1984 : mes débuts au 52ème Rallye de l’Ain moto

Bonjour à tous,

en 1984, la publicité Honda véhicule l’image de mono du Dakar pour le nouveau moteur Honda RFVC.

 

Figure 1 : Publicité Honda pour le modèle XL600R et le moteur RFVC en 1984 (www.coolmag.fr))

C’est pourtant bien avec la Honda XL600R équipée du moteur Honda RFVC que je prendrai le départ de mon premier Rallye Routier à Bourg en Bresse (01) le 17 mars 1984, muni d’une licence à la journée délivrée par l’Union Motocycliste de l’Ain.

 

Figure 2 : Au départ de mon premier Rallye Routier à Bourg en Bresse le 17 mars 1984

Le routier du Rallye de l’Ain est superbe. Beaucoup de petites routes avec des gravillons et peu d’occasions de relâcher son attention sur la boucle. Ce sont toujours ces mêmes routes qu’empruntent les concurrents dans les années 2010. Les noms de Poncin, Cerdon, Evosges, Hotonnes, Maillat, Bolozon, Drom… raisonnent en tête comme des lieux de passage incontournables du Rallye de l’Ain moto.

  

Figure 3 : Tracé du Rallye de l’Ain moto 1984 : Bourg, Poncin, Cerdon, Evosges, Hotonnes, Maillat, Bolozon, Drom, Bourg

Les 3 “spéciales” de l’époque, Journans-Rignat et sa partie en terre, Bolozon-Napt et sa longue ligne droite en forte montée où il ne faut pas couper !!!! et Drom-Les Conches qui se termine à la chapelle qui domine Bourg en Bresse, ne sont plus utilisées actuellement. Bolozon-Napt fut encore courue à l’occasion du Mototour en 2004.

Le Rallye de l’Ain débute à 20 heures. Il fait froid et le verglas est présent sur les routes du Bugey. Au départ, je suis équipé en conséquence : sous-vêtements chauds et gants d’hiver. A noter le sac à dos. Quant à la moto, elle est chaussée des fameux pneumatiques Michelin T61, les pneus à tétines qui ont la réputation d’être la monte idéale pour les trails dans les Rallyes Routiers.

Malgré les dizaines de milliers de kilomètres parcourus depuis 1981 au guidon de la 250 XT puis de la 600 XLR sur toutes sortes de routes notamment des petites, ce premier rallye sera une vraie découverte. Mais comment font-ils pour rouler à des vitesses pareilles sur ces toutes petites routes ? Me suis-je demandé pendant toute la nuit. Et aussi le jour d’ailleurs…

Figure 4 : Première montée “course” dans la spéciale de Bolozon-Napt au Rallye de l’Ain 1984

La première montée « course » dans la spéciale de Bolozon-Napt sera épique. A chacune des épingles, je terminerai dans le bas-côté extérieur. Sur les routes de montagne, je n’avais jamais cherché à aller aussi vite entre 2 virages avec toujours la crainte d’un véhicule en face.

Dans les “spéciales” de rallye, il faudra que j’apprenne à coordonner les puissantes accélérations permises par le moteur RFVC de la Honda XL600R et le freinage fourni par le disque avant, puissant certes mais cependant assez limité dans de telles conditions de roulage. Après plusieurs passages, la maitrise commence à s’améliorer.

Après avoir enchainé les 2 boucles de mon premier rallye, de nuit puis de jour, je suis assommé par la fatigue. La nuit blanche passée sur les routes du Bugey m’obligera à m’arrêter pour dormir au bord de la route avant Saint-Rambert en Bugey lors du retour à Grenoble.

 

Figure 5 : Classements du 52ème Rallye de l’Ain en 1984 (Lettre FFM du 20 mars 1984)

Etre parmi les « finisher » du 52ème Rallye de l’Ain, remporté par Jean-Yves Rivollet du Moto Club du Vercors, restera comme une grande satisfaction personnelle.

Les Rallyes Routiers m’en apporteront encore beaucoup d’autres…

A demain

Papytoum

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*