BD Little Boost : Fane met de la moto dans un western !


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Il a osé ! Dans la BD “La légende de Little Boost”, le dessinateur Fane, qui est par ailleurs membre de l’éminent Joe Bar Team *, a osé intégrer une moto dans un western, une Triumph Speed Triple en l’occurrence. Oui, le roadster anglais cavale dans la poussière du désert aux côtés des canassons des Indiens !

Pour comprendre, voici l’histoire : Abe est scénariste de BD et Lagribouille, son dessinateur. Un matin, Abe se réveille dans un saloon de Far West. Magie de la fiction, l’auteur a été téléporté dans l’histoire qu’il écrivait !

Partant de cette trame originale, Fane déroule un récit délirant, où les anachronismes permettent de faire rouler une Triumph Speed Triple en plein désert, époque cavalerie et tepees. On l’aura compris, il s’agit d’une oeuvre humoristique, dans laquelle tous les délires sont permis.

Surprenant son lecteur, Fane mêle art du récit et facéties de grand enfant. Il manie l’humour au premier degré, instinctif, parfois brouillon voire difficile à suivre, mais toujours rigolo.

Cette BD transporte le lecteur aux confins d’ambiances à la Lucky Luke. Sauf que Jolly Jumper est peint en noir, et mû par un 3-cylindres diabolique…

BD : “La légende de Little Boost”, par Fane et Juan, éditions Vents d’Ouest ; 48 pages, 21,5 x 29,3 cm ; 9,99 €.

A commander dans la Boutique Motomag.com

* Le tome 8 du Joe Bar Team devrait atterrir dans les bacs des libraires le 22 octobre prochain ; quant à Little Boost, il s’agit d’une ré-édition. L’album créé par Fane et Juan est sorti chez un autre éditeur en 2010.

BD sur les 100 ans de la FFM, la belle histoire


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La belle histoire, que celle de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM)… Après un riche et beau livre en début d’année, pour fêter son centenaire, l’institution du sport moto en France s’est associée avec l’éditeur belge spécialisé dans la BD auto-moto, Paquet.

On avoue avoir eu peur à la lecture de l’intitulé… « Encore un ouvrage qui ressasse des souvenirs de vieux », craignait-on. Finalement non, ce récit historique est léger, livre des anecdotes amusantes, et finit par rendre humaine la veille dame centenaire et aristocratique qu’est la FFM !

On appréciera le gros effort de coordination fourni par Baudouin Deville, l’auteur de la BD remarquée “Riders on the Storm”, qui est aussi directeur de la collection Carénage aux  éditions Paquet.

Pour rendre hommage à la centenaire, il a réuni une quinzaine d’illustrateurs : Philippe Abbet, Laurent Astier, Callixte, Olivier Dauger, Baudouin Deville, Jean-Luc Delvaux, Bruno Di Sano, Thierry Dubois, Daniel Gonzalez, Philippe Gurel, Jérôme Lebrun, Richard Ortiz, Lucio Perinotto, Alexis Segarra, Olivier Speltens…

On a particulièrement apprécié l’illustration de la Coupe Kawa par L. Astier, le chapitre sur la moto verte par A. Segarra ainsi que « Révolution et contestation » par Baudouin Deville, pavé dans la mare oblige.

BD : « FFM, 100 ans de Passion », par Baudouin Deville et un collectif de dessinateurs, éditions Paquet ; 48 pages, 24 x 32 cm ; 15,50 €, disponible, sur le site de la FFM.

Litteul Kévin : le Tom Pouce de la BD moto fête son tome 10


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Litteul Kévin, le Tom Pouce de la BD moto, revient en cette fin d’année, dans le 10e opus de ses aventures, en Harley-Davidson “litteul édition”. Plus de 20 ans après ses premières histoires dans Fluide Glacial, le petit Kévin a grandi sans grandir. Toujours haut comme trois pommes, il observe avec beaucoup plus d’ironie le monde des grands, celui de ses parents, reste amoureux de sa mère qui ne vieillit pas…

… et s’amuse des frasques de son biker de père qui se montre plus souvent enfant que l’enfant.

Le ton reste drôle, incisif, la moto (heu… la Harley !) un peu moins présente, dommage. Avec cette série chère à Coyote, le slogan “la BD pour les jeunes de 7 à 77 ans “prend tout son sens.

Parlons de l’auteur, Coyote, biker pur jus sans être Hell’s et dessinateur solitaire, qui s’amuse à regarder, avec un recul ironique, poétique et un brin nostalgique, ce que peut devenir une bande de motards.

Dessiner des motos, pour Coyote, “c’est un besoin”, explique-t-il avec simplicité. “On touche à l’aspect chamanique du dessin, comme dans les grottes de Lascaux : un homme préhistorique esquisse un mammouth au mur, les autres plantent des flèches dessus, en espérant y arriver dans la réalité le lendemain”.

Et notre tatoué de conter la quête de son Graal : “Chacal possède à peu près la même Harley que moi. Je lui ai dessiné la moto dont je rêvais, et j’ai pu me l’acheter un jour grâce aux ventes de mes albums. Je l’ai imaginée, je l’ai couchée sur papier, elle a pris forme”. La vie, c’est simple comme un rêve de môme.

BD : “Litteul Kévin, tome 10“, par Coyote, éditions Le Lombard, 48 pages en noir & blanc, 22,3 x 30 cm, 12 €.

En vente sur la boutique Motomag.com

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BD : « Warm Up », le sport moto explose les cases


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A Moto Magazine, nous avons dévoré la bande dessinée (BD) « Warm Up, D.O.A », sortie voici quelques semaines. Le premier tome d’une série qui en comptera six.

Son auteur, Renaud Garreta, a dédicacé l’ouvrage sur le stand de Moto Magazine (n°51, hall 5/2) au salon de Paris, le 4 décembre. L’occasion de faire connaissance avec ce dessinateur, scénariste et grand fan de compétition, qui a beaucoup donné de lui-même pour que ce projet voit le jour.

Renaud, on sent en toi un grand passionné de la compétition moto. On se trompe ?

Non, je me passionne pour les grands prix depuis au moins vingt ans. J’en rate peu, je suis du genre à me lever la nuit pour regarder ceux qui se déroulent de l’autre côté de la planète. J’ai la chance de connaître Hervé Poncharal (manager du team Tech 3). Il m’a invité plusieurs fois à assister aux épreuves. J’ai pu m’immerger dans ce monde-là et l’observer de près. C’est encore plus impressionnant.

L’univers de la course est propice à la dramaturgie, à la fiction ?

A chaque fois que je regarde un GP, je trouve ça impressionnant. Il y a plein d’histoires à raconter. Regardez la saison démente qu’on vient de vivre en MotoGP avec l’éclosion de Marquez, la dernière course à Valence… Le premier tome de « Warm Up » est traité comme un polar, mais mon idée n’est pas de faire l’amalgame entre récit policier et moto. Cette approche est destinée à introduire le récit. Mon objectif est bien de réaliser une série sur la course moto.

Le premier tome baigne le lecteur dans deux épreuves sur route majeures. Et ensuite ?

Le début de l’histoire, c’est le Tourist Trophy, auquel j’ai eu la chance d’assister. Le héros court ensuite à Macao, où j’aimerais aller. Dans les prochains tomes, on suivra le championnat de France puis le Mondial Superbike, avant de s’immerger en Moto2 et en MotoGP.

Le dessin est hyperréaliste, presque cinématographique. Comment travailles tu ?

Je dessine sur la base de photos et de vidéos. Je réalise les planches en couleur directe, ce qui permet de travailler les couleurs et les volumes à fond. C’est cette technique qui rend un aspect photographique par moments.

Couleur directe, c’est-à-dire ?

On trace un dessin au crayon, que l’on colorie ensuite au feutre. On saute l’étape de l’encrage entre les deux. La plupart du temps, dans la BD, on dessine, on encre les dessins et on fait appel à un coloriste. Là, ce n’est pas le cas.

De même, tu n’as pas fait appel à un scénariste ?

J’avais ce projet dans la tête depuis longtemps et je le sentais bien, tout seul.

Certains dessinateurs affirment que la moto et son mouvement, incluant les postures du pilote, sont difficiles à reproduire. Qu’en penses-tu ?

C’est vrai. Mon problème en tant que dessinateur fut de transmettre la sensation de vitesse. Par définition, une BD est constituée d’images fixes. J’ai donc essayé de trouver des angles particuliers, mais aussi d’utiliser l’image subjective afin que le lecteur ait l’impression de se situer lui-même au guidon.

Tu signes chez un éditeur qu’on ne connaissait pas. C’est leur première BD chez Dust ?

En fait, l’éditeur, c’est moi ! J’ai fait toute ma carrière chez Dargaud et ce projet aurait aussi pu sortir avec eux. Mais comme j’y crois beaucoup, j’ai décidé de créer cette structure. J’avais mené une aventure similaire au début, pour publier ma première série, « Fox One ».

On sent ce projet très personnel pour toi…

Oui, même s’il n’a rien d’autobiographique. Mais j’aime bien cet univers de la moto. Et je me suis éclaté à réaliser ce premier tome !

Comment as-tu choisi les modèles de moto ? Tu as tes favorites ?

Je n’ai pas voulu mettre en avant une marque en particulier et, pour des questions de droits, je suis resté assez flou sur les carénages et les tenues. Mais les connaisseurs reconnaîtront les machines. Même les motos de route… Allez, on peut le dire, il y a deux Ducati qui font la course sur l’autoroute. J’aime particulièrement cette marque, j’en possède une ! Mais j’aurais très bien pu opter pour une Suzuki ou une Kawasaki.

Sur la couverture, au second plan, les fans auront reconnu Ben Spies sur Yamaha Tech 3. Un choix étrange à plusieurs titres…

Pour ce dessin, je me suis inspiré d’une photo de MotoGP, qui n’est pas le sujet de ce premier tome. Cela peut paraître étrange, mais il s’agit d’une image générique, elle symbolise un duel en course. Et je voulais une moto Tech 3, le team de Poncharal. Et j’aime bien la déco du casque de Ben Spies…

Dommage qu’il se soit arrêté !

Il a pris sa retraite après avoir joué de malchance ces dernières années. Certains affirment que Spies n’est pas sympa. Mais il reste un très grand champion de moto, et c’est vraiment dommage qu’il termine sa carrière comme ça, super jeune. Il s’est vraiment trop cassé.

Es-tu motard, toi-même ?

Je possède une Ducati 750 SS de 1991. J’ai pratiqué sur piste au Mans et à Carole. Maintenant, j’ai trois gamins et moins l’occasion d’en faire, mais je bichonne ma 750 SS depuis vingt ans. Au quotidien, je circule en scooter T-Max.

BD : « Warm Up, tome 1 D.O.A » par Renaud Garreta, Dust Editions ; 64 pages, 24 x 32 cm ; 14,99 €. A commander sur la boutique Motomag.com ; disponible sur le salon de Paris, hall 5/2 stand 51.

Bibliographie

Renaud Garreta, 49 ans, est illustrateur depuis 25 ans et fait de la BD depuis 15 ans.

  • 1996-2001 : série « Fox One », thriller aéronautique (auteur)
  • 2001 : série polar/espionnage « Insiders » (scénariste)
  • 2005 : « Tanguy et Laverdure, Opération Opium » et « Le maître de Benson Gate » (dessinateur)
  • 2012 : « Seul autour du monde » sur le Vendée Globe Challenge (dessinateur)
  • 2013 : « Warm Up, tome 1 D.O.A » (auteur)

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BD moto : Sato récidive avec Steve Mc Twin


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Au secours, Sato revient ! Le dessinateur, rendu célèbre dans le milieu de la BD moto avec la série « Même pas peeur… », a (enfin !) repris les crayons, et fait son come-back avec un nouveau personnage, Steve Mc Twin.

On l’avait perdu de vue en plein conflit. Le Sato des « Même pas peeur… » s’était brouillé avec sa maison d’édition, Joker, pour une sombre histoire de droits d’auteur. On pensait que le dessinateur se faisait petit, planqué au fond de sa Loire rurale d’adoption. C’était pire. L’homme blessé pansait ses plaies entre antidépresseurs et antidouleur…

« Je suis tombé sur un éditeur mal intentionné, qui ne m’a pas payé tout ce qu’il me devait », racontait Sato récemment. « Un numéro 4 est même sorti à mon insu, et des dessinateurs français ont été contactés pour publier un numéro 5 ! Un collègue motard m’est venu en aide, et je suis en procès mais la justice belge doit être à vapeur. En France, le syndicat des auteurs compositeurs attaque l’éditeur pour contrefaçon… C’est une histoire pourrie qui m’a fait vivre trois ans d’enfer, revenus zéro, j’ai bouffé toutes mes économies. Du coup, la sortie de Steve Mc Twin, c’est un petit miracle ».

Un petit miracle, que l’on savoure à la hauteur de ce récit douloureux. La maison prestigieuse qu’est Dargaud est venue chercher Sato pour lui proposer de l’éditer. Ca change ! Douce ironie de l’histoire, le bonhomme l’avait contactée à ses débuts, dans les années 2000. Entre temps, les « Même pas peeur… » ont rencontré leur public, et la boucle est bouclée.

Si ce tome 1 des aventures de Steve Mc Twin n’atteint pas les sommets de l’humour motard des premiers Joe Bar Team (qui pourrait rééditer l’exploit ? Les éditeurs cherchent encore…), la dérision et la précision du dessin mécanique sont au rendez-vous.

Sato nous sert un album de « pur » motard. Sur une ou deux planches par histoire, il croque les mésaventures d’une bande de copains qui ne ratent pas une occasion de mettre gaaaz à la barbe de la gendarmerie.

Tout le monde en prend pour son grade, les forces de l’ordre qui se régalent à réprimer à tout va, les automobilistes incrédules et les motards frondeurs dont il croque la légendaire mauvaise foi. Un album chargé d’autodérision et aux motos fidèlement dessinées.

Seule concession à l’éditeur grand public qu’est Dargaud, le frein est mis sur le langage peu châtié dont abusait Sato dans ses albums précédents. Ce n’est pas un mal.

Une BD, donc, destinée aux motards fans de bitume… A ne surtout pas mettre dans les mains du ministre de l’Intérieur !

BD : « Steve Mc Twin, tome 1 Même pas Maaal… », par Sato, éditions Dargaud, 48 pages, 22, 5 x 29,5 cm ; 11,99 €.

A commander dans la boutique de www.motomag.com

Lire l’interview de Sato dans Moto Magazine n°301 d’octobre 2013


« Dictionnaire indiscutable de la moto » : l’humour motard de A à Z


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Le “Dictionnaire indiscutable de la moto”, avec Mishiffon au scénario et Monsieur B au dessin (mais qui se cache derrière ces mystérieux pseudonymes…), se veut une véritable encyclopédie de l’univers motard. C’est surtout une sorte de BD qui recense l’humour des casqués de A à Z.

Caisseux, arsouille, avoiner, brêle… Ces termes bien connus des «vieux» motards, le sont un peu moins des néophytes et des automobilistes. Ce dictionnaire/BD regroupe 103 définitions humoristiques, voire sarcastiques.

Morceaux choisis : pizza, « blessure plus ou moins colorée résultant d’un frottement prolongé avec le bitume…» ; radar, « …cet appareil est très utile pour étalonner le compteur de sa moto» ; nos deux auteurs sont bien motards : scooter, « engin à deux ou trois roues, dénué d’intérêt… permettant aux automobilistes de se vautrer sur le périphérique en faisant croire aux infirmières de l’hôpital qu’ils sont motards».

Habilement rédigées, ces définitions nous ont bien fait rire. Tout simplement !

BD : « Dictionnaire Indiscutable de la Moto », par Issey Mishiffon et Monsieur B, édition 12bis, 72 pages, 17,7 x 24 cm, 12€.

A découvrir, la page BD de la boutique Motomag.com

BD : “Rider on the storm”, polar motard sombre en ligne claire


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Les Belges, quand ils s’y mettent… Les éditions Paquet publient “Rider on the Storm”, sombre polar motard dessiné, réalisé par l’auteur de “Continental Circus”, Baudouin Deville, avec la collaboration du scénariste Géro.

Voilà une BD moto digne de ce nom, avec un scénario de polar béton et des dessins en ligne claire qui ne massacrent pas notre véhicule favori. Nous plongeons dans des années 70 pluvieuses et bruxelloises. Gaspard, belge de filiation fortunée, souhaite devenir pilote de GP. Mais il doit d’abord se débattre avec les assassins de ses parents, et trempe dans une sombre histoire d’héritage…

Il s’est fait plaisir, le dessinateur et motard Baudouin Deville, qui saupoudre ce récit noir de poursuites sur des motos mythiques. On regrette juste de devoir attendre le tome 2 pour connaître la suite, mais on accorde déjà à cet ouvrage de la collection Carénage notre triple A.

Pour ceux qui voudraient faire plus ample connaissance avec l’artiste Baudouin Deville, il fait l’objet d’une interview en page 15 du n°296 de Moto Magazine (avril 2013).

BD : « Rider on the Storm, tome 1 Bruxelles », par Baudouin Deville et Géro ; éditions Paquet ; 48 pages, 23,5 x 31,5 cm ; 13,50 euros.

Couverture de la Bande dessinée Rider on the storm, par Baudouin Deville aux éditions Paquet