1983 : année charnière pour la régularité motocycliste en France


papytoum

Bonjour à tous,

Année de l’enterrement devrait-on plutôt dire.

Voici un petit rappel historique pour tous ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents.

En 1980, nous avons assisté à un épisode cocasse avec la publication par la Fédération Française de Motocyclisme (FFM) de deux règlements et par conséquent de deux calendriers pour les épreuves de régularité d’une part, les rallyes d’autre part. Cela résultait des discussions agitant le milieu des rallyes et de la régularité à l’époque.

Discussions qui sont finalement assez proches de celles qui animent les réseaux sociaux en ce début d’année 2020 à propos de l’organisation des rallyes routiers.

Ce sont, en effet, deux règlements qui sont présentés par la FFM en 1980 : un règlement de régularité et un règlement des rallyes (France Moto n°131 du 11 janvier 1980).

Le résultat de ces 2 règlements concurrents se traduit par deux calendriers (France Moto n°132 du 15 février 1980).

Figure 1 : calendrier des épreuves de régularité et de rallyes de la saison 1980 (France Moto n°132 du 15 février 1980)

Deux calendriers qui verront se concurrencer des épreuves de régularité et des rallyes lors de la saison 1980. Ce qui nous amenait à faire ce commentaire : « Drôle de situation pour une discipline qui avait déjà du mal à attirer des concurrents ».

Figure 2 : classements des championnats de France des rallyes et de la régularité en 1980 (France moto 141 décembre 1980)

En 1980, les classements des rallyes et de la régularité correspondant aux deux règlements et aux deux calendriers mis en place, avec leurs déclinaisons, militaire d’une part, civil d’autre part, sont plutôt compliqués à comprendre.

En 1981, les épreuves de régularité et les rallyes sont regroupés dans le Championnat de France de rallyes de régularité.

Pour les épreuves du championnat 1981, l’usage des horodatrices est conseillé et le fléchage également.

Figure 3 : calendrier du championnat de France de rallyes de régularité 1981 (France moto 142 janvier 1981)

Chez les civils, le champion 1981 est Jean-Yves Rivollet (MC Vercors) qui pilote une Honda XLS 500. Il devance Alain Villeneau (AM Surgères) qui pilote une Yamaha XT 500.

Figure 4 : classements du championnat de rallyes de régularité 1981 (France moto 153 janvier 1982)

Ces deux pilotes utilisent des « trails » que les constructeurs japonais ont développé en s’inspirant des machines utilisées dans les courses de désert en Californie ou au Mexique et dans le Paris-Dakar pour les européens.

Chez les militaires, les policiers habitués des épreuves de régularité, Jean-Jacques Garnier, Raymond Loiseaux ou Gilles Campestrini, le trio de tête du championnat 1981, utilisent des Kawasaki de route.

En 1982, un rallye de régularité doit comporter au moins trois épreuves spéciales : course de côte, course de vitesse sur route fermée, épreuve à moyenne spéciale chronométrée ou course sur circuit.

Le championnat de France individuel des Rallyes de régularité 1982 distingue toujours le classement « police armée » pour les militaires de celui des civils. Mais ça se complique avec l’apparition de classements par cylindrées (125 cm3, 125-400 cm3 et plus de 400 cm3). De plus, pour ces Trophées, réservés aux classements chez les civils, ce ne sont pas tout à fait les mêmes épreuves qui sont retenues pour le classement final selon les catégories.

Figure 5 : classements du championnat de rallyes de régularité 1982 (France moto 164 décembre 1982)

A classement final du Championnat 1982, chez les civils, Jean-Yves Rivollet (MC Vercors), en mode pause, a laissé sa place à Pierre Lacour (MC Lyon) devant Alain Villeneau (AM Surgères). Deux Yamaha XT 500 occupent la tête du championnat civil.

Chez les militaires, le CMPN avec Jean-Marc Orioli, Gilles Campestrini et Alain Laurent et leurs routières fait toujours la loi.

En 1983, patatra, s’en est fini de la régularité.

Le championnat de France des rallyes 1983 est une épreuve individuelle se déroulant sur une étape de jour et une étape de nuit. Chaque manche du championnat devra comporter trois épreuves spéciales chronométrées : course de côtes, spéciale sur route fermée ou course sur circuit.

Le championnat 1983 voit la disparition des épreuves à moyenne spéciale chronométrée comme certains pilotes civils le demandaient depuis la fin de la saison 1981 (cf. les lettres de Bruno Fardelle et Jean-Yves Rivollet parues dans France moto 150 en octobre 1981).

En 1983, les contrôles horaires s’effectueront au moyen d’horodatrices et le fléchage du parcours est obligatoire.

Les principaux animateurs du championnat 1983 vont « boycoter » le 3ème rallye de l’AMA (Amicale Motocycliste Angoumoisine), en raison de ses deux bases chrono et de son unique course de côte.

Ils n’ont été que 23 à s’aligner dans cette épreuve exigeante mais pourtant passionnante « alors qu’on sait qu’il faut pratiquement 200 bénévoles pour assurer le fonctionnement de la machine je dis non, je capitule, il n’y aura pas de rallye de régularité l’an prochain en Charente » disait hier visiblement désabusé le président Forillière (Sud Ouest lundi 22 novembre 1982).

Se déroulant les 20 et 21 novembre 1982, cette épreuve dénommée également Tour de Charente mais aussi 12ème circuit de régularité du Poitou, ouvrait la saison 1983 des rallyes.

L’annulation du Rallye de l’Aunis, prévu à Surgères (17) le 27 février 1983, puis celle du Circuit de la Vienne du 24 avril 1983 sont d’autres symptômes du changement opéré dans le Championnat de France des Rallyes à cette époque.

Figure 6 : classements du championnat de France des Rallyes 1983 (France moto 175 du 15 décembre 1983)

En 1983, Jean-Claude Huger, le gendarme du Club Motocycliste de la Police nationale, remporte le titre de Champion de France des Rallyes au guidon de sa Honda 900 bol d‘Or. Il devance les deux policiers Patrick Orioli et Alain Laurent au guidon de leurs Ducati 600. Le scratch du championnat de France des rallyes reste la propriété des militaires et de leurs routières sportives. Le premier civil, Pierre Lacour n’est que 7ème du classement scratch.

Dans le classement scratch 1983, les cinq meilleurs résultats sont retenus sur 6 épreuves au calendrier.

Figure 7 : le champion 1983 Jean-Claude Huger vainqueur du Rallye Plein Sud (France moto 175 du 15 décembre 1983)

Dans les Trophées, c’est la revanche des motos de cross ou d’enduro. Gérard Piret (CM Beaujolais) sur Cagiva en 125 cm3, Gérard Pardon (CM Beaujolais) sur KTM en 250 cm3 et Jean-Yves Rivollet (MC Vercors) sur CR480 Honda en 500 cm3 remportent leur catégorie. Seul le Trophée plus de 500 cm3, remporté par le gendarme Jean-Claude Huger, échappe à des pilotes civils.

Dans les Trophées 1983, les neuf meilleurs résultats sont retenus sur 11 épreuves au calendrier. A noter que dans la catégorie 500 cm3, Jean-Yves Rivollet a marqué des points dans 8 épreuves sur onze et son second, Daniel Duchesne, dans dix sur onze.

L’année 1983 marque la fin des épreuves de régularité qui ont fleuri au cours des années précédentes notamment dans la région Poitou-Charentes. Deux exceptions cependant dans cette partie ouest de la France, le Rallye de Charente organisé par l’AMA, les 27 et 28 avril 1985, puis le Rallye du Poitou organisé par l’association sportive de la FFM (AS-FFM) les 08 et 09 mars 1986.

L’année 1983 marque également l’entrée dans une longue période de stabilité au plan réglementaire pour les rallyes routiers. Au cours des années suivantes, nous allons pouvoir nous concentrer sur l’horodatrice et tourner la poignée dans les spéciales.

Figure 8 : pointage à l’horodatrice lors d’un rallye routier (France moto 165 janvier 1983)

A travers l’AS-FFM et ses organisations, Rallye Plein Sud (1982-1986) et les épreuves d’ouverture du Championnat de France des rallyes en Bretagne en 1983, à Saint Amand les eaux en 1984, au Limousin en 1985 et au Poitou en 1986, il faut noter l’action remarquable de la fédération pour le maintien des rallyes dans le paysage motocycliste français de l’époque.

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits des France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

1981-1982 : tours des Deux-Sèvres motocyclistes suite et fin


papytoum

Bonjour à tous,

En 1981, pour la 4ème édition du tour des Deux-Sèvres comptant pour le championnat de France de régularité, le MC Thouarsais est à la manœuvre avec les autres moto-clubs du département.

Pas moins de 24 contrôles horaires et 35 contrôles de passage ont été placés sur le circuit de 458 km du 4ème tour des Deux-Sèvres (CO mercredi 18 février 1981).

Cette année, les trois catégories en course sont les motocycles de moins de 125 cm3, les 125-400 et les plus de 400 cm3. Les courses de vitesse de Grifférus et de la Chapelle Saint Laurent-Clessé seront les passages les plus intéressants pour le public (LNR vendredi 20 février 1981).

La vérification des machines se déroule place Lavault à Thouars le samedi 21 février.

Mais le dimanche matin au moment du départ, vers 7 heures, un tapis blanc accueille les premiers concurrents. Parmi les 42 engagés, douze forfaits sont suivis de nombreux abandons. Si bien que seuls 12 coureurs se présentent à la base chronométrée de Juigny située à mi-parcours. La course de vitesse de Chapelle Saint Laurent-Clessé fut bien entendu annulée (CO lundi 23 février 1981).

Figure 1 : le 4ème tour moto des Deux-Sèvres sous la neige à Laubreçais (LNR mardi 24 février 1981)

Vainqueur scratch de l’épreuve en 1979 au guidon d’une Honda 250, l’orléanais Daniel Duchesne et sa Yamaha 350 RDLC font partie des victimes de l’hécatombe atmosphérique qui a touché la 4ème édition du tour des Deux-Sèvres motocycliste.

Figure 2 : Daniel Duchesne au 4ème tour des Deux-Sèvres (CO lundi 23 février 1981)

Il n’en fallait pas plus pour que le podium scratch du 4ème tour des Deux-Sèvres accueille un maximum de pilotes locaux. Les deux frères Giroire, Patrick et Jean-Luc, du MC d’Airvault, précèdent le pilote de Surgères Alain Villeneau. Des pilotes bien courageux dans de telles conditions de course.

Jean-Luc Giroire, vainqueur du tour des Deux-Sèvres en 1980, est précédé ici par son frère Patrick.

Quant à Alain Villeneau, vainqueur du 9ème circuit de régularité du Poitou disputé en octobre 1979 au départ de Surgères, en 1981, il ne sera précédé que par Jean-Yves Rivollet (MC Vercors) pour le titre national de rallyes de régularité chez les civils.

En 125, la victoire au 4ème tour des Deux-Sèvres est pour Bernard Decout du MC de France et en 250 pour Patrick Berte du TC Ligugé.

En habitué des circuits de régularité, le bordelais Patrick Kempf, sur sa BMW 800 GS, traverse les intempéries et talonne les pilotes locaux en finissant 6ème de l’épreuve.

Figure 3 : Patrick Kempf au 4ème tour des Deux-Sèvres (CO mercredi 25 février 1981)

Notons que depuis l’édition de 1980 du tour des Deux-Sèvres motocycliste, nous n’avons plus de nouvelle du team Viaud-Kawasaki et de ses pilotes dans les articles que la presse locale consacre à ces épreuves de régularité motocycliste.

En 1982, c’est en première page du Courrier de l’Ouest qu’est annoncée la nouvelle édition du circuit de régularité des Deux-Sèvres.

Preuve de sa notoriété croissante….

Figure 4 : annonce du 5ème tour des Deux-Sèvres motocycliste (CO S13 D14 mars 1982)

Mais en 1982, ce sera malheureusement également la dernière édition de l’épreuve. Au moment de lancer l’épreuve, le président du MC Airvaudais, Monsieur Bordage, ne le sait sans doute pas encore.

En 1982, la date du tour des Deux-Sèvres motocycliste a été retardée au week-end des 13 et 14 mars sans doute pour éviter les intempéries ayant marqué la 4ème édition.

Comme lors des éditions précédentes du tour des Deux-Sèvres moto, la cinquième édition comporte un circuit routier se déroulant entièrement le dimanche.

Le circuit de 467 km débute devant le garage du Cygne à 7h15 et se termine à la salle omnisports d’Airvault vers 16 h00.

La course de côte de Grifferus, une base chrono près de Saint Maixent et une course de vitesse sur plat entre Jarzay et Lamairé, avec parait-il beaucoup de virages, sont prévues sur le parcours (LNR mercredi 10 mars 1982).

A noter que le circuit de régularité se déroule une semaine après l’enduro national organisé par le MC Laubreçais. Une épreuve qui a connu un beau succès auprès des pilotes et du public malgré un temps capricieux (CO lundi 08 mars 1982).

Le tracé Airvault-Airvault de 467 km doit notamment passer par les communes d’Oiron, Thouars, les Aubiers, Bressuire, Courlay, la Chapelle Saint Laurent, Secondigny, Saint Maixent, Fomperron et Saint Jouin de Marnes (LNR S13 et D14 mars 1982).

Figure 5 : les engagés pour le 5ème tour des Deux-Sèvres moto (LNR S13D14 mars 1982)

Les représentants du MC d’Airvault, dont les deux précédents vainqueurs, Jean-Luc et Patrick Giroire, ainsi qu’Alain Villeneau du MC Surgères emmènent les pilotes locaux qui devront affronter une très forte coalition de pilotes extérieurs (CO S13 et D14 mars 1982).

Parmi les civils, outre les frères Aubiers d’Orléans sur Honda 500 ou le bordelais Patrick Kempf sur Kawasaki 550, de nombreux habitués des rallyes sont présents. Nous notons notamment la présence des deux lyonnais Pierre Lacour et Jean-Luc Nicolas au guidon de Yamaha 500.

Fidèle de l’épreuve, Gilles Planchon, le président de la commission nationale des rallyes routiers de la FFM en 2019, est encore annoncé au départ de l’épreuve des Deux-Sèvres avec la Kawasaki 500.

Quant à mademoiselle Françoise Teillet du MC Airvault, la seule féminine inscrite, elle prend le départ en catégorie 125 (CO vendredi 12 mars 1982). Sa Honda 125 est sans doute plus adaptée au roulage sur petites routes que la 4 pattes qu’elle utilisait lors des autres éditions.

La police est représentée par une redoutable équipe du Club Motocycliste de la Police Nationale (CO S13 et D14 mars 1982).

Depuis leurs résultats en demi-teinte lors de la première édition du tour des Deux-Sèvres moto en 1978, les militaires ont été peu représentés dans l’épreuve.

En 1978, seul le policier Guy Labelle avait réussi à se hisser sur le podium derrière les pilotes locaux William Roques et Jacky Tirbois du MC de Surgères. Bernard Neimer, Jean-Jacques Garnier et Jean-Marc Orioli devant se contenter des 7ème, 8ème et 9ème places.

Il y a de la revanche dans l’air…

Figure 6 : le policier Jean-Marc Orioli au départ de l’épreuve de côte de Grifférus (CO lundi 15 mars 1982)

Cette année, William Roques et Jacky Tirbois sont absents de la liste des participants de même que l’ensemble des pilotes du team Viaud Kawasaki. C’est dommage.

Les policiers Jean-Marc Orioli, Gilles Campestrini et Raymond Loiseaux emmènent une délégation de huit pilotes du CMPN tous habitués des longs circuits de régularité.

Avec un temps idéal et des routes sèches dans le nord du département, la lutte fut serrée entre les favoris (CO lundi 15 mars 1982).

Campestrini gagnait la côte de Grifferus, Loiseaux la course de vitesse entre Jarzay et Lamairé quand Orioli finissait deuxième à chaque fois.

Figure 7 : classements du 5ème tour des Deux-Sèvres moto (LNR mardi 16 mars 1982)

Au final, comme « prévu », ce sont les policiers qui emportent le classement général du 5ème tour des Deux-Sèvres et ses 53 participants, Jean-Marc Orioli précédant Gilles Campestrini. Alain Villeneau occupe la quatrième place après le déclassement par le jury de l’épreuve du pilote d’Oyonnax Hervé Robez.

Figure 8 : le policier Gilles Campestrini au 5ème tour des Deux-Sèvres moto (LNR mardi 16 mars 1982)

Les pilotes d’Airvault se sont bien défendus, Jean-Luc Giroire 10ème et son frère Patrick 13ème. Françoise Teillet remporte la catégorie 125 cm3.

Les Kawasaki de la police se sont aisément imposées (LNR mardi 16 mars 1982). Mais leurs moyens supérieurs sont pointés (CO lundi 15 mars 1982). La présence de l’équipe du CMPN durant toute la semaine précédant la course pour d’abondantes reconnaissances du circuit et des épreuves chronométrées a dû en effet leur faciliter la tâche.

Malgré l’annulation de la base chrono en raison d’une modification faite au dernier moment, le président Bordage pouvait se montrer satisfait de son épreuve. Mettre en place une telle organisation avec plus de 40 contrôles sur les 467 km du circuit nécessitent près de 150 personnes. Mais l’épreuve a atteint une portée nationale (CO jeudi 18 mars 1982).

A l’issue de cette épreuve de régularité, les pilotes sont invités à rejoindre le rallye de Guyenne des 1er et 2 mai. Une organisation du club motocycliste du sud-ouest comptant pour le championnat de France qui comprendra deux boucles dont une de nuit (CO jeudi 18 mars 1982).

A bientôt

Papytoum

Années 1970 : des circuits de régularité moto dans le Poitou


papytoum

Bonjour à tous,

C’est lors de l’épreuve de régularité organisée au départ d’Archiac (16) que le jeune pilote Joseph Tougeron de l’AM Nantaise (44) connait sa plus grosse déception de la saison 1969. Après une première saison de régularité en tous points exceptionnelle, second et premier civil du Cannes-Genève-Cannes notamment, il rate de peu le titre chez les civils. Il faut lire son interview dans France Moto n°15 du 15 janvier 1970 pour comprendre qu’elle était l’ambiance dans cette discipline où les concurrents s’infligeaient des durées de selle peu imaginables aujourd’hui.

Figure 1 : brillante saison de régularité pour Joseph Tougeron en 1969 (France Moto n°15 du 15 janvier 1970)

Après cette belle saison de régularité, Joseph s’illustrera sur les terrains de Moto Cross en catégorie 125.

Annoncé par la ligue les 23 et 24 octobre, c’est finalement lors du week-end des samedi 16 et dimanche 17 octobre 1971 que se déroule le premier circuit de régularité de la ligue du Poitou organisé par le moto club des Deux-Sèvres. Voir la présentation du premier circuit du Poitou dans l’article que nous lui avons consacré.

Pour l’organisation de la seconde édition du circuit de régularité du Poitou les 14 et 15 octobre 1972, le Gymkhana club Archiacais (16) est associé à la commission sportive de la ligue du Poitou présidée par monsieur Michel Degrange.

Figure 2 : pendant la semaine de reconnaissance des gendarmes lors du second circuit de régularité du Poitou (Charente libre mardi 17 octobre 1972)

Le tracé du parcours et les horaires de passage dans le département des Deux-Sèvres sont abondamment présentés dans la presse locale, le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République du centre ouest jeudi 12 et vendredi 13 octobre 1972.

Figure 3 : tracé du 2ème circuit de régularité du Poitou dans les Deux-Sèvres (CO jeudi 12 octobre 1972)

Le circuit routier de 842 km, comporte deux étapes d’Archiac (16) à Thouars (79) et retour pour les grosses cylindrées (plus de 350 cc). Les petites cylindrées (51 à 175 cc et 175 à 350 cc) n’effectuent que la seconde étape de 469 km de Thouars (79) à Archiac (16) (LNR vendredi 13 octobre 1972).

Figure 4 : concurrents au départ de la seconde édition du circuit de régularité du Poitou (France Moto n°57 du 15 novembre 1972)

Parmi les 32 engagés, une majorité de militaires avec 9 gendarmes venus de Grasse au guidon de Norton 750 et 10 CRS (LNR vendredi 13 octobre 1972).

Malheureusement, l’absence de course de côte ou autres épreuves de vitesse expliquerait selon France Moto la bouderie des concurrents notamment chez les civils (France Moto n°57 du 15 novembre 1972). Il faut reconnaitre que les épreuves longue distance de l’époque étaient plutôt favorables à nos collègues militaires.

Figure 5 : passage des concurrents à Cognac lors du second circuit de régularité du Poitou (Charente libre 17 octobre 1972)

Dans le classement général, parmi les dix premiers classés, le premier civil est Jean Forillière de l’AM Angoumoisine (AMA). Le pilote charentais, qui devance le policier Jean-Pierre Geneletti, semble bien perdu au milieu des militaires de la garde républicaine ou du club de la police nationale.

Figure 6 : classements du second circuit de régularité du Poitou en 1972 (France Moto n°57 du 15 novembre 1972)

Le brillant pilote/policier Jean-Pierre Geneletti figure au 9ème rang du classement général de cette seconde édition du circuit de régularité du Poitou en 1972. Jean-Pierre Geneletti fera bien mieux par la suite en remportant notamment la sixième édition du circuit du Poitou en 1976 et surtout le 7ème Tour de France moto au guidon de sa Honda Bol d’Or en 1979.

En 1973, c’est le MC Rochelais (17) qui est le partenaire de la ligue pour l’organisation de la 3ème édition du circuit de régularité du Poitou les 13 et 14 octobre.

Vingt-six militaires ; 12 de la CRS, 11 de la gendarmerie mobile et 3 de la douane de la Rochelle sont inscrits ainsi que 17 civils.

La volonté des organiseurs est de faire passer le circuit dans toutes les villes de la Ligue du Poitou ayant un club motocycliste (Charente libre vendredi 12 octobre 1973).

Le circuit routier est toujours aussi long (839 km 500). De La Rochelle (17), le samedi 13 octobre à partir de 13 h 30, il rejoint Limoges (87) lors d’une première étape de 435 km. Une épreuve d’accélération est au programme entre Beaugeay et Marennes (17).

La seconde étape de 404 km, dès 6 heures le dimanche 14 octobre, ramène les concurrents à La Rochelle (17). Une course de côte entre Saint-Junien (87) et Brigueuil (16) se dispute sur le circuit de retour. Un parcours accéléré et une épreuve de moyenne spéciale chronométrée sont également prévus sur le circuit routier.

Au programme, 56 contrôles horaires et 5 départements traversés.

En 1973, les mauvaises conditions météo qui ont accompagné les concurrents ont rendu l’épreuve poitevine encore plus exigeante pour les pilotes et les machines. La pluie et le vent accompagnèrent les concurrents de bout en bout (Charente libre lundi 15 octobre 1973).

Figure 7 : passage des concurrents au contrôle de la tricherie (Charente libre mardi 16 octobre 1973)

Au contrôle de la tricherie à Eymouthiers (16), seuls 28 des 47 concurrents engagés, civils et militaires, avaient pointé entre 2 et 3 heures après leur départ de la Rochelle (17).

Vous avez dit indigeste les épreuves de régularité dans le Poitou ?

Pour qui ? Les organisateurs ou les concurrents ?

Figure 8 : classements civil et militaire du 3ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre 15 octobre 1973)

C’est une nouvelle fois, Jean Forillière qui remporte le circuit de régularité de la ligue du Poitou chez les civils. Sur ce type d’épreuve longue distance, il est encore difficile pour un civil d’intégrer le top 10 du classement général.

Figure 9 : classement général du 3ème circuit du Poitou (Sud-Ouest mercredi 17 octobre 1973)

Après ses bonnes performances chez les concurrents, Jean Forillière sera président de l’AM Angoumoisine (16) et organisera plusieurs éditions du Rallye de Charente dans les années 1980.

Mais nous en reparlerons prochainement.

En 1974, la 4ème édition du circuit de régularité du Poitou est programmée pour les 12 et 13 octobre. Les organisateurs forment le vœu que la participation des civils augmente par rapport aux précédentes éditions.

Deux grosses équipes militaires sont présentes, dix gendarmes sur Norton emmenés par Pothier, le vainqueur 1973, et une forte équipe de CRS habitués des circuits de régularité.

Le circuit de 825 km part du parking Beaulieu à La Rochelle (17) le samedi à midi. La première étape longue de 528 km rejoint Poitiers (86). Le retour de 302 km se déroule dans la matinée du dimanche. La météo favorable contrairement à l’édition précédente sera bien appréciée des pilotes du 4ème circuit de régularité du Poitou.

A noter la participation d’une féminine, Anita Ferrieux du COP Le mans (72) et d’un équipage side-car au 4ème circuit de régularité du Poitou.

Figure 10 : les vainqueurs du 4ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest lundi 14 octobre 1974)

C’est le local Pierre Blondeau des douanes de la Rochelle (17) qui l’emporte. Il précède 11 autres militaires. Le premier civil, Jean-Marc Drouet de Rochefort (17), pointe à la treizième place du classement général.

A signaler, la médaille d’or de Jean-Pierre Geneletti lors du Championnat national de régularité chez les militaires en 1974.

En 1975, la cinquième édition du circuit de régularité du Poitou est confiée cette fois au MC de la Charente La Couronne (16) les 11 et 12 octobre.

Le circuit routier de 816 km propose un aller de 360 km entre La Couronne (16) et l’esplanade Record à Angoulins (17). Le retour du dimanche est long de 456 km avec un premier départ dès 4 h 30.

Une course de côte à Charchenay (79), le samedi 11 octobre, et une épreuve à moyenne non impartie dans les marais sur la D238 entre Moeze (17) et Hiers (17), le dimanche 12 octobre, sont au programme des concurrents.

Figure 11 : Robert Chauvin concurrent du 5ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre 13 octobre 1975)

Parmi les 64 inscrits, on compte 54 civils.

Finalement, avec 65 bulletins d’engagements mais seulement 45 partants, le vœu des organisateurs a-t-il été exhaussé ?

Figure 12 : arrivée de la première étape du 5ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest mercredi 15 octobre 1975)

Au classement général, tir groupé des civils derrière le gendarme Denis Gérardin et 5 autres gendarmes. Le side-cariste Bruno Bérard et sa passagère Begranne terminent l’épreuve.

Figure 13 : classement général du 5ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest mercredi 15 octobre 1975)

Lors de l’arrivée sur le Champ de Foire à la Couronne (16), les applaudissements du public venu nombreux malgré la météo, accueillent la jeune angoumoisine de 17 ans, Nadine Labrousse, qui en termine avec une épreuve marquée par un froid glacial (Charente libre lundi 13 octobre 1975).

Pour 1976, face aux difficultés rencontrées par la commission sportive de la ligue du Poitou, l’épreuve a failli ne pas se faire.

Le 6ème circuit de régularité de la ligue du Poitou se déroule samedi 09 et dimanche 10 octobre 1976.

La première étape de 380 km, le samedi, mène les concurrents de Cognac (16) à Limoges (87) et retour à Cognac (16). La seconde étape de 425 km, le dimanche, va de Cognac (16) à Cognac (16) en passant par Niort (79).

Une course à moyenne non impartie dès le départ et une course de côte sont à disputer lors de la première étape, une base secrète à moyenne imposée au lever du jour lors de la seconde.

Figure 14 : classement général du 6ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°101 du 15 novembre 1976)

C’est le policier Jean-Pierre Geneletti qui remporte le classement général dominé par le club motocycliste de la police nationale. Le premier civil, Jacky Tirbois de Surgères (17), parvient enfin à placer sa BMW devant tous les autres civils.

Figure 15 : le policier Jean-Pierre Geneletti vainqueur du 6ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°101 du 15 novembre 1976)

Finalement chez les militaires, entre gendarmes et policiers, c’est un coup à toi, un coup à moi, lors des circuits de régularité du Poitou.

En 1977, le Motor’s-club angoumoisin s’est vu confié l’organisation du 7ème circuit de régularité de la ligue du Poitou.

Jean Trigaud du club de Champagne Mouton (16) est le seul engagé charentais.

Figure 16 : Jean Trigaud au départ du 7ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre lundi 10 octobre 1977)

Après les contrôles techniques le samedi 08 octobre 1977 sur l’esplanade de Bourgines à Angoulême (16), les concurrents partent à partir de 13 heures pour une première étape de 498 km qui les fera passer par Thouars (79).

Une course de côte aux Fontenelles près de Saint Maixent (79) est à disputer lors de la première étape.

Figure 17 : avant le départ du 7ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°110 du 15 novembre 1977)

Après quelques heures de neutralisation, la seconde étape Angoulême (16) Surgères (17) Angoulême (16) part le dimanche dès 4 heures. Une épreuve de vitesse sur le circuit du Parveau à Cognac (16) est au menu des concurrents lors de la seconde étape de 332 km.

Le tracé de 830 km chemine à travers la Charente, la Charente maritime, les Deux Sèvres et la Vienne. Il comprend 94 contrôles horaires. C’est sans doute beaucoup de travail d’organisation pour 31 engagés au départ de la première étape et 23 rescapés pour la seconde.

La première étape disputée presque constamment sous la pluie fut la plus sélective. Gilles Planchon abandonnera suite à une erreur de parcours ainsi que René Serniguet, leader du provisoire, sur crevaison. Le circuit de vitesse du Parveau dû être annulé, la boue et la pluie rendant le circuit impraticable.

Figure 18 : classement général du 7ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°110 du 15 novembre 1977)

Au classement scratch absolu, c’est le pilote civil William Roques de l’AM Surgères (17) qui l’emporte. Il a donc fallu attendre la 7ème édition du circuit de régularité du Poitou pour qu’un civil parvienne enfin à précéder les militaires au classement général. William précède un autre brillant pilote, le policier Jean Hulin.

Dans cette épreuve, venu en voisin, notons la participation de Bernard Viaud, le patron du magasin Viaud moto à Mauzé sur le mignon (79). Bernard est le papa du policier Bruno Viaud dont nous aurons l’occasion de reparler.

La 8ème édition du circuit national de régularité de la ligue du Poitou, conjointement organisé par le MC Thouarsais (79) et la ligue du Poitou à la Rochelle (17), est programmée les 07 et 08 octobre 1978 pour un parcours routier de 651 km en une seule étape.

Figure 19 : annonce du 8ème circuit de régularité du Poitou des 07 et 08 octobre 1978 (France Moto n°117 du 15 septembre 1978)

Les concurrents des circuits de régularité avaient la santé à l’époque. Aujourd’hui, les organisateurs auraient prévu au moins deux étapes avec plusieurs boucles différentes.

Le départ du circuit se fait de nuit. Il chemine à travers des communes de la Vienne (86), des Deux-Sèvres (79) et des Charentes (16) et (17).

Outre ses 42 CP et 26 CH, les concurrents doivent disputer une base secrète, une course de côte et un parcours de vitesse à moyenne non impartie.

Sur les cinquante-quatre pilotes effectivement au départ, 36 seront classés. Patrick Kempf l’emporte chez les civils et Pierre Bertrand chez les militaires lors du 8ème circuit de régularité du Poitou.

Figure 20 : pénalités dans la base et places au 8ème circuit du Poitou chez les civils (France Moto n°118 du 15 octobre 1978)

Le Rallye du Poitou 1978 marque les débuts de la brillante carrière motocycliste du policier Bruno Viaud. Bruno figure déjà en bonne place dans le classement général du 8ème circuit du Poitou en compagnie de son papa Bernard.

En 1992, Bruno, leader de l’équipe du CMPN, remportera le titre de champion de France des rallyes routiers au guidon d’une Honda XR600 équipée du moteur RFVC.

En 1979, retour en Charente maritime puisque c’est la ville de Surgères (17) qui sera la tour de contrôle du 9ème circuit de régularité du Poitou comme nous l’indique Sud-Ouest dans sa présentation de l’épreuve le jeudi 11 octobre 1979.

Le parcours compte 719 km en 2 étapes qui traverseront 3 départements.

Au départ du parc des expositions de Surgères (17) à 20 h 30, la première étape de 189 km se déroule entièrement de nuit. Après neutralisation, la seconde étape à partir de 4 h 30, comprend un parcours de 529 km qui passe par Niort (79).

Le 9ème circuit de régularité du Poitou comprend 3 épreuves spéciales : un parcours accéléré à moyenne non impartie entre les écluses (17) et Hiers (17) dans le marais de Brouage (17), la course de côte des Fontenelles près de Charchenay (79) et une base chrono tenue secrète.

A signaler qu’à l’époque la moyenne horaire est différente selon la catégorie des machines. Au circuit du Poitou 1979, la moyenne horaire est de 52 km/h pour les moins de 250 cm3 et de 60 km/h pour les plus de 250 km/h.

Au départ de l’épreuve, 35 concurrents seront passés au contrôle le samedi 13 octobre mais seulement 28 seront classés le dimanche 14 octobre 1979.

Figure 21 : classement général du 9ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest 15 octobre 1979)

Alain Villeneau de l’AM Surgères (17) remporte le classement général du 9ème circuit de régularité du Poitou devant nombre des meilleurs pilotes civils et militaires du moment. Ce sera une des nombreuses victoires d’Alain Villeneau dans les épreuves de régularité au cours des saisons de régularité 1979-1983.

Figure 22 : résultats du Rallye du Poitou 1986 organisé par l’AS-FFM

Il faudra attendre 1986 pour qu’un rallye porte à nouveau le nom de Poitou. Il nous fera découvrir les nouveaux noms des pilotes de pointe de la discipline des rallyes routiers.

Mais avec ses 58 partants, le Rallye du Poitou 1986 encouragera-t-il l’association sportive de la FFM (AS-FFM) à continuer d’investir sur les rallyes dans des régions où son attrait auprès des motards ou du public est loin d’être évident ? La suite prouvera que non.

Après cinq éditions du Rallye Plein Sud (1982-1986) et les épreuves d’ouverture du Championnat de France des rallyes en Bretagne en 1983, à Saint Amand les eaux en 1984, au Limousin en 1985 et au Poitou en 1986, l’AS-FFM sera épuisée.

La seule épreuve qui survit dans ces lointaines régions de l’Ouest de la France est l’épreuve de la Sarthe avec ses belles petites routes, son magnifique circuit de vitesse et son équipe très solide et très motivée qui traverse les époques avec beaucoup de succès.

Au début des années 1980 en Poitou, il y aura eu quelques épreuves de régularité organisée par l’AM Angoumoisine (16) et son président Jean Forillière. Nous en parlerons prochainement.

C’est également là qu’aura lieu le nouveau Rallye de Charente organisé par l’équipe du CORCC les 19, 20 et 21 octobre 2018 au départ de Rouillac (16).

https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits des France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

2014 : Corse : une sportive devant tous les monos à Casaglione


papytoum

Bonjour à tous,

Pendant que nous rongeons notre frein en attendant la 8ème édition du Rallye de Corse organisée par le JMP Racing, c’est sur une autre épreuve que les rallymen corses se préparent.

Le 18 mai 2014, le Rive Sud Moto Club organise la seconde édition de la course de côte de Casaglione.

Une belle brochette de vainqueurs du Rallye de Corse se presse au départ :

Laurent Statuto, vainqueur du Rallye de Corse en 2008. Laurent a coupé court à la tentative de l’illustre Serge Nuques de récidiver sur les routes corses après sa victoire de 2007 lors de la première édition du rallye organisé par le JMP Racing.

Figure 1 : Laurent Statuto à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Maxime Olivieri, vainqueur de l’édition 2009 du Rallye de Corse et aussi vainqueur de la course de côte de Casaglione en 2013.

Figure 2 : Maxime Olivieri à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Paul-Christian Piazza vainqueur du Rallye de Corse en 2012 après avoir brillamment explosé le temps scratch de la spéciale de Coti-Chiavari en 4’41’’10 lors de l’étape corse du DDMT 2011.

Figure 3 : Paul-Christian Piazza à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Et aussi Luc Deiana, second derrière le Champion de France Julien Toniutti, lors de l’édition 2013 du Rallye de Corse.

Figure 4 : Luc Deiana à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Retrouvez la vidéo de Luc Deiana lors de la montée de Casaglione en 2013 ici :

https://www.youtube.com/watch?v=-v4r1xc_e4w

Mais finalement ce sont d’autres pilotes qui vont briller lors des 3 montées de la course de côte de Casaglione en 2014 :

Jean-Michel Grange, souvent présent au départ des dernières éditions du Rallye de Corse, réussit le second temps lors de la seconde montée de Casaglione. C’est aussi la place qu’il occupera au classement scratch de la journée à l’issue des 3 montées de l’édition 2014 de la course de côte.

Figure 6 : Jean-Michel Grange à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Jean-Michel Franceschi, lui aussi habitué du Rallye de Corse, parviendra à s’intercaler en prenant la 5ème place du scratch de la course de côte de Casaglione 2014, juste devant le « vétéran » Laurent Statuto.

Figure 5 : Jean-Michel Franceschi à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Mais la palme revient incontestablement à Thomas Verdoni, régulièrement au départ du Rallye de Corse ces dernières années, qui arrache la victoire de la course de côte de Casaglione 2014 au guidon de la Honda CBRR.

Figure 7 : Thomas Verdoni à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Classement scratch de la course de côte de Casaglione 18 mai 2014

1er 32 Verdoni Thomas Honda 1000rr cbr Multicylindre 2’25.325 ES3 –

2° 122 Grange Jean-Michel 450 yzf Mono + de 250cc 2’25.507 ES3 +0.182

3° 6 Olivieri Maxime 450 yzf Mono + de 250cc 2’25.646 ES3 +0.321

4° 125 Piazza Paul-Christian 450 husqvarna Mono + de 250cc 2’26.468 ES2 +1.143

5° 75 Franceschi Jean-Michel 450 yzf Mono + de 250cc 2’27.620 ES3 +2.295

6° 46 Statuto Laurent 450 yzf Mono + de 250cc 2’27.736 ES1 +2.411

7° 17 Cousin Jean-Pascal Honda 450 hm Mono + de 250cc 2’28.936 ES1 +3.611

8° 4 Deiana Luc Honda 450 cc Mono + de 250cc 2’29.309 ES3 +3.984

Lors de la seconde édition de la course de côte de Casaglione, Thomas Verdoni parvient à placer sa puissante sportive devant la meute des monos.

Après cet échauffement pour les pilotes corses, les débats promettent d’être très chauds lors du prochain Rallye de Corse les 07 et 08 juin à Porticcio.

Papytoum