Le lithium, l’industrie du pire

Le lithium arrive comme une solution miracle dans les mains de nos industriels qui, une fois encore, vont transformer son exploitation en catastrophe écologique… et la passer sous silence.

Explication :

L’extraction peut se faire de deux manières.

La première, en souterrain, par concassage, ce qui ne pose pas de gros souci sauf pour les employés qui respirent des poussières toxiques à longueur de journée.

La deuxième, par forage, est bien plus problématique.

Il faut injecter dans le sol des quantités d’eau astronomiques, pompées en général dans des rivières ou lacs dont l’écosystème déjà très fragile est gravement menacé par ce procédé.

Résultat, non seulement l’eau vient à manquer, mais celle qui a servi à l’extraction est rejetée dans la nature sans traitement et vient polluer à son tour nappes phréatiques, rivières et lacs, mettant en danger les populations locales qui souffrent de contamination provoquant maladies, allergies et cancers en grand nombre.C’est le cas en Bolivie, en Argentine et au Chili, pays qui ont donné le droit aux multinationales étrangères, canadiennes, américaines, australiennes, chinoises et françaises de forer leur sol.

Ensuite, il faut extraire le fameux lithium des sels ou de la roche.

Cette préparation se fait exclusivement par électrolyse du chlorure de lithium fondu, additionné de chlorure de potassium.

Et là, c’est aussi la catastrophe car l’électrolyse demande une source électrique colossale. Donc nucléaire. Ce qui fait du lithium un polluant nucléaire mais rejette aussi dans l’atmosphère une quantité phénoménale de Co2 !!! Il faut effectuer 100 000 km 

avec un véhicule électrique pour commencer à être moins polluant qu’avec un véhicule à essence… -source ADEME-

Mais ce n’est pas fini.

En effet, le recyclage est aussi problématique car pour l’instant quasi inexistant. Même pas 5 % des batteries au lithium sont recyclées. Le recyclage de celui-ci nécessite d’ailleurs autant d’électricité que son extraction puisqu’il faut le séparer des autres éléments (graphite, cobalt, manganèse…) présents dans la batterie.Alors, en fin de vie, les batteries au lithium finissent dans des incinérateurs avec les gaz et vapeurs toxiques s’échappant des cheminées.

Non, le véhicule électrique n’est pas une solution!

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