1992 : Bruno Viaud et le moteur Honda RFVC Champions de France des Rallyes


papytoum

Bonjour à tous,

En 1992, le policier Bruno Viaud laisse la lourde Kawasaki 650 Tengai que lui confiait jusqu’alors le CMPN pour une machine enfin susceptible de gagner le titre de Champion de France des Rallyes qu’il mérite amplement.

Figure 1 : le policier Bruno Viaud au Rallye de l’Ardèche 1990 (moto verte n°221 janvier 1991)

Bruno Viaud conduit une moto Honda XR600 à moteur RFVC. Il roule sur les traces de deux Champions de France des Rallyes, Philippe Letiec en 1988 et Yves Gras en 1990 et 1991, qu’il envisage de rejoindre dans les tablettes du Championnat de France des Rallyes.

Bruno Viaud débute la saison 1992 par une seconde place à la Sarthe derrière Frédéric Avandetto qui pilote une Honda 500 CR montée en « Supermotard Rallye Routier », intouchable sur le terrain sarthois.

La suite de la saison de Bruno Viaud ne sera pas une promenade de santé. Régulièrement accroché par les autres Honda XR de Hervé Joseph, premier au Beaujolais, et Alain Amblard, vainqueur aux Baous (06), Bruno Viaud parviendra à son objectif de s’emparer du titre de Champion de France des Rallyes 1992 grâce à ses victoires au Vercors-Trièves, les 20 et 21 juin, aux Châtaignes, les 05 et 06 septembre et lors de la finale chez lui au Francilien, les 26 et 27 septembre 1992.

Figure 2 : Alain Amblard avec la Honda XR600 préparée par François « le fef » Bourdiaux

En 1993, le policier Bruno Viaud revient aux affaires avec une Honda NX650 Dominator plus en conformité avec le code de la route en vigueur au sein du Club Motocycliste de la Police Nationale. La moto Honda XR600 de 1992 n’est pas homologuée directement par Honda France.

Figure 3 : Les Honda NX650 Dominator du CMPN avant le départ de nuit au Trièves 1993 (Viaud n°3, Aubard n°14, Joseph n°6) et la TDM de Lacoste n°7 (photo Jean-Charles Vérilhac)

La Honda NX650 Dominator est une machine plus lourde et moins performante que le modèle Honda XR600 que Bruno Viaud utilisait la saison précédente. La Honda NX650 Dominator utilisée par l’équipe du CMPN possède une roue de 21 pouces à l’avant montée avec des pneumatiques Dunlop Trailmax. L’amortisseur Ohlins semble la seule entorse à l’équipement d’origine de la moto.

Par rapport aux petits copains du Championnat de France des Rallyes, c’est vraiment la punition pour les pilotes du CMPN. Malgré ce handicap, Bruno Viaud réussira une saison en tout point remarquable au guidon de cette nouvelle machine, témoignage de son grand talent au guidon d’une moto sur la route.

Figure 4 : le policier Bruno Viaud au départ du Rallye de la Sarthe 1993 (France Moto mai 1993)

Les débuts sont timides avec une troisième place à la Sarthe derrière le champion 1989, Philippe Many qui pilote désormais une Yamaha 600TT, concurrente directe de la Honda XR600. Le side-car de l’équipage Meuret-Simonin finit second. Le résultat est pire en Corse où Bruno Viaud se contente de la 6ème place.

En Corse, le side-car de Jean-Michel Meuret et Eric Simonin gagne le Rallye Impérial et prend de l’avance au classement provisoire du Championnat de France des Rallyes 1993.

Figure 5 : L’équipage Meuret-Simonin vainqueurs du Rallye Impérial en mars 1993 (France Moto avril 1993)

Le trio de tête du classement provisoire du Championnat de France des Rallyes figure dans l’ordre sur le podium du Rallye de l’Ain comme sur celui du Beaujolais : Meuret, Many et Viaud.

Bénéficiant de la casse moteur de la 600 TT de Philippe « max » Many au cours de la nuit et de la pénalité prise par l’équipage Meuret Simonin, Bruno Viaud remporte l’édition 1993 du Rallye du Trièves au guidon de la Honda NX650 Dominator après l’avoir déjà remporté en 1992 au guidon de la Honda XR600.

Philippe Many gagne près de chez lui en Ardèche, Bruno Viaud fait de même dans son jardin au Rallye Francilien et Philippe Many récidive lors de la manche finale organisée par l’équipe des drômois au départ de Bourg de Péage (26).

Figure 6 : Philippe Many Champion de France des Rallyes en 1993

Le classement scratch du Championnat de France des Rallyes 1993 se jouera à un rien. Avec sa moto de course, le drômois Philippe Many prendra le titre de Champion de France des Rallyes 1993 devant le policier Bruno Viaud auteur d’une magnifique saison. Bruno Viaud est le seul du trio à marquer des points à chacune des manches mais le classement final l’oblige à décompter une manche.

Quant à l’équipage Meuret-Simonin, après une saison phénoménale de brio, avec ses victoires en Corse, à l’Ain et au Beaujolais, il est passé bien près de créer la plus énorme des surprises dans un Championnat de France des Rallyes moto et side-car.

En 1993, au guidon de la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC, le policier Bruno Viaud ferme provisoirement le chapitre des Honda à moteur RFVC figurant en tête d’un classement du Championnat de France des Rallyes routiers.

En 1994, place à la nouvelle génération. C’est avec le nouveau moteur Honda XR650 à refroidissement liquide que le jeune Vincent Loustalot remportera son premier titre de Champion de France des Rallyes. Le vieux moteur Honda RFVC sera sur la seconde marche du podium final aux mains du talentueux policier Hervé Joseph.

Figure 7 : Hervé Joseph un des « jeunes loups » du CMPN au guidon de la Honda NX650 Dominator (Moto Magazine n°109 juillet août 1994)

Le policier Hervé Joseph continuera, avec ses collègues du CMPN, a piloté brillamment la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC dans les épreuves du Championnat de France des Rallyes au cours des saisons suivantes. Il remporte notamment le Rallye du Trièves en 1994 et 1995, finissant encore second du classement du Championnat de France des Rallyes en 1997.

Avec beaucoup de ténacité, Hervé Joseph sera enfin Champion de France des Rallyes en 1999 mais ce sera avec le gros twin allemand toujours refroidi par air comme les moteurs RFVC.

La semaine prochaine nous ouvrirons le nouveau chapitre du moteur RFVC chez les Classiques du CFRR cette fois.

Bon Week-end

Papytoum

1990 : Yves Gras et le moteur Honda RFVC double Champions de France des Rallyes


papytoum

Bonjour à tous,

Yves Gras a commencé à faire parler de lui bien avant de devenir le premier double vainqueur du Championnat de France des Rallyes au guidon d’un Honda XR équipé du moteur RFVC 600 cm3.

Yves Gras est licencié au CET Cannes. Ce club est aussi celui de Thierry Magnaldi, une autre célébrité de la moto en tout terrain à la même période.

L’enduriste Yves Gras fera ses premiers pas dans les rallyes routiers à l’occasion du 1er Rallye du Soleil organisé à Nice (06) par Jean-Pierre Geneletti et le CMPN en septembre 1981. Yves finira cette première épreuve à la 12ème place au guidon de la Honda XL500S.

Dans les archives, j’ai retrouvé la trace d’Yves Gras sur de nombreux podiums du Rallye Lou Mounta Cala à Nice.

En 1983, Yves Gras, au guidon d’une autre moto Honda, remporte la catégorie 125 au Rallye de Nice qui compte pour le Trophée de France des Rallyes. Avec cette petite moto, Yves figure également à la seconde place du scratch du rallye.

Figure 1 : Yves Gras au guidon de la Honda 125 MTX atteint la seconde place du scratch au Rallye de Nice 1983

Ce sera la seule épreuve comptant pour ce trophée où Yves marquera des points. Je pense que ce fut sa seule participation au Trophée de France des Rallyes 1983.

Figure 2 : Classements du Rallye Lou Mounta Cala en juin 1983 (lettre FFM du 14 juin 1983)

Au terme d’une nuit difficile lors du Rallye Lou Mounta Cala 1984, manche finale du Championnat de France des Rallyes, Yves Gras atteint la 7ème place du classement scratch de l’épreuve niçoise. L’enduriste du CET a mis à profit la qualité de son pilotage et la légèreté de sa Honda 200 MTX pour dominer la catégorie 250 cm3.

Figure 3 : Yves Gras en action lors du Mounta Cala 1984 (photo studio Laugier Nice)

Au classement général du rallye, Yves devance notamment Thierry Hardy, un autre régional et futur Champion de France des Rallyes comme lui, qui roule alors avec la Ducati 500 Pantah.

Figure 4 : Scratch du Rallye Lou Mounta Cala à Nice en septembre 1984 (lettre FFM du 02 octobre 1984)

En 1987, lors d’une nouvelle édition du Rallye Lou Mounta Cala, Yves Gras, toujours fidèle à Honda, parvient à hisser la Honda XL600R à moteur RFVC à la troisième marche du podium de l’épreuve niçoise.

Figure 5 : l’enduriste Yves Gras au guidon d’une Honda XL600R RFVC lors du rallye de Nice 1987

Toujours au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC, nous retrouvons Yves Gras en haut des classements du Rallye de Nice en 1988. Yves n’est battu que par Pierre-Jean Padovani qui a déjà remporté brillamment le premier Rallye moto de La Cinarca en février 1988. La manche corse faisait l’ouverture du Championnat de France des Rallyes 1988.

Figure 6 : Classement scratch du Rallye de Nice en septembre 1988 (lettre FFM du 12 septembre 1988)

En 1988, après la Honda XL600R, Yves Gras va faire briller le gromono Honda NX650 Dominator à moteur RFVC sur les routes du Sud-Est de la France lors du Rallye Monté Carlo moto du 14 au 22 octobre 1988. De nombreux pilotes français (Patrick Curtat, Marc Granié et Pierre-Jean Padovani notamment) et étrangers s’engagent dans cette épreuve de longue durée.

Figure 7 : Yves Gras au départ de la dernière étape du Monté Carlo moto 1988 au guidon de la Honda NX650 Dominator

A l’époque, dans les rallyes routiers, le maître sur les petites routes comme sur les circuits s’appelle Patrick Orioli au guidon de sa sportive Kawasaki. Malgré toute sa classe au guidon de la Honda Dominator, ou à cause de sa fougue devrait-on dire, Yves Gras ne parvient pas à dominer le maitre d’alors. Comme le rapporte René Imbert dans France Moto 230 de décembre 1988, après avoir perdu toute chance de bien figurer au classement suite à une chute dans un canal (18 minutes de perdues), « Yves Gras scratche les six dernières spéciales et gagne l’étape Grasse-Monaco ». Patrick Orioli remporte le Rallye Monté Carlo moto 1988 devant Patrick Curtat.

Avant de dominer les Championnats de France des Rallyes 1990 et 1991 avec la Honda XR600 à moteur RFVC, pour sa première saison complète de Championnat de France des Rallyes en 1989, Yves Gras reste fidèle au moteur RFVC en participant au guidon d’une Honda NX650 Dominator équipée du moteur Honda RFVC.

Figure 8 : Yves Gras lors de l’ouverture du Championnat 1989 au second Rallye de la Cinarca en Corse

En 1989, avec la Honda NX650 Dominator, face à des motos souvent plus performantes ou plus légères que la Honda Dominator, Yves Gras fera quelques beaux résultats : 12ème à la Cinarca, 3ème à la Sarthe, juste derrière un certain Philippe Thoumelin, enfin remis de ses émotions de la saison 1987, 4ème au Beaujolais, 6ème au Rallye de l’Ain.

Figure 9 : Yves Gras pris en flagrant délit d’excès de générosité au Rallye du Beaujolais 1989

Lors de la première saison de la Honda NX 650 Dominator à moteur RFVC dans les Rallyes Routiers, l’enduriste Yves Gras très volontaire fait une jolie figure sous l’œil du photographe lors du Rallye du Beaujolais 1989.

Lors de la saison 1989, le titre échappera à une moto équipée du moteur Honda RFVC. Le pilote drômois, Philippe Many, au guidon d’une étonnante Yamaha 250 TDR, remportera avec panache le titre de Champion de France des Rallyes 1989. Il privera ainsi le policier Philippe Letiec au guidon de la Honda XR à moteur RFVC 600 cm3 du plaisir de devenir le premier double Champion de France des Rallyes.

Revenant bien mieux armé pour la saison 1990, Yves Gras ne tardera pas à prendre la tête du Championnat de France des Rallyes avec sa nouvelle moto, une 600 Stey, autrement dit un Honda XR à moteur RFVC 600 cm3 homologué par Stey.

La saison 1990 d’Yves Gras est un bel exemple de ce qu’il faut faire pour gagner le titre de Champion de France des Rallyes.

Figure 10 : Yves Gras, Honda XR600 à moteur RFVC au Rallye de la Sarthe 1990 (France Moto juin 1990)

Second à la Sarthe puis à l’Ain en avril 1990, derrière Philippe Many, Champion de France des Rallyes 1989, qui roule avec la petite bombe de 250 cm3, la Kawasaki KR1, Yves Gras est premier au Beaujolais, second derrière le side car de Jean-Michel Meuret à la Loire, premier au Vercors mais seulement 3ème au Rallye Francilien organisé par le CMPN derrière les policiers Bruno Viaud et Philippe Letiec.

A noter que Yves va tester un kit 630 cm3 dans le moteur RFVC de sa Honda XR à l’occasion du Rallye de la Loire 1990. L’expérience n’aura pas de suite lors des autres participations de Yves au championnat de France des rallyes routiers.

Figure 11 : Yves Gras, Honda XR600R RFVC, Champion de France des Rallyes 1990 (France Moto octobre 1990)

Yves Gras gagne la finale au Rallye des Châtaignes en octobre 1990, en Ardèche, et empoche son premier titre de Champion de France des Rallyes.

Figure 12 : Yves Gras, Bruno Viaud et Philippe Many après le Rallye de l’Ardèche 1990 (Moto Verte n°221 janvier 1991)

En 1991, Yves Gras reprend la route avec une machine identique, au moins en apparence, une Honda XR600 à moteur RFVC.

Son début de saison est époustouflant : vainqueur à la Sarthe (où on assiste au passage de témoin entre Mr Raymond Lala et notre collègue pilote Christian Brébion à la tête de l’organisation de la magnifique épreuve sarthoise), vainqueur dans l’Ain, au Beaujolais, au Vercors et au Rallye des Baous à Nice.

Figure 13 : Yves Gras vainqueur du Rallye de l’Ain 1991

Mais la belle pendule se dérègle au Rallye des Châtaignes où Yves se blesse.

Figure 14 : Yves Gras au départ de spéciale du Rallye des Châtaignes 1991 (article signé Daniel Martin et Philippe Horville)

Yves Gras ne pourra pas défendre ses chances au Rallye Francilien 1991 dernière manche de la saison. Mais la solidarité sudiste jouera à plein et la victoire de Fred Gencel, Yamaha 250 TDR, devant le policier Bruno Viaud, Kawasaki 650 Tengai, sauvera in extremis le second titre de Champion de France des Rallyes d’Yves Gras.

Petite consolation pour moi en cette fin de saison 1991, je terminerai à la seconde place du Championnat du Sud Est des Rallyes derrière le grand Champion des Rallyes Routiers Yves Gras.

Mais la saga des moteurs Honda RFVC dans le Championnat de France des Rallyes n’est pas encore finie.

A demain

Papytoum

1988 : Philippe Letiec Champion de France des Rallyes Routiers avec le moteur Honda RFVC


papytoum

Bonjour à tous,

Après une saison en demi-teinte au guidon de la Barigo 560 en 1987, le policier Philippe Letiec attaque la saison 1988 de la meilleure manière qui soit au guidon d’une Honda XR à moteur RFVC 600 cm3.

Figure 1 : La Barigo 560 à moteur Rotax de Philippe Letiec au Rallye de la Sarthe 1987 (Moto Journal n°792 du 09 avril 1987)

Lors du premier Rallye moto de la Cinarca, manche d’ouverture du Championnat de France des Rallyes 1988, organisé les 27 et 28 février 1988 par le Moto Club Impérial et son président Jean-Jacques Poggioli, Philippe Letiec termine second. Il ne concède qu’un peu plus de 6 minutes au corse Pierre-Jean Padovani qui se balade sur les routes de sa région au guidon de la Kawasaki 600 KLR.

Figure 2 : Classements du 1Er Rallye moto de la Cinarca en février 1988 (Le Provençal la Corse lundi 29 février 1988)

Pour mon retour à la compétition depuis le Rallye du Beaujolais 1987, je parviens à accrocher la 7ème place du premier Rallye moto de la Cinarca avec la Honda XL600RH et le moteur RFVC 628 cm3.

Plutôt pas mal parmi les continentaux !!

Figure 3 : Honda XL600RH dans la spéciale Calcatoggio-Sari d’Orcino au 1er Rallye moto de la Cinarca en février 1988

Au Rallye de la Sarthe, seconde manche du Championnat de France des Rallyes 1988, où j’abandonne suite à égarement sur le routier, Philippe Letiec prend à nouveau la seconde place derrière son coéquipier du CMPN, Gérald Crépin, qui a troqué sa puissante et lourde Kawasaki 750 GPZ pour une puissante mais légère 510 HVA.

Au Rallye de l’Ain 1988, je termine 4ème au scratch alors que Philippe Letiec marque les points de la victoire au terme d’une nuit très difficile où 29 concurrents sur les 67 partants ont abandonné.

Au Rallye du Beaujolais, dominé par Yves Constantin qui pilote un trail Suzuki DR600, Philippe Letiec et sa Honda XR600, abonné aux secondes places au cours de cette saison 1988, finit devant les 2 autres Philippe, Philippe Many sur Yamaha 250 TDR et Philippe Thoumelin avec la Honda XL600RH à moteur spécial.

Figure 4 : Tracé du Rallye du Beaujolais 1988 : Villefranche, Blacé, la Saule d’Oingt, Chambost, Pramenoux, St Bonnet, Col de l’Orme, Chamelet, Biconne, Croix Montmain, Blacé

Le 10 septembre 1988, Pierre-Jean Padovani revient de Corse pour remporter la manche de clôture du Championnat de France des Rallyes à Nice au guidon de l’Aprilia Touareg après avoir gagné la manche d’ouverture chez lui en février à l’occasion du premier Rallye moto de la Cinarca.

Figure 5 : Pierre-Jean Padovani au guidon de l’Aprilia Touareg chez lui en Corse

Philippe Letiec n’a pas marqué de points à Nice mais il remporte toutefois le titre de Champion de France des Rallyes Routiers 1988 avec la Honda XR à moteur RFVC 600 cm3.

Alors que nous avions commencé la saison 1988 du Championnat de France des Rallyes Routiers, la publicité annonçait l’arrivée de la nouvelle Honda NX650 Dominator dans les concessions Honda moto.

Sous les yeux de ma compagne Floris, avais-je déjà la tête ailleurs ?

Dans la montée de la Terrasse (38), je parade au guidon de la belle Honda XL600RH à moteur RFVC 628 cm3 équipée de la ligne Devil, collecteur inox et silencieux piste.

Figure 6 : Toum et la Honda XLR à moteur 628 cm3 dans la montée de la Terrasse (38) (photo Floris Thoumelin)

En tous les cas, ce sera une de mes dernières séances au guidon de cette machine.

La suite de mes aventures en Honda XLR s’écrira plus de 20 ans plus tard (affaire à suivre….).

Figure 7 : Publicité pour la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC (Moto Journal n°837 du 17 mars 1988)

La nouvelle Honda à moteur RFVC a une cylindrée de 644 cm3. Elle est équipée d’un simple carburateur Keihin à dépression, d’un démarreur électrique et d’un système de décompression automatique placé en bout d’arbre à cames.

Peut-être verrons-nous bientôt des pilotes au guidon de la nouvelle Honda NX650 Dominator à moteur RFVC dans les Rallyes Routiers ?

A demain

Papytoum

1987 : un proto Honda RFVC 628 cm3 pour les Rallyes Routiers


papytoum

Bonjour à tous,

En vue de la saison 1987 du Championnat de France des Rallyes Routiers, il est temps pour moi de remplacer la vieille Honda XL600RD. Compte tenu des services rendus depuis mai 1983 et vu son état, elle a bien besoin que je lui accorde du repos.

Figure 1 : Catégorie vestige, la plaque phare de la Honda XL600RD de 1983

Afin d’assurer son remplacement pour la saison 1987, j’ai commandé à la concession Honda moto de Grenoble, la nouvelle Honda XL600RH, le dernier modèle du type PD03 sorti par Honda.

Ne pouvant repartir simplement avec le moteur RFVC de course 1985, je me suis mis en tête de faire évoluer le moteur RFVC 600 cm3. L’équipe de la concession Honda moto de Grenoble va encore me suivre dans ce nouveau délire.

M’inspirant des modifications dont parle la presse moto, j’ai prévu de faire passer la cylindrée de 589 à 628 cm3. Sur la base du moteur RFVC 591 cm3 (cotes 97 mm* 80 mm) de course, je vais utiliser le cylindre de la nouvelle Honda XL600RH (cotes 100 mm*75 mm) pour effectuer l’augmentation de cylindrée.

 

Figure 2 : Cylindre 589 cm3 de Honda XL600R type PD03 (cotes 100 mm * 75 mm)

Je ferai confectionner aux établissements de mécanique générale Buissière à Fontaine (38), la cale nécessaire pour compenser le déficit de course du cylindre d’alésage 100 mm.

 

Figure 3 : Plan de la calle d’épaisseur pour le cylindre de Honda XL600RH

Le démontage/remontage du moteur RFVC de course ainsi modifié est assuré par Marc Benier à la concession Honda moto de Grenoble.

Les premiers essais sont surprenants. Le moteur a perdu sa vivacité si plaisante mais manifestement il a gagné en couple.

Lors de la première manche du Championnat de France des Rallyes à Allonnes (72) pour le Rallye de la Sarthe 1987, je ne sais pas si j’ai gagné quelque chose suite à la modification du moteur. Les sensations sont différentes.

Avec le moteur RFVC 628 cm3, je teste quelques collecteurs d’origine Honda ou Devil associé au Devil piste. Avec l’augmentation de cylindrée du moteur, le son du Devil piste a encore gagné en gravité au fond des bois.

A l’avant de la Honda XL600R, j’ai monté un disque de plus grand diamètre d’origine Honda avec un gros étrier de même origine. La qualité et la sécurité du freinage y ont gagné c’est sûr.

Figure 4 : Préparatifs pour l’étape de nuit au Rallye de la Sarthe 1987

Au niveau des pneumatiques, nous n’avons plus droit aux enveloppes compétition de Michelin. Désormais, il faudra se contenter des pneus sportifs du commerce Michelin TF11 avant et Michelin TG22 arrière, toujours sur des jantes en 18 pouces devant et derrière.

Un bel article de Docteur Friedrich dans Moto Journal n°792 du 9 avril 1987 traite de la première manche du Championnat de France des Rallyes qui vient de se dérouler dans la Sarthe.

Figure 5 : Rallye de la Sarthe 1987 (Moto Journal n°792 du 9 avril 1987)

Avec la nouvelle Honda XL600RH à moteur RFVC de course, je termine à la 5ème place juste derrière le revenant Robert Degaudez, Champion de France des Rallyes 1985 au guidon de la Honda XL600R. Pour son retour dans les Rallyes Routiers, Robert Degaudez a opté pour une 510 HVA de toute beauté.

Figure 6 : Robert Degaudez au départ du Rallye de la Sarthe 1987 (Moto Journal n°792 du 9 avril 1987)

Lors du Rallye de la Sarthe 1987, je ne sais pas encore que la moto de Robert de 1985 est également dans la course. Robert l’a confiée aux mains pas encore expertes du jeune Dominique Wills. Dominique est en passe de réaliser de grandes choses avec l’ancienne moto du Champion de France des Rallyes 1985 (voir dans les prochains articles du blogmotomag RFVC 1984-2014).

Au Rallye de la Sarthe 1987, terrain favorable aux grosses routières, c’est Gérald Crépin du CMPN qui gagne l’épreuve avec la Kawasaki 750 GPZ.

Lors de la seconde manche du Championnat de France des Rallyes au Beaujolais, les 02 et 03 mai 1987, c’est le Champion de France 1986, Thierry Hardy, qui gagne devant la meute des pilotes du CMPN, Gilles Ledoux, le futur Champion de France 1987, Gérald Crépin et l’immense Jean Berrabah.

Dans ce 26ème Rallye du Beaujolais, je termine 4ème du classement des spéciales, ce qui est bien pour la nouvelle Honda XL600RH à moteur RFVC 628 cm3. Malheureusement, je suis dans les choux au classement scratch du Rallye du Beaujolais pour cause de méforme notable sur le routier.

Et puis la saison se termine subitement pour moi lors des reconnaissances du Rallye de l’Ain 1987.

Figure 7 : Fin de saison prématurée à Saint Rambert en Bugey pour la Honda XL600RH à moteur RFVC 628 cm3 (Dauphiné Libéré du 9 mai 1987)

Suite à la rencontre avec un fourgon à Saint Rambert en Bugey, la moto est inutilisable, train avant foutu. Le pilote aussi : fracture du tibia droit, fracture de l’avant-bras gauche et trauma crânien avec perte de connaissance.

Je m’en suis bien tiré puisque 27 ans plus tard je suis encore là pour raconter cet accident qui ne m’a laissé aucune séquelle fonctionnelle mais un souvenir impérissable.

Après quelques erreurs sur le routier de nuit de 2 de ses principaux concurrents, Thierry Hardy et Philippe Many, le policier Philippe Letiec mènera la Barigo 560 à la victoire de cette édition 1987 du Rallye de l’Ain devant le local Didier Janaudy et l’autre policier Gilles Ledoux .

Toujours au départ de Varces (38), les 20 et 21 juin 1987, la 5ème édition du Rallye du Vercors moto amène les concurrents dans les collines au-delà de Tullins et Vinay (38). Le retour se fait à travers le Vercors et les fameux CH courts vers Choranche qu’affectionne tant Jean-Yves Rivollet.

Ce sera la cinquième et dernière édition du Rallye du Vercors moto organisée par Jean-Yves Rivollet et le Moto Club du Vercors.

Figure 8 : Tracé du Rallye du Vercors 1987 : Varces, Veurey, La forteresse, Varacieux, Presles, St Martin, Méaudre, Cossey

Réparée à la concession Honda moto de Grenoble, la Honda XL600RH sera prête pour que je la confie à Jean-Yves Rivollet afin qu’il participe au Rallye du Vercors le samedi 20 juin 1987.

Figure 9 : Honda XL600RH engagée au 5ème Rallye du Vercors moto en juin 1987

Malheureusement, Jean-Yves chutera dans les premiers virages de la montée du Peuil, sans gravité ni pour lui ni pour la moto. Il laissera ses petits camarades disputer sans lui l’édition la plus difficile des 5 premières éditions du Rallye du Vercors moto.

Figure 10 : 5ème édition du Rallye du Vercors moto (Dauphiné Libéré du lundi 22 juin 1987)

Le classement du 5ème Rallye du Vercors moto est exemplaire à plus d’un titre. Les écarts de temps entre les arrivants sont conséquents. Vainqueur l’équipage Monfort-Chastan side-car Honda Héchard, second la petite Peugeot 125 de Xavier Déforges du Moto Club du Vercors (à plus de 2 minutes, seulement), 3ème le futur Champion de France 1987 le policier Gilles Ledoux à près de 4 minutes des premiers, 4ème Didier Camps de Chatte (38) venu en voisin à près de 9 minutes, 5ème Didier Janaudy de l’Union Motocycliste de l’Ain à plus de 12 minutes.

Dans son article du Dauphiné Libéré du lundi 22 juin 1987, Olivier Guigues souligne la nouvelle perf de Patrick Curtat. Toujours inscrit en catégorie initiation afin de ne pas faire la nuit, Patrick scratche les 2 premières spéciales du Rallye du Vercors devant tous les autres pilotes notamment les nationaux.

La dernière manche du Championnat de France des Rallyes 1987, organisé à Vesoul par le Moto Club Haut-Saônois de Jean-Pierre Foltzer, ne va pas changer la situation en tête du classement général du Championnat de France des Rallyes.

Le policier Gilles Ledoux remporte le titre de Champion de France 1987. Gilles est le premier policier vainqueur du Championnat de France des Rallyes depuis Patrick Orioli en 1984. Sa victoire marque également le retour d’une routière équipée d’un gros 4 cylindres aux avant-postes du Championnat de France des Rallyes.

Figure 11 : Classement scratch du Championnat de France des Rallyes 1987 (France Moto du 8 septembre 1987)

Du côté du Moto Club du Vercors, en 1987 les lauriers sont pour Xavier Déforges qui récidive et remporte à nouveau le titre de Champion de France des Rallyes en catégorie 125 après une saison de grande classe.

Figure 12 : Xavier Déforges Champion de France des Rallyes 1987 avec la Peugeot 125 (Dauphiné Libéré du 27 octobre 1987)

Dans les compétitions de Rallyes Routiers, il est plus ou moins facile de repartir après un accident de la circulation. Dans mon cas, l’envie de Rallye Routier est toujours là mais une certaine appréhension aussi.

Si je veux être d’attaque pour la saison 1988, il va me falloir un peu de psychothérapie personnelle afin de retrouver la motivation pour courir.

A l’approche de la prochaine saison des Rallyes Routiers sera-t-il possible de résister à l’achat de la nouvelle Honda NX650 Dominator à moteur RFVC qui apparaît au salon de Tokyo au mois d’octobre 1987 ?

Figure 13 : Honda NX 650 Dominator à moteur Honda RFVC présentée au salon de Tokyo en octobre 1987 (Moto Revue n°2819 du 29 octobre 1987)

A suivre demain

Papytoum

1986 : deux Champions de France des Rallyes au Moto Club du Vercors


papytoum

Bonjour à tous,

La saison a très bien commencé pour les pilotes du Moto Club du Vercors engagés dans le Championnat de France des Rallyes 1986. Leurs évolutions dans ce Championnat sont suivies de près par Olivier Guigues le journaliste spécialiste des sports mécaniques au Dauphiné Libéré.

Figure 1 : les pilotes du Moto Club du Vercors au Championnat de France des Rallyes 1986 (Dauphiné Libéré du 28 mars 1986)

Après le Rallye de Guyenne, à une épreuve de la fin, Christophe Vidal est assuré du titre de Champion de France en catégorie 250 cm3 au guidon de la 250 HVA avec le soutien de Moto Labo concessionnaire HVA de Grenoble.

Xavier Déforges, au guidon de la Peugeot 125 XLC, soutenu par l’entreprise SEFI, est en passe de réussir son pari et de gagner le titre de Champion de France des Rallyes en catégorie 125 cm3 avec la petite moto française.

Figure 2 : Xavier Déforges et Christophe Vidal en route vers le titre de Champion de France des Rallyes 1986 (Dauphiné Libéré du 13 juin 1986)

Dans le Championnat du Sud Est des Rallyes 1986, c’est encore une razzia des pilotes du Moto Club du Vercors. Xavier Déforges l’emporte avec la Peugeot en 125 cm3, Christophe Vidal fait de même en catégorie 250 cm3 et moi-même en catégorie plus de 500 cm3.

Figure 3 : Classements du Championnat du Sud Est des Rallyes 1986 (Moto Revue du 30 octobre 1986)

Mais dans le Championnat de France des Rallyes 1986, seuls Christophe et Xavier emportent le titre.

Figure 4 : Christophe Vidal et Xavier Déforges sont champions de France des Rallyes 1986 (Dauphiné Libéré automne 1986)

Désolé les gars de ne pas vous avoir suivi sur la route que vous avez ouverte.

Une autre fois peut-être ?

Figure 5 : toum et la XLR à moteur RFVC à la foire de Varces en octobre 1986

Après un passage final sur les routes du Rallye Plein Sud entre Montpellier, Lacaune et Narbonne, la saison 1986 fut pour moi un grand plaisir.

Figure 6 : Classements du Championnat de France des Rallyes 1986 (France Moto automne 1986)

Le niçois Thierry Hardy aura fait une très belle saison. Il emporte haut la main le titre de Champion de France des Rallyes 1986.

Chapeau Thierry !!!

Figure 7 : Le champion de Saint Hilaire du Touvet (Dauphiné Libéré du 15 janvier 1987)

Si l’on en croit la Dauphiné Libéré du 15 janvier 1987, je suis (enfin) devenu le champion de mon village.

Il faut savoir savourer les victoires, mêmes modestes.

Figure 8 : avec les membres de la concession Honda moto de Grenoble en octobre 1986

En cette fin de saison 1986, je dois dire un grand merci à toute l’équipe de la concession Honda de Grenoble pour leur investissement et leur soutien. Je leur en ai déjà beaucoup demandé et ce n’est pas fini.

Maintenant passons vite à la prochaine saison….

Bon Week-end

Papytoum

1986 : 4ème Rallye du Vercors moto


papytoum

Bonjour à tous,

En 1986, Jean-Yves Rivollet et le Moto Club du Vercors organisent la quatrième édition du Rallye du Vercors.

Cette édition hors Championnat de France des Rallyes se déroule le dimanche 22 juin au départ du magasin Genty de Varces (38) un des partenaires du Rallye du Vercors.

 

Figure 1 : Publicité Genty pour le Rallye du Vercors 1986

Il n’y a pas que le Moto Club du Vercors qui sait mettre en valeur ses partenaires. Christophe Vidal qui mène une brillante saison dans le Championnat de France des Rallyes 1986 associent ses partenaires à l’évènement motocycliste varçois.

 

Figure 2 : Christophe Vidal du Moto Club du Vercors au Rallye du Vercors 1986

La quatrième édition du Rallye du Vercors nous fera passer par les points chauds habituels de Jean-Yves notamment les petites routes au voisinage des grottes de Choranche avec les fameux CH courts et difficilement faisables.

La spéciale Cossey-Le Peuil est un autre grand moment du Rallye du Vercors. A quelques kilomètres de l’agglomération, elle nous amène au lieu-dit le Peuil. De là on jouit d’une vue magnifique sur la cuvette grenobloise et les massifs qui l’entourent.

Quant à la route Cossey-le Peuil, elle est technique et représentative des routes de Rallyes Routiers en montagne. Je l’utilise encore aujourd’hui pour y tester mes nouvelles motos.

 

Figure 3 : Jean-Yves Rivollet vainqueur du Rallye du Vercors 1986 (Dauphiné libéré du 23 juin 1986)

Jean-Yves Rivollet reste l’exemple à suivre pour tous les pilotes de Rallyes Routiers au sein du Moto Club du Vercors. Il remporte le Rallye du Vercors 1986. Juste retour des choses après tous les efforts qu’il fait pour assurer la promotion de la discipline dans notre région. Cependant, Patrick Curtat n’était pas loin de lui voler la vedette.

 

Figure 4 : Jean-Louis Staelens, Guy Goujon, Gilles Demercières et Brice : Ambiance cool après le Rallye du Vercors en juin 1986

En juin 1986, c’est l’été près de Grenoble et l’ambiance est plutôt cool après l’arrivée du Rallye du Vercors à Varces (38). Brice en compagnie des pilotes Jean-Louis Staelens et Guy Goujon de l’Union Motocycliste de l’Ain, Gilles Demercières licencié au Moto Club du Vercors se reposent de leurs récents efforts.

Mais un Rallye Routier c’est aussi des aspects techniques non directement liés à la conduite des motos.

Afin de ne pas laisser partir des machines trop bruyantes sur les routes, les organisateurs mettent en place des contrôles sonométriques des motos.

 

Figure 5 : contrôle sonométrique de la Honda XL600R équipée du Devil piste au Rallye du Vercors 1985

La Honda XL600R équipée du Devil piste sera souvent passée au contrôle sonométrique au cours des saisons 1985 et 1986. Elle a toujours passé les contrôles avec succès.

Pauvres riverains !!!!!!!

Une autre particularité des Rallyes Routiers est constituée par le pointage avec une horodatrice. Cela nécessite de se familiariser avec la machine lors des rallyes.

Un carton de pointage est remis aux concurrents au départ d’une étape. Il indique les temps en minutes à respecter pour aller de contrôle horaire en contrôle horaire placés à une certaine distance en kilomètres.

Figure 6 : Pointage avec horodatrice au Rallye du Vercors 1986

Le concurrent se rend au prochain contrôle horaire en suivant les indications du road book fourni par l’organisateur.

Tous les rallyes auxquels j’ai participé au cours des années Honda RFVC étaient fléchés. Avec un minimum de reconnaissances du routier, il était assez facile de se rendre d’un contrôle horaire à un autre sans se servir d’un dérouleur de road book pendant l’épreuve sauf au Rallye de la Sarthe réputé pour la complexité de son parcours routier.

Parvenu au contrôle horaire, le concurrent doit pointer son carton de pointage au moyen de l’horodatrice manuelle. A défaut d’un pointage à l’horaire idéal, en avance ou en retard, le concurrent subira des pénalités. Sur certains rallyes au parcours très technique, le pointage à l’heure idéale peut s’avérer difficile même avec de bonnes reconnaissances du parcours routier.

L’addition des temps des épreuves chronométrées sur routes fermées (les spéciales) et des pénalités éventuelles du routier permet d’établir le classement du rallye.

En juin 1986, il reste une épreuve à disputer au Championnat de France des Rallyes 1986. Le Rallye du Pays d’Aix en Provence devrait clore la saison de fort belle manière pour les pilotes du Moto Club du Vercors.

A demain

Papytoum

1986 : un moteur RFVC 591 cm3 de course pour la Honda XL600R


papytoum

Bonjour à tous,

Après une saison encourageante, les choses se présentent plutôt bien à l’entrée de l’hiver 1985-1986. Grâce à la persévérance de Michel Jacquemet, responsable de la concession Honda moto de Grenoble, nous recevons de Honda France un moteur Honda RFVC de course pour la saison 1986 des rallyes routiers.

 

Figure 1 : Cyril Neveu Honda XR600R au Rallye de l’Atlas 1985 (Moto Revue n°2704 du 23 mai 1985)

La totalité des pièces nécessaires au remontage de l’un des moteurs Honda RFVC d’usine utilisés au Rallye de l’Atlas est expédiée à Grenoble par le service course de Honda France (Jean-Louis Guillou et Gilles Michel).

Pour remonter et faire marcher ce moteur, l’équipe de la concession Honda moto de Grenoble, Michel Jacquemet, Michel Moulin, Marc Benier et Bernard Demolis ne va pas chômer au cours de l’hiver. Il faudra identifier les pièces à remplacer, les commander, assurer le remontage aux petits oignons de la bête qui viendra prendre la place du moteur d’origine de ma vieille Honda XL600R de 1983.

Figure 2 : Honda XL600R avec moteur RFVC de course au départ du Rallye de l’Ain 1986

En vue de la saison 1986, la vieille Honda XL600R a subi une cure de jouvence : nouveau moteur de course Honda RFVC, ligne complète Devil piste, éclairage longue portée Hella Rallye 1000, jantes avant et arrière en 18 pouces rayonnées par la SIMA. Les jantes plus larges que l’origine permettent de monter les excellents pneus de course Michelin 1306B comme le Champion de France des Rallyes 1985, Robert Degaudez.

Parmi les pièces restées d’origine de la Honda XL600R, le petit disque de 240 mm se révèlera vite insuffisant pour arrêter la moto et son pilote sur les routes de montagne. Son usure prématurée nécessitera son remplacement à plusieurs reprises.

Le Rallye du Poitou ouvre le Championnat de France des Rallyes les 08 et 09 mars 1986 à proximité de Niort (79). Le terrain est très différent de nos terrains de jeu habituels. La spéciale du Grand Agère qui longe les canaux a de quoi nous surprendre. En cas de chute est-ce plus dangereux que les profonds ravins qui bordent nos routes alpines ?

Figure 3 : Résultats du Rallye du Poitou 1986 (Journal local)

La 400 HVA de Thierry Hardy, vainqueur de l’épreuve, semble être la machine de choix au début de cette nouvelle saison des Rallyes Routiers. Depuis la saison précédente, ces machines à moteur 2 temps issues de motos d’enduro ont en grande partie pris la place des pures routières équipées de gros bicylindres ou 4 cylindres 4 temps en tête des classements des Rallyes Routiers.

Ma 6ème place dans ce rallye lointain, avec un minimum de reconnaissances, est juste un peu décevante.  

Sera-t-il encore possible en 1986 d’être Champion de France des Rallyes avec un trail comme ce fut le cas de Robert Degaudez en 1985 ?

Lors du Rallye du Poitou, notre collègue du Moto Club du Vercors, Xavier Déforges, inaugure une longue série de prestations de très haut niveau en catégorie 125 cm3 au guidon de sa Peugeot 125 XLC.

Nous retrouvons ensuite les routes du Bugey au départ de Bourg en Bresse (01) pour le seconde manche du Championnat de France des Rallyes les 22 et 23 mars 1986.

 

Figure 4 : Classement scratch du Rallye de l’Ain 1986 (France Moto du 25 mars 1986)

Le contraste est frappant avec la précédente édition du Rallye de l’Ain à laquelle nous sommes quelques-uns à avoir participé. Pas de neige cette année.

A l’occasion du Rallye de l’Ain, la Honda XL600R transformée se révèle un bel outil pour les Rallyes Routiers. A son guidon, les sensations sont excellentes. Quelle vigueur ce nouveau moteur RFVC 591 cm3 et quelle accroche ces nouveaux pneus Michelin ! Rouler dans la nuit au son du Devil piste, quel ravissement !! Et les riverains me direz-vous ? Au siècle passé, nous étions un peu moins préoccupés par ce sujet…

Une belle seconde place vient conforter les choix faits pour les modifications apportées à la vielle Honda XLR RFVC.

Après le Rallye du Poitou (6ème scratch) et le Rallye de l’Ain (second), je suis en tête du Championnat de France des Rallyes lorsque nous arrivons en terre sarthoise en avril 1986. 

Nous sommes logés dans un petit hôtel à Arnage avec l’équipe des drômois de Philippe Many. Jean-Yves Rivollet m’a prêté sa petite remorque. J’ai ainsi pu emporter la moto et le matériel pour ma première participation au Rallye de la Sarthe. C’est très appréciable de ne plus devoir faire la route en moto.

 

Figure 5 : Préparation pour le Rallye de la Sarthe à Arnage en avril 1986

Ma première position au Championnat sera de courte durée. En effet, de nuit je me perds sur le routier du Rallye de la Sarthe et termine le Rallye à la 15ème place. J’aurais du mal à me remettre de ce mauvais résultat pour le classement général du Championnat de France des Rallyes 1986.

 

Figure 6 : Honda XL600R au départ de la spéciale de Bel Air au 3ème Rallye du Languedoc (extrait du catalogue Devil pour les trails)

La 3ème édition du Rallye du Languedoc les 19 et 20 avril 1986 est plutôt mouvementée. Après cette épreuve qu’il remporte haut la main, Thierry Hardy domine outrageusement le Championnat de France des Rallyes 1986. Sans la perte de son carton de pointage au Rallye de l’Ain, il aurait fait carton plein avec 80 points. Les mauvaises langues diraient que la concurrence n’est pas à sa hauteur…

 

Figure 7 : Classement du Championnat de France des Rallyes 1986 après 4 épreuves Poitou, Ain, Sarthe et Languedoc (France Moto du 22 avril 1986)

Le beau résultat du Rallye du Languedoc confirme que l’équipage papytoum-Honda XL600R à moteur RFVC est un des prétendants au titre au cours de la saison 1986 des rallyes routiers.

Malheureusement, après mes déconvenues du Rallye de la Sarthe, le Rallye du Beaujolais les 10 et 11 mai 1986 marquera la fin de mes espérances d’un bon résultat final au Championnat de France des Rallyes 1986.

 

Figure 8 : Plaque de course du Rallye du Beaujolais 1986

Durant la nuit du Beaujolais, alors que je roulais avec allégresse vers un bon résultat et un maintien en bonne position au classement général du Championnat, le son envoutant du Devil piste a fini par s’éteindre. De retour à Grenoble, le diagnostic est tombé : panne de CDI.

Pour la saison prochaine, c’est décidé, je prendrai une machine neuve.

 

Figure 9 : Résultats du 5ème Rallye de l’Atlas (France Moto 13 mai 1986)

Pendant que nous combattions pacifiquement sur les routes du Beaujolais, une autre joute se déroulait sur les pistes de l’Atlas marocain. Philippe Deburck, futur compagnon de route sur les Rallyes Routiers des années 2000, faisait des étincelles dans le désert au guidon de sa KTM lors du Rallye de l’Atlas 1986.

Figure 10 : Plaque de course du Rallye de Guyenne 1986

Au Rallye de Guyenne, les 24 et 25 mai 1986, comme au Poitou 2 mois plus tôt, arrivant sur place le jeudi, je ne parviens pas à faire mieux que la 6ème place équivalente de 10 petits points au Championnat.

Malgré une jolie troisième place au Rallye d’Aix en clôture du championnat, tout espoir de contester la victoire au championnat est envolée.  

La malchance semble l’avoir enfin épargné. Thierry Hardy remporte les 2 dernières épreuves en Guyenne et en Provence. Il s’adjuge un titre de Champion de France des Rallyes 1986 bien mérité.

 

Figure 11 : Les champions après la finale du Championnat de France des Rallyes à Aix le 07 septembre 1986

Une belle brochette de champions se retrouve après la remise des prix du Rallye du Pays d’Aix en Provence le dimanche 07 septembre 1986 : Gilles Ledoux (Champion de France des Rallyes 1987), Gérald Crépin, Philippe Thoumelin (Champion de son village), Philippe Letiec (Champion de France des Rallyes 1988), Thierry Hardy (Champion de France des Rallyes 1986) avec Philippe Bialik qui a pris la suite de Jean-Pierre « papy » Lebras comme team manager de l’équipe Rallyes Routiers des « flics » du CMPN.

Même si je termine à égalité de points avec le policier Philippe Letiec au classement du trophée + de 500, du fait de mes mauvais résultats à la Sarthe et au Beaujolais, je suis derrière lui au trophée + de 500 comme au général du Championnat de France des Rallyes 1986. La logique est respectée.

 

Figure 12 : Classement scratch du Championnat de France des Rallyes 1986 (France Moto 09 septembre 1986)

Pas de doute, pour être Champion de France des Rallyes, il faut être soit très fort comme Thierry Hardy en 1986 soit très régulier comme Robert Degaudez en 1985. Dommage pour moi, je ne suis ni l’un ni l’autre.

La passion pour les Rallyes Routiers est toujours présente et 1987 s’annonce encore comme une belle saison de Rallyes Routiers avec la Honda XL600R et le moteur RFVC.

Mais la saison 1986 recèle encore quelques beaux souvenirs.

A demain

Papytoum

1985 : pluie de titres au Moto Club du Vercors


papytoum

Bonjour à tous,

la saison 1985 a été encore plus prolifique que la précédente pour le Moto Club du Vercors. Aux pilotes de Rallyes Routiers déjà en vue en 1984, Jean-Yves Rivollet, Christian Garnier, Christophe Vidal et Philippe Thoumelin sont venus se joindre Patrick Curtat, Xavier Déforges et Laurent Garnier.

Le président René Pérignon peut être fier de ses troupes.

Figure 1 : Pluie de titres au Moto Club du Vercors (Dauphiné Libéré du 30 janvier 1986)

Les pilotes du Moto Club du Vercors ont trusté tous les titres dans les Championnats de Ligue et du Sud-Est des Rallyes. Patrick Curtat et Xavier Déforges terminent premier et second de la catégorie initiation. Christophe Vidal gagne en 250 et Christian Garnier en 500. Son frère Laurent est premier en 125. Je remporte la catégorie +de 500 devant Jean-Yves Rivollet qui commence à prendre du recul dans les Rallyes Routiers.

Figure 2 : Tracé du Rallye Total Plein Sud 1985 : Castres, St Affrique, Mende, Albi

En octobre 1985, je figurais sur la liste des inscrits du Rallye Total Plein Sud. Mais dans la semaine précédant le rallye, la chance en a décidé autrement. Une chute à moto près de chez moi alors que la Honda XL600R était prête pour le départ, m’a provoqué une fracture du scaphoïde.

Fin de saison et adieu à toutes mes belles espérances. 

Pour participer au Rallye Total Plein Sud, on verra en 1986… 

 

Figure 3 : Classement scratch du Championnat de France des Rallyes 1985 (France Moto octobre 1985)

Dans le Championnat de France des Rallyes, le nordiste Robert Degaudez, auteur d’une saison régulière aux avants postes, obtient le titre de Champion de France des Rallyes 1985 au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC.

Il a bien fait de persévérer le pilote nordiste car en 1985 il a fini par venir à bout de la meute des pilotes du Club Motocycliste de la Police Nationale (CMPN) qui trustaient les podiums du Championnat de France des Rallyes les années précédentes.

Figure 4 : Honda XL600R de Robert Degaudez au Rallye du Languedoc 1985

Pour la saison 1986, il va falloir que je m’inspire de certaines des solutions de la Honda XL600R du Champion de France des Rallyes Robert Degaudez notamment les pneus de course sur roue avant de 18 et aussi le moteur….

A demain

Papytoum

1985 : première année de licence FFM au Moto Club du Vercors


papytoum

Bonjour à tous,

début 1985, l’état de santé est bon. Je vais pouvoir me lancer sans arrière-pensée dans une nouvelle saison de Rallyes Routiers au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC.

Figure 1 : Fiche de contrôle médico sportif en début de saison 1985

C’est muni d’une licence nationale FFM Régularité, Trial, Enduro prise au Moto Club du Vercors que je vais désormais participer aux Rallyes Routiers.

 

Figure 2 : Première licence FFM prise au Moto Club du Vercors en 1985

Avec les pilotes du Moto Club du Vercors, Christophe Vidal, Christian Garnier et le renfort de Xavier Déforges, nous nous concentrerons sur les épreuves de la région Sud-Est comme lors de la saison 1984.

L’édition mémorable du Rallye de l’Ain des 16 et 17 mars 1985, qui ne comptait pas pour le Championnat de France des Rallyes, fait l’objet d’un article sympa sur le site Moto Station (Par Pierrot Incognito et Hervé Morard ; photos Pierrot, Hervé Morard et Philippe Legendre).

http://www.moto-station.com/article1793-70eme-rallye-de-l_ain-la-belle-histoire-continue-.html

C’est vrai qu’elle fut épique cette édition du Rallye de l’Ain. Partis de Bourg en Bresse (01) sans la neige, nous devions la trouver dès les premières montées au-delà du Cerdon. Les pieds bien au sol pour tenir tant bien que mal la XLR sur ses roues, nous avons cheminé difficilement dans la neige malgré les pneus Michelin T61. La neige était bien présente pendant des dizaines de kilomètres jusqu’à Hauteville puis le Grand Abergement en direction de Maillat. Dire que je n’avais pas pensé à prendre les chaines pour moto que je m’étais fabriquées pour rouler vers chez moi en hiver.

Dans les conditions enneigées du Rallye de l’Ain 1985, la vieille 500 XT de Jean-Louis Staelens plus basse se révèle être un meilleur choix que ma nouvelle Honda XL600R un peu trop haut perchée.

 

Figure 3 : Classement scratch du Rallye du Beaujolais 1985 (Lettre FFM du 14 mai 1985)

Au 24ème Rallye du Beaujolais, avec une Honda XL600R inchangée au plan mécanique et toujours chaussée des pneus Michelin T61, je parviendrai à rejoindre dans le classement des pilotes habitués du Championnat de France des Rallyes. Les conditions de ce rallye ont été épouvantables la nuit. Pascal Véricel, le local de l’étape, sera le seul à pointer à zéro partout dans le brouillard épais de la vallée de l’Azergues.

  

Figure 4 : Plaque de course du Rallye International de l’Ardèche 1985

Au départ de Vals les Bains (07) les 15 et 16 juin 1985, Daniel Martin a vu les choses en grand pour le Rallye International de l’Ardèche. La boucle à parcourir est de 275 km. Elle comporte pas moins de 16 contrôles horaires. 

Grâce à mes reconnaissances du routier le week-end précédant celui du rallye, je parviendrai à me hisser à la 4ème place du scratch du Rallye International de l’Ardèche comptant pour le Championnat de France des Rallyes Routiers. De bon augure pour la suite de ma participation à ce Championnat….

 

Figure 5 : Classements du Rallye International de l’Ardèche 1985 (Lettre FFM du 19 juin 1985)

Le 3ème Rallye du Vercors, organisé et tracé par Jean-Yves Rivollet et le Moto Club du Vercors, comporte une grande boucle de 300 km au départ de Varces (38). Les spéciales à disputer sont celles du col de l’Arzelier, de Cossey-Le Peuil et de Gresse en Vercors (38). Après un passage dans la Drôme via le col de Menée, la boucle nous ramène à Varces par le col du Rousset et une longue traversée du massif du Vercors.

Sur cette épreuve hors du Championnat de France des Rallyes, remportée par Thierry Hardy, je vais finir juste devant Jean-Yves. Nouveau résultat encourageant pour moi.

Figure 6 : Rallye du Vercors 1985 (Dauphiné Libéré du 03 juin 1985)

Le Rallye du Languedoc, les 08 et 09 septembre, sera la troisième épreuve de Championnat de France des Rallyes à laquelle je participerai en 1985.

La boucle de 250 km part d’Agde (34), siège de l’Agathe Moto Club, un des clubs organisateurs, et fait étape à Bédarieux (34).

Figure 7 : Dans la « spéciale » de Valmascle au Rallye du Languedoc en septembre 1985

En spéciale lors de ce Rallye Routier, qui est déjà le onzième rallye auquel je participe, mon style est typique de la conduite des trails. Sur les petites routes goudronnées, le pneu Michelin T61 montre ses limites. Les pneumatiques à profil routier que nous utilisons actuellement sur nos trails 600 cm3 sont mieux adaptés à la conduite sportive dans les « spéciales » des Rallyes Routiers.

 

Figure 8 : Beau podium au Rallye du Languedoc 1985

Au 2ème Rallye du Languedoc, le dimanche 09 septembre 1985, il régnait une ambiance de vacances autour du podium de cette belle finale du Championnat de France des Rallyes 1985.

Mes enfants nous y avaient rejoints. Avant leur retour en classe, nous venions de passer quelques jours en famille à côté d’Agde. Lieu de vacances idéal pour que je puisse reconnaître le parcours et les spéciales du Rallye du Languedoc.

A demain

Papytoum

1984 : excellent bilan pour le Moto Club du Vercors


papytoum

Bonjour à tous,

la saison 1984 des Rallyes Routiers s’est terminée avec le Rallye Lou Mounta Cala à Nice. Ce fut une excellente saison pour les pilotes du Moto Club du Vercors. Jean-Yves Rivollet remporte le scratch du Championnat du Sud-Est. Christophe Vidal est vainqueur en catégorie 125. Christian Garnier l’emporte en catégorie initiation et je gagne la catégorie plus de 500.

Figure 1 : Nombreux titres régionaux pour le Moto Club du Vercors en 1984

Le président René « néné » Pérignon peut être fier des pilotes du Moto Club du Vercors.

En 1984, avec les collègues du Moto Club du Vercors, nous avons fait le choix de privilégier les épreuves du Sud-Est : Rallye de l’Ain, Rallye du Beaujolais, Rallye de l’Ardèche, Rallye du Vercors, Rallye du Pays d’Aix en Provence et Rallye Lou Mounta Cala à Nice. 

Les épreuves du Sud-Est ne sont pas trop éloignées de Grenoble et il est assez facile de se rendre sur place à moto le week-end précédant le rallye afin de repérer le routier. Participer à ces épreuves régionales est excellent pour l’apprentissage du roulage sur des routes typiques des Rallyes Routiers.

Quatre des épreuves régionales sont également inscrites au Championnat de France des Rallyes ce qui permet de rouler avec les ténors de la discipline.

Les 6 rallyes auxquels j’ai participé en 1984 m’ont bien fait progresser. Je conduis avec plus de sureté sur les petites routes. Je parviens à mieux coordonner accélération et freinage sur le routier comme en « spéciales ». J’ai aussi mieux compris comment faisaient les concurrents du Rallye de l’Ain en début de saison pour rouler si vite sur les petites routes notamment en adoptant des trajectoires adaptées à la nature des routes empruntées. J’ai aussi compris qu’il faut redoubler de vigilance si on veut rester sur ses roues et éviter les obstacles toujours imprévisibles sur les petites routes de campagne.

Figure 2 : Résultats du championnat du Sud-Est des Rallyes 1984 (Moto Revue du 13 décembre 1984)

Grace à l’action de Daniel Martin et Jean-Yves Rivollet, un Championnat du Sud-Est des Rallyes a été créé en 1983 afin d’encourager la pratique du Rallye Routier chez les motards de notre région. Leur objectif semble rempli au vu des résultats du Championnat du Sud-Est des Rallyes 1984.

Le Championnat du Sud Est des rallyes est une excellente chose pour le développement de la discipline sportive des Rallyes Routiers. Comme l’indique très justement Daniel Martin dans son commentaire de Moto Revue de décembre 1984, la victoire que j’ai obtenue en catégorie +de 500 au Championnat du Sud Est des Rallyes 1984 est très inattendue. Elle renforce ma motivation pour poursuivre l’aventure avec les autres pilotes du Moto Club du Vercors et tenter de faire mieux au cours de la saison 1985…

C’est décidé, la saison prochaine, je prends ma première licence nationale auprès du Moto Club du Vercors.

A la semaine prochaine.

Bon week-end

Papytoum

1984 : au paradis des Rallyes Routiers moto


papytoum

Bonjour à tous,

le menu du Championnat de France des Rallyes Routiers 1984 est très alléchant.

En Rhône-Alpes, nous sommes particulièrement gâtés car plusieurs épreuves inscrites au calendrier national se déroulent dans notre région ; Beaujolais et Vercors ou pas très loin ; Languedoc, Lou Mounta Cala à Nice et Pays d’Aix en Provence.

Figure 1 : Calendrier du Championnat de France des Rallyes 1984 (Lettre FFM du 22 novembre 1983)

D’autres très belles épreuves, le Rallye de l’Ain en mars et le Rallye de l’Ardèche en juin, sont également organisées dans le Sud-Est sans être inscrites au calendrier du Championnat de France des Rallyes 1984.

Après une ravissante entrée en matière au Rallye de l’Ain à la mi-mars, je vais continuer à apprendre le mode d’emploi des Rallyes Routiers en participant au 23ème Rallye du Beaujolais organisé par le Club Motocycliste du Beaujolais les 12 et 13 mai 1984.

Figure 2 : Au départ de l’étape de nuit du Rallye du Beaujolais en mai 1984

Là, on ne rigole plus. J’ai posé le sac à dos. J’ai monté une paire de phares sur la XLR. Mais je n’ai toujours pas quitté les lunettes de cross avec mon casque intégral GPA.

Derrière moi, au départ de nuit du Rallye du Beaujolais, on aperçoit Didier Janaudy sur sa Yamaha 600 Ténéré (la bleue avec le très gros bidon). Ce brillant pilote de l’Union Motocycliste de l’Ain vient de remporter la catégorie plus de 500 au Rallye de l’Ain et fera à nouveau un très bon résultat au Rallye du Beaujolais.

Au Rallye du Beaujolais, les choses sont sérieuses en effet. Il s’agit de la 3ème épreuve du Championnat de France des Rallyes 1984. Le gratin de la discipline est présent notamment les « flics » du CMPN.

Lors des reconnaissances du routier le week-end précédant le rallye, j’ai eu l’occasion de voir rouler Patrick Orioli dans la spéciale du Nesme. Une toute petite route avec des graviers où j’ai bien du mal à rouler un peu vite avec ma XLR.

Figure 3 : Classement scratch du Rallye du Beaujolais 1984 (Lettre FFM du 15 mai 1984)

Sur ces petites routes, avec sa grosse Kawasaki 750 ZX, Patrick Orioli est dans un autre monde. D’ailleurs, malgré une opposition de grande valeur où figure Jean-Yves Rivollet avec sa Honda 480 CR, qui finit second, Patrick Orioli survole cette édition du Rallye du Beaujolais 1984.

Figure 4 : Honda 480 CR préparée par Maufras motos pour Jean-Yves Rivollet en championnat de France des rallyes routiers

Quant à moi, j’aurais encore pas mal appris à l’occasion de ce second Rallye Routier notamment en évitant de tirer tout droit dans les virages des spéciales chronométrées. A force de rouler sur les petites routes, le métier commence à rentrer.

Figure 5 : Thoumelin, Hardy, Rivollet et Garnier en recos du rallye du Vercors en juin 1984

Au second Rallye du Vercors moto, les 02 et 03 juin 1984, le tracé concocté par Jean-Yves Rivollet au départ de Varces (38) nous amène dans la Drôme par le col de Menée. Le retour à Varces se fait par le col du Rousset et une longue traversée du Vercors.

Figure 6 : La petite famille venue m’encourager à Gresse en Vercors en juin 1984

Avant le départ de la spéciale de Gresse en Vercors, toute la petite famille, Floris, Brice, Maud et Emeline sont venus me soutenir. Ça me fait très plaisir.

Sur cette épreuve comptant pour le Championnat de France des Rallyes, très belle performance pour Christophe Vidal du Moto Club du Vercors qui emporte la catégorie 125 cm3 au guidon de sa 125 DTLC.

Pour le Rallye de l’Ardèche, les 23 et 24 juin 1984, Daniel Martin a tracé un long circuit autour de Largentière (07). Les petites routes de l’Ardèche sont un ravissement pour les pilotes de Rallyes Routiers moto. Il est possible d’y rouler des dizaines de kilomètres sans trouver un bout de route droite.

Reconnaître ce tracé le week-end précédent puis venir y rouler pour le rallye est un exercice extrêmement favorable à l’apprentissage dans la discipline des Rallyes Routiers.

Le Rallye du Pays d’Aix en Provence est organisé par l’équipe du Président Georges Bagousse du Moto Club d’Aix en Provence, les 08 et 09 septembre 1984. Le tracé du routier que je suis venu reconnaître le week-end précédent n’est pas trop sélectif sauf dans un secteur au voisinage de la Sainte Baume.

Figure 7 : Résultats du Rallye du Pays d’Aix en Provence en septembre 1984 (le monde de la moto)

Au Rallye du Pays d’Aix en Provence, Christophe Vidal remporte à nouveau la catégorie en 125 cc. Dommage que Christophe n’ait pas participé aux épreuves de début de saison du Championnat de France des Rallyes. Mais ce n’est que partie remise, il se rattrapera la saison suivante.

Pour ma part, je termine 15ème au scratch avec ma licence à la journée ce qui me satisfait pleinement sur cette manche du Championnat de France des Rallyes.

Au départ de la promenade des Anglais à Nice, le Rallye Lou Mounta Cala est organisé par le Moto Club de Nice les 29 et 30 septembre 1984. Il constitue pour moi une superbe clôture de la saison. Le parcours dans l’arrière-pays niçois est de toute beauté et les épreuves chronométrées sont splendides. Elles empruntent les routes célèbres vers le Turini, Lantosque, Lucéram, la Cabanette, col de l’Orme, col de l’Ablé, col de Braus….

Figure 8 : Plaque de course du Rallye Lou Mounta Cala en septembre 1984

A la suite de cette première année en licence à la journée dans les superbes épreuves du Sud-Est, l’envie est bien là de poursuivre l’aventure des Rallyes Routiers et de prendre une « vraie » licence auprès du Moto Club du Vercors afin de figurer dans les classements officiels.

A Jeudi

Papytoum

1984 : mes débuts au 52ème Rallye de l’Ain moto


papytoum

Bonjour à tous,

en 1984, la publicité Honda véhicule l’image de mono du Dakar pour le nouveau moteur Honda RFVC.

 

Figure 1 : Publicité Honda pour le modèle XL600R et le moteur RFVC en 1984 (www.coolmag.fr))

C’est pourtant bien avec la Honda XL600R équipée du moteur Honda RFVC que je prendrai le départ de mon premier Rallye Routier à Bourg en Bresse (01) le 17 mars 1984, muni d’une licence à la journée délivrée par l’Union Motocycliste de l’Ain.

 

Figure 2 : Au départ de mon premier Rallye Routier à Bourg en Bresse le 17 mars 1984

Le routier du Rallye de l’Ain est superbe. Beaucoup de petites routes avec des gravillons et peu d’occasions de relâcher son attention sur la boucle. Ce sont toujours ces mêmes routes qu’empruntent les concurrents dans les années 2010. Les noms de Poncin, Cerdon, Evosges, Hotonnes, Maillat, Bolozon, Drom… raisonnent en tête comme des lieux de passage incontournables du Rallye de l’Ain moto.

  

Figure 3 : Tracé du Rallye de l’Ain moto 1984 : Bourg, Poncin, Cerdon, Evosges, Hotonnes, Maillat, Bolozon, Drom, Bourg

Les 3 « spéciales » de l’époque, Journans-Rignat et sa partie en terre, Bolozon-Napt et sa longue ligne droite en forte montée où il ne faut pas couper !!!! et Drom-Les Conches qui se termine à la chapelle qui domine Bourg en Bresse, ne sont plus utilisées actuellement. Bolozon-Napt fut encore courue à l’occasion du Mototour en 2004.

Le Rallye de l’Ain débute à 20 heures. Il fait froid et le verglas est présent sur les routes du Bugey. Au départ, je suis équipé en conséquence : sous-vêtements chauds et gants d’hiver. A noter le sac à dos. Quant à la moto, elle est chaussée des fameux pneumatiques Michelin T61, les pneus à tétines qui ont la réputation d’être la monte idéale pour les trails dans les Rallyes Routiers.

Malgré les dizaines de milliers de kilomètres parcourus depuis 1981 au guidon de la 250 XT puis de la 600 XLR sur toutes sortes de routes notamment des petites, ce premier rallye sera une vraie découverte. Mais comment font-ils pour rouler à des vitesses pareilles sur ces toutes petites routes ? Me suis-je demandé pendant toute la nuit. Et aussi le jour d’ailleurs…

Figure 4 : Première montée « course » dans la spéciale de Bolozon-Napt au Rallye de l’Ain 1984

La première montée « course » dans la spéciale de Bolozon-Napt sera épique. A chacune des épingles, je terminerai dans le bas-côté extérieur. Sur les routes de montagne, je n’avais jamais cherché à aller aussi vite entre 2 virages avec toujours la crainte d’un véhicule en face.

Dans les « spéciales » de rallye, il faudra que j’apprenne à coordonner les puissantes accélérations permises par le moteur RFVC de la Honda XL600R et le freinage fourni par le disque avant, puissant certes mais cependant assez limité dans de telles conditions de roulage. Après plusieurs passages, la maitrise commence à s’améliorer.

Après avoir enchainé les 2 boucles de mon premier rallye, de nuit puis de jour, je suis assommé par la fatigue. La nuit blanche passée sur les routes du Bugey m’obligera à m’arrêter pour dormir au bord de la route avant Saint-Rambert en Bugey lors du retour à Grenoble.

 

Figure 5 : Classements du 52ème Rallye de l’Ain en 1984 (Lettre FFM du 20 mars 1984)

Etre parmi les « finisher » du 52ème Rallye de l’Ain, remporté par Jean-Yves Rivollet du Moto Club du Vercors, restera comme une grande satisfaction personnelle.

Les Rallyes Routiers m’en apporteront encore beaucoup d’autres…

A demain

Papytoum

1983 : Jean-Yves Rivollet, pilote et organisateur de Rallyes Routiers


papytoum

Bonjour à tous,

En 1983, Jean-Yves Rivollet organise le premier Rallye du Vercors moto avec le Moto Club du Vercors. C’est un mordu de motos et de Rallyes Routiers en particulier. Il dispute avec succès les épreuves nationales de la discipline au guidon d’une machine de sa conception : une Honda CR 480 de cross adaptée à une utilisation routière.

 

Figure 1 : Jean-Yves Rivollet, pilote et organisateur du premier Rallye du Vercors moto en mai 1983

Comme les autres machines issues de modèles de cross ou d’enduro, la moto est équipée d’un moteur 2 temps. Sur les petites routes des Rallyes Routiers, il faut savoir maitriser ce moteur performant mais plutôt brutal. Jean-Yves s’en sort plutôt bien. Il remporte en 1983 le Trophée de France des Rallyes en catégorie 500 cm3 avec cette machine.

Figure 2 : Classements du Trophée de France des Rallyes 1983 (Lettre FFM du 28 juin 1983)

Après sa jolie saison 1983, Jean-Yves Rivollet s’engage sur le Rallye Paris Dakar 1984. Il part sans assistance avec son sac à dos. Il y fera une belle prestation terminant à une excellente 33ème place.

Figure 3 : Jean-Yves Rivollet concurrent n°64 au Rallye Paris-Dakar 1984 (Moto Journal N°633 du 29 décembre 1983)

Sur ce Dakar 1984, afin de contrer la concurrence BMW qui dispose d’un bicylindre de forte cylindrée, Honda engage un proto du mono cylindre RFVC de 630 cm3.

Le cylindre du mono Honda RFVC de 630 cm3 bénéficie d’une surface d’ailettes plus importante pour améliorer le refroidissement. Le cylindre est fabriqué à l’unité par l’usine. L’accroissement de l’alésage a permis au moteur Honda RFVC de gagner en couple rendant le choix des démultiplications dans le mou moins critique.

Figure 4 : Proto Honda XL à moteur RFVC 630 cm3 pour le Dakar 1984 (Moto Journal N°633 du 29 décembre 1983)

L’exemple de Jean-Yves Rivollet sera très motivant pour me faire rejoindre le Moto Club du Vercors à l’hiver 1983-1984.

Figure 5 : Jean-Yves Rivollet au Rallye Paris-Dakar 1984 (www.parisdakar.it)

Compte tenu de leur expérience, notamment celle de Jean-Yves en tant qu’organisateur et pilote, je trouverai au Moto Club du Vercors l’ambiance idéale pour découvrir la discipline et envisager de me lancer dans le bain des Rallyes Routiers.

La semaine prochaine, je plonge…

Bon week-end

Papytoum

1983 : premier Rallye du Vercors moto


papytoum

Bonjour à tous,

c’est tout à fait par hasard, au retour de l’une de nos sorties du week-end en mai 1983, que nous tomberons sur un drôle de regroupement de motos à Varces (38). J’apprendrai quelques semaines plus tard qu’il s’agissait des machines participant à un rallye routier : le premier Rallye du Vercors moto.

L’épreuve est organisée par le Moto Club du Vercors les 28 et 29 mai 1983. Le départ a lieu de Varces où le Moto Club a son siège. Le Rallye du Vercors moto compte pour le Trophée de France des Rallyes Routiers 1983.

Figure 1 : Descente du Col de l’Arzelier après la montée chronométrée lors du premier Rallye du Vercors moto en mai 1983

Lors de la première édition du Rallye du Vercors moto, les concurrents disputent une épreuve chronométrée dans la montée du Col de l’Arzelier. Cette « spéciale » nous la disputerons à plusieurs reprises lors des éditions successives du Rallye du Vercors.

 

Figure 2 : Honda XL600R au premier Rallye du Vercors moto en mai 1983

Les participants de ce rallye routier roulent majoritairement sur des trails ou des enduros (2/3 des machines). Certaines des machines sont équipées de phares additionnels. Plusieurs motos portent au guidon des dérouleurs pour lire le road book de l’épreuve.

A noter, la première photo d’une Honda XL600R participant à un rallye routier peut-être conduite par Didier Camps de Chatte (38).

 

Figure 3 : Publicité pour le pneu Michelin T61 (Moto Revue N° 2604 le 28 avril 1983)

Pour participer au Rallye du Vercors moto 1983, certains concurrents ont monté le fameux pneu Michelin T61 dont la publicité vante les mérites dans la presse moto.

Lorsqu‘il est neuf, le T61 de Michelin procure un grand sentiment de sécurité sur les routes gravillonnées et défoncées qui sont régulièrement empruntées lors des rallyes routiers. C’est ce pneumatique que j’utiliserai lors des saisons de rallyes routiers 1984 et 1985.

A l’occasion du premier Rallye du Vercors moto, alors que je n’ai jamais vraiment été un mordu de compétition, je ne le sais pas encore mais je viens d’être contaminé par le virus des Rallyes Routiers….

A jeudi

Papytoum

1983 : prise en main de la Honda XL600R à moteur RFVC 589 cm3


papytoum

Bonjour à tous,

je récupérerai un des premiers modèles de Honda XL600RD à Grenoble en mai 1983.

Figure 1 : Carte client Honda de la XL600RD du 20 mai 1983

Bonne surprise à la réception : contrairement aux machines de couleur rouge essayées dans les revues moto au début de l’année 1983, la machine est majoritairement blanche avec 2 bandes de couleur rouge et grise sur le réservoir. J’aime bien.

Figure 2 : Honda XL600RD dans les Alpes à l’été 1983

La nouvelle Honda XL600R est élégante et sportive, racée et puissante. Elle est agréable à conduire. La position est bonne d’emblée et peu fatigante sur de long parcours. La selle est confortable même pour le passager. Cependant, les arrêts essence assez fréquents, tous les 150 km environ, sont les bienvenus pour le repos du corps.

La puissance du moteur Honda RFVC 600 cm3 permet de tenir une bonne vitesse sur la route, même à deux. En balade, il est possible de rouler sur le couple mais pour rouler plus sportivement, c’est dans les tours que le moteur Honda RFVC aime s’exprimer.

S’engager dans les chemins avec la Honda XL600R se fait sans crainte. Ce sera bien sur un peu plus difficile de grimper dans les sentiers de montagne derrière chez moi qu’avec la 250 XT. La machine est plus puissante certes mais aussi plus lourde. Attention de ne pas s’aventurer trop loin dans les sentiers escarpés. A plusieurs reprises autour de chez moi, il a fallu me battre avec la moto pour la sortir d’une mauvaise passe. Ce n’est ni une moto d’enduro ni une moto de trial.

Figure 3 : la Honda XL600RD en balade à l’été 1983

Par contre, quel régal pour parcourir les petites routes de montagne notamment à deux avec Floris, ma compagne.

Avec elles, je vais pouvoir reprendre mes bonnes habitudes inaugurées avec la 250 XT : rouler, rouler, rouler….

A demain

Papytoum