Nogaro: Un pilote side car en salle de Direction de course

  Par Stéphane Decourtray

Odile avait besoin d’un représentant en salle vidéo.

But répondre aux éventuelles questions du directeur de course.

J’entre dans une mini salle digne de la NASA , une quinzaine d’écrans plats, une salle peinte en noir avec quelques bureaux en gradins , au premier rang le directeur de course et le responsable de la piste. Derrière le médecin responsable de l’épreuve.

Nous étions cinq ou six personnes présentes dans cette salle je ne devais donc rien dire sauf répondre à d’éventuelles questions : le silence est impressionnant, le sérieux des personnes présentes montre l’importance des responsabilités pour les très strictes procédures de départ et les instructions données aux commissaires de piste par radio :

 »5 4 3 2 1 ouverture de la grille..

2 sides sortent  sur la piste  et puis plus rien. Que se passe-t-il?

Ah, enfin les autres suivent mais pas régulièrement pourquoi?

Attention  car nous sommes en procédure réduite, il n’y a pas de tour de chauffe , tous les sides sont maintenant sur  la piste; le véhicule médical démarre, soudain un autre Side veut quitter la pré grille : ‘peut-on le laisser rentrer sur la piste ?

Ok : le directeur de course donne son feu vert… »

J’essaye de suivre la progression sur  les écrans, ce n’est vraiment pas facile. Enfin les voilà sur l’écran central : la ligne de départ avec la grille complète et dans le coin supérieur gauche  la lampe rouge qui donnera le signal de départ. Le dernier side a pris place : TOP départ.

Très vite je me rends compte de la difficulté que le directeur de course doit gérer : il reçoit des infos par les commissaires en bord de piste. Il a des sides en mouvement sur plus de la moitié de ses écrans.

Différents faits  de course l’oblige à prendre des décisions rapides, à donner des directives claires, avec la principal  préoccupation : notre sécurité à tous, concurrents et commissaires de piste

Un side au ralenti : une perte d’huile est signalée. Arrêts immédiat du concurrent, sortir le drapeau de changement d’adhérence. La camera, bien que très performante, ne permet pas de voir  l’étendue des dégâts sur la piste. Envoyer un commissaire pour vérifier avant de lancer des actions. Heureusement pas de dégâts sur la piste ce n’était qu’un carénage qui, touchant le pneu avant, produisait de la fumée bleue. Enlever le drapeau…

Au même moment, un autre side ralenti devant un autre poste : que se passe-t-il ?

Il s’arrête dans le bac à graviers en bords de piste et il ne reste que 2 tours : impossible d’évacuer l’obstacle. Il faut protéger les autres :  » allez poser un gros coussin amortisseur devant le side ».

Il faut prendre des décisions rapides; déterminer des actions dans la seconde, les transmettre de manière claire. Je suis content de ne pas être directeur de course, j’aurais beaucoup de mal à le faire aussi rapidement que lui.

Ce rythme continue jusqu’à la fin de la course et même pendant le tour d’honneur il y a encore eu des évènements qui ont demandé des interventions d’urgence.

Je quitte la salle lorsque la procédure de course est terminée, sans oublier de remercier et de féliciter le directeur de course. CHAPEAU Messieurs car  comme les arbitres de FOOTBALL : souvent critiqués mais personne ne veut faire leur boulot.

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