige, et nous taillons dans la vallée qui nous emmène doucement vers la mer.

Un épais brouillard couvre les hauteurs, et interdit toute luminosité. Le plafond est bas, la pluie présente et fine, et la température douce (12°).

Nous traversons de longues portions désertiques entre les petits villages que nous croisons. Nous y apercevons souvent des sculptures imposantes et sympathiques d’ours bruns, rappels de la nécessité de ne pas trop « jardiner » dans cette région où ces plantigrades évoluent en toute liberté..

Une pause dans le village d’Otocac, nous permet de constater sur certains bâtiments de la ville, les traces encore apparentes d’une guerre récente, pourtant à nos portes.

©G. de CROP/Motomagazine

Peu à peu, les habitants tentent d’en effacer les stigmates, et c’est ainsi que se côtoient une mairie fraîchement restaurée et la demeure voisine littéralement criblée d’impacts de projectiles (et pas de la bosquette de foire ! ).

©G. de CROP/Motomagazine

Doucement la route se rétrécit, s’élève, et nous emmène vers les hauteurs. Il ne pleut pas fort, et pourtant la chaussée s’avère rapidement terriblement glissante. Les amorces de glissades sont fréquentes, et c’est avec une confiance très mesurée que nous progressons dans ces conditions difficiles.

Puis au détour d’un virage, c’est le paysage que tout le monde espérait en silence : on bascule sur l’autre versant, et la mer nous apparaît alors, baignée d’un soleil éclatant qui décontracte instantanément les pilotes sur la défensive.

©G. de CROP/Motomagazine

Avec le soleil, et la route qui s’assèche doucement, on pourrait croire que tout va pour le mieux.

©G. de CROP/Motomagazine

Hélas, en même temps que la luminosité, est apparu un de nos principaux ennemis : un vent de tous les diables, qui souffle en bourrasques et nous contraint à une évolution des plus prudentes. C’est ballottés comme des fétus de paille, que nous parvenons, non sans galères, au restaurant Martina, sur la baie près de Senj.

Repas au chaud à l’intérieur, ou en terrasse à l’extérieur pour les plus téméraires : chacun y trouve son compte.

©G. de CROP/Motomagazine

Certains s’y sentiront tellement bien d’ailleurs, qu’ils prolongeront le séjour jusque vers 15h, en faisant une sieste au pied du restaurant, sur la petite plage au bord de l’eau, le visage juste humecté de temps à autre par les embruns de vagues énervées.

L’après-midi est entièrement consacré à un roulage de bord de côte.de l’Adriatique.

Les groupes disposent de leur emploi du temps comme bon leur semble, mais plusieurs feront le choix d’aller visiter la ville de Rijeka (bien connue des anciens pour son circuit moto).

Le dernier rush nous entraîne ensuite à l’hôtel, qui, modification de dernière minute, n’est plus le Marina à Moscenika Draga, mais le Liburna Riviera à Opatija. Visite de cette station balnéaire, piscine, repos, sieste… Les activités sont laissées au libre choix de chacun.

Repas en terrasse au bord de la mer, dans un confort très apprécié.

Faut toutefois pas mollir, demain on y retourne !

Actualité du jour : honneur à la gent féminine, avec Isa l’ouvreuse des rouges, qui nous a gratifiés d’une figure de patinage artistique, avec perte de l’arrière de sa mimi nouvelle petite Transalp, dans une courbe juste avant d’arriver sur les portions de route sèche (trop bête ! ).

©A. MORTREUIL/Motomagazine

Bilan des courses : pas de bobo pour notre intrépide, mais un barillet explosé et une fixation HS sur la valise alu testée dans le cadre de la rando.

Décidément, les valises ont une existence difficile au cours de ce millésime 2015 !

Un peu plus tard, le vent plus que farceur, mis à mal nos vaillants équipages. Ce fut tout d’abord un participant qui vit sa BMW RT garée dans un dévers, se coucher sous ses yeux. Puis, la même mésaventure se reproduisit avec la Suz’ Freewind de Guillaume notre photographe. Heureusement, le sac photo avec tout l’appareillage ayant été fermé, échappa au carnage !

Enfin, simultanément, la brise malicieuse coucha la Guzzi 1200 Norge de Patrick, qui dégustait sa bière en terrasse, bien abrité du vent, et ouvrit le top case de votre serviteur, emportant en pleine mer la belle veste de pluie jaune fluo que je venais d’ôter.

Malgré les débris dérivants, pas d’embarcation de migrants coulée en méditerranée, juste une tenue de motard néophyte en Kyte surf.

Et un constat : les Guzzi n’aiment décidément pas qu’on les abandonne.

Fred, l’ouvreur des blancs, signale qu’il a encore perdu 3 fois Jean-Paul (rien que dans la matinée), l’électron libre en Pan Européan. Pas de panique chez les proches de Jean Paul, c’est un fait coutumier avec lui, et on finit toujours par le récupérer. D’ici à imaginer qu’on lui greffe un « tracker », balise électronique de localisation pour résoudre le problème.

Ce soir, en vedettes internationales, les Rouges, et leur ouvreuse de choc, j’ai nommé Isa, la cheville ouvrière de la rando Moto Mag’.

Militante FFMC, impliquée dans « Toutes en moto », elle pilote sa moto au sein du staff d’encadrement depuis la première édition en Sardaigne. Après avoir testé sa Harley Dina en Sardaigne, puis sa Suzuki Savage en Sicile, elle innove cette année avec une 700 Transalp bien adaptée aux petites routes des Balkans.

©A. MORTREUIL/Motomagazine

Patiente et dispo, elle est le contrepoids zen de la « bouillonnance » italienne de Jean Marc, notre grand chef-chef-oui-chef.

De gauche à droite :

en haut, Alain, Michel, Jean Louis, Jean Louis, Pierre, Mireille, Jean Pierre

au milieu,  Etiennette, Olivier, Luc, Isa, Marie Christine, Brigitte, Sylvie

en bas, Marie-Andrée

MotoMag dans les Balkans : Jour 08, La Croatie


yome

FLANERIE AU BORD DE L’EAU

Certains penseront qu’aujourd’hui on fait relâche, puisqu’on ne roule pas (à peine 20 km tout compris). Ca n’est que partiellement vrai.

Certes, il n’est pas question d’avaler du kilomètre, mais nous ne restons pas pour autant les bras croisés (ni les deux pieds dans le même sabot).

On commence par se lever un peu plus tard, ce qui est toujours bon à prendre vu les heures de roulage de ces derniers jours, puis on met le cap sur le parc national de Plitvice.

La météo est bonne. Moins chaude que ces deux derniers jours, elle devrait permettre une marche pas trop fatigante.

Car le but du jour, c’est bien de laisser les motos sur le parking, de se débarrasser de tout attribut permettant de nous identifier comme faisant partie de la tribu des motards, et de se promener léger et en confort.

Les bermudas, pantalons en toile, baskets et autres sacs à dos ont avantageusement remplacé les blousons et pantalons de cuir, les combinaisons, bottes et gros gants.

Les casques et le reste de l’habituelle panoplie sont rangés dans le camion « mécanique », et c’est le pas léger et le cœur vaillant que la troupe s’élance sur les sentiers, scindée en deux groupes, sous la houlette de deux charmantes guides du parc (la notre s’appelait Betsy, était très sympa et parlait un français remarquable agrémenté d’une pointe d’accent slave des plus délicieux).

C’est au cœur d’un joyau du patrimoine mondial (classé par l’UNESCO depuis 1979), n’ayons pas peur des mots, que nous déambulons.

Ce site, remarquable, d’une superficie de 296 km², comprend 16 lacs qui se jettent en cascade les uns dans les autres (par le biais de 92 chutes d’eau, cascades ou rivières), ainsi que de nombreuses zones boisées où vivent de multiples espèces d’animaux sauvages (dont les plus symboliques sont certainement l’ours brun et le lynx).

Tout y est laissé à l’état sauvage, à l’exception des passerelles en bois et des chemins qui font le tour des lacs.

J’y étais venu en 1987 alors que je me rendais à Istanbul sur une Transalp fraîchement mise sur le marché, et je n’ai pas trouvé grande différence (sinon dans les aménagements touristiques tout autour du site, et dans le taux de fréquentation hallucinant, qui n’a plus rien à voir avec celui qu’il avait lorsqu’il était encore en terres yougoslaves).

Les mots étant d’une relative inutilité pour décrire la beauté de ce que nous avons sous les yeux, laissons plutôt parler les photos de l’ami Guillaume, qui, nous l’espérons, vous convaincront d’avantage.

La promenade matinale propose la traversée du plus grand des lacs inférieurs en bateau.

La file d’attente est longue, et une partie de la troupe préfère s’y rendre à pieds plutôt que d’attendre la rotation suivante sous le soleil.

Les bars et glaciers avoisinants ne prennent pas l’euro ce qui n’arrange pas la plupart de nos assoiffés du jour.

Le capitaine du Costa Concordia n’ayant pas poursuivi sa carrière sur les lacs Croates, nous parvenons sans encombre au bout du plan d’eau, pour reprendre aussitôt nos investigations pédestres.

La boucle terminée, nous ré-embarquons sur un bateau pour une très courte traversée, qui nous dépose non loin de notre restaurant du midi.

Le repas est englouti par des ventres affamés, puis ceux qui en ont l’envie et le courage, repartent en navette terrestre, jusqu’aux lacs supérieurs pour une nouvelle séance de marche.

A 19h les derniers marcheurs regagnent le camion, pour un retour rapide sur leurs hôtels respectifs.

Nettement moins de candidats qu’hier pour la séance de piscine.

Il faut dire que la température sensiblement moins élevée, si elle fut favorable à la marche à pieds, n’eut pas le même caractère incitatif au trempage des épidermes, que celle de la veille.

Comme d’habitude, soirée chaleureuse et animée autour de la table, avec une cuisine locale qui ne traîne pas longtemps dans les assiettes.

Allez, tout le monde au lit, m’est avis que ça va en écraser cette nuit…

Infos du jour : pas grand chose à signaler en ce jour, sinon que les dernières nouvelles de Yann, notre bucheron amateur du Stelvio, sont qu’il est bien rentré chez lui comme promis, mais que les médecins français lui ont détecté une fracture du sternum qui avait échappé à leurs homologues italiens. Courage mec, on pense à toi et Jean Louis va te ramener une valise de photos.

Signalons également à ceux qui l’ignoraient, que les motos Guzzi sont dotées d’une vie propre. Ce matin, ma Stelvio qui chauffait tranquillement sur sa béquille latérale, le nez pointé vers le haut de la pente, a, sous l’effet des vibrations, émis le souhait d’aller voyager elle aussi, a reculé sur plus de deux mètres, avant de faire une rotation autour de sa béquille, et de s’étaler de tout son long, en sens inverse, dans un fracas peu encourageant.

Moralité : amis Guzzistes, pour faire chauffer vos bécanes, ALLEZ ROULER !

Info météo : ce soir, il a plu pendant qu’on dînait, et là, des orages avec des éclairs et des coups de tonnerre viennent de faire leur apparition. Résultat des courses : brève coupure de courant. On verra demain si ça se confirme, mais ça sent le retour des équipements lourds.

Aujourd’hui, la star du jour c’est Thierry !

Lui, tout le monde l’aime bien, parce qu’il nous décharge de nos encombrants bagages le matin, enfourne tout ça dans son fourgon, nous permet de voyager léger et parfois de nous amuser un peu avec des motos allégées, et nous les redépose avant notre arrivée, sur nos lieux de couchage du soir.

On est pas des gâtés, à votre avis ?

Et tout ça, c’est à lui qu’on le doit, un mec cool non ?

En temps normal, il est membre de la FFMC petite couronne (départements 75 et limitrophes), roule en 600 CBR, et pratique des interventions de sécurité routière dans les collèges (ERJ).

Il se dit heureux d’être là, pas frustré d’être en camion, et sa mine réjouie en permanence ne le contredit guère.

MotoMag dans les Balkans : Jour 07, La Bosnie


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GORGES PROFONDES, OU LE PLAISIR RETROUVE

8h30 en selle, et 26° au tableau de bord, ça promet !

Le temps de quitter Banja Luka, et nous attaquons directement la route qui longe le Vrlbas.

Magnifique étape avec une température idéale (entre 20 et 28°), des paysages superbes, et un trafic routier très réduit.

Bref, ce matin tout le monde prend son temps, au fil de ces gorges majestueuses. Pas question de se la jouer sportif : il faut profiter de chaque km parcouru dans un pareil cadre.

©G. de CROP/Motomagazine

Rupture nette avec la longue étape de transition d’hier après-midi, celle du jour est l’occasion de ressortir les appareils photos et de jouer du numérique.

©G. de CROP/Motomagazine

Une auberge située au bord d’un lac, donne l’occasion à plusieurs groupes de faire une pause dans un cadre incitatif au farniente.

Plus loin, nous constatons la méthode de la DDE locale pour limiter la vitesse des usagers : la répétition sur plusieurs km de longues portions où le bitume est profondément strié. Sympa pour s’initier à la glisse en mode supermotard, à aborder avec prudence dans les autres cas.

Arrivés à Jajce, nous bifurquons, et après quelques km d’une petite route au revêtement chaotique, parvenons au merveilleux site des moulins à eau du canton de Srednjebosanski (note des organisateurs : nous rappelons aux futurs participants des sessions 2016, qu’aucune inscription individuelle ne pourra être validée tant que le candidat ne sera pas capable de répéter 20 fois rapidement, le nom de cette sympathique bourgade sans se tromper).

Là, une dizaine de petits moulins montés sur pilotis permettaient jadis aux paysans et familles de la région, de venir moudre leurs grains.

©G. de CROP/Motomagazine

Le site est resté en l’état, se visite à pieds, et permet à chacun de déambuler dans un cadre véritablement bucolique.

Le grand chef-chef-oui-chef a dit que nous n’étions pas en avance, il faut donc ne pas traîner pour parcourir les derniers km nous amenant à Kljuc (amis scrabbleurs, à vous de jouer), pour un repas en terrasse au bord d’un petit cours d’eau.

Le thermomètre est monté jusqu’à 39° juste avant que nous coupions les moteurs, et, vu que le service de « Lovac » petit restaurant familial, est passablement dépassé par le flux de repas à servir, une poignée de courageux en ébullition descend piquer une tête dans l’eau fraîche.

Dans les Balkans, qu’on claque des dents ou qu’on dégouline de sueur, on démarre le repas par une petite soupe. Pas de soucis pour tous nos seniors : même en oubliant ses dents à la chambre, on peut manger avec une paille !

Reprise très tardive des guidons, pour une étape nous ramenant en Croatie, avec bien évidemment, une nouvelle arrivée en troupeau pour permettre le passage en frontière de notre camarade à la CIN invalide.

Pour ce faire, tous les groupes se retrouvent dans un bar motard peu avant le point sensible. Le patron, tout excité d’avoir autant de motards et leurs machines d’un coup sur le parking de son établissement, réclame la photo de groupe, que nous lui accordons bien volontiers.

©G. de CROP/Motomagazine

Cette fois ci, le passage de frontière se fera de façon bien plus tranquille que la veille. Les douaniers font passer le groupe rapidement, sans porter à l’opération le même soin que leurs collègues d’hier.

Rallier non pas l’hôtel, mais les hôtels vu que les groupes sont dispatchés sur deux sites, n’est plus qu’une formalité.

Certains auront même le droit d’aller piquer une tête dans la piscine avant que la nuit ne tombe, histoire d’oublier un peu les grosses chaleurs de la journée…

Infos du jour : niveau mécanique, suite à sa rechute chronique niveau freinage avant, la 500 CB de Patrick a fait l’objet d’une tentative de remplacement du maître cylindre. Mais le petit bouclard moto de Banja Luka n’avait rien en stock pour dépanner l’avion de chasse de notre Bordelais. Du coup, il évolue avec un missile dépourvu de frein avant, privilégiant l’anticipation, le frein moteur et le frein arrière.

©A. MORTREUIL/Motomagazine

La Triumph 1200 Explorer de Nat, l’ouvreur des bleus, poursuit la rando depuis le camion mécanique, le moteur ratatouillant, avec parfois des coupures, et refusant de tourner rond. Encore un qui apprécie le secours de la Super Ténéré de prêt de Yamaha…

L’employé du jour de chez Moto – Mac’ est …. Notre wonderfull Jacky, et son black power !

©A. MORTREUIL/Motomagazine

Vétéran des campagnes Motomag’, notre ancien n’a pas encore été démobilisé, la faute certainement à un dysfonctionnement au niveau du fichier des anciens combattants, car la date d’obtention de son permis de conduire remonte aux premiers jours du siècle dernier.

Jamais les derniers à prendre la route, les Noirs comptent en leurs rangs quelques animateurs des veillées animées.

©A. MORTREUIL/Motomagazine

De gauche à droite : Didier, Catherine, Pierre, Jacky, Jean-Luc, Yolande, Henri, Michel et Monique.

Rando MotoMag, Francis teste la Yam FJR 1300 : “Agréable mais je n’achète pas”


yome

LES LECTEURS DE MOTOMAG’ DEVIENNENT ESSAYEURS…

Francis est un « jeune » motard. Depuis 13 ans exactement. Il roule en Harley Electra Glide Ultra Limited et Bandit 1250. Ce trésorier de la FFMC 79 a essayé pour vous la FJR.

©G. de CROP/Motomagazine

Ton appréciation en statique ?

Coté tableau de bord, c’est clair sur les deux premiers cadrans, compte-tours et tachymètre. Par contre, c’est un peu plus confus quant à l’affichage de l’ordinateur de bord. Je pense particulièrement pour les réglages des modes moteurs ou suspensions. Je n’ai pas vraiment trouvé non plus les compteurs journaliers. La selle est large, il y a de la place mais elle serait un peu plus rembourrée, à l’image de ma Harley, ce ne serait pas du superflu. Qui plus est pour une routière. Détail surprenant, ce matin alors qu’il pleuvait, elle était étonnamment sèche. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est le réglage de la bulle. Une fois choisi dans le menu, on actionne le bouton à bascule. Elle est assez haute et j’ai pu la mettre tout en haut ce matin sous la pluie afin de me protéger efficacement. Idem cet après-midi par fort vent. Les rétros sont très avancés (pas pratique pour les réglages) et étant fixés au carénage, ils ne permettent pas, à l’arrêt, de modifier l’angle de vision par simple rotation du guidon. Par contre, la serrurerie de valises latérales est vraiment très « cheap ».

©G. de CROP/Motomagazine

Ok. Et en dynamique alors…

En roulant, elle dégage une forte impression de sécurité par une prise en main rapide. Elle trace sa route. Les vitesses passent facilement. Le fait qu’il n’y ait pas de 6ème m’a surpris. Le moteur manque tout de même de patate à 3-4000 tr. Quand tu veux relancer à ces régimes, il faut tomber un rapport. Ce n’est pas du tout le cas de ma Harley, quelque soit le rapport engagé et le régime moteur. Par contre, je ne pense pas avoir choisi une conduite me permettant vraiment d’apprécier les différentes cartographies proposées pour le moteur. Je n’ai pas assez tapé dedans.

Alors acheteur ?

Elle ne m’intéresse pas forcément. Je n’ai pas eu de coup de cœur pour cette machine malgré le plaisir que j’ai eu à la conduire.