Rando MotoMag (jour 3) : l’arrivée au Portugal


ffmc-paris

C’est sous le soleil (RAAAAHHHHHHHHH!!!!) que se lève la troupe, en ce dernier matin espagnol de la descente vers la pointe du continent européen.

La nuit fut bonne. Les chambres sont spacieuses, silencieuses et le couchage est top.

Après un petit déjeuner que certains (prem’s) n’hésiteront pas à garnir copieusement de tortilla con Jamon y queso et de saucisses à même de colmater une fuite dans n’importe quel estomac normalement constitué, la troupe quitte le centre de Léon avant de prendre au plus vite les itinéraires bis.

La première partie de la matinée nous fait emprunter à bon rythme des routes plates et relativement rectilignes. Le bord des chaussées est parfois agrémenté d’alignements de pylônes colonisés par des cigognes vraiment peu farouches.

En d’autres occasions, c’est une voiture banalisée dans le chemin d’un vignoble qui s’avère être un point de dépôt de valeurs sonnantes et trébuchantes pour le gouvernement, l’appareil posé sur le rétro, couplé à un comité d’accueil à l’entrée du village suivant, ne laissant aucun doute sur la nature des tractations financières possibles.

Mais bon, on a dû être raisonnables (ou impressionnants), car personne ne subit les foudres de la maréchaussée locale.

Signalée sur le Tripy, l’hacienda en ruines sur le bord de la route est l’occasion pour tout le monde de couper les moteurs et d’aller se dégourdir les jambes au milieu d’une végétation qui a gagné sur les restes de ce qui devait être une très belle propriété au temps jadis.

Castrocontrigo, quelques kilomètres plus loin, est le (« ZE ») justificatif qui tombe à pique pour encourager notre troupeau de soiffards, à aller s’humecter le gosier, par vagues successives, en profitant de l’aubaine pour apprécier à sa juste valeur la production de chocolat noir locale.

Les charmes de cette modeste bourgade …

ne suffisent toutefois pas à empêcher Nounours de nous chanter « bonne nuit les petits… Pom, Po-Po-Pom, Po-Po-Pom, Pom-Pom… »

Ensuite, au programme c’est un roulage apprécié de toutes et tous : route suffisamment tortueuse pour qu’on ne s’ennuie jamais, plus large et moins exigeante qu’hier, sans trafic, et avec toujours des petites choses à remarquer.

Pas de pause, tout le monde roule à bon rythme.

Bientôt les premiers panneaux signalant le Portugal font leur apparition.

C’est le retour de la petite route de montagne, viroleuse à souhait et technique comme on les aime, que chacun aborde selon ses envies, pépère en mode touristique, enroulé souple, ou le couteau entre les dents.

Le dernier village Espagnol, sauvage et austère…

Puis la frontière et son panneau sous lequel les Rouges, les Jaunes puis les Mauves (les Bleus de Jacky avaient déjà pris leur envol avant mon arrivée) posent fièrement.

LE PORTUGAL EST A NOUS !!!!

Une petite quinzaine de km à avaler prestement, avant que les fils spirituels d’ Asterix et Obélix (nous y associerons nos cousins helvètes, adeptes de la fondue « oh j’ai laissé tomber mon bout de pain » et du réveil au coucou, qui ne dépareillent pas la gauloiserie de l’affaire) ne se jettent à Bragança, au resto « O Javali » (« Javali » étant le terme portugais pour « sanglier »).

Une fois tout le monde dans la salle de restaurant, les portes se ferment, et le chef nous annonce une réalité cruelle : un vol a été constaté, et personne ne sortira des lieux tant que le coupable ne se sera pas dénoncé !

En effet, alors que personne n’avait rien remarqué, une heure a été subtilisée sur toutes les montres et autres smartphones de l’assistance. Moralité, il faut qu’on sache où elle est passée.

Nul ne se dénonçant, le chef-chef-oui-chef décide de compenser en accordant un repos digestif à ceux qui en formuleraient la demande.

Courte sieste en terrasse à l’abri des arbres sous le souffle rafraîchissant d’une légère brise bienvenue, puis tout le monde reprend le ruban de bitume pour une après-midi de banane…

Que vous dire à propos de cet demi-étape, si ce n’est qu’elle fut un panard de roulage absolu !!!

La centaine de km proposée au menu, fut sans nul doute dessinée par un ami des motards !

Une succession de courbes au galbe invitant à la prise d’angle sans retenue, des virages bien signalés et pas vicieux (absence de sorties de courbes compliquées à négocier), température au dessus des 20 degrés (entre 23 et 27), un asphalte accrocheur, très peu de trafic, un tracé permettant à tous les niveaux de technique de prendre du plaisir, du réfractaire à la prise d’angle jusqu’à celui qui aime à entendre chanter l’ergot de sa béquille ou de son repose-pied sur le bitume…

Pas d’arrêt-bar, même chez les Mauves, c’est tout dire !!! On a eu envie de rouler et de prendre du plaisir, point barre ! (ou point de bar, c’est au choix!)

Petit récital personnel (Pardonnez moi, mais trop de bonheur, il faut le chanter au monde !!! ) :

« ça fait au moins vingt bornes que les courbes s’enchaînent sans s’essouffler. Un festival ! J’ai la banane sous mon casque, et comme l’envie que ça ne s’arrête jamais… Il n’y a quasiment personne sur la route. Ni dans mon sens, ni en face.

Je roule comme souvent en solitaire. Reparti après la meute du resto, pour cause de rédaction de ce futur prix Pullitzer, je joue au chasse-patates, à tenter de ramarrer un groupe ayant trainaillé chez un quelconque pourvoyeur de bière fraîche, ou ayant adopté le mode « je me la joue au MotoGP en slow motion » avec cerveau en mode touristique et poignée de gaz optionnelle.

Regard au loin, il n’est quasiment pas besoin de toucher aux freins. Le v-twin de ma grosse ritale ronfle un peu plus qu’à l’accoutumée. Un coup d’œil afin d’estimer l’entrée de courbe, d’en deviner sa sortie, et, déjà, elle me saute à la gueule.

On coupe juste un peu les gaz, histoire de faire jouer le frein moteur du gros bi’… Tout à l’ancienne. Pas de brutalité. Incliner les quasi trois cents kilos de métal de ma diva d’une légère pression sur le guidon. Le grip des Pirelli Scorpion II est phénoménal. Mon enclume devient soudainement une ballerine. La rigueur de son chassis, une fois posée sur l’angle, m’incite à y aller sans retenue.

Je charge au maximum le repose pied extérieur en déplaçant légèrement mon corps. Je vis intensément l’instant.

Ma Mama semble scotchée à la route. Le crissement de l’ergot de la béquille qui griffe le bitume, me fait savoir qu’il ne faut pas chercher à en mettre plus…

Je me surprends à sourire sous mon jet.

Le point de corde est atteint, et déjà il va falloir relever miss Guzzi.

Alors sans violence, j’actionne le caoutchouc droit.

Pendant que le sol s’éloigne progressivement, le couple de tracteur de ma baleine en tutu m’arrache de la courbe dans un « BRRRRRROOOOOOOOAAAAAAAPPPPPPPP !!!! » sourd et viril, et avec ces bonnes vibrations, que seuls les adeptes des gros moteurs de caractère peuvent comprendre…

je jouis d’un pur plaisir solitaire.

Egoïste.

Je parle à ma moto. Qu’elle sache que je suis pleinement conscient du plaisir qu’elle me donne présentement.

Que ce Graal de motard, je le partage dans l’instant avec elle.

Que pour rien au monde, je ne l’échangerais pour une petite jeunette aux dimensions d’anorexique, et que son embonpoint ne me gène pas le moins du monde.

Son cœur bat la chamade dans de grosses pulsations, et fait chavirer le mien en cadence, dans les mêmes battements.

Je voudrais que ça ne s’arrête jamais.

Et ça tombe bien : la prochaine courbe est déjà là, et, tel le manège enchanté de Zébulon, on redémarre au début…

comme le chante le poète : « et ça recommence, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord… ».  »

Cent bornes de ce traitement là, vous ne signeriez pas des deux mains, vous ?

Parce qu’ici, tout le monde a approuvé le choix par des commentaires élogieux une fois l’hôtel atteint.

Et l’hôtel ce soir, il se trouve à Chaves (une étape Léon – Chaves, ça sonne un peu dictateur sud-américain, non ?). Dans un cadre éblouissant : l’hôtel forteresse Sao Francisco, sis dans un fort où eurent lieu quelques batailles Napoléonnienes au XIXème siècle.

L’envie est trop tentante, et comme la troupe est arrivée tôt à l’étape, pour cause de roulage non-stop, out le monde affiche son mot d’excuse pour se soustraire aux corvées collectives : « Pas ce soir, chef, je peux pas, j’ai piscine ! ».

Et comme de fait, l’eau se remplit rapidement, d’une nuée bruyante et exubérante de motards en quête de fraîcheur.

Bingo ! La température de l’élément liquide est plus proche de celle du Touquet que de celle de Propriano.

Mais pour les courageux volontaires qui sauront braver les frimas de cette entrée en matière, la récompense sera une douce sensation de chaleur après quelques longueurs de bassin.

Y’a pas, quand on voit les conditions dantesques dans lesquelles nous sommes condamnés à empiler les journées les unes après les autres, sous la dictature impitoyable d’un chef-chef-oui-chef esclavagiste, et dans les cadres déprimants qui nous sont proposés jour après jour, on rêve de se trouver au fond d’une mine à pousser des wagonnets, ou bien de pouvoir s’affranchir de la censure qui s’abat sur nous d’une main de fer, afin de pouvoir ouvrir internet et de lancer une pétition à la face du monde, pour que plus jamais on assiste à des scènes aussi insoutenables que celles-ci (attention jeune public, ou psychologiquement fragile. Ces images sont d’une violence et d’une cruauté quasi-intolérables).

Rien de particulier à signaler au cours de cette corvée à la pénibilité avérée, si ce n’est qu’un constat d’accident corporel a dû être rempli, en langue de plongeurs (signes avec les doigts), suite au télescopage sub-aquatique de Jacky lancé en mode torpille et d’un innocent randonneur, en l’occurrence de Jean-Claude, de son propre groupe….

Moralité de l’incident : au regard (!!!) de son grand age et de sa vue en constante dégradation, il a été décidé unanimement de doubler l’achat prévu initialement d’un labrador pour Jackinou, d’un dauphin ou d’une tortue des Galapagos, à nouer à son poignet dès lors que, désormais, il se hasardera à mettre les pieds dans un bassin…

Pendant que Philippe, notre expert ès-mécanique inspecte d’un œil de rapace (ça compense la vision de taupe presbyte (orthographe à vérifier) de son adjoint, le sus-nommé (heureux homme !) Jacky-la cataracte (dit aussi « œil de velours » ou « regard de braise ») ) chacune des machines sous l’auvent Motul…

quelques courageux partent battre la semelle histoire de découvrir les charmes de la ville.

Un ultime rafraîchissement avant l’heure du repas…

et nous nous précipitons dans un endroit sacré pour réciter le bénédicité :

Direction la salle de restaurant (quelle classe, tout de même) sous une animation musicale swingante à vous déboîter une prothèse de hanche de notre Jean-Paul !!!!

Et c’est la clôture des hostilités, dans le bruit des mandibules qui mastiquent, de cette journée somptueuse de plaisirs en tous genres…

hey, les gens…. Restez connectés ! Il paraît que demain ça continue….

(NB : soirée bien occupée à l’atelier mécanique, sous l’auvent Motul, avec vérification générale des pressions d’air, contrôle des niveaux d’huile et bricoles à la carte. Signalons l’appoint de liquide de refroidissement dans la MT-07 de Claude, et la purge du frein arrière du Harley de Gilles).

MotoMag dans les Balkans : Jour 11, l’Italie


yome

LA MONTAGNE…. CA VOUS GAGNE !

Pour les petits chanceux qui vivent au quotidien dans un milieu à fort relief, ouvrir ses fenêtres au petit matin pour découvrir le spectacle des massifs imposants, n’a rien de transcendant.

Pour les autres par contre, c’est un spectacle exceptionnel qui se renouvelle à chaque occasion.

Le départ sous un soleil des plus prometteurs, de la vallée verdoyante protégée d’impressionnantes chaînes montagneuses où se niche Bovec est un moment de plénitude que beaucoup tentent de prolonger au maximum, en adoptant un rythme des plus paisibles, et en s’imprégnant autant que possible de la beauté du décor.

©G. de CROP/Motomagazine

Nous bifurquons rapidement vers les sommets. Début d’une journée placée sous le signe des lacets, épingles, courbes et virages par paquets de 100…

Les paysages sont toujours aussi grandioses, et plus nous nous approchons des hauteurs, plus le plafond nuageux devient menaçant. Résultat des courses, la température descend à 7°. Ceux qui ont fait le choix d’un équipement « light » doivent bien vite plonger dans les valises pour récupérer quelques couches plus caloriques.

Nous accrochons une nouvelle frontière à notre palmarès de la quinzaine, en posant nos roues en terre italienne : Fini le règne du chou, à nous les pâtes et les pizzas (debout les anciens de la Sicile!).

©G. de CROP/Motomagazine

Les degrés font le yoyo en fonction des versants, de l’ensoleillement et de l’altitude, mais ça tournicote toujours à foison, et il faut attendre d’avoir basculé dans la vallée menant vers Udine pour retrouver des températures supérieures à 20°.

Les bars sont pris d’assaut, et chaque groupe cherchant à garder précieusement l’exclusivité du territoire conquis, repousse le groupe impudent qui prétendrait partager son espace. La guerre des gangs pour obtenir la meilleure terrasse !

A ce jeu là, les groupes de Jacky (les noirs) et de Jean Jacques (les jaunes) qui frayent souvent en avant garde, possèdent un avantage indiscutable.

Tout le monde finit toujours par trouver l’endroit idoine, mais pour certains il faut parfois s’armer de patience !

A Forni Di Sopra, dans l’Albergo la Stube, nous nous régalons d’une cuisine typique des plus appréciées. Assiettes copieuses, roulages denses et répétés, soirées qui se prolongent, autant de bonnes raisons pour certains de s’adonner à une sieste réparatrice avant de reprendre la route.

L’AM n’est qu ’une succession de courbes à motards et de pauses photos. Assez peu de monde dans les bars. L’étape est longue, 130 km, ce qui, ajouté aux 110 km de matin, et de son profil, donne une journée vraiment bien remplie.

Le barnum du sponsor Motul est monté à l’étape pour que tous ceux qui le souhaitent puissent refaire le complément d’huile, la pression des pneus, et tous les travaux nécessaires sur leur machine.

Le soir, le directeur de l’hôtel, un charmant monsieur de 72 printemps, ressemblant à un Jean Rochefort sans moustache, nous fait part de sa joie d’avoir autant de motards dans son établissement.

Nous apprenons qu’il a roulé très longtemps sur des BMW avant que, l’age aidant, ses enfants ne lui en interdisent la pratique.

©G. de CROP/Motomagazine

Il a récemment refait l’acquisition d’un Scrambler Ducati, et roule en cachette.

Quand la passion est là…

Mais le plus étonnant reste à venir. Ce monsieur a couru avec Giacomo Agostini quand celui ci faisait ses premières armes en cross puis en course de côte avant de passer à la piste. Ils sont restés très amis et se voient très régulièrement dans le cadre d’un club d’anciens pilotes auto-moto.

Une ovation lui fut bien évidemment réservée par l’ensemble du groupe.

Par contre, le bulletin météo pour demain, à savoir pluie et risques de neige, a nettement moins déclenché l’enthousiasme des participants.

Faits du jour : les faits du jour en fait, remontent pour partie à hier soir.

C’est tout d’abord Monique (l’épouse de Jean-Luc) du groupe de Jacky, qui fit la une de notre rubrique « faits divers », en se faisant une très belle foulure de la cheville en glissant sur un morceau de peau de pèche, dans la salle de restaurant.

Elle eut droit de ce fait à un massage appliqué par notre bon chef-chef-oui-chef.

Mesdames, si le charme latin aux origines italiennes et les rouflaquettes de maréchal de l’empire vous font chavirer, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire…

Aux dernières nouvelles, Monique boîterait encore bas. Souhaitons lui un bon rétablissement, même si pour reprendre son pied on aurait pu lui trouver un GO moins bonnet de nuit que not’ antique Jackynou.,

Dans le même temps, Patrick l’homme au CB 500 sans frein avant s’est retrouvé pris dans une embuscade de première bourre. Ayant copiné avec le serveur du bar de l’hôtel, il a été embarqué par celui ci et ses copains dans une tournée dans un village quelque part dans la montagne, où il a fait la connaissance d’Egyptiens et d’Egyptiennes parlant parfaitement le français. Il s’est retrouvé à 4h du matin rapatrié dans sa chambre avec la cabane sur le chien.

Abus de chou ces derniers jours, stationnement prolongé au soleil sans sa casquette Moto Mag, consommation excessive en roulant de liquide de frein ???

Le corps médical se perd en conjectures, et nous avec.

©G. de CROP/Motomagazine

Toujours est il qu’on a le nom du gazier qui n’a pas lâché le transat de tout le repas du midi.

Signalons également à tous les amateurs de beaux gestes, le somptueux gadin réalisé par Eric (1250 Bandit) du groupe des jaunes, qui s’étala brillamment de toute sa hauteur, en ratant une marche du camion mécanique au restaurant ce midi. Nous avons frôlé la note technique maximale, le jury ôtant quelques dixièmes de point pour une malheureuse main sortie à la réception. Quel dommage, une erreur de débutant.

Néanmoins, l’artiste promet, et nous avons hâte de le revoir bientôt avec une figure un peu plus travaillée.

Nouvelle figure, comment éluder celle de Jean Luc des mauves ?

©G. de CROP/Motomagazine

Charmant garçon, à la bonne humeur inaltérable et au lever de coude bien huilé, animateur des fins de soirée et chambreur de première, il a pour caractéristique de devenir impulsif et généreux sur le caoutchouc droit, dès lors que l’asphalte perd son aspect rectiligne.

Il se trouve que cet AM, alors qu’il suivait de près Hélène sur son 1200 XTZ, il fut pris de court par un ralentissement de celle ci.

S’offraient à lui deux possibilités : rentrer vigoureusement dans le verso de Madame, ou aller embrasser le mur qui bordait la route.

Toujours gentleman et chevaleresque (et peut être aussi un peu retenu par le quintal bien dépassé de Dom, la moitié de Madame, qui roulait également sur son XTZ quelques mètres devant), notre Jurassic-man (il est du 39) choisit l’élément solide pour préserver la réputation de notre compagne de virée.

Grand bien lui fit ! Il put ainsi conserver intacte, outre l’arrière du XTZ, sa notoriété de héros, au prix de sérieuses estafilades sur sa fidèle monture.

Quelle noblesse, quelle grandeur d’âme, quelle générosité…

Mais à l’avenir, les mauves, j’aimerais bien que vous ne fassiez plus le mur sans m’en parler avant !

Les bons samaritains de l’équipe.

Sur le tableau des employés modèles, j’appelle aujourd’hui « Félikssssss » et « Zézette », euh…. je voulais dire Pat et Corinne.

Aussi inséparables que des siamois, ce sont nos St Bernard.

On prend la route toujours confiants, sachant qu’à l’arrière il y y aura inévitablement le camion mécanique de Pat & Coco pour nous venir en aide, en cas de problème sur le trajet.

Lui à la conduite du bahut, et elle au guidage, telle est la formule magique.

©G. de CROP/Motomagazine

Exceptionnellement cette année, on a vu Pat prendre le guidon d’une moto une après midi, suite à des problèmes d’encombrement de motos non roulantes dans le camion. Coco a donc pris le volant.

Et le soir à l’étape (ou au bord de la route en cas d’urgence), le duo est bien rodé : Pat ausculte, diagnostique, démonte, remplace, répare, et Coco à l’intendance lui prépare les outils, lui donne un coup de main et repousse la cohorte envahissante de paparazzi.

©G. de CROP/Motomagazine

Parce que ce qui est énervant, c’est qu’ils finissent (sauf pièce HS ou panne définitive d’électronique of course) toujours par réparer l’embrouille.

Et là, évidemment, c’est le rituel : il faut baiser les doigts de sa seigneurie, et lui marquer la reconnaissance éperdue du petit peuple dénué de tout savoir.

Pas le dernier à entretenir l’anti-sinistrose ambiante de l’équipe, le binôme Pat & Coco doit cependant faire face à une problématique d’importance.

©G. de CROP/Motomagazine

Chargés de fermer la route, il leur incombe donc très souvent de ramasser le groupe de queue arrêté dans un bar. Et évidemment, pour se fondre dans le paysage, ils doivent eux aussi consommer (avec modération).

L’abus de potion magique est il le secret du redoutable coup de volant de mister Pat, jamais à la traîne dans son bahut aux couleurs de Moto Mag ?

Mis sous la lumière des projecteurs ce jour, les Jaunes et leur multi centenaire (c’est un contemporain de l’invention de la roue) GO de choc : Jean Jacques.

©G. de CROP/Motomagazine

Spécialiste du « jardinage » au Tripy, et des km parcourus en rab, notre maréchal des logis chef emmène sa troupe dans la bonne humeur et la fermeté au guidon de son FJR antédiluvien.

Et de fermeté justement, il est question, puisque les années aidant, notre bon JJ n’a plus toutes les dispositions physiques dont il disposait par le passé.

Outre une prostate farceuse le contraignant à transformer le moindre sapin ou bosquet en réceptacle à mictions (le terrain couvrant la zone de la Suisse, l’Autiche, La Slovenie, La Bosnie et la Croatie est désormais imprégné de sa forte odeur, et pas même un vieil ours mâle se risquerait à en revendiquer le contrôle), Pépère se ramollit à vue d’oeil.

La preuve, le tuteur qu’arbore sa Rosalie, niveau rétroviseur côté gauche, depuis que notre Gigi l’amoroso l’a laissée choir au gré d’un béquillage hasardeux.

©G. de CROP/Motomagazine

Et justement, des nuits sur la béquille, il n’en passe plus beaucoup l’ancètre, et il est à redouter que la pratique de la mise sous tuteur soit appelée à se générer, dixit Jackynou l’autre Bonobo du couple.

Si le vent d’un redressement de la situation s’amorce, nous ne manquerons bien évidemment pas de vous en faire part de la plus urgente des façons.

Quoiqu’il en soit tout ceci n’entame pas sa légendaire bonne humeur, et les salles de restaurant résonnent souvent de son rire sonore et communicatif.

©A. MORTREUIL/Motomagazine

Ici, la photo de la visite à l’hospice de toute la petite famille à Pépé, avec, de gauche à droite : Eric, Marie Sophie, Robert, Jean Jacques , Josiane, Jean-Jacques, Joël, Corinne , Guy, José, Chantal

PS : correctif de dernière minute. On m’apprend qu’en fait, ce n’est pas Jean Marc qui a massé Monique après sa foulure à la cheville (avec sa douceur proverbiale de sculpteur de menhirs à mains nues), mais Isa qui maîtrise incomparablement la gestuelle de cet art.

Néanmoins, mesdames, apprenez que si les rouflaquettes sont votre fantasme, le tuyau refilé précédemment reste valable.

Nos partenaires pour les Balkans 2015


Dominique, accompagnateur et pilote de rallye

Yamaha Motor France

C’est un grand constructeur historique qui devient partenaire de l’édition 2015 de notre rando. Tous les participants qui le souhaitent pourront essayer les deux modèles que Yamaha mettra à leur disposition.

La FJR 1300 est « la » grande routière de la marque aux trois diapasons. Conçue pour avaler du kilomètre, elle est dotée d’assistances électroniques tant au niveau de la partie cycle que de la cartographie moteur qui permettent au pilote d’adapter sa machine aux conditions de la route et du chargement.

La XTZ 1200 Ténéré porte un nom qui invite aux voyages plus exotiques, nous rappelant les aventures des rallyes Paris-Dakar du temps où ils se déroulaient en Afrique. Ambitionnant d’être aussi à l’aise sur autoroute que sur les pistes roulantes, les participants à la rando pourront évaluer son potentiel sur les routes montagneuses des Balkans.

Tous les jours sur le blog, les randonneurs/essayeurs d’un jour donneront leur avis par rapport à leur moto personnelle. Les passager(e)s auront aussi leur mot à dire.

http://www.yamaha-motor.eu/fr/index.aspx

TRIPY : Le GPS de vos balades inoubliables

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Motul est une entreprise française présente dans le monde entier et spécialisée dans la conception, l’élaboration et la distribution de lubrifiants pour moteurs ainsi que pour l’industrie à travers son activité Motul Tech.

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MOTO RACING PARIS : 25 ans d’expérience

Patrick de Moto Racing assurera la mécanique et le dépannage pendant le voyage. Son magasin a ouvert ses portes en 1988 à Montreuil et s’est agrandit en se relocalisant à Paris 20ème. C’est toujours avec le même plaisir et la même passion de la moto qu’il vous accueille du mardi au samedi de 10h00 à 19h00 sans interruption.

http://motoracingparis.free.fr/

MUTUELLE DES MOTARDS : liberté assurée

Spécialiste reconnu et leader technique sur le marché de l’assurance 2-roues, la Mutuelle des Motards est aujourd’hui le seul assureur européen dont 80% du chiffre d’affaires repose sur l’assurance moto et scooter.

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