1987-1988 : épisode 9 le gros moteur Honda RFVC 100*82


papytoum

Bonjour,

Entamée au cours de l’année 1982, l’histoire des modèles Honda à moteur RFVC connait son ultime étape à l’occasion de la présentation du modèle Honda NX650 Dominator lors du salon de Tokyo en octobre 1987.

Figure 1 : Honda NX650 Dominator à moteur RFVC présentée au salon de Tokyo (Moto Revue n°2819 du 29 octobre 1987)

La route fut longue depuis l’époque où Al Baker testait le premier modèle Honda XR500R à moteur RFVC susceptible de gagner les courses de désert dans la région de basse Californie.

Figure 2 : Chuck Miller et la Honda XR500R à la Baja 1000 en 1983 (TrailBlazer Hall of Fame)

Le modèle Honda NX650 Dominator commercialisé en 1988 est l’aboutissement de la belle lignée des machines à moteur RFVC.

A côté de nouveautés propres au modèle Honda NX650 Dominator, les traces de ses prédécesseurs sont assez facilement repérables sur cet ultime modèle.

Figure 3 : moteur et cadre de Honda NX650 Dominator type RD02 modèle J de 1988 (papytoum)

Le gros moteur de 644 cm3 (100*82) du modèle Honda NX650 Dominator type RD02 conserve l’architecture typique du moteur RFVC à culasse radiale des précédents modèles. Par contre, il adopte un unique gros carburateur Keihin à boisseau à membrane.

Les deux collecteurs d’échappement (en inox) se poursuivent chacun par un court silencieux noir cerclé d’or et non par l’unique silencieux tout noir des modèles Honda XL600 antérieurs.

Comme les modèles Honda XL600LM et XL600RM qui l’ont précédé de 1985 à 1987, le moteur est équipé d’un démarreur électrique. Mais par rapport à ses prédécesseurs, le moteur de la Honda NX650 Dominator comporte un nouveau système de décompression automatique monté sur l’arbre à cames.

Le système de décompression automatique est bien décrit dans la Revue Moto Technique n°71 consacrée au modèle Honda NX650 Dominator.

Un vrai plaisir à démarrer la Dominator.

Le kick conservé sur les modèles commercialisés en 1988 et 1989 disparaitra sur le modèle 1990.

Le circuit électrique avec la grosse batterie a été adopté dès le modèle Honda XL600LM en 1985.

Le cadre du modèle Honda NX650 Dominator s’inspire de celui des modèles Honda XL600LM mais ses tubes carrés sont encore plus imposants.

Figure 4 : fourche et frein avant de Honda NX650 Dominator type RD02 modèle J de 1988 (papytoum)

Comme toute la gamme des Honda XL600 à moteur RFVC, le modèle Honda NX650 Dominator adopte une grosse fourche de 41 mm de diamètre. Seuls les premiers modèles Honda XL600RD en 1983 possédaient une fourche de 39 mm de diamètre.

En 1988, le gros disque avant de 256 mm de la Honda NX650 Dominator est particulièrement allégé (plein de trous). Le moyeu qui le supporte également. L’étrier de frein a également subi une transformation en ce sens.

De même diamètre que les freins équipant les Honda XL600LM et RM, l’ensemble du modèle Honda NX650 Dominator apparaît bien moins massif. A l’époque, il est également reconnu comme très efficace.

Sur les modèles NX650 Dominator suivants, Honda remettra un peu de matière sur les moyeux des roues et les disques de frein.

Figure 5 : bras oscillant et disque arrière de Honda NX650 Dominator type RD02 modèle J de 1988 (papytoum)

Nouveauté du modèle Honda NX650 Dominator, le frein arrière est à disque. Un vrai plus de ce modèle par rapport à ses prédécesseurs.

Le bras oscillant du modèle Honda NX650 Dominator est semblable à celui des modèles Honda XL600LM et RM.

Par contre, les roues tubeless des Honda XL600LM et RM de 1985 à 1987 n’ont pas été conservées. Elles ne réapparaîtront plus sur les modèles trail de Honda au cours des décennies suivantes.

Figure 6 : système Pro-Link de Honda NX650 Dominator type RD02 modèle J de 1988 (papytoum)

Le système de suspension Honda Pro-Link de la Honda NX650 Dominator est également nouveau. Bras d’amortisseur et tige de raccord d’amortisseur sont totalement sous les bras oscillant contrairement aux modèles Honda XL600 qui comportaient une fixation du bras d’amortisseur sur le dessus du bras oscillant.

Un système approchant avait été utilisé sur les Honda XL600 engagées en janvier 1986 pour le Team Honda Italie au Rallye Paris Dakar.

Figure 7 : caractéristiques du modèle Honda NX650 Dominator type RD02 (manuel du conducteur Honda Motor CO. LTD. 1987)

Comme pour tous les modèles de la gamme Honda XL600, une Revue Moto Technique très complète est disponible pour le modèle Honda NX650 Dominator.

Figure 8 : Revue moto technique n°71 (Honda NX650 Dominator)

Pour les mécanos, il est également possible de se procurer le manuel d’atelier de Honda.

Figure 9 : manuel d’atelier Honda NX650 Dominator (Honda Motor CO. LTD. avril 1988)

Le modèle Honda NX650 Dominator équipé du plus gros des moteurs RFVC régulièrement commercialisé va devenir un grand succès pour la marque japonaise au cours des années 1990.

Quant à nous, nous savons trop bien comment se termine les histoires de Honda RFVC dans les rallyes routiers. Nous sommes toujours là pour vous en parler.

Figure 10 : Honda NX650 Dominator « papytoum » après sa cabriole au Rallye de Corse le 08 juin 2014 (photo Rémi et Raphael)

Bon an mal an, l’histoire du moteur Honda RFVC se poursuivra jusqu’aux années 2019-2020.

Sacrée carrière tout de même…

A bientôt pour l’épisode 10

Papytoum

1984-1987 : épisode 8 l’autre moteur Honda RFVC 97*80 suite


papytoum

Bonjour,

En janvier 1985, c’est toujours un monocylindre à moteur RFVC qui est engagé au rallye Paris-Dakar pour les pilotes français du team Honda, Cyril Neveu, Gilles Lalay et Jean-Michel Baron.

Pour s’opposer aux protos Yamaha 660 cm3 de Chuck Stearns, Jean-Claude Olivier et Serge Bacou, Honda a concocté un nouveau modèle inspiré du modèle Honda XL600LM qui va être commercialisé au printemps 1985. La cylindrée exacte du moteur RFVC de ce proto n’est pas annoncée.

Figure 1 : proto sur base de Honda XL600LM pour le Dakar 1985 (Moto Journal n°681 du 27 décembre 1984)

Le nouveau proto a bénéficié des enseignements du modèle utilisé pour la Dakar en janvier 1984. La partie cycle a été modifiée : empattement plus long de 12 cm pour améliorer la stabilité à haute vitesse et selle abaissée de 6 cm.

Le moteur qui marchait du feu de dieu a été assagi mais garde une santé étonnante selon Pierre-Marie Poli qui présente la machine à la veille du départ pour le Dakar 1985.

Le moteur RFVC garde une vigueur et un tempérament saignant redoutable, à la fois amusant et efficace, nous indique le regretté pilote-essayeur de Moto Journal (Moto Journal n°681 du 27 décembre 1984).

Figure 2 : Cyril Neveu sur Honda XL600LM lors du Dakar 1985 (dakardantan.com)

En ce début d’année 1985, le septième Rallye Paris-Dakar marque la troisième victoire consécutive du bicylindre BMW dans le Dakar.

Le podium s’éloigne encore un peu plus pour le mono Honda qui termine à la cinquième place aux mains de Cyril Neveu. Au guidon des mêmes machines, les pilotes de Honda Italie, Andrea Balestrieri et Alessandro De Petri ont abandonné.

Figure 3 : Andrea Balestrieri sur Honda XL600LM au Dakar 1985 (dakardantan.com)

Suite à une réflexion menée au sein du HRC depuis 1984, Honda a changé son fusil d’épaule pour les prochaines éditions du Rallye Paris-Dakar. La marque nipponne ira chercher la victoire avec des bicylindres comme la concurrence.

En compagnie du journaliste Jean-Louis Bernardelli, le regretté pilote Gilles Lalay présente la Honda 750 NXR du Dakar 1986 dans une vidéo. Un bel engin pour de prochaines victoires dans le Paris-Dakar : https://www.youtube.com/watch?v=fRv1KSaaC-8

L’équipe Honda et ses NXR750 bicylindres aligneront quatre victoires consécutives de 1986 à 1989 : deux pour Cyril Neveu, une pour Edi Orioli, une pour Gilles Lalay.

Figure 4 : Cyril Neveu et Gilles Lalay sur Honda NXR750 lors du Dakar 1986 (https://www.motorcyclespecs.co.za/model/Honda/honda_nxr750_paris_dakar.htm)

Toujours très rapides lors des précédentes éditions du Rallye Paris-Dakar, les pilotes du team Honda Italie, Andrea Balestrieri, Alessandro De Petri et Edi Orioli, auront la charge de conduire la dernière évolution du monocylindre Honda RFVC lors de l’édition 1986 du Dakar.

Figure 5 : proto Honda XL600LM du team Honda Italia pour le Dakar 1986 (http://www.parisdakar.it/en/tag/honda/page/4/#/?playlistId=0&videoId=0)

Malgré leur handicap de puissance face aux bicylindres, les pilotes italiens réaliseront un joli tir groupé au classement général du Dakar 1986 au guidon des protos Honda XL600LM à moteur RFVC.

Figure 6 : Alessandro De Petri sur Honda XL600LM au Dakar 1986 (lastoriadellaparigidakar)

Avec cinq victoires d’étape, Alessandro De Petri n’est que 5ème. Edi Orioli termine à la 6ème place. Quant à Andrea Balestrieri, s’il n’a remporté aucune étape, il réussit à tenir tête à tous les autres monocylindres et termine sur les talons des deux bicylindres Honda NXR750 des pilotes français, Cyril Neveu et Gilles Lalay, qui ont dominé cette huitième édition du Rallye Paris-Dakar.

Figure 7 : essai du proto Honda XL600LM d’Edi Orioli (Moto Sprint 12/18 mars 1986)

Les infos concernant le moteur RFVC du proto à base de Honda XL600LM utilisé par les pilotes italiens lors du Dakar 1986 sont contradictoires.

S’agit-il d’un original moteur RFVC de 643 cm3 (100*82) comme l’indique le site italien consacré à l’histoire du Paris-Dakar (http://www.parisdakar.it/en/honda-xl-600l-1986/#/?playlistId=0&videoId=0) ?

Ou plus simplement d’un « classique » modèle 630 cm3 (100*80) alimenté par un simple carburateur de 40 mm comme indiqué par la revue spécialisée italienne (Moto Sprint n°475 des 12/18 mars 1986).

Figure 8 : Caractéristiques du modèle Honda XL600LM à moteur RFVC de 630 cm3 engagé au Dakar 1986 (Moto Sprint n°415 12/18 mars 1986)

En 1987, c’est l’ultime année pour les monocyclindres Honda à moteur RFVC dans le Rallye Paris-Dakar. Ce sont les pilotes italiens Andrea Balestrieri, Edi Orioli et Claudio Terruzzi qui les conduiront vers Dakar.

Dans ses potins du désert, Jacques Bussillet nous explique les conditions particulières qui ont permis le dernier départ des monos Honda à moteur RFVC pour Dakar (Moto Journal n°777 du 24 décembre 1986). Les exigences d’Andrea Balestrieri ne lui permettront pas d’obtenir le guidon d’un des bicylindres officiels pour le Dakar 1987. Le pilote italien se contentera d’un des « vieux monos » RFVC de Honda.

En 1988, les trois pilotes italiens rejoindront les pilotes français dans le team Honda composé de sept Honda NXR 750 bicylindres.

Lors du Dakar 1987, avec leur proto sur base de Honda XL600LM, Andrea Balestrieri et Claudio Terruzzi emportent chacun une étape face à la meute des multicylindres engagés, Honda, Cagiva, BMW et Yamaha.

Figure 9 : Claudio Terruzzi Honda XL600LM proto lors du Dakar 1987 (lastoriadellaparigidakar)

Quant à Edi Orioli, troisième pilote italien des monocylindres Honda à moteur RFVC, il monte sur la seconde marche du podium derrière la Honda NXR750 de Cyril Neveu qui remporte son cinquième et dernier Dakar.

Figure 10 : Edi Orioli premier mono au Dakar 1987 (publicité Honda http://www.parisdakar.it/fr/advhondaxl600lm/#/?playlistId=0&videoId=0)

La magnifique seconde place obtenue par l’italien Edi Orioli au Dakar 1987 constitue une sortie idéale du Rallye Paris-Dakar pour les monocylindres Honda à moteur RFVC.

Second du classement général et premier monocylindre avec Patrick Drobecq en janvier 1983, à nouveau premier monocylindre avec Philippe Vassard en janvier 1984, battu à la régulière par les puissants monocylindres Yamaha en 1985, puis premier monocylindre avec les pilotes italiens André Balestrieri en 1986 et Edi Orioli en 1987, le monocylindre Honda RFVC, dans ses différentes versions, n’aura jamais démérité sur les pistes vers Dakar de 1983 à 1987.

Avec la double victoire de Cyril Neveu en 1986 et 1987, celle du pilote italien Edi Orioli en 1988 puis celle du pilote français, Gilles Lalay en 1989, le choix de Honda de remplacer les monocylindres par des bicylindres a été payant pour gagner à Dakar.

Figure 11 : Cyril Neveu et la Honda XR550R vainqueurs du Dakar en janvier 1982 (https://global.honda/motorsports/Rally/history/part1.html)

Depuis la dernière victoire d’un monocylindre Honda au Rallye Paris Dakar, c’était en 1982 avec le proto Honda XR550R du HRC piloté par Cyril Neveu, il faudra patienter encore 38 ans pour voir un monocylindre Honda remporter à nouveau le Dakar.

En janvier 2020, Ricky Brabec, au guidon de la Honda CRF450 monocylindre, remporte son premier Dakar.

Figure 12 : Ricky Brabec et la Honda CRF 450 vainqueurs du Dakar en janvier 2020 (https://rally.hondaracingcorporation.com/rider/ricky-brabec/#lg=1&slide=3)

Ayant remporté la Baja 1000 en 2014, l’élève a bien appris au contact de ses maitres, Jimmy Lewis et Johnny Campbell.

Les deux pilotes américains, spécialistes de « desert race », ont remporté la Baja 1000 en 1998. Ce fut la dernière victoire pour la Honda XR600R à moteur RFVC.

Finalement, de 1983 à 1987, au cours des cinq années de présence de l’usine Honda avec différentes versions de son fameux monocylindre Honda RFVC, aucune n’est parvenue à l’emporter à Dakar.

Vous pouvez retrouver l’histoire du Dakar dans un document pdf sur le site d’ASO : DAK20-GuideHistorique-FR-Interactif-new

Figure 13 : Honda XL600RMG « papytoum » prête pour les rallyes routiers (mai 2020)

Quant à nous, en mai 2020, nous ressortons du garage le modèle Honda XL600RMG de 1986 prêt pour les épreuves du championnat de France des rallyes routiers 2021 en catégorie classiques.

A bientôt, pour l’épisode 9 de la saga RFVC.

Papytoum

1984-1987 : épisode 7 l’autre moteur Honda RFVC 97*80


papytoum

Bonjour,

Pour contrer le succès commercial de la Ténéré de Yamaha, Honda se devait de réagir.

Arrivée en coup de vent lors du salon de Paris en octobre 1984, dixit Yves Belleville dans Moto Revue, il faut attendre mai 1985 pour avoir les premières impressions au guidon de la nouvelle Honda XL600LM type PD04 à moteur RFVC 591 cm3 (97*80) qui aura la charge de relever le défi commercial de la Yamaha Ténéré.

Figure 1 : Honda XL600LMF type PD04 à moteur RFVC 591 cm3 (97*80) (Moto Journal n°700 du 09 mai 1985)

Eric Maurice prend contact avec le nouveau modèle de Honda. Celui-ci récupère l’image valorisante des grands rallyes africains par le biais d’arguments convaincants et adopte un démarreur électrique qui devrait lui permettre d’élargir sensiblement sa clientèle (Moto Journal n°700 du 09 mai 1985).

Outre les aspects extérieurs bien visibles (énorme réservoir de 28 litres, selle bleue, moteur rouge, bras de fourche, jantes et bras oscillant anodisés or, plaque phare à double optique, porte paquet avec plateau plastique noir), la Honda XL600LMF type PD04 présente une foule de différences par rapport aux modèles Honda XL600R type PD03.

Le cadre est d’un type nouveau constitué de tubes de section carrée pour les berceaux et les tirants. Le bras oscillant en profilé d’aluminium est de section plus importante. Le disque avant est de plus grand diamètre (256 mm contre 240).

Figure 2 : Jante tubeless de Honda XL600LM type PD04 (Moto Journal n°700 du 09 mai 1985)

Afin d’opter pour des pneumatiques sans chambre, une première sur un trail, le modèle Honda XL600LM adopte des jantes spéciales reconnaissables à leur arête centrale qui reçoit le pied des rayons. Les têtes des rayons viennent se fixer sur un moyeu dont la fonderie est tout à fait particulière (Moto Journal n°700 du 09 mai 1985).

Figure 3 : Honda XL600RH type PD03 « papytoum » équipée des roues tubeless de Honda XL600LM type PD04 (Rallye des Volcans 29-30 août 2009)

Pour notre part, après avoir testé les jantes et pneumatiques tubeless en rallye routier, nous n’avons pas été convaincus par la plus-value apportée par ce montage sur la Honda XL600R. Le poids total d’une paire de roues Honda à jantes tubeless dépasse de plus de 2 kg le poids de la paire des roues d’origine de la Honda XL600R.

Par comparaison, le poids d’une roue avant de Honda NX 650 Dominator avec jante de 1.85*21, que nous utilisions avec pneumatique Bridgestone BT45 + chambre à air, pèse environ 500 g de moins que la roue tubeless de Honda XL600LM avec jante de même dimension et pneumatique.

Nous avons toujours privilégié le montage du train avant de Honda NX650 Dominator sur les Honda XL600R dans les épreuves du championnat de France des rallyes routiers au cours des saisons 2009-2011 en catégorie classiques.

A noter que les jantes tubeless pour trail chez Honda resteront cantonnées aux modèles PD04 (XL600LM et XL600RM). En effet, aucun des modèles trail qui suivront, Honda NX650 Dominator, Honda Transalp et Honda XRV 650 Africa Twin notamment, ne reprendront ce type d’équipement.

Figure 4 : moteur RFVC rouge de la Honda XL600LMF type PD04 avec démarreur électrique (Moto Revue n°2702 du 09 mai 1985)

Selon Eric Maurice, le montage d’un démarreur sur le moteur de la Honda XL600LM devrait dispenser des fastidieuses séances de démarrage lorsque le mono se montre capricieux. Le montage du démarreur et de la grosse batterie participe grandement à la prise de poids de la Honda XL600LM par rapport à la Honda XL600R (155 kg contre 134 kg à sec).

Au niveau du moteur, afin d’améliorer le comportement à bas et moyens régimes, les cotes du moteur RFVC 591 cm3 de la Honda XL600 LM type PD04 sont de 97*80 contre 100*75 pour le moteur 589 cm3 des Honda XL600R type PD03.

Quant à la culasse de la Honda XL600LM, elle adopte les modifications apportées aux culasses des modèles Honda XL600RF de 1985 par rapport aux modèles XL600RD de 1983 :

– nouveau double carburateur Keihin (PH 69A) de diamètre 28 mm,

– conduits d’admission alésés coniquement de 24 à 28 mm au lieu de 32 mm,

– diamètre des soupapes revu à l’admission (34 mm contre 36) et à l’échappement (30 mm contre 31),

– taux de compression de 8,8 à 1,

Les transformations de la culasse sont destinées à accroitre les turbulences dans les tubulures et par voie de conséquence à améliorer le rendement (Moto Journal n°700 du 09 mai 1985).

Le rapport de première vitesse allongé des Honda XL600RF (de 34,1 à 35,2%) est conservé sur le modèle Honda XL600LMF type PD04.

Au guidon de la Honda XL600LMF, les bonnes impressions ressenties avec la Honda XL600RF semblent encore accentuées, selon Yves Belleville (Moto Revue n°2702 du 09 mai 1985).

Dans un essai comparatif, Yves Belleville confirme les progrès de la Honda XL600LM vis-à-vis de sa concurrente directe la Yamaha Ténéré. C’est beaucoup mieux, beaucoup plus agréable, plus vivant. Mais ce n’est pas encore un moteur de XT, déclare-t-il (Moto-Revue n°2704 du 23 mai 1985).

Le modèle Honda XL600LMF de 1985, en devenant XL600LMG en 1986 poursuit sa carrière inchangé.

En 1986, dans un nouvel essai comparatif de la Honda XL600LM face à la nouvelle Yamaha XT600 Ténéré, équipée elle-aussi d’un démarreur électrique, Alexander Campbell confirme le diagnostic fait par Moto Revue. Il regrette notamment le manque de souplesse moteur de la Honda qui s’incline en matière de reprises et d’accélération face à sa concurrente (Moto Journal n°742 du 27 mars 1986).

Mais comme il n’y a pas que le Dakar dans la vie des motards, en 1986, Honda commercialise un nouveau modèle de Honda XL600, la Honda XL600RM, une version à petit réservoir de la Honda XL600LM, plus adaptée aux déplacements dans nos contrées.

Figure 5 : la gamme Honda XL en 1986 (publicité Honda dans Moto Verte n°145 en mai 1986)

La Honda XL600RM est un modèle Honda de type PD04 qui vient enrichir la gamme Honda Trail. Celle-ci comprend désormais la Honda XL600RF type PD03 à moteur RFVC 589 cm3 (100*75) et les deux modèles Honda XL600LM et XL600RM type PD04 à moteur RFVC 591 cm3 (97*80) et démarreur électrique.

Figure 6 : Honda XL600RMG type PD04 (Le monde de la moto Mars 1987)

Par rapport à la grosse Honda XL600LM, les modifications sont bien visibles sur le nouveau modèle Honda XL600RM type PD04 : moteur de couleur noire, simple optique rectangulaire, jantes tubeless de couleur argent et un habillage remanié doté d’un petit réservoir de 13 litres.

Selon Ivan Magot, avec un poids allégé de 18 kg par rapport à la Honda XL600LM et une position permettant de mieux enserrer le réservoir, le nouveau modèle PD04 offre une inertie moindre et une vivacité que l’on ne connaissait pas avec la Honda XL600LM (Moto Journal n°749 du 15 mai 1986).

Figure 7 : caractéristiques du modèle Honda XL600RM type PD04 (manuel du conducteur Honda Motor CO. LTD. 1985)

Le rapport de première vitesse de la Honda XL600LM allongé par rapport aux Honda XL600R initiales est conservé sur le modèle Honda XL600RM type PD04 (34,1 à 35,2%).

Dans ses conseils techniques, la Revue Moto Technique hors-série 3 consacrée aux modèles Honda XL600R, XL600LM et XL600RM, présente la dépose de l’entrainement du démarreur électrique.

Figure 8 : dépose de l’entraînement de démarreur du moteur RFVC de la Honda XL600RMG (Revue Moto Technique Hors-série 3)

Sur les modèles Honda XL600LMH et XL600RMG à moteur noir, l’entrainement du démarreur électrique est muni d’un limiteur de couple constitué par un embrayage multidisque. Celui-ci se trouve placé sous un petit couvercle bien visible vissé sur le couvercle du pignon intermédiaire (Revue Moto Technique Hors-Série 3).

Figure 9 : Manuel d’atelier Honda XL600RMG (Honda Motor CO. LTD. 1986)

Les nouvelles couleurs du modèle Honda XL600LMH de 1987, la couleur noire du moteur RFVC et l’appendice représenté par le couvercle du limiteur de couple, apparu sur le moteur de la Honda XL600RMG en 1986, sont les modifications visibles qui touchent les modèles Honda type PD04 commercialisés en 1986 et 1987.

Figure 10 : la gamme Honda XL en 1987 (publicité Honda dans La vie de la moto de Mars 1987)

Ces modèles seront les derniers à paraitre dans les concessions Honda avant la sortie de l’ultime modèle à moteur RFVC de chez Honda.

Mais, nous en reparlerons très prochainement.

A bientôt, pour l’épisode 8 de la saga RFVC.

Papytoum

2014 : Saine bagarre en Classiques au 4ème Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

Malgré les conditions météo présentes lors du 4ème Rallye des Garrigues, pluie de jour et routes mouillées, le joli routier n’aurait pas dû présenter de difficultés particulières pour les concurrents de la catégorie Classiques.

Mais c’était sans compter avec l’étourderie de Nick Ayrton, 30 secondes de pénalités pour erreur de calage de sa pendule, la malchance d’Antoine, panne de carburation, la jeunesse de David Carlo, 2 fois 15 secondes de pénalités pour s’être approché trop près des tapis de pointage et l’inexpérience de la nuit pour Eveline Kislig, 30 secondes de pénalités lors de l’étape de nuit.

Au final, Ricou s’en sort plutôt bien avec la petite moto japonaise à moteur 2 temps. Il a beaucoup hésité avant le départ entre elle et sa moto habituelle en Classiques, la Honda XL600LM à moteur RFVC. Ricou finit second de jour puis 4ème de nuit et repart des Garrigues avec la troisième place au Classement provisoire du Championnat de France des Rallyes.

Ricou semble satisfait de sa nouvelle monture puisqu’on devrait le retrouver avec elle au prochain Rallye de la Sarthe.

Figure 1 : « Ricou » dans la spéciale de Lavérune (photo Raphael Ottavi)

Retrouvez l’interview d’Eric « Ricou » Mangematin par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/A6PcKTxzkBQ

Chez les bretons de l’Association Sportive de Trélivan les impressions sont mitigées. Leur jeune poulain, David Carlo a fait étalage de sa conduite sure sur les routes du Languedoc. Il finit seulement 6ème de jour à cause de ses 2 pénalités de 15 secondes. Il est 5ème de nuit derrière quatre pilotes habitués du Championnat de France des Rallyes. David devrait rapidement améliorer ses résultats. Attention à lui en Classiques au Rallye de la Sarthe.

Figure 2 : David Carlo dans la spéciale de Lavérune (photo Raphael Ottavi)

De jour, le second membre de l’association ne commet pas d’erreur sur le routier et assure des temps corrects en spéciale. Jean Keraudy est 4ème de l’étape de jour. La nuit, les conditions de roulage sont un peu plus difficiles pour les membres de l’Association Sportive de Trélivan qui bénéficient de l’ouverture de route assurée par David Carlo. Sans aucune pénalité, Jean est 7ème lors de l’étape de nuit.

Figure 3 : Jean Keraudy dans la spéciale de Murviel (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview de Jean Keraudy par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/wZpmAwo74h0

Au guidon de la même machine que Ricou, Michel Fontana est plutôt régulier de jour comme de nuit. Il conclut la journée à la 7ème place et la nuit à la 9ème.

Figure 4 : Michel Fontana dans la spéciale de Murviel (photo Cédric Houzet)

Egalement très régulier, Alain Keraudy, représentant lui aussi la Bretagne et l’Association Sportive de Trélivan, termine 8ème de jour comme de nuit.

Figure 5 : Alain Keraudy dans la spéciale de Murles (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview d’Alain Keraudy par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/b_KhLkry6jY

Au guidon de la Honda 750 XLV, Stéphane Chalemont s’est manifestement fait plaisir sur les routes de sa région pour son premier rallye. Stéphane est plus habitué à assurer notre sécurité au bord des routes des rallyes. Reverrons-nous Stéphane au départ d’un rallye ? Ce n’est pas impossible vu ses bonnes sensations lors de ce 4ème Rallye des Garrigues.

Figure 6 : Stéphane Chalemont dans la spéciale de Murles la nuit (photo Cédric Houzet)

Ils ont l’air plutôt content de leur course les anciens, Eric Mangematin, Philippe Thoumelin et Nick Ayrton sur le podium Classiques du Rallye des Garrigues 2014.

Figure 7 : Podium des Classiques du Rallye des Garrigues (photo Marc Troussard)

Après le Rallye des Garrigues, Papytoum et la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC sont en tête du classement provisoire du Championnat de France en Classiques devant Nick Ayrton et le gros 4 cylindres japonais, second et Eric Mangematin au guidon de la petite moto japonaise à moteur bicylindre deux temps, troisième.

Retrouvez l’interview de Philippe « Papytoum » Thoumelin par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/rlY1ZaP3UkQ

Classement provisoire du Championnat de France Classiques 2014 après le Rallye des Garrigues

Rang

Numéro

Pilote

Moto

Points jour

Points nuit

Total

1

163

THOUMELIN Philippe

Honda NX650 Dominator

30

21

51

2

160

AYRTON Nicholas

Suzuki 1100 GSXR

21

25

46

3

166

MANGEMATIN Eric

Yamaha 350 RDLC

25

18

43

4

168

KERAUDY Jean

Honda XL600R

18

15

33

5

169

CARLO David

Honda XL600R

16

16

32

6

164

CAVIGLIOLI Antoine-François

Honda NX650 Dominator

0

30

30

7

165

FONTANA Michel

Yamaha 350 RDLC

15

13

28

8

167

KERAUDY Alain

Honda XL600R

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Nous devrions retrouver nos « potes » Dominique Wils et Eric Fortin, autres habitués des Classiques, lors du prochain Rallye de la Sarthe les 12 et 13 avril au départ de La Suze sur Sarthe.

Papytoum

 

2014 : les Honda NX650 Dominator dominent aux Garrigues


papytoum

Bonsoir à tous,

toutes mes excuses pour le retard à vous présenter les résultats du Rallye des Garrigues 2014, première manche du Championnat de France des Rallyes Routiers. La neige tombée sur les Alpes au cours du week-end a plus que perturbé mon retour à domicile.

Par contre, aucun retard pour les Honda NX650 Dominator à moteur RFVC qui ont bien rempli leur contrat lors du 4ème Rallye des Garrigues que nous avons disputé le week-end dernier au départ de Lavérune (34).

Au guidon des Honda NX650 Dominator, Papytoum gagne l’étape de jour et Antoine-François Caviglioli remporte la nuit.

Dès l’ouverture de la bataille des Classiques, les choses ont très bien commencé pour Antoine qui nous colle près de 9 secondes lors du premier passage dans la spéciale de Murles.

Très en confiance sur le mouillé avec les pneumatiques Dunlop TR91 qu’il connait bien, Antoine emmène avec facilité sa Dominator sur les petites routes du Languedoc. Le poids léger de sa nouvelle machine est un avantage par rapport à sa lourde Honda Transalp de la saison précédente.

Malheureusement pour Antoine, le carburateur de la Honda Dominator donne des signes de défaillance lors du premier passage dans la spéciale de Murviel. Antoine est obligé d’abandonner l’étape de jour. Sans doute des saletés dans le carburant de sa vieille moto.

L’abandon d’Antoine fera l’affaire de ses concurrents des Classiques lors du décompte des points marqués pour le Championnat de France Classiques.

 

Figure 1 : Antoine Caviglioli dans la spéciale de Murviel (Photo Cédric Houzet)

Lors de l’étape de nuit, les routes ont un peu séché, il ne pleut plus. Antoine domine nettement la bataille chez les Classiques dans les 2 spéciales disputées. Antoine remporte la seconde étape du Rallye des Garrigues 2014.

Retrouvez l’interview d’Antoine Caviglioli par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/vgAd24Uk4gU

Derrière Antoine, c’est un peu la débandade en Classiques. Dans Murles, lors du premier passage de jour, tir groupé des Classiques à plus de 8 secondes d’Antoine. Nick Ayrton, David Carlo, le petit breton qui promet au guidon de sa Honda XL600R, Philippe Thoumelin, avec l’autre Honda Dominator et Eric Mangematin, qui a finalement choisi de rouler en Classiques avec le petit bicylindre japonais qui fume plutôt qu’avec la grosse Honda XL600LM à moteur RFVC, sont dans la même seconde. Stéphane Chalemont, le local de l’étape avec la Honda 750 XLV est un peu plus loin.

Lors du premier passage sur la patinoire de Murviel, du fait des ennuis de carburation d’Antoine, David Carlo avec la Honda XL600R passe le plus vite devant Nick Ayrton et son gros quatre cylindres japonais. Quant à moi, terrorisé par l’idée de la chute, je fais toute la spéciale en utilisant à l’excès le couple du gros moteur RFVC, très soucieux de ne pas faire patiner la roue arrière de la moto sur le mouillé. Résultat, je termine très loin au classement de la spéciale. Eveline Kislig, la suissesse qui pilote la même moto que moi, me suit de près chez les Classiques.

Figure 2 : Eveline Kislig avant le départ du Rallye des Garrigues 2014

Après l’abandon d’Antoine, pour le second passage dans les spéciales de jour, le binôme Papytoum-Honda Dominator se reprend. Je fais le meilleur temps dans Murles, douze secondes plus vite qu’au premier passage, juste devant Stéphane Chalemont qui se lâche avec la Honda 750 XLV. Dans Murviel, spéciale plus rapide, je suis second derrière Nick, encore 13 secondes de mieux qu’à mon premier passage. Les choses sont enfin plus conformes à nos attentes respectives. Pour le Rallye de la Sarthe, il va falloir que j’assure beaucoup mieux les reconnaissances des spéciales pour éviter mes errements en course. David Carlo, qui fait 2 fois quatrième prouve qu’il faudra compter avec lui en Classiques cette saison.

 

Figure 3 : David Carlo au Rallye des Garrigues 2014 (photo Cédric Houzet)

Sur la spéciale rapide de Lavérune qui clôt la journée, je termine à 6/10 de Nick. Bonne fin d’étape pour Papytoum et la Honda NX650 Dominator.

Figure 4 : Nick Ayrton dans la spéciale de Lavérune (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview de Nick Ayrton par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/717TUYyX5cE

Malheureusement pour nos copains du Moto Club Dauphinois, Alain et Olivier Amblard sortent assez violemment sur la portion finale très glissante de la spéciale. Ils explosent le side-car au fond d’un fossé et doivent abandonner. Bien secoués, les 2 membres de l’équipage s’en sortent heureusement plutôt bien mais avec pas mal de contusions. Le side-car Choda d’Alain aura plus de mal et devra subir des opérations de mécanique assez lourdes pour retrouver les routes des Rallyes. Bon courage Alain.

 

Figure 5 : Alain Amblard en plein préparatif à Lavérune (34)

Après l’abandon d’Antoine de jour et suite à la pénalité de 30 secondes prises par Nick sur le routier dès le début du Rallye des Garrigues, les choses se sont plutôt rapidement éclaircies pour moi sur ce 4ème Rallye des Garrigues. Malgré mes insuffisances, au bilan final du Rallye des Garrigues 2014, je succède à Stéphane Guéguin, vainqueur ici en 2013 en catégorie Classiques.

En somme un excellent début de saison 2014 pour les Honda NX650 Dominator à moteur RFVC à l’occasion du Rallye des Garrigues.

Rendez-vous à tous les 12 et 13 avril à La Suze sur Sarthe pour le Rallye de la Sarthe.

Papytoum

 

2014 : les Honda à moteur RFVC en force au départ du Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

En 2014, la bataille va encore faire rage dans la catégorie des Classiques du Championnat de France des Rallyes Routiers et les motos Honda à moteur RFVC devraient à nouveau tirer leur épingle du jeu.

Ce ne sont pas moins de trois Honda XL600R à moteur Honda RFVC qui viennent de Bretagne afin de participer au Championnat de France des Rallyes 2014 en Classiques.

Au guidon, Alain, Jean et Carlo qui représentent l’Association Sportive de Trélivan moto (22).

Figure 1 : Carlo, Jean et Alain de l’Association Sportive de Trélivan Moto aux Cht’is givrés 2014 (photo Sandra Kientz)

Alain Keraudy : motard depuis peu, 60 ans, et seulement 3 ans de permis moto. Alain a eu envie de goûter à la compétition moto. Pour des questions de format de course, il a choisi le Rallye Routier. Comme il le dit : « naïvement, je pensais que ma navigation compenserait mes piètres performances ».

Un coup de fil à Robert Degaudez, animateur entre autres du forum de Rally Spirit et le voilà au départ des Chtis givrés en 2013 au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC. Suivront les Rallyes de la Sarthe, du Beaujolais, du Dourdou, les Volcans et en dernière minute le Dark Dog Moto Tour.

Sacré programme tout de même pour un débutant…

Au programme d’Alain en 2014 : outre les Chtis givrés pour l’échauffement, les Rallyes des Garrigues, de la Sarthe, de l’Ain, du Dourdou et les Volcans… La suite dépendra de l’état de ses finances.

Quelle motivation !!!

Jean Keraudy : motard depuis toujours, il roule au quotidien en TDM 850. Pour ne pas laisser Alain, son frère, se perdre seul dans la France profonde, Jean vient lui aussi au Rallye Routier avec une Honda XL600R à moteur RFVC, histoire de mutualiser les dépenses. Jean suivra en 2014 le même programme que son frère Alain.

A noter que Jean a obtenu son premier podium en Classiques au Rallye de la Sarthe en 2013 pour son premier rallye.

Bravo !!!!

David Carlo : il est le petit jeune du groupe. Il découvre les Rallyes Routiers, lui aussi au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC.

Robert Degaudez a manifestement fait des émules en Bretagne.

Selon Alain, David comprend vite et ses performances entrevues lors des Chtis givrés en 2014 devraient faire monter le niveau moyen de l’Association Sportive de Trélivan moto dans les Rallyes Routiers.

On ne peut que souhaiter pleine réussite aux membres de l’Association Sportive de Trélivan moto à l’aube de la nouvelle saison des Rallyes Routiers en Classiques.

Lui vient du Sud de la France, représentant du Moto Club Toulonnais, Eric Mangematin, dit Ricou, 60 ans, a eu sa première expérience en Classiques au Rallye des Volcans en 2011.

Eric est un habitué des Rallyes Routiers qu’il disputait au guidon d’une grosse sportive japonaise.

Figure 2 : Eric Mangematin Honda XL600LM au Rallye du Morvan 2013

Depuis 2011, « Ricou » participe régulièrement au Championnat de France des Rallyes en Classiques : 6eme  au classement du Championnat de France Classique en 2012 puis 4eme en 2013 avec une 3eme place au Rallye de l’Ain. Il finira la saison 2013 par la victoire en Classiques au Rallye des Volcans.

Si l’on suit sa progression ces 3 dernières années en Classiques, l’année 2014 devrait le voir sur le podium final du Championnat de France des Rallyes en Classiques.

Eric Mangematin roule avec une Honda XL600LM à moteur RFVC de 1986 sur laquelle il a adapté une fourche de Honda NX650 Dominator pour l’utilisation en Rallye Routier.

Toujours au guidon du flat twin allemand à base de 80 GS de 1984, Eric Fortin s’engagera sur plusieurs épreuves du Championnat de France des Rallyes 2014 en Classiques.

Figure 3 : Eric Fortin avec le gros flat twin allemand au DDMT 2013

Si sa disponibilité professionnelle et les ressources suivent, Eric devrait être présent au Rallye de la Sarthe, au Rallye de l’Ain, au Rallye du Dourdou et au Rallye du Var.

Eric sera bien entendu au départ du DDMT 2014 dont il est un des grands spécialistes dans la catégorie Classiques qu’il a déjà remportée à deux reprises.

Comme d’habitude, Eric sera accompagné de « Nico » le préparateur de ses motos. Pour 2014, sur le flat twin dont la cylindrée est de 1000 cm3, Nicolas testera un double allumage. Au niveau partie cycle, la jante arrière sera de 3.5 pouces et la moto aura enfin un vrai frein arrière dixit Eric.

Les mauvaises langues diront qu’avec une moto Honda à moteur RFVC les mécanos peuvent passer le week-end tranquillement à domicile. Ce ne sera malheureusement pas le cas de Nicolas qui devrait encore se faire un sang d’encre pour le flat twin allemand au cours de la saison 2014…

A l’approche de la saison 2014, prions pour eux !!!!

Dominique Wils, sur les traces d’un autre pilote nordiste, le Champion de France des Rallyes 1985 Robert Degaudez, avait participé à son premier rallye lors du Rallye de la Sarthe 1987. Il avait ensuite participé à l’édition mémorable du Rallye du Vercors en 1987.

http://lesblogs.motomag.com/rfvc-1984-2014/2014/02/25/1987-un-proto-honda-rfvc-628-cm3-pour-les-rallyes-routiers/

Avec la Honda XL600R à moteur RFVC, Dominique a même tâté de l’enduro localement, fait un peu de piste en Monobike ainsi qu’en Supermotard. A le voir conduire en spéciale lors du dernier DDMT, ces diverses expériences ont manifestement laissé des traces.

Figure 4 : Dominique Wils dans la spéciale de Coursac au DDMT 2013

En 2008, Dominique Wils évoque avec un ami son envie de re-faire du Rallye Routier avec l’XLR qui dort au fond du garage. Son pote lui assure qu’il ne faudra que 3 semaines pour la remettre en état après toutes ces années. Son inscription au Rallye de l’Ain 2008 fut envoyée 3 semaines avant la course. Venu participer un peu comme en vacances, le virus le reprend.

Depuis 2008, en fonction de ses disponibilités, Dominique participe à quelques épreuves, au nombre de une à 4 ou cinq par saison.

En 2014, il devrait être présent au Rallye de la Sarthe.

Dominique sera également au départ du Tunisian Moto Tour. Au-delà du dépaysement, ce qui attire Dominique dans ce nouveau Rallye en Tunisie, c’est qu’il n’y a aucune reconnaissance pour personne et que tous les pilotes sont donc à égalité.

La Champion de France des Rallyes en catégorie Classiques de 2009, Renaud Fanon, devrait également participer à quelques épreuves en 2014. Il devrait notamment être présent au Rallye du Dourdou, un rallye qu’il affectionne particulièrement.

Cette saison Renaud a donné la priorité à d’autres disciplines moto, sur la piste notamment. A le voir rouler sur le circuit d’Alès lors du DDMT 2013, on voit bien que Renaud a des dispositions pour la piste.

Figure 5 : Renaud Fanon sur le circuit d’Alès au DDMT 2013

Malgré la présence des spécialistes du DDMT en catégorie Classiques, Nick Ayrton et Eric Fortin qui cumulent les victoires dans la catégorie Classiques sur cette épreuve, Renaud Fanon gagne avec brio le DDMT 2013 en catégorie Classiques.

Depuis 2009, Renaud reste fidèle à la Honda XL600LM ou RM équipée du moteur Honda RFVC. Cette année, sa machine avait été soigneusement préparée par son ami Stéphane Guéguin de Motor Spirit à Saint Christol lez Alès (30). Stéphane sera d’ailleurs au départ du Rallye des Garrigues 2014 en catégorie 125. Un pilote et sans doute une très belle machine à suivre de près lors du Rallye des Garrigues 2014.

Stéphane Guéguin ne renouvellera pas en 2014 sa performance en catégorie Classiques lors du Rallye des Garrigues 2013 qu’il  avait remportée avec la petite moto sportive japonaise bicylindre 2 temps préparée par ses soins.

En 2014, Antoine Caviglioli ne roulera plus avec la Honda Transalp de sa jeunesse. Comme d’autres pilotes en Classiques, il a fait le choix de rouler avec une Honda NX650 Dominator. Un très bon choix a priori.

Figure 6 : Antoine Caviglioli au Rallye du Dourdou 2013 (photo Sandra Kientz)

Comme nombre d’entre nous dans la catégorie Classiques, Antoine a besoin de bien voir la route de nuit. Comme sur sa Honda Transalp en 2013, Antoine a particulièrement soigné l’éclairage de sa Honda NX650 Dominator à moteur RFVC en vue de la saison 2014.

Figure 7 : Honda NX650 Dominator d’Antoine Caviglioli prête pour la saison 2014

Dans la catégorie Classiques, l’épouvantail au cours du Championnat de France des Rallyes 2014, sera une fois de plus Nick Ayrton.

Déjà vainqueur du Championnat de France des Rallyes en Classiques en 2010, 2012 et 2013, Nick sera à nouveau très difficile à battre à la régulière en 2014.

Figure 8 : Nick Ayrton avec le puissant 4 cyclindres japonais au Sun Rallye 2011

Tous les coups seront donc permis en 2014 pour tenter de le battre : dégonflage des pneumatiques, sucre dans l’essence, inversion des flèches sur le routier avant son passage, contrôles radar inopinés et fausses équipes de gendarmes dans les liaisons, punaises avant son passage sur le routier, huile sur la route dans les spéciales, et j’en passe.

Toutes les bonnes idées sont les bienvenues…

Figure 9 : Nick Ayrton sur le circuit d’Alès au DDMT 2013 (photo Francesco Scuderi)

Le problème avec Nick, c’est qu’il a la meilleure moto et qu’il est le meilleur pilote, sur la route comme sur les circuits.

Mais loin de nous décourager, cela ne fait que renforcer notre envie d’être devant lui comme a réussi à le faire Renaud Fanon lors du DDMT 2013.

Figure 10 : Podium des motos Classiques au DDMT 2013

Mais quel pilote de moto Honda à moteur Honda RFVC voudra bien prendre la place de Renaud Fanon et sa Honda XL600RM à moteur RFVC sur les podiums du Championnat de France des Rallyes 2014 entre Nick Ayrton et Eric Fortin avec leurs très grosses machines ????

Bonne saison 2014 à tous.

A lundi.

Papytoum

Retour à 1988 : Essais de la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC 644 cm3


papytoum

Bonjour à tous,

La Honda NX650 Dominator est présentée au salon de Tokyo en octobre 1987. Elle est vraiment classe dans son habit rouge et or. Elle existe aussi en noir et dans une couleur vieux gold spécifique au marché français.

Figure 1 : Honda NX650 Dominator présentée au salon de Tokyo en octobre 1987 (Moto Journal n° 817 du 29 octobre 1987)

Selon Moto Journal n°817 du 29 octobre 1987, la Honda NX650 Dominator marque le retour du trail à des prétentions plus routières.

La Honda NX650 Dominator a été élaborée autour du moteur monocylindre à simple arbre à cames en tête et culasse RFVC à 4 soupapes radiales des Honda XL600LM et XL600RM. Il en conserve l’architecture, lubrification par carter sec et démarreur électrique, mais s’en démarque par la cylindrée. Celle-ci passe en effet à 644 cm3 (contre 591) grâce à l’augmentation conjointe de l’alésage (+3 mm) et de la course (+ 2 mm).

Si rien de fondamental n’a changé, on note cependant quelques innovations visant à améliorer le fonctionnement et la facilité d’utilisation de la mécanique. Ainsi, la chaine de distribution est allégée et dotée d’un système de tension automatique à cliquet.

Le double carburateur des Honda XL600LM/RM a cédé la place à un unique mais copieux carburateur Keihin de 40 mm à dépression assisté d’un dispositif mécanique sensé améliorer sa réponse lors des brutales variations d’ouverture. L’échappement à double sortie est prolongé par 2 silencieux qui débouchent de part et d’autre de la selle.

On signalera également l’apparition d’un nouveau mécanisme de décompresseur automatique qui réduit l’effort nécessaire au démarrage de 30%. Enfin, la boite de vitesse à 5 rapports bénéficie d’une première plus longue que celle des 600 trails.

Toutes ces innovations se traduisent au bout du compte par une légère augmentation de la puissance qui passe de 44 à 46 chevaux. Elle est obtenue 500 tours plus bas. Le couple maxi se situe lui aussi 500 tours plus tôt et sa valeur passe de 5 mkg à 5,8 soit une progression bien plus sensible que la puissance. Honda a manifestement cherché à privilégier les sensations de conduite et la pêche à la reprise plutôt que la vitesse maxi.

Figure 2 : Moteur et cadre de Honda NX650 Dominator (Moto Journal n°818 du 5 novembre 1987)

La partie cycle a fait l’objet d’un soin attentif dans le but d’améliorer la rigidité d’ensemble. Le cadre, simple berceau dédoublé, est constitué de tubes de section rectangulaire ou ronde selon les endroits. L’huile pour le moteur est contenue dans la poutre supérieure du cadre et dans le berceau avant.

Le principe des jantes tubeless inaugurées avec la Honda XL600LM a été abandonné. Le freinage est assuré par 2 disques ; de 256 mm à l’avant et de 220 mm à l’arrière. Avec ses 152 kg, la Honda NX650 Dominator est annoncée avec 3 kg de moins que la Honda XL600LM.

Pour ma part, j’aime bien la couleur vieux gold de la Honda NX650 Dominator réservée au marché français.

Figure 3 : Essai de la Honda NX650 Dominator (Moto Revue n°2838 du 10 mars 1988)

Selon Eric Breton dans Moto Revue n°2838 du 10 mars 1988, la Honda NX650 Dominator se régale des reprises à moyens régimes. Le moteur de la Honda est plein à tous les régimes, jouant sur le couple pour être diaboliquement efficace. L’embrayage relativement peu progressif de la Honda NX650 Dominator explique un temps assez médiocre au 400 m départ arrêté. Par contre, sa boite de vitesse est un modèle du genre, douce, précise et ultra rapide.

A la conduite, il faudra se méfier des dérobades de l’arrière de la Honda NX650 Dominator. La position très avancée du pilote qui déleste l’arrière accentue le phénomène.

La décélération procurée par le freinage de la Honda NX650 Dominator est sidérant d’efficacité dixit Moto Revue.

Figure 4 : Essai de la Honda NX650 Dominator (Moto Journal n°837 du 17 mars 1988)

Après Moto Revue, c’est au tour de Moto Journal de faire l’essai de la Honda NX650 Dominator dans le n°837 du 17 mars 1988. Les conclusions de Bertrand Sébileau sont à peu de choses près les mêmes que celles de son collègue de Moto Revue : agile en virage, les sorties de courbe sont un régal avec le moteur plein de brio de la Dominator.

Après les Honda XL600R et les Honda XL600LM et XL600RM, la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC devrait être un outil tout à fait adapté à la pratique des Rallyes Routiers.

Pour nous en convaincre, il ne reste plus qu’à en trouver une et à la préparer en vue du Championnat de France des Rallyes Routiers 2014.

A demain.

Papytoum

2009 : Renaud Fanon Champion de France des Rallyes Classiques avec la Honda XL600LM à moteur RFVC 591 cm3


papytoum

Bonjour à tous,

En 2008, j’ai acheté une Honda XL600RH pour participer à quelques manches du Championnat de France des Rallyes 2009 en catégorie Classiques.

Figure 1 : Honda XL600RH achetée en mai 2008 en vue du CFRR 2009

La moto ne marche plus. Elle est d’apparence fatiguée. Le démontage moteur révèlera que c’est encore pire. Le moteur a été massacré lors de démontages/remontages vraiment pas professionnels.

Figure 2 : Culasse de Honda XL600R préparée par Gonin moteurs en janvier 2009

Il faudra l’intervention de Gonin moteurs à Lyon sur la culasse et toute la patience de Benoît Benier pour arriver à remonter le moteur le plus correctement possible. Malgré de lourds frais de pièces et d’heures de travail, le résultat obtenu sur le moteur RFVC ne sera jamais vraiment correct.

Figure 3 : Benoit Benier, le fils, prépare la Honda XL600RH pour la saison 2009

Les premiers essais de la Honda XL600RH remontée avec la culasse Gonin moteurs et un arbre à cames racing stage 1 sont encourageants. Cependant, les tares fondamentales du moteur très usé de cette machine et les handicaps du montage choisi font déjà douter du potentiel de la machine pour les spéciales des Rallyes Routiers.

Des trous sont perceptibles à l’accélération. La coupure des gaz est chaotique du fait d’un palonnier de carburateur fatigué obligeant à anticiper la coupure des gaz avant les virages. Le moteur manque de couple en bas du fait du montage racing ce qui rend les sorties de virage laborieuses.

Mauvaise pioche !!!!!!

Figure 4 : Essai de la Honda XL600RH sur la fameuse route du Peuil près de Grenoble en février 2009

Malgré tout, avant la participation de l’équipage « Papytoum » + Honda XL600R au premier Rallye des Garrigues qui ouvre le Championnat de France des Rallyes en mars 2009, l’optimisme est visible à la concession Honda moto de Grenoble.

Figure 5 : Devant la concession Honda Altitude moto en février 2009

Il a l’air content le « Papypilote » entouré par les 2 légendes : Marc Benier, le mécanicien des moteurs Honda RFVC des années 1980 et Gilles Bonjean, le jeune patron de la concession Honda moto de Grenoble, mais aussi vainqueur du classement promotion au Rallye Vercors-Trièves 1992 au guidon de la moto Honda XR600 à moteur Honda RFVC.

Le moteur Honda RFVC est une vraie tradition dans les Rallyes Routiers de la région de Grenoble.

Pour participer au Championnat de France des Rallyes Routiers dans la catégorie Classiques, il faut engager une moto qui respecte un âge limite. La copie de la notice descriptive fournie par Honda France indique le 31 janvier 1985 comme date d’enregistrement pour les modèles Honda XL600R type PD03 dont les numéros commencent à 5100001.

Figure 6 : Copie de la notice descriptive des modèles Honda XL600RH n°5100001 à 6200001

Les 2 modèles Honda XL600RH que j’utiliserai en 2009-2010 (N°5200090) et 2011 (N°5200003) seront conformes aux exigences du règlement Classiques de la FFM.

 

Figure 7 : Honda XL600RH engagée au premier Rallye des Garrigues en mars 2009

Au premier Rallye des Garrigues, c’est Renaud Fanon qui impose la Honda XL600LM type PD04. Renaud utilise la même machine que Jean-Pierre Pélissou, vainqueur du Championnat de France des Rallyes en 2008 en catégorie Classiques. 

Renaud Fanon est un habitué du Championnat de France des Rallyes Routiers. 

Figure 8 : Renaud Fanon pilote une Honda XL600LM au Rallye des Garrigues 2009

Au classement du Rallye des Garrigues en Classiques, Renaud Fanon précède Gérard Spagli qui emmène très bien sa lourde Kawasaki Z1000.

Quant à moi, je me suis fait très plaisir à conduire à nouveau la Honda XL600R à moteur RFVC sur les petites routes du Languedoc. Les résultats se sont progressivement améliorés en cours de rallye. En fin de nuit, je commençais à me rapprocher des temps de Renaud Fanon.

Figure 9 : Philippe « papytoum » Thoumelin sur Honda XL600RH au Rallye des Garrigues en mars 2009

Confiée à des mains expertes, la Honda XL600LM type PD04 à moteur Honda RFVC 591 cm3 conduite par Renaud Fanon apparaît comme une machine bien adaptée aux Rallyes Routiers

 

Figure 10 : Renaud Fanon à Maison Blanche lors du Rallye de la Sarthe 2009

A regarder de près, comme sur la machine de Jean-Pierre Pélissou en 2008, il n’apparait aucune entorse à l’aspect d’origine de la Honda XL600LM de Renaud Fanon en 2009 sinon un garde boue court à l’arrière et un garde boue près de la roue à l’avant.

Figure 11 : Renaud Fanon sur le circuit Bugatti en avril 2009

C’est dans le pilotage très généreux de Renaud Fanon au guidon de la Honda XL600LM à moteur RFVC qu’il faut chercher l’explication de sa série de victoires en 2009. Renaud Fanon remporte 9 des 10 manches qu’il a disputées en catégorie Classiques en 2009.

Renaud Fanon sera uniquement devancé par Dominique Wils lors de l’étape de nuit à la Sarthe.

Renaud Fanon n’aura même pas à faire le déplacement lors de la clôture du Championnat de France des Rallyes fin août 2009 au Rallye des Volcans ayant acquis les points suffisants pour empocher le titre de Champion de France des Rallyes en catégorie Classiques.

Au guidon de la Honda XL600LM, Renaud Fanon est brillant.

Figure 12 :  Dominique Wils au Rallye de la Sarthe en avril 2009

Dominique Wils a hérité de la Honda XL600R avec laquelle Robert Degaudez a été Champion de France des Rallyes en 1985. S’il trouvait la disponibilité pour disputer un Championnat entier, Dominique Wils pourrait sans aucun doute rejoindre son mentor sur les tablettes du Championnat de France des Rallyes Routiers.

A la Sarthe, notre ami grenoblois, Jean-Louis Mas, a catapulté la Versys dans les champs. Il est très content que Daniel Orriols la lui ramène pour assurer (anticiper) dès que possible la reprise de la conduite.

Figure 13 : Jean-Louis Mas récupère sa Versys après sa chute au Rallye de la Sarthe en avril 2009

Manifestement, notre ami grenoblois va déjà beaucoup mieux lors du Rallye de l’Ain en 2009 et son attirance pour les rallyes ne faiblit pas. Serait-il venu dans l’Ain à moto ???

Figure 14 : le parc fermé du Rallye de l’Ain à Cerdon en juin 2009

Pour la clôture du Championnat de France des Rallyes 2009 au Rallye des Volcans fin août, ma Honda XLR600RH a peu évolué. Je teste une paire de roue tubeless de Honda XL600LM. Je ne conserverai pas cet équipement que je trouve trop lourd par rapport aux roues non tubeless des XLR.

 

Figure 15 : Honda XL600RH au départ de jour du Rallye des Volcans 2009

Sur le podium du Rallye des Volcans 2009, on retrouve un brillant trio de pilotes au guidon de Honda XLR : Laurent Razy, Dominique Wils et Jean-Pierre Pélissou.

 

Figure 16 : Laurent « lolo » Razy au Rallye des Volcans 2009

Laurent « lolo » Razy, très efficace, pilote sa XLR comme la sportive à laquelle il est habitué.

 

Figure 17 : Jean-Pierre Pélissou au Rallye des Volcans 2009

Le Champion de France Classiques 2008, Jean-Pierre Pélissou, fait très bonne figure dans la catégorie des Classiques du Rallye des Volcans.

 

Figure 18 : « Papytoum » au Rallye des Volcans 2009

Pendant tout le Rallye des Volcans, je chercherai à ne pas me laisser surprendre par une fermeture des gaz en 2 temps qui a bien failli m’envoyer dans un mur lors des reconnaissances.

Il faudra que je pense à investir dans une Honda XL600R bien mieux conservée si je veux un jour disputer le Championnat de France des Rallyes en catégorie Classiques dans de bonnes conditions.

En 2010, je poursuivrai mon apprentissage des Rallyes Routiers en catégorie Classiques en participant au Rallye du Ventoux.

 

Figure 19 : Plaque de course du 1er Rallye du Ventoux en 2010

Le tracé du premier Rallye du Ventoux a de quoi ravir les amoureux de la discipline. Il est composé d’une alternance de petites routes sinueuses et de belles routes tortueuses. La montée du Ventoux par Malaucène et la descente par Bédoin sont au programme.

Figure 20 : Tracé du Rallye du Ventoux 2010 : Malaucène, Suzette, Beaumes, Sablet, St Roman, Faucon, Brantes, Veaux, Le Ventoux

La spéciale de Vaux est connue des pilotes automobiles du Rallye de Vaison la Romaine. Elle sert aussi de course de côte en motos anciennes.

Comme dans les Rallyes Routiers à l’ancienne, le découpage des CH fait la part belle aux CH difficiles. Ce ne sera pas du goût des autorités fédérales qui apporteront quelques modifications au découpage horaire. Dommage pour le sport mais tant mieux pour la tranquillité des riverains.

Figure 21 : Papytoum et la Honda XL600RH dans la spéciale de Vaux au Rallye du Ventoux 2010

Au premier Rallye du Ventoux en mai 2010, je finis second en Classiques derrière Nick Ayrton et sa puissante 1100 GSXR. Ce rallye constitue la finale du Championnat de France des Rallyes 2010. Nick Ayrton y gagne sa première couronne de Champion de France des Rallyes en catégorie Classiques. Ce ne devrait pas être la dernière.

Après ces premiers tests en Classiques en 2009 et 2010, c’est juré la saison prochaine je prends une Honda XL600R neuve pour faire le Championnat des Rallyes Routiers en Classiques….

A demain

Papytoum

2008 : Jean-Pierre Pélissou mène la meute des Honda XL600 à moteur RFVC


papytoum

Bonjour à tous,

En 2008, c’est une véritable armada de Honda XL600 qui prend d’assaut le Championnat de France des Rallyes Routiers en catégorie Classiques.

Figure 1 : Honda XL600R de Robert Degaudez engagée dans le Championnat de France des Rallyes Routiers en Classiques en 2008

Robert Degaudez, Champion de France des Rallyes en 1985, engage une Honda XL600R flambant neuve pour disputer la saison de Rallyes Routiers 2008.

Figure 2 : Robert Degaudez au Rallye de la Sarthe 2008

Au Rallye de la Sarthe 2008, les choses commencent bien pour le gang des XLR. Jean-Pierre Pélissou au guidon d’une Honda XL600LM gagne la catégorie Classiques devant Luc Martin conduisant la grosse moto allemande et la Honda XL600R de Robert Degaudez.

A noter que Robert a fait le choix d’une roue avant de 18 pouces pour le Rallye de la Sarthe.

En Corse, c’est une vraie razzia du gang des XLR. Laurent Razy, Honda XL600R, l’emporte en Classiques devant Jean-Pierre Pélissou, Honda XL600LM, et Laurent Dailloux, Honda XL600R. Aucun respect pour l’ancienne gloire du CFRR, Robert Degaudez, Honda XL600R, qui termine derrière le trio des jeunes loups du gang des XLR.

 

Figure 3 : Laurent Dailloux Honda XL600RH au Rallye de Corse en avril 2008

Le jeune Laurent Dailloux en pleine attaque au Rallye de Corse au guidon de la Honda XL600RH.

Figure 4 : Jean-Pierre Pélissou Honda XL600LM au Rallye de Corse en avril 2008

En 2008, avec la grosse Honda XL600LM, Jean-Pierre Pélissou va bien moins vite que l’année précédente lorsqu’il roulait avec la KTM 690.

Quand il finissait 19ème de la première spéciale à Tassinca en 2007 avec la 690 KTM, il n’est que 62ème dans la spéciale du Pont de Cassone en 2008 avec la Honda XL600LM à moteur RFVC. Mais le plaisir avec ces vieilles motos est ailleurs que dans la recherche d’une bonne place dans le classement scratch. Quoique !!!!

Figure 5 : Robert Degaudez au Rallye de Corse en avril 2008

Compte tenu du terrain en Corse, Robert Degaudez a choisi la roue avant de 21 pouces pour sa Honda XL600R.

Figure 6 : Philippe Thoumelin ouvreur du Rallye de l’Ain 2008

A l’invitation de Jean-Jacques Guillemoz, président de mon nouveau club, l’Union Motocycliste de l’Ain, je roulerai jour et nuit en ouverture du Rallye de l’Ain 2008 avec un scooter. Le 500 TMax que je découvrais est une machine amusante à conduire sur les petites routes du Bugey.

Au Rallye de l’Ain, nouvelle main basse des XLR sur le classement des Classiques. Laurent Dailloux, Honda XL600R, l’emporte devant Jean-Pierre Pélissou, Honda XL600LM, et Eric Sarafis 350 RDLC.

Le tableau de chasse des XLR est encore meilleur au Rallye du Dourdou. Laurent Razy, Honda XL600R, Laurent Dailloux, Honda XL600R, et Jean-Pierre Pélissou, Honda XL600LM, terminent dans cet ordre en Classiques.

En 2008, le règlement et les commissaires ne sont pas exigeants vis-à-vis de la conformité des motos de la catégorie Classiques. Des différences assez notables par rapport à l’aspect d’origine des machines sont tolérées sur les Honda XLR engagées dans la catégorie. Certaines des modifications acceptées en 2008 ne le seront plus en 2009. Notamment, la roue avant en diamètre d’origine devra être conservée.

Figure 7 : Laurent Dailloux au Rallye des Volcans en août 2008

Pour la saison 2008, Laurent Dailloux a fait le choix d’un modèle Honda XL600RH. Ce sont les derniers modèles du type PD03 sortis par Honda en France en 1987. Le moteur RFVC qui est utilisé ici a une cylindrée de 589 cm3 (cotes 100 * 75 mm).

Les modèles Honda XL600RH ont subi quelques évolutions au niveau de la carburation et du CDI par rapport aux modèles Honda XL600RD et XL600RF commercialisés en 1983 et 1985. Ils démarrent mieux. Il est plus facile de conduire en utilisant le couple du monocylindre. Le modèle RH est équipé d’une fourche de diamètre 41 mm contre 39 sur les modèles RD de 1983. Comme les autres modèles Honda XL600R type PD03, il conserve le petit disque de frein avant de 240 mm et le démarrage exclusif au kick.

La préparation pour les Rallyes Routiers de la machine de Laurent Dailloux inclut un train avant spécifique. Probablement dérivé d’une Honda XL600V, il comporte un freinage avec gros étrier et grand disque. La roue avant de 21 pouces est conservée. Le montage d’un phare xénon au centre de la plaque phare est un autre bon choix fait par Laurent Dailloux dans la préparation de sa XLR en 2008.  

Figure 8 : Jean-Pierre Pélissou au Rallye des Volcans en août 2008

Pour sa Honda XL600LM à gros réservoir de 28 litres, Jean-Pierre Pélissou n’a semble-t-il pas apporté de modification notable sauf peut-être un changement de l’amortisseur à l’arrière.

Commercialisée en 1985 avec son beau moteur RFVC rouge, la Honda XL600LM type PD04 a en effet déjà beaucoup évolué par rapport au modèle PD03. La liste des évolutions est longue : démarreur électrique et batterie plus grosse, fourche de 41 mm avec gros étrier de frein avant et disque plus épais de 256 mm. Les jantes sont toujours rayonnées mais tubeless. Le moteur a subi de nombreuses modifications également. Les Honda type PD04 utilisent la version du moteur RFVC de 591 cm3 de cylindrée (cotes 97 *80 mm). Culasse et soupapes, carburation, CDI et échappement sont spécifiques aux modèles PD04.

Figure 9 : Laurent Razy au Rallye des Volcans en août 2008

La Honda XL600R de Laurent Razy est celle qui s’éloigne le plus du modèle commercialisé. Elle se rapproche des machines que nous préparions pour le Championnat de France des Rallyes dans les années 1980. Parmi les modifications les plus visibles figurent la roue avant à jante large en 17 pouces (jante arrière tubeless rayonnée de 2,5 pouces de Honda XL600LM ou RM) et la jante large à l’arrière de même diamètre. Ces jantes permettent à Laurent Razy d’utiliser des pneus routiers sportifs contrairement aux trails de ses collègues qui roulent avec des roues en 21 pouces à l’avant. Et que dire des performances de son moteur.

Le résultat du travail sur le moteur de Laurent Razy du sorcier lyonnais Gonin moteurs est éloquent. Malgré la qualité de son pilotage, les résultats de Laurent Razy sur chacune des manches auxquelles il a participé en 2008 ne laissent planer aucun doute sur l’avantage procuré par le moteur de sa machine vis-à-vis de ses collègues engagés avec des XLR dans la catégorie Classiques.

Malgré tout, c’est bien la Honda XL600 la plus proche en apparence de la machine de série qui sera sacrée Championne de France des Rallyes Routiers en catégorie Classiques en 2008.

Auteur d’une belle saison, ayant marqué des points à toutes les manches, contrairement à Laurent Razy, vainqueur de 6 des 12 manches disputées, et à Laurent Dailloux, moins régulier, Jean-Pierre Pélissou gagne, en 2008, avec la Honda XL600LM à moteur RFVC le titre de Champion de France des Rallyes en catégorie Classiques.

Figure 10 : Dominique Wils et Philippe Thoumelin à Cerdon le 24 mai 2008

Quant à moi, le spectacle des Honda XL600 en course et l’évocation de quelques vieux souvenirs de Rallyes Routiers datant de 1987 avec Dominique Wils, ont fini de me convaincre de revenir disputer quelques manches dans le Championnat de France des Rallyes Routiers avec une de ces anciennes machines la saison prochaine.

On en parle demain.

 Papytoum