Circuits de régularité moto en Charente dans les années 1980


papytoum

Bonjour,

Le début des années 1980 est assez particulier pour la discipline qui nous intéresse tous.

En effet, suite aux discussions qui agitent les instances dirigeantes du motocyclisme mais aussi les pratiquants depuis des années, ce sont deux règlements qui sont présentés par la FFM en 1980 : un règlement de régularité et un règlement des rallyes (France Moto n°131 du 11 janvier 1980).

Le résultat de ces 2 règlements concurrents se traduit par deux calendriers (France Moto n°132 du 15 février 1980.

Figure 1 : calendrier des épreuves de régularité et de rallyes de la saison 1980 (France Moto n°132 du 15 février 1980)

Deux calendriers qui verront se concurrencer des épreuves de régularité et des rallyes lors de la saison 1980. Drôle de situation pour une discipline qui avait déjà du mal à attirer des concurrents.

De notre côté, suite à l’annonce d’une nouvelle édition d’un rallye routier en Charente (16), nous sommes partis à la recherche des précédentes éditions des épreuves de régularité qui ont eu lieu dans ce département il y a bien longtemps.

https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

Les moto-clubs des Charentes ont beaucoup œuvré dans la période 1970-1986 pour offrir aux concurrents de l’époque de belles épreuves de régularité sur les petites routes de la région. Malheureusement, la participation des concurrents n’a pas souvent été à la hauteur des efforts engagés par les organisateurs.

L’AM Angoumoisine (16), le MC de Rochefort (17), l’AM Surgères (17), le MC Rochelais (17) sont les clubs le plus souvent cités pour les organisations dans les Charentes. D’autres, comme le MC Oléron (17) ou le MC de Saintonge à Saintes (17) sont parfois aussi à l’œuvre dans les organisations d’épreuves de régularité pilotées par la ligue Poitou-Charentes.

C’est l’amicale motocycliste angoumoisine (AMA) qui s’y colle en 1981 pour organiser le 11ème circuit de régularité national au départ d’Angoulême (17). L’épreuve est largement présentée dans le journal la Charente libre dans ses éditions des 17, 20 et 21 novembre 1981.

Les responsables de l’AMA souhaitent en faire le prélude à un prochain tour de Charente moto qu’ils espèrent organiser.

L’épreuve des 21 et 22 novembre 1981 est la première du championnat de régularité 1982. A l’époque en effet, le calendrier de régularité débute à l’automne de l’année précédente.

Le parcours de 600 km se décompose en 3 étapes, jour-nuit-jour, avec départs et arrivées au plateau de Lunesse à Angoulême (16). Au cours de chacune des 3 étapes, une épreuve à moyenne spéciale chronométrée se déroule sur une portion de parcours. Le dimanche matin, les concurrents disputent la course de côte de Chillot entre Saint Même les carrières (16) et Segonzac (16).

Figure 2 : road book du Rallye de l’AMA 1981 (Charente libre 23 novembre 1981)

Une trentaine de concurrents se présentent au départ. Le pilote angoumoisin Jean-Luc Deneuvy, vainqueur des classements circuits et spéciales du récent tour de France en 250 cm3 est au départ ainsi que le champion de France de régularité 1980, le bordelais Patrick Kempf. Les spécialistes des rallyes, Alain Villeneau (AM Surgères) et Pierre Lacour (MC Lyon) sont également à suivre.

Figure 3 : résultats du rallye de l’AMA (Charente libre 25 novembre 1981)

C’est le pilote de l’AM Surgères (17), Alain Villeneau, récent vainqueur national des coupes de l’Armistice, épreuve de moto entre régularité et enduro, disputées autour de Paris, qui remporte le 11ème circuit de régularité du Poitou. Alain avait déjà brillé sur les routes charentaises en gagnant la 9ème édition du circuit de régularité du Poitou en octobre 1979 au départ de Surgères (17).

Le parisien Gilles Planchon figure à la 5ème place du classement général du rallye de régularité motocycliste organisé par l’AM angoumoisine (Charente libre 25 novembre 1981).

A l’issue de l’épreuve, le président Jean Forillière de l’AMA et les membres des autres clubs organisateurs ne peuvent cacher leur profonde déception.

Les repérages de 580 km de routes, la préparation de trois parcours chronométrés et d’une course de côte, la mobilisation de plus de 150 bénévoles et la mise en place de 96 contrôles horaires. Tout ça pour 21 coureurs, c’est à s’arracher les cheveux !!!! (Charente libre lundi 23 novembre 1981).

Figure 4 : les trois boucles du 12ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre 20 novembre 1982)

Dès le 17 novembre 1982, la Charente libre présente abondamment la nouvelle édition du Rallye de l’AMA des 20 et 21 novembre 1982. Le 12ème circuit de régularité nationale de la ligue du Poitou reprend le même schéma que la précédente édition : 570 km en trois boucles avec départ au Logis de Lunesse à Angoulême (17), une course de côte entre le Chillot et les Androux (16) et trois spéciales chronométrées dans la forêt de bois blanc (16).

Figure 5 : au départ du 12ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest lundi 22 novembre 1982)

Le pilote angoumoisin Jean-Luc Deneuvy, vainqueur de la catégorie plus de 500 au premier Rallye Plein Sud organisé par l’AS FFM, fait à nouveau figure de favori parmi les 23 concurrents au départ de l’épreuve. Il faut aussi compter sur le parisien Gilles Planchon, récent vainqueur du Rallye du Doubs, et sur Daniel Duchesne (UM Soissons), champion national en catégorie 125-400 cm3 (Charente libre 20 novembre 1982).

Après la victoire du lyonnais Pierre Lacour devant Alan Villeneau au championnat de régularité 1982, c’est un autre lyonnais, Jean-Luc Nicolas du MC de Lyon (69), qui souffle la victoire au pilote charentais, Alain Villeneau de l’AM Surgères (17), dans la première épreuve comptant pour le championnat de régularité 1983.

Amère déception après l’arrivée pour les organisateurs du 12ème circuit de régularité du Poitou ou 2ème Rallye de Charente de l’AMA. «Trop de travail pour trop peu de résultats, il n’y aura pas d’édition en 1983 » lance à la presse Jean Forillière, le président de l’AMA (Charente libre et Sud-Ouest lundi 22 novembre 1982).

Il faudra attendre les 27 et 28 avril 1985 pour que se déroule à nouveau un rallye en Charente (Charente libre 27 avril 1985).

Deux boucles de durée équivalente sont au programme des concurrents : la première à partir de 13 h 30 le samedi 27 avril 1985 et la seconde dès 21 h 30 le samedi soir. Les organisateurs ont prévu pas moins de 26 contrôles (CH et CP) lors de la première boucle.

Suite à un routier finalement assez peu sélectif contrairement aux éditions précédentes de l’épreuve charentaise, c’est dans les épreuves chronométrées que s’est joué le classement général (Lettre FFM du 30 avril 1985). A ce régime, le pilote angoumoisin Jean-Luc Deneuvy parvient à glisser sa puissante Honda 1100 cm3 de production à la troisième place derrière les 2 machines d’enduro, l’Husqvarna 400 cm3 de Thierry Hardy (MC Roquebrune) (06) et la KTM 500 de Gérard Pardon (CM Beaujolais) (69).

Figure 6 : classement général du rallye de Charente 1985 (Lettre FFM 30 avril 1985)

L’amicale motocycliste angoumoisine (AMA) (16) pouvait clore son année en félicitant le pilote Jean-Luc Deneuvy pour ses brillantes performances au cours de la saison de régularité 1985 (Charente libre vendredi 28 novembre 1985).

A notre connaissance, en dehors du Rallye du Poitou 1986 qui se disputa sur les routes de la région, il ne s’est plus disputé d’épreuve de régularité ou de rallye routier moto dans les Charentes depuis cette époque lointaine.

Ce ne sera bientôt plus le cas avec la prochaine édition du Rallye de Charente organisée par l’équipe du CORCC.

La nouvelle épreuve charentaise est programmée les 19, 20 et 21 octobre 2018 au départ de Rouillac (16). https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

Finalement, le retour de Jean-Yves Rivollet sur une épreuve du championnat de France des rallyes routiers aura été plus rapide que je ne l’envisageais dans un précédent article parlant du Rallye de l’Ain 2018. Au guidon de l’une de ses 125 Gauthier, Jean-Yves a pris le départ du Rallye des Coteaux organisé par l’ASMRP à Mauves (07) les 08 et 09 septembre 2018. Jean-Yves a pu y retrouver un autre champion évoqué récemment dans le blog moto mag RFVC 1984-2014 en la personne de Jean-Jacques « jacky » Guillemoz qui officiait comme directeur de la course.

Figure 7 : Jean-Yves Rivollet 125 Gauthier et Christian Lacoste Matchless G80 au départ de Mauves (07) (photo Henri Heran)

En catégorie classiques, comme son collègue Robert Degaudez au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC, Jean-Yves n’a pas pu terminer l’épreuve ardéchoise avec la Gauthier du fait d’une mécanique défaillante. Il se rattrapera au prochain Rallye de Charente qu’il devrait disputer au guidon d’une moto plus moderne.

Christian Lacoste, qui disputait déjà les circuits de régularité en Charente au cours des saisons 1981-1982 au guidon de la Yamaha 350 RDLC, devrait en être également au guidon de la Matchless G80 cette fois.

Après cette surdose de régularité en Charentes-Poitou, je reviendrai prochainement sur une période plus récente et sur les machines qui sont la seule vraie raison de ce blog, les Honda à moteur RFVC dans les rallyes routiers du CFRR.

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits des France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

Années 1970 : Des circuits de régularité moto dans le Poitou


papytoum

Bonjour,

C’est lors de l’épreuve de régularité organisée au départ d’Archiac (16) que le jeune pilote Joseph Tougeron de l’AM Nantaise (44) connait sa plus grosse déception de la saison 1969. Après une première saison de régularité en tous points exceptionnelle, second et premier civil du Cannes-Genève-Cannes notamment, il rate de peu le titre chez les civils. Il faut lire son interview dans France Moto n°15 du 15 janvier 1970 pour comprendre qu’elle était l’ambiance dans cette discipline où les concurrents s’infligeaient des durées de selle peu imaginables aujourd’hui.

Figure 1 : brillante saison de régularité pour Joseph Tougeron en 1969 (France Moto n°15 du 15 janvier 1970)

Après cette belle saison de régularité, Joseph s’illustrera sur les terrains de Moto Cross en catégorie 125.

C’est le Gymkhana club Archiacais (16) qui s’associe à la ligue du Poitou pour organiser la seconde édition du circuit de régularité du Poitou en 1972.

Figure 2 : pendant la semaine de reconnaissance des gendarmes lors du second circuit de régularité du Poitou (Charente libre 17 octobre 1972)

Un menu routier copieux attend les concurrents : 841 km 500 en deux étapes d’Archiac (16) à Thouars (79) et retour.

Figure 3 : concurrents au départ de la seconde édition du circuit de régularité du Poitou (France Moto n°57 du 15 novembre 1972)

Malheureusement, l’absence de course de côte ou autres épreuves de vitesse expliquerait selon France Moto la bouderie des concurrents notamment chez les civils. Il faut reconnaitre que les épreuves longue distance de l’époque étaient plutôt favorables à nos collègues miliaires.

Figure 4 : passage des concurrents à Cognac lors du second circuit de régularité du Poitou (Charente libre 17 octobre 1972)

Dans le classement général, parmi les dix premiers classés, le premier civil est Jean Forillière de l’AM Angoumoisine (AMA). Le pilote charentais, qui devance le policier Geneletti, semble bien perdu au milieu des militaires de la garde républicaine ou du club de la police nationale.

Figure 5 : classements du second circuit de régularité du Poitou en 1972 (France Moto n°57 du 15 novembre 1972)

Le brillant pilote/policier Jean-Pierre Geneletti figure au 9ème rang du classement général de cette seconde édition du circuit de régularité du Poitou. Jean-Pierre fera bien mieux par la suite en remportant notamment le 7ème Tour de France moto au guidon de sa Honda Bol d’Or.

En 1973, c’est le MC Rochelais (17) qui est le partenaire de la ligue pour l’organisation de la 3ème édition du circuit de régularité du Poitou les 13 et 14 octobre.

Vingt-six militaires ; 12 de la CRS, 11 de la gendarmerie mobile et 3 de la douane de la Rochelle sont inscrits ainsi que 17 civils.

La volonté des organiseurs est de faire passer le circuit dans toutes les villes de la Ligue du Poitou ayant un club motocycliste (Charente libre vendredi 12 octobre 1973).

Le circuit routier est toujours aussi long (839 km 500). De La Rochelle (17), le samedi 13 octobre à partir de 13 h 30, il rejoint Limoges (87) lors d’une première étape de 435 km. Une épreuve d’accélération est au programme entre Beaugeay (17) et Marennes (17).

La seconde étape de 404 km, dès 6 heures le dimanche 14 octobre, ramène les concurrents à La Rochelle. Une course de côte entre Saint-Junien (87) et Brigueuil (16) se dispute sur le circuit de retour. Un parcours accéléré et une épreuve de moyenne spéciale chronométrée sont également prévus sur le circuit routier.

Au programme, 56 contrôles horaires et 5 départements traversés.

En 1973, les mauvaises conditions météo qui ont accompagné les concurrents ont rendu l’épreuve poitevine encore plus exigeante pour les pilotes et les machines. La pluie et le vent accompagnèrent les concurrents de bout en bout (Charente libre lundi 15 octobre 1973).

Figure 6 : passage des concurrents au contrôle de la tricherie (Charente libre mardi 16 octobre 1973)

Au contrôle de la tricherie à Eymouthiers (16), seuls 28 des 47 concurrents engagés, civils et militaires, avaient pointé entre 2 et 3 heures après leur départ de la Rochelle (17).

Vous avez dit indigeste les épreuves de régularité dans le Poitou ?

Pour qui ? Les organisateurs ou les concurrents ?

Figure 7 : classements civil et militaire du 3ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre 15 octobre 1973)

C’est une nouvelle fois, Jean Forillière qui remporte le circuit de régularité de la ligue du Poitou chez les civils. Sur ce type d’épreuve longue distance, il est encore difficile pour un civil d’intégrer le top 10 dans les circuits de régularité.

Figure 8 : classement général du 3ème circuit du Poitou (Sud-Ouest mercredi 17 octobre 1973)

Après ses bonnes performances chez les concurrents, Jean Forillière sera président de l’AM Angoumoisine (16) et organisera plusieurs éditions du Rallye de Charente dans les années 1980.

Mais nous en reparlerons prochainement.

En 1974, la 4ème édition du circuit de régularité du Poitou est programmée pour les 12 et 13 octobre. Les organisateurs forment le vœu que la participation des civils augmente par rapport aux précédentes éditions.

Deux grosses équipes militaires sont présentes, dix gendarmes sur Norton emmenés par Pothier, le vainqueur 1973, et une forte équipe de CRS habitués des circuits de régularité.

Le circuit de 825 km part du parking Beaulieu à La Rochelle (17) le samedi à midi. Le parcours rejoint Poitiers (86) pour une première étape longue de 528 km. Le retour de 302 km se déroule dans la matinée du dimanche. La météo favorable contrairement à l’édition précédente sera bien appréciée des pilotes du 4ème circuit de régularité du Poitou.

A noter la participation d’une féminine, Anita Ferrieux du COP Le mans (72) et d’un équipage side-car au 4ème circuit de régularité du Poitou.

Figure 9 : les vainqueurs du 4ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest lundi 14 octobre 1974)

C’est le local Pierre Blondeau des douanes de la Rochelle (17) qui l’emporte. Il précède 11 autres militaires. Le premier civil, Jean-Marc Drouet de Rochefort (17), pointe à la treizième place du classement général.

A signaler, la médaille d’or de Jean-Pierre Geneletti lors du Championnat national de régularité chez les militaires en 1974.

En 1975, la cinquième édition du circuit de régularité du Poitou est confiée cette fois au MC de la Charente La Couronne (16) les 11 et 12 octobre.

Le circuit routier de 816 km propose un aller de 360 km entre La Couronne (16) et l’esplanade Record à Angoulins (17). Le retour du dimanche est long de 456 km avec un premier départ dès 4 h 30.

Une course de côte le samedi à Charchenay (79) et une épreuve à moyenne non impartie dans les marais sur la D238 entre Moeze (17) et Hiers (17) le dimanche sont au programme des concurrents.

Figure 10 : concurrent du 5ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre 13 octobre 1975)

Parmi les 64 inscrits, on compte 54 civils.

Finalement, avec 65 bulletins d’engagements mais seulement 45 partants, le vœu des organisateurs a-t-il été exhaussé ?

Figure 11 : arrivée de la première étape du 5ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest mercredi 15 octobre 1975)

Au classement général, tir groupé des civils derrière le gendarme Denis Gérardin et 5 autres gendarmes. Le side-cariste Bruno Bérard et sa passagère Begranne terminent l’épreuve.

Figure 12 : classement général du 5ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest mercredi 15 octobre 1975)

Lors de l’arrivée sur le Champ de Foire à la Couronne (16), les applaudissements du public venu nombreux malgré la météo, accueillent la jeune angoumoisine de 17 ans, Nadine Labrousse, qui en termine avec une épreuve marquée par un froid glacial (Charente libre lundi 13 octobre 1975).

Pour 1976, face aux difficultés rencontrées par la commission sportive de la ligue du Poitou, l’épreuve a failli ne pas se faire.

Le 6ème circuit de régularité de la ligue du Poitou comporte 807 km de Cognac (16) à Limoges (87) et retour à Cognac (16) en passant par Niort (79). Une course à moyenne non impartie dès le départ et une course de côte sont à disputer lors de la première étape, une base secrète à moyenne imposée au lever du jour lors de la seconde.

Figure 13 : classement général du 6ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°101 du 15 novembre 1976)

C’est le policier Jean-Pierre Geneletti qui remporte le classement général dominé par le club motocycliste de la police nationale. Le premier civil, Jacky Tirbois de Surgères (17), parvient enfin à placer sa BMW devant tous les civils.

Figure 14 : le policier Jean-Pierre Geneletti vainqueur du 6ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°101 du 15 novembre 1976)

Finalement chez les militaires, entre gendarmes et policiers, c’est un coup à toi, un coup à moi, lors des circuits de régularité du Poitou.

En 1977, le Motor’s-club angoumoisin s’est vu confié l’organisation du 7ème circuit de régularité de la ligue du Poitou.

Jean Trigaud du club de Champagne Mouton (16) est le seul engagé charentais.

Figure 15 : Jean Trigaud au départ du 7ème circuit de régularité du Poitou (Charente libre lundi 10 octobre 1977)

Après les contrôles techniques le samedi 08 octobre 1977 sur l’esplanade de Bourgines à Angoulême (16), les concurrents partent à partir de 13 heures pour une première étape de 498 km qui les fera passer par Thouars (79).

Une course de côte aux Fontenelles près de Saint Maixent (79) est à disputer lors de la première étape.

Figure 16 : avant le départ du 7ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°110 du 15 novembre 1977)

Après quelques heures de neutralisation, la seconde étape Angoulême (16) Surgères (17) Angoulême (16) part le dimanche dès 4 heures. Une épreuve de vitesse sur le circuit du Parveau à Cognac (16) est au menu des concurrents lors de la seconde étape de 332 km.

Le tracé de 830 km chemine à travers la Charente, la Charente maritime, les Deux Sèvres et la Vienne. Il comprend 94 contrôles horaires. C’est sans doute beaucoup de travail d’organisation pour 31 engagés au départ de la première étape et 23 rescapés pour la seconde.

La première étape disputée presque constamment sous la pluie fut la plus sélective. Gilles Planchon abandonnera suite à une erreur de parcours ainsi que René Serniguet, leader du provisoire, sur crevaison. Le circuit de vitesse du Parveau dû être annulé, la boue et la pluie rendant le circuit impraticable.

Figure 17 : classement général du 7ème circuit de régularité du Poitou (France Moto n°110 du 15 novembre 1977)

Au classement scratch absolu, c’est le pilote civil William Roques de l’AM Surgères (17) qui l’emporte. Il a donc fallu attendre la 7ème édition du circuit de régularité du Poitou pour qu’un civil parvienne enfin à précéder les militaires au classement général. William précède un autre brillant pilote, le policier Jean Hulin.

En 1978, l’organisation de la 8ème édition du Circuit de régularité du Poitou est confiée au MC Thouarsais (79). Cinquante-quatre pilotes prennent effectivement le départ, 36 sont classés.

Le circuit comporte 651 km en une seule étape avec départ de nuit. Il chemine à travers des communes de la Vienne (86), des Deux-Sèvres (79) et des Charentes (16) et (17).

Outre ses 42 CP et 26 CH, les concurrents doivent disputer une base secrète, une course de côte et un parcours de vitesse à moyenne non impartie.

En 1978, Patrick Kempf l’emporte chez les civils et Pierre Bertrand chez les militaires lors du 8ème circuit de régularité du Poitou.

Figure 18 : pénalités dans la base et places au 8ème circuit du Poitou chez les civils (France Moto n°118 du 15 octobre 1978)

En 1979, retour en Charente maritime puisque c’est la ville de Surgères (17) qui sera la tour de contrôle du 9ème circuit de régularité du Poitou comme nous l’indique Sud-Ouest dans sa présentation de l’épreuve le jeudi 11 octobre 1979.

Le parcours compte 719 km en 2 étapes qui traverseront 3 départements.

Au départ du parc des expositions de Surgères (17) à 20 h 30, la première étape de 189 km se déroule entièrement de nuit. Après neutralisation, la seconde étape à partir de 4 h 30, comprend un parcours de 529 km qui passe par Niort (79).

Le 9ème circuit de régularité du Poitou comprend 3 épreuves spéciales : un parcours accéléré à moyenne non impartie entre les écluses (17) et Hiers (17) dans le marais de Brouage (17), la course de côte des Fontenelles près de Charchenay (79) et une base chrono tenue secrète.

A signaler qu’à l’époque la moyenne horaire est différente selon la catégorie des machines. Au circuit du Poitou 1979, la moyenne horaire est de 52 km/h pour les moins de 250 cm3 et de 60 km/h pour les plus de 250 km/h.

Au départ de l’épreuve, 35 concurrents seront passés au contrôle le samedi 13 octobre mais seulement 28 seront classés le dimanche 14 octobre 1979.

Figure 19 : classement général du 9ème circuit de régularité du Poitou (Sud-Ouest 15 octobre 1979)

Alain Villeneau de l’AM Surgères (17) remporte le classement général du 9ème circuit de régularité du Poitou devant nombre des meilleurs pilotes civils et militaires du moment. Ce sera une des nombreuses victoires d’Alain Villeneau dans les épreuves de régularité au cours des saisons de régularité 1979-1983.

Figure 20 : résultats du Rallye du Poitou 1986

Il faudra attendre 1986 pour qu’un rallye porte à nouveau le nom de Poitou. Il nous fera découvrir les nouveaux noms des pilotes de pointe de la discipline des rallyes routiers.

Mais avec ses 58 partants, le Rallye du Poitou 1986 encouragera-t-il l’association sportive de la FFM à continuer d’investir sur les rallyes dans des régions où son attrait auprès des motards ou du public est loin d’être évident ?

La suite prouvera que non. La seule exception dans ces lointaines régions de l’Ouest de la France est la persistance de l’épreuve de la Sarthe avec ses belles petites routes, son magnifique circuit de vitesse et son équipe très solide et très motivée qui traverse les époques avec beaucoup de succès.

Au début des années 1980 en Poitou, il y aura eu quelques épreuves de régularité organisée par l’AM Angoumoisine (16) et son président Jean Forillière. Nous en parlerons la semaine prochaine.

C’est également là qu’aura lieu le nouveau Rallye de Charente organisé par l’équipe du CORCC les 19, 20 et 21 octobre 2018 au départ de Rouillac (16).

https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits des France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

Circuits de régularité moto en Charente maritime dans les années 1970 1980


papytoum

Bonjour,

Après des débuts timides, la régularité s’est développée dans la ligue du Poitou sous l’impulsion de Monsieur Michel Degrange (président de la ligue de 1977 à 2000). L’AM Surgères (17) possède une équipe de 10 pilotes qui participent aux différents circuits de régularité organisés dans la ligue (France Moto n°121 du 15 février 1979).

La première édition du Tour de Charente maritime date des 06 et 07 mai 1978. Elle ne fait pas l’objet d’annonce ou de compte rendu dans le journal Sud-Ouest de cette période. C’est dommage.

La 8ème édition du circuit national de régularité de la ligue du Poitou, conjointement organisé par le MC Thouars (79) et la ligue du Poitou basée à la Rochelle (17), est programmée les 07 et 08 octobre 1978 pour un parcours routier de 651 km en une étape.

Figure 1 : circuit de régularité de la ligue du Poitou des 07 et 08 octobre 1978 (France Moto n°117 du 15 septembre 1978)

Les concurrents des circuits de régularité avaient la santé à l’époque. Pour les « grands rallyes » comme le Poitou les concurrents pouvaient s’enquiller jusqu’à 1200 km au cours du week-end. Pour les « petits » rallyes comme ceux du Beaujolais ou de l’Ain, la dose prescrite était plus raisonnable, 150 km à faire trois fois par exemple.

Cette différence entre les épreuves explique en partie la persistance des classements distincts entre civils et militaire à cette époque.

En effet, les pilotes de ces 2 groupes ne concourraient pas vraiment dans la même catégorie tant leurs moyens étaient différents. Abondantes reconnaissances, heures effectuées sur ordre de mission avec des machines de l’administration, équipe dédiée à la reconnaissance pour établir les road books, machines de course appartenant au club d’un côté, amateurisme pur de l’autre.

En 1979, le calendrier national des épreuves de régularité compte 12 épreuves. Le MC Airvault (79) prévoit d’organiser la 2ème édition du Tour motocycliste des Deux Sèvres le 21 février. Un parcours de 400 km en une seule étape avec départ et arrivée à Airvault (79) (France Moto n°121 du 15 février 1979).

Le circuit de régularité organisé au départ de Saintes (17) par le MC Saintonge le 10 juin 1979 et le Rallye du Poitou les 13 et 14 octobre 1979 par l’AM Surgères (17) sont également au programme en 1979.

Le compte rendu de l’assemblée générale du MC de Rochefort (17) est présenté dans le journal Sud-Ouest du lundi 25 juin 1979.

Figure 2 : Assemblée générale du MC de Rochefort (Sud-Ouest 25 juin 1979)

Le président Henri s’y félicite de la tenue le 10 juin du circuit de régularité de la Charente maritime qualificatif pour le championnat de France de la discipline. Le président du MC Rochefort annonce la tenue d’une troisième édition du circuit de régularité de la Charente maritime pour 1980.

Figure 3 : classements des championnats de France de régularité 1980 (France Moto n°141 du 15 décembre 1980)

En 1980, les pilotes de la ligue du Poitou sont bien représentés dans le classement de régularité chez les civils avec notamment Jean-Luc Deneuvy de l’AM Angoumoisine (16), Patrick Berte du TC Ligugé (86), Alain Villeneau de l’AM Surgères (17) et Jean-Luc Giroire du MC Airvaudais (79).

A l’époque, les classements du Championnat de France des rallyes police/armée et civils ne prennent pas en compte les mêmes épreuves que le classement de régularité.

Bizarre…

La troisième édition du circuit de régularité de la Charente maritime qui était programmée le dimanche 08 juin 1980 devra être reportée au 24 août en raison de difficultés administratives (Sud-Ouest samedi 07 juin 1980).

Si le classement de l’épreuve figure bien dans France moto n°141 du 15 décembre 1980, nous ne retrouvons aucune trace de cette épreuve dans les archives de Sud-Ouest au cours du mois d’août 1980.

Selon la vie des ligues du n°142 de France Moto du 15 janvier 1981, plusieurs épreuves de régularité sont au programme de la ligue du Poitou en 1981 : le Tour des Deux Sèvres à Thouars (79) les 21 et 22 mars, le Tour de la Charente maritime au départ de l’Ile d’Oléron (17) les 13 et 14 juin et le circuit de la ligue du Poitou au départ d’Angoulême (16) le 22 novembre 1981.

Le calendrier du Championnat 1981 prévoit également le Circuit de la Vienne organisé par le TC Ligugé au départ de Gençay (86) le 20 septembre.

Figure 4 : calendrier du Championnat de France de rallyes de régularité 1981 (France Moto n°142 du 15 janvier 1981)

Les élections législatives du 14 juin 1981 priveront l’Ile d’Oléron de son épreuve de régularité. Quant au précédent circuit de régularité organisé par le MC Oléron, prévu les 01 et 02 mars 1975, nous n’en avons trouvé aucune trace dans les archives du journal Sud-Ouest à cette période.

C’est une épreuve au départ de Surgères (17) dont Sud-Ouest fait le compte rendu le 11 septembre 1981. Selon le journal, le pilote local Alain Villeneau de l’AM Surgères (17), au guidon d’une Yamaha 500 XT, est encore placé. Mais c’est le pilote turripinois, Jean-Yves Rivollet, au guidon de la Honda 500 XLS qui ne possède pas encore le moteur Honda RFVC, qui remporte le rallye de régularité de l’Aunis (ou 4ème tour de Charente maritime).

Figure 5 : compte rendu du 4ème tour de Charente maritime (Sud-Ouest 11 septembre 1981)

Le circuit est constitué de 3 boucles d’environ 200 km sur les petites routes entre Surgères (17), Rochefort (17) et la Rochelle (17). Les concurrents y disputent la course de côte de la Triballe (17) bien connue des pilotes automobiles encore de nos jours et la spéciale de Hiers (17) tracée dans le marais proche de la citadelle de Brouage (17).

La course de côte plutôt plate et la spéciale dans les marais étonnent les meilleurs pilotes rhônalpins venus disputer la rallye de l’Aunis : Jacky Gambin (UM Ain) (01), Bruno Fardèle (CM Beaujolais) (69), Pierre Lacour (MC Lyon) (69) et bien sûr le futur vainqueur du rallye de l’Aunis et bientôt Champion de France des rallyes de régularité 1981, Jean-Yves Rivollet (MC Vercors) (38).

Figure 6 : classements du championnat de France des rallyes de régularité 1981 (France Moto n°153 du 15 janvier 1982)

Au plan réglementaire, en 1979, la FFM mettait en compétition le Championnat de France individuel des épreuves de régularité. Le circuit routier comportait 300 km minimum et au moins une base chronométrée.

En 1980, le championnat devient Championnat de France individuel des Rallyes. Le circuit doit toujours avoir 300 km mais également comporter 3 épreuves chronométrées disputées sur au moins 10 km.

Les calculs de temps pour les classements se feront en temps réel pour les avances ou retard dans les CH, les écarts au temps idéal en secondes dans les bases chronos et les temps réels en minutes et secondes des courses de côte ou des circuits.

En 1981, le championnat en compétition devient un championnat de Rallyes de Régularité. Des pilotes civils plaident pour l’abandon des bases chronométrées et la fin de la dénomination de régularité.

Les moyennes imposées sur le circuit routier sont différentes selon les cylindrées des machines ce qui mécontente certains pilotes dont France Moto présentent les arguments. Des classements dans le cadre de trophées par cylindrées seront proposés par la sous-commission de régularité de la FFM (France Moto n°150 du 15 octobre 1981).

Comme l’année précédente, en 1982, les 4 départements poitevins organisent chacun leur circuit de régularité. A noter qu’en 1982, ce ne sont pas moins de 21 dates qui sont présentées à l’appétit des compétiteurs au plan naional.

Pour mémoire, onze circuits de régularité s’étaient disputé en 1964 dans le cadre du championnat national et seulement sept en 1975 (France Moto n°130 avril 1966 et n°91 du 15 décembre 1975).

Figure 7 : calendrier des épreuves de régularité 1982 (Moto Revue 1982)

Le 5ème rallye de régularité de l’Aunis au départ d’Aytré dans la banlieue de la Rochelle (17) est abondamment présenté par le journal Sud-Ouest partenaire de l’épreuve. De brèves annonces paraissent dans les pages du journal dès le 05 mai 1982.

Figure 8 : présentation du 5ème rallye de régularité de l’Aunis (Sud-Ouest 14 mai 1982)

C’est le pilote de l’AM Surgères (17), Alain Villeneau, qui réalise le sans faute et remporte le classement du 5ème rallye de régularité de l’Aunis à Aytré (17).

Figure 9 : résultats du 5ème rallye de régularité de l’Aunis (Sud-Ouest 24 mai 1982)

Malheureusement, cette victoire ne sera pas suffisante pour que le pilote charentais remporte enfin le titre dans le championnat de France de régularité.

En effet, après avoir été dominé pour le titre chez les civils par le jeune pilote Jean-Yves Rivollet du MC Vercors (38) en 1981, c’est un autre pilote rhônalpin, Pierre Lacour du MC de Lyon (69), qui soufflera la victoire au charentais Alain Villeneau en 1982.Figure 10 : classements du championnat de France de régularité 1982 (France Moto n°164 du 15 décembre 1982

Prochainement, nous remontrons le cours de la Charente pour nous intéresser aux circuits de régularité qui ont eu lieu en Charente dans les années 1970-1980.

C’est aussi là-bas que se disputera le nouveau Rallye de Charente au départ de Rouillac (16) les 19, 20 et 21 octobre 2018 organisé par l’équipe du CORCC.

https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits des France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

Circuits de régularité moto dans les années 1970


papytoum

Bonjour,

Lorsqu’il prend le départ du premier Tour de France Moto, organisé du 12 au 19 mai 1973 par la Fédération Française de Motocyclisme, le journal l’équipe, Total et RTL, le jeune pilote de l’Union Motocycliste de l’Ain, Jean-Jacques « Jacky » Guillemoz, au guidon de sa Gauthier, n’est déjà plus un inconnu parmi les spécialistes des circuits de régularité.

Figure 1 : Annonce du Tour de France moto 1973 (France Moto n°63 du 20 mars 1973)

Jacky vient en effet de remporter le titre de champion de France de régularité 1972 avec une moto Gauthier de la classe 125 cm3.

Figure 2 : Jacky Guillemoz au départ du Tour de France 1973 (France Moto n°66 du 30 juin 1973)

En 1972, après avoir remporté le 37ème circuit de régularité international de l’Ain à Bourg en Bresse (01) le 19 mars, Jacky obtient à nouveau, le 09 avril, la victoire chez les civils au circuit de régularité du Beaujolais à Villefranche sur Saône (69). Cette épreuve était organisée par le CM Beaujolais comme les rallyes routiers de l’époque actuelle. Jacky remporte également le Rallye Bré organisé le 23 avril à Lyon (69) par le MC de Lyon.

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Figure 3 : Jacky Guillemoz au Rallye de l’Ain 1972 (France Moto n°64 du 30 avril 1973)

Après la médaille d’or de 1972, Jacky sera encore médaille d’argent dans le championnat de régularité chez les civils en 1973.

Dans un article de France Moto n°65 du 30 mai 1973 dont il est un des journalistes, Patrick Tran-Duc fait une présentation de la jeune marque de moto Gauthier.

Figure 4 : Moto Gauthier 125 cm3 pour les épreuves de régularité en 1973 (France Moto n°65 du 30 mai 1973)

Fourche Cériani, amortisseurs Ceriani, freins Grimeca 4 cames, moteur 125 cm3 Sachs suspendu dans un cadre poutre maison sont les principales caractéristiques des motos conçues par Jean-Claude Gauthier. Selon Patrick Tran-Duc, les petites motos Gauthier sont devenues la terreur des épreuves de régularité. Mise entre les mains de Jean-Jacques « Jacky » Guillemoz, la Gauthier rafle tous les titres dans la catégorie.

Figure 5 : Jean-Claude Gauthier c’est lui (France Moto n°65 du 30 mai 1973)

A noter, que le président du CM Beaujolais dont Jacky remporte le 11ème circuit de régularité en avril 1972, n’est autre que Jean-Claude Gauthier.

En 1973, établir le classement du championnat de France des épreuves d’endurance et de régularité est un véritable casse-tête.

Toutes les épreuves s’étant disputées à la date prévue au calendrier de la FFM seront retenues. Les concurrents se verront attribué des points selon leur place au classement général civil et au classement général militaire. Des points supplémentaires, prenant en compte le nombre de concurrents au départ de l’épreuve dans la classe, seront donnés selon la place dans la classe de cylindrée. Les points seront multipliés par un coefficient selon la catégorie du circuit de régularité : coefficient 1 pour les circuits de 300 à 400 km avec 5 contrôles horaires minimum, coefficient 1,5 pour les circuits de 400 à 600 km avec 7 contrôles horaires minimum et coefficient 2 pour les circuits de plus de 600 km avec plus de 7 contrôles. Si dans un circuit de régularité se dispute au moins une épreuve du type course de côte (minimum 500 m), circuit de vitesse ou parcours de vitesse (minimum 1000 m), le coefficient attribué au circuit augmentera de 0,5.

En fin de saison, si le nombre des épreuves disputées dont les résultats auront été homologués est supérieur à 3, seules les 3 épreuves ayant rapporté le plus de points à un conducteur seront retenues pour le classement individuel du championnat de régularité 1973.

Des trophées par équipe militaire ou de club, seront mis en compétition à l’occasion de ce championnat individuel.

Voilà, c’est tout….

A vos calculettes….

En 1977, dans le cadre du Championnat de France individuel des épreuves de régularité, la commission des circuits confirme que le classement des circuits de régularité s’établira sur le seul parcours routier, bases chronométrées incluses. Les épreuves annexes (circuits et côtes) ne serviront qu’à départager les ex-aequo à la régularité absolue.

Désormais, le barème des pénalisations se calculera au 1/5 de seconde, à raison de 5 points par seconde d’écart au temps idéal dans les CH et dans les bases, et sur le temps du meilleur dans les épreuves annexes.

Et on ressort la calculette….

En 1978, un circuit de régularité doit comporter au moins 300 km et une base chronométrée, compter au moins une épreuve annexe (côte de 1000 m minimum, ou circuit de vitesse de 15 km minimum).

Le classement se fait par addition de points obtenus dans la totalité des épreuves organisées selon le règlement. Le conducteur doit avoir participé à au moins la moitié plus une de ces épreuves.

En 1980, toute avance ou tout retard à un contrôle horaire sera sanctionné de 60 points de pénalisation par minute ou fraction de minute d’avance ou de retard.

En 1981, aura lieu la 9ème et dernière édition du Tour de France Moto organisé par la FFM en partenariat avec le journal l’Equipe, Total et France Inter.

Cette même année, c’est un nouveau jeune pilote rhônalpin qui remporte la victoire dans le Championnat de France de régularité : Jean-Yves Rivollet du Moto Club du Vercors à Varces (38).

Figure 6 : classement du Championnat de France de régularité 1981 (France Moto n°153 du 15 janvier 1982)

Le Tour de France moto aura marqué la décennie 70 au sein des épreuves dites de régularité.

Aura-t-il attiré en masse de nouveaux pilotes vers la discipline ?

Malgré les espérances mises en lui en 1973, il est permis d’en douter.

Figure 7 : Tour de France 1981 (France Moto n°146 du 15 mai 1981)

Après un parcours très nordique pour le dernier Tour de France Moto de 1981, Dunkerque (59), Epinal (88), Nevers (58), la nouvelle épreuve de régularité proposée par la FFM fait route Plein Sud en 1982.

Figure 8 : présentation du Rallye Plein Sud 1982 (France Moto n°158 du 15 juin 1982)

En 1982, Jean-Yves Rivollet sera au départ de cette nouvelle épreuve de régularité comportant 720 km de petites routes dans le sud de la France en 3 étapes entre Albi (81), Palavas (34) et Lacaune (81).

Figure 9 : Jean-Yves Rivollet au cours du Plein Sud 1982 (France Moto n°164 du 15 décembre 1982)

Récemment, Jean-Yves envisageait de prendre le départ du Rallye de l’Ain 2018 au guidon d’une Gauthier.

Ce n’est que partie remise, Jean-Yves envisage d’ailleurs de participer au prochain Rallye de Charente organisé au départ de Rouillac par Thierry Dupuis et l’équipe du CORCC : https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

Prochainement, nous nous intéresserons aux anciennes éditions des circuits de régularité qui se sont déroulées en Poitou-Charentes au cours des années 70 et 80.

A bientôt

Papytoum

PS : les extraits de France Moto que nous utilisons proviennent en majorité de la collection de Jean-Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

1985-2018 : un nouveau rallye routier en Charente


papytoum

Bonjour,

Lorsqu’il annonce à la presse locale en novembre 2017, qu’il souhaite organiser un rallye de Charente moto au départ de Rouillac (16), Thierry Dupuis ne sait pas qu’il vient d’ouvrir la boite à souvenirs…..

Figure 1 : Thierry Dupuis rêve d’organiser un rallye moto en Charente (Sud-Ouest 03 novembre 2017)

https://www.sudouest.fr/2017/11/03/il-reve-d-un-rallye-moto-de-charente-3916069-1057.php

En effet, alors que nous disputions avec la Honda XL600RD à moteur RFVC, dans le cadre du championnat du Sud-Est des Rallyes, la mémorable édition du Rallye de l’Ain les 16 et 17 mars 1985, les pilotes participant au championnat de France des Rallyes 1985 faisaient route à l’Ouest.

Les pilotes du championnat allaient disputer successivement quatre rallyes dans la moitié ouest de la France :

– le Rallye du Limousin (09 et 10 mars) : un parcours routier aller-retour de 600 km de Guéret (23) à Ussel (19),

– le Rallye de Guyenne (30 et 31 mars), entre Bordeaux (33) et Bergerac (24),

– le Rallye de la Sarthe (13 et 14 avril), autour du Mans (72) et son fameux circuit,

– le Rallye de Charente (27 et 28 avril), organisé par l’AM Angoumoisine (16) avec le soutien de l’AS-FFM (ou le contraire).

La suite du championnat des rallyes de 1985 se déroulera dans ses terres habituelles plus à l’Est :

– Rallye du Beaujolais (11 et 12 mai), près de Villefranche sur Saône (69),

– Rallye de l’Ardèche (15 et 16 juin) pour une boucle de 275 km au départ de Vals les Bains (07),

– Rallye du Languedoc (08 et 09 septembre), d’Agde à Bédarieux (34), en guise de finale magnifique.

Figure 2 : Podium du Rallye du Languedoc 1985 ; Jean-Marc Orioli, Christophe Vidal, Olivier Parassol, Pascal Véricel, Thierry Hardy, Robert Degaudez, Franck Coutel, Philippe Thoumelin, René Dursapt, Frédéric Denhez, Maud, Brice et Emeline

En 1985, nous sommes définitivement entrés dans l’ère moderne des rallyes routiers dont le championnat national se nomme Championnat de France des Rallyes depuis que la dénomination de championnat de régularité a été abandonnée.

Figure 3 : Championnat de France des Rallyes 1985 (France moto 197 du 15 décembre 1985)

Le Championnat 1982 a été le dernier à distinguer civils et militaires. En 1983, les classements les regroupent pour le classement scratch comme pour les trophées par cylindrée qui viennent d’être mis en place par la commission des rallyes.

A noter, que ce choix de séparer civils et militaires avait été fait par la FFM à la fin de la saison 1966 afin de stimuler la venue de civils sur les épreuves de régularité (France Moto n°135 décembre 1966). Il est vrai qu’à cette époque les classements faisaient clairement apparaître la domination des seconds sur les premiers.

Le Rallye de Charente 1985, disputé au départ d’Angoulême, sera le dernier à être organisé à cette époque par l’AM Angoumoisine.

Le vainqueur du classement scratch du Championnat 1985, Robert Degaudez, figure toujours parmi les participants du CFRR en 2018.

Quant à nous, à l’époque, après la saison 1985, nous nous engagions, avec la Honda XL600R équipée du moteur Honda RFVC de course, dans le Championnat 1986 des Rallyes qui débutait au Rallye du Poitou.

Le parcours, au départ de Niort (79), nous amenait jusqu’à Surgères (17).

Une des épreuves spéciales du Rallye du Poitou 1986 se disputait sur le CD266 au Grand Agère, entre les communes d’Yves et de Ballon en Charente Maritime.

Pour les Rhônalpins que nous étions, habitués aux falaises et aux précipices bordant nos routes, le spectacle des canaux bordant la route de la spéciale du Grand Agère avait quelque chose d’irréel.

Figure 4 : CD266 utilisé pour la spéciale des marais au Grand Agère lors du Rallye du Poitou 1986

Désormais, nous attendons la nouvelle version du Rallye de Charente proposée par Thierry Dupuis et son équipe du 19 au 21 octobre 2018.

https://www.rallyeroutiermotocharente.fr/le-c-o-r-r-c/

Robert Degaudez ne devrait pas être au départ de ce nouveau Rallye de Charente 2018. C’est dommage.

Nous plongerons prochainement dans les éditions des circuits de régularité organisés au cours des années 70 et 80.

A bientôt.

Papytoum

PS : les documents FFM que nous utilisons sont principalement issus de la collection de Jean Pol : http://www.legrenierdejeanpol.com/

RFVC 1984-2014 : merci à tous


papytoum

Bonjour à tous,

Comme prévu, la saison 2014 des Rallyes Routiers s’est achevée pour Papytoum et la Honda NX650 Dominator. Ce ne fut ni au lieu ni au moment que nous aurions souhaité mais ce sont les dures lois du sport….

Saison un peu courte tout de même pour le trentième anniversaire du moteur Honda RFVC dans les épreuves du Championnat de France des Rallyes Routiers.

Mais je tiens à tous vous remercier pour cette belle, quoique trop courte, saison de Rallyes Routiers.

Figure 1 : Papytoum dans Murles aux Garrigues 2014 (photo Cédric Houzet)

Votre fidélité en tant que lecteurs du blog motomag RFVC 1984-2014, m’a donné l’envie d’aller de l’avant. J’ai pris un vrai plaisir à vous écrire pendant toutes ces semaines.

Tout au long des 46 articles que j’ai rédigés sur le blog motomag depuis février 2014, votre présence a été essentielle.

A la fin de cette trop courte saison de Rallyes Routiers, je remercie tout particulièrement l’équipe d’Altitude Moto, concessionnaire Honda moto de Grenoble. Ils ne m’ont jamais fait défaut pour préparer la saison et être au top avec la Honda NX650 Dominator de 1988.

Figure 2 : Papytoum sur le Bugatti à la Sarthe 2014 (photo Julie Landais)

Mais, c’est à ma famille, notamment à mon épouse Floris, que je réserve mes plus tendres remerciements.

Depuis plus de 30 ans, je leur impose mon égoïste plaisir de faire du sport et d’y prendre des risques.

A chacune de mes casses physiques, c’est eux, parfois plus que moi, qui en paient l’addition.

Leur assistance a été de tous les instants et le plus souvent sans aucune plainte de leur part.

Figure 3 : Papytoum dans Cognocoli en Corse 2014 (photo Claude Leroy)

Un très grand merci final à tous les organisateurs de Rallyes Routiers. Depuis 30 ans, ils nous confectionnent des Rallyes comme on les aime.

Je souhaite longue vie à cette belle discipline que sont les Rallyes Routiers.

Dans quelques semaines, je ferai sans doute le point des dégâts et des étapes de la remise en état de Miss Dominator.

D’ici là, repos et patience sont nécessaires pour retaper le « papytoum ».

Encore merci à tous.

Papytoum

2014 : 8ème Rallye de Corse : promesses tenues


papytoum

Bonjour à tous,

Comme prévu, c’est l’un des brillants pilotes corses qui remporte la 8ème édition du Rallye de Corse moto organisée par le JMP Racing au départ de Porticcio (2B).

Figure 1 : Christophe Vélardi dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Retrouvez les résultats du 8ème Rallye de Corse moto ici :

http://archive.ffmoto.org/_RESULTATS/resultats.php?specialite=rallye

Figure 2 : Luc Deiana dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

La bagarre fut de toute beauté entre Christophe Vélardi, au guidon d’un roadster Ducati 1200 Multistrada et Luc Déiana, autre pilote local, au guidon d’un mono supermotard Honda 450 CRF.

Le résultat final s’est joué lors de la dernière montée de Cognocoli.

Figure 3 : Thomas Verdoni dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Lors des 6 spéciales disputées de jour, Thomas Verdoni, Honda CBR1000RR, ou Laurent Filleton, Aprilia 1000 Tuono V4, sont parfois venus s’immiscer dans la lutte entre les 2 leaders.

Figure 4 : Laurent Filleton dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

De nuit, avec la Yamaha MT09, comme à son habitude, Julien Toniutti se rapproche de la tête de la course.

Figure 5 : Julien Toniutti dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Florent Derrien et Maxime Delorme, KTM 690 SM, ou Benoit Nimis, Yamaha 450 YZF, avec leurs monos, n’atteignent pas les podiums lors des 4 spéciales disputées la nuit.

Figure 6 : Florent Derrien dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

A l’occasion de la 3ème manche du CFRR 2014, le Championnat Constructeurs mis en place par la Commission Nationale des Rallyes Routiers de la FFM tient lui-aussi toutes ses promesses.

Figure 7 : Maxime Delorme dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Les constructeurs Ducati (premier), Aprilia (second), Yamaha (quatrième) et KTM (septième) sont bien représentés dans le classement scratch du 8ème Rallye de Corse.

Figure 8 : Benoit Nimis dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Dommage qu’Honda qui place 2 de ses meilleures motos actuelles, la Honda CBR1000RR et la Honda 450 CRF à la 3ème et la 5ème place du Rallye de Corse, après avoir mené l’épreuve jusqu’à l’ultime spéciale de nuit avec la seconde, ne participe pas au Championnat Constructeurs Rallyes Routiers de la FFM en 2014.

Figure 9 : Fanfan Monti CBR1000RR dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Avec nos moteurs Honda RFVC du passé, nous ne pouvions prétendre finir mieux placés dans les classements du 8ème Rallye de Corse.

Figure 10 : Antoine Caviglioli dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Mais quel plaisir ce fut de disputer les superbes spéciales du Rallye de Corse édition 2014 au guidon de nos vieilles machines.

Vous qui êtes restés sur le continent et n’avez pas eu la chance de rouler sur ces routes magnifiques, je vous propose quelques images prises en course lors de mes passages dans les spéciales d’Urbalacone ES3 (2 km 600) et Cognocoli-Monticchi ES2 (4 km 400) au guidon de la Honda NX650 Dominator de 1988. Regardez ici :

https://www.youtube.com/watch?v=jyc6xe0KLfo

https://www.youtube.com/watch?v=sCfv-6doV_4

Pour moi, le Rallye de Corse s’est terminé à l’hôpital après ma rencontre avec une clôture lors du premier passage de nuit d’Urbalacone ES9 (ES7 et ES8 de jour annulées).

Ne m’en demandez pas les raisons, je les ignore en grande partie : volonté de trop bien faire et/ou excès d’optimisme ?

Défaut de maîtrise du véhicule par le « papytoum » diront les plus perspicaces. « On a pas idée de rouler à des vitesses pareilles, et en plus de nuit, à un âge aussi avancé…. ».

La saison des Rallyes 2014 de Papytoum prend fin en « beauté » à l’occasion du 8ème Rallye de Corse.

Figure 11 : Philippe Thoumelin dans Cognocoli ES6 (photo Claude Leroy)

Je souhaite bonne continuation à tous les collègues du CFRR qui disputeront encore le Rallye de l’Ain, les 28 et 29 juin et le Rallye du Dourdou, les 18 et 19 juillet.

On se reverra certainement le Samedi 22 novembre au Salon Moto Légende à l’occasion de la remise des prix des Motos Classiques.


Figure 12 : Nick Ayrton dans Cognocoli ES4 (photo Claude Leroy)

Nous devrions y célébrer la domination de Nick Ayrton qui est bien parti pour remporter une fois de plus le Championnat de France des Rallyes Routiers chez les Classiques.

Papytoum

 

2014 : 8ème Rallye de Corse : ça promet…


papytoum

Bonjour à tous,

L’organisateur vient de communiquer la liste des engagés du 8ème Rallye de Corse.

Retrouvez là ici : http://motoclub-jmpracing.com/index.php?lang=fr&id=86&struct=0

Pour la nouvelle édition d’une manche du Championnat de France des Rallyes en territoire corse, c’est le monde à l’envers :

Chez les continentaux : Julien Toniutti, Yamaha 450 YZF, Florent Derrien KTM 690 SM et Benoît Nimis, Yamaha 450 YZF

Chez les corses : Thomas Verdoni, Honda CBR 1000 RR, Fanfan Monti, Honda CBR 1000 RR et Jean-Michel Grange, KTM 990 SMR.

Où est l’erreur ?

En fait, pas d’erreur chez les corses qui ont choisi les machines les mieux adaptées aux ES de l’édition 2014 du Rallye de Corse.

Figure 1 : Christophe Vélardi dans Cognocoli-Monticchi (photo Raphael Ottavi)

Pour une fois en Corse, Franck Coudert, Ducati 1200 Panigale, Laurent Filleton, Aprilia 1000 Tuono V4 ou le local Christophe Velardi, Ducati 1200 multistrada devraient pouvoir exprimer tout le potentiel de leurs bolides.

Le 8ème Rallye de Corse constitue un cruel dilemme pour le Champion de France des Rallyes Julien Toniutti : Supermotard ou Roadster ?

Figure 2 : Julien Toniutti dans Urbalacone (photo Raphael Ottavi)

On n’en saura plus vendredi 06 juin après-midi lors des contrôles administratifs et techniques à Porticcio.

Parmi les engagés, de nombreux pilotes de la catégorie des Classiques manquent à l’appel. Le coût du déplacement en Corse en a freiné pas mal.

Seuls les 4 pilotes en tête du classement du CFRR dans la catégorie des Classiques seront présents : Nick Ayrton, Suzuki 1100 GSXR, Philippe Thoumelin, Honda NX650 Dominator, Eric Mangematin, Yamaha 350 RDLC et le pilote local Antoine-François Caviglioli, Honda NX650 Dominator, hyper motivé sur ses terres.

Figure 3 : Nick Ayrton dans Cognocoli-Monticchi (photo Raphael Ottavi)

Un autre concurrent local les rejoindra au départ : Sacha Contesto, Honda 600 Transalp, la machine idéale pour les déplacements sur les routes corses.

Malgré la faiblesse des effectifs, la lutte n’en sera pas moins passionnante à suivre dans la catégorie des Classiques lors du 8ème Rallye de Corse.

Figure 4 : Jean-Pascal Cousin dans Cognocoli-Monticchi (photo Raphael Ottavi)

Rendez-vous samedi 07 juin à Porticcio, pour suivre les évolutions de tous les brillants pilotes de rallye lors des 4 passages de jour et des 2 passages de nuit prévus sur chacune des 2 ES d’Urbalacone (la petite sinueuse qui va vite) et de Cognocoli-Monticchi (la grande rapide qui tourne pas mal aussi).

Papytoum

 

2014 : Corse : une sportive devant tous les monos à Casaglione


papytoum

Bonjour à tous,

Pendant que nous rongeons notre frein en attendant la 8ème édition du Rallye de Corse organisée par le JMP Racing, c’est sur une autre épreuve que les rallymen corses se préparent.

Le 18 mai 2014, le Rive Sud Moto Club organise la seconde édition de la course de côte de Casaglione.

Une belle brochette de vainqueurs du Rallye de Corse se presse au départ :

Laurent Statuto, vainqueur du Rallye de Corse en 2008. Laurent a coupé court à la tentative de l’illustre Serge Nuques de récidiver sur les routes corses après sa victoire de 2007 lors de la première édition du rallye organisé par le JMP Racing.

Figure 1 : Laurent Statuto à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Maxime Olivieri, vainqueur de l’édition 2009 du Rallye de Corse et aussi vainqueur de la course de côte de Casaglione en 2013.

Figure 2 : Maxime Olivieri à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Paul-Christian Piazza vainqueur du Rallye de Corse en 2012 après avoir brillamment explosé le temps scratch de la spéciale de Coti-Chiavari en 4’41’’10 lors de l’étape corse du DDMT 2011.

Figure 3 : Paul-Christian Piazza à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Et aussi Luc Deiana, second derrière le Champion de France Julien Toniutti, lors de l’édition 2013 du Rallye de Corse.

Figure 4 : Luc Deiana à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Retrouvez la vidéo de Luc Deiana lors de la montée de Casaglione en 2013 ici :

https://www.youtube.com/watch?v=-v4r1xc_e4w

Mais finalement ce sont d’autres pilotes qui vont briller lors des 3 montées de la course de côte de Casaglione en 2014 :

Jean-Michel Grange, souvent présent au départ des dernières éditions du Rallye de Corse, réussit le second temps lors de la seconde montée de Casaglione. C’est aussi la place qu’il occupera au classement scratch de la journée à l’issue des 3 montées de l’édition 2014 de la course de côte.

Figure 6 : Jean-Michel Grange à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Jean-Michel Franceschi, lui aussi habitué du Rallye de Corse, parviendra à s’intercaler en prenant la 5ème place du scratch de la course de côte de Casaglione 2014, juste devant le « vétéran » Laurent Statuto.

Figure 5 : Jean-Michel Franceschi à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Mais la palme revient incontestablement à Thomas Verdoni, régulièrement au départ du Rallye de Corse ces dernières années, qui arrache la victoire de la course de côte de Casaglione 2014 au guidon de la Honda CBRR.

Figure 7 : Thomas Verdoni à Casaglione en 2014 (photo Pascal Malaterre)

Classement scratch de la course de côte de Casaglione 18 mai 2014

1er 32 Verdoni Thomas Honda 1000rr cbr Multicylindre 2’25.325 ES3 –

2° 122 Grange Jean-Michel 450 yzf Mono + de 250cc 2’25.507 ES3 +0.182

3° 6 Olivieri Maxime 450 yzf Mono + de 250cc 2’25.646 ES3 +0.321

4° 125 Piazza Paul-Christian 450 husqvarna Mono + de 250cc 2’26.468 ES2 +1.143

5° 75 Franceschi Jean-Michel 450 yzf Mono + de 250cc 2’27.620 ES3 +2.295

6° 46 Statuto Laurent 450 yzf Mono + de 250cc 2’27.736 ES1 +2.411

7° 17 Cousin Jean-Pascal Honda 450 hm Mono + de 250cc 2’28.936 ES1 +3.611

8° 4 Deiana Luc Honda 450 cc Mono + de 250cc 2’29.309 ES3 +3.984

Lors de la seconde édition de la course de côte de Casaglione, Thomas Verdoni parvient à placer sa puissante sportive devant la meute des monos.

Après cet échauffement pour les pilotes corses, les débats promettent d’être très chauds lors du prochain Rallye de Corse les 07 et 08 juin à Porticcio.

Papytoum

2014 : Roadsters ; la logique est respectée au 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

Désolé pour la catégorie Sport du Championnat de France des Rallyes mais, n’ayant pas réussi à mettre la main sur la moindre photo des participants de cette catégorie, j’ai dû renoncer à mon article.

Pour mon dernier article chez les modernes, j’ai choisi la catégorie la plus récente qui est aussi la catégorie du Champion de France des Rallyes en titre : Julien Toniutti.

En 2014, la catégorie des Roadsters explose tous les compteurs.

Parmi les inscrits, la catégorie Roadsters, c’est 39 sur 110 au 4ème Rallye des Garrigues et aussi 51 sur 146 au 57ème Rallye de la Sarthe.

Dans le top Ten des classements scratch, c’est 4 Roadsters, 4 Monos et 2 Sports au Rallye des Garrigues et aussi 7 Roadsters, 2 Top-Sport et un Mono au Rallye de la Sarthe.

Pour le Rallye de Corse, voici mon pronostic : 9 Monos et un Roadster.

Mais quel pilote sera sur ce Roadster ?

Figure 1 : Julien Toniutti Champion de France des Rallyes 2013 (photo Sandra Kientz)

Depuis le début de saison, la bagarre est âpre dans la catégorie Roadster.

Au 4ème Rallye des Garrigues, de jour, l’ordre établi dans la catégorie Roadster aurait pu être remis en question. Lors des seconds passages dans Murles et Murviel, le jeune pilote du Racing Mob Creusotin, Jérémy Demange, place son gros roadster au premier rang de la catégorie.

Mais pour mettre son nom au palmarès d’un rallye, il faut de la rapidité dans les spéciales mais aussi de la constance et de la fiabilité. Avec ses 30 secondes de pénalités, le jeune Jérémy ne pouvait que reculer dans les classements.

Figure 2 : Laurent Filleton dans Murviel au 4ème Rallye des Garrigues (photo Sandra Kientz)

Compte tenu des conditions de roulage de jour, le Champion de France a assuré l’essentiel sur son nouveau Roadster : rester à courte distance des 2 monos qui le précèdent au général avant l’étape de nuit.

Figure 3 : Christophe Vélardi dans Lavérune au 4ème Rallye des Garrigues (photo Sandra Kientz)

La courte nuit, 2 spéciales à disputer, se jouera dans un mouchoir : 1 seconde d’avance pour Julien devant le premier mono.

Au classement scratch du Rallye des Garrigues, dans la catégorie Roadster, Julien Toniutti précède Laurent Filleton (3) et Christophe Vélardi (6).

L’abandon des 2 rapides monos de Luc Deiana et Yohann Vigilenti a bien facilité la tâche du Champion de France.

Après le Rallye des Garrigues, au classement provisoire Elites du Championnat de France des Rallyes, Benoit Nimis intercale son Mono entre les 2 Roadsters de Toniutti et Filleton.

Figure 4 : podium Elites du 4ème Rallye des Garrigues (photo Sandra Kientz)

Au 57ème Rallye de la Sarthe, avec les 4 tours de circuit du Bugatti et le beau temps annoncé sur la Sarthe, les conditions de course se présentent différemment pour les concurrents du Championnat de France des Rallyes.

Retrouvez l’interview de Julien Toniutti par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=g5baUgTQxDc

D’emblée, Laurent Filleton imprime sa marque en remportant le scratch sur le circuit Bugatti. Franck Coudert à la seconde place, seulement, interpose son Top-Sport devant une ribambelle de Roadsters : Toniutti, Chéreau, Vélardi, Blanchon, Fassouli, Schiltz.

Figure 5 : Laurent Filleton sur le Bugatti au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Marc Troussard)

Au premier passage dans Maigné, triplé des Roadsters. Le local Tony Chéreau devance les autres Roadsters de Filleton et Toniutti.

Figure 6 : Tony Chereau dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

Dans Coulans sur Gée, entouré de Monos, les Roadsters de Toniutti (2), Filleton (4) et Chereau (6) sont encore devant.

Figure 7 : Laurent Filleton dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

Chez les Roadsters, après sa victoire sur le circuit Bugatti, Laurent Filleton remporte logiquement l’étape de jour devant Julien Toniutti et Tony Chéreau.

Retrouvez l’interview de Laurent Filleton par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=3kCYNUN5izc

De jour, le triomphe des Roadsters est seulement perturbé par la seconde place de Franck Coudert qui glisse le premier Top-Sport devant 7 Roadsters.

Figure 8 : Christophe Vélardi dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

Lors des 2 passages de nuit, les classements sont un peu bousculés.

Dans Coulans sur Gée, derrière le mono de Florent Derrien, les roadsters de Daniel Blanchon (2), Julien Toniutti (4) et Christophe Vélardi (5) se suivent au premier passage de nuit et ceux de Julien Toniutti (2), Daniel Blanchon (5) et Bruno Schiltz (6) au second.

Dans la spéciale plus rapide de Maigné, Laurent Filleton (1), Bruno Schiltz (4) et Tony Chéreau (5) se placent dans cet ordre au premier passage. Au second, l’ordre est modifié. Julien Toniutti (1) précède Laurent Filleton (3) et Christophe Vélardi (5).

Figure 9 : Bruno Schiltz dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Chez les Roadsters, au classement de nuit, Julien Toniutti (2) devance laurent Filleton (4) et Daniel Blanchon (5).

Au classement scratch du 57ème Rallye de la Sarthe, 5 Roadsters sont au 5 premières places : Julien Toniutti, Laurent Filleton, Christophe Vélardi, Daniel Blanchon et Tony Chéreau.

Julien ne précède Laurent que de 4 dixièmes de secondes.

Chaud la Sarthe cette année !!!

Les 3 premiers Roadsters de la Sarthe, Toniutti, Filleton et Vélardi, sont également en tête du classement provisoire de la catégorie dans le Championnat de France des Rallyes.

Après les 2 premières manches du Championnat de France des Rallyes, le Champion de France en titre Julien Toniutti, avec son Roadster, est en tête du classement provisoire chez les Elites devant l’autre Roadster de Laurent Filleton. Ils précèdent les 2 Monos de Florent Derrien et Benoit Nimis et Christophe Vélardi au guidon du 3ème Roadster.

En Corse aussi ça promet d’être chaud à partir du 07 juin.

Vendredi, j’espère que je pourrais vous donner quelques nouvelles de la Corse.

Papytoum

2014 : Side-Cars : les chouchous du public lors du 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

Lors de la 57ème édition du Rallye de la Sarthe comme lors de tous les rallyes, les side-cars sont les chouchous du public.

Mais qu’ont-ils de plus que nous les solos ?

Serait-ce leur roue supplémentaire ? Leur passager supplémentaire ou plutôt leur passagère ?

Ne serait-ce pas tout simplement leur générosité au guidon ou les figures dont ils gratifient le public ?

Dix side-cars inscrits au Rallye des Garrigues et à peine plus au 57ème Rallye de la Sarthe. Le circuit Bugatti n’exerce plus cette puissante attraction sur les équipages des side-cars.

Figure 1 : les side-cars au départ du Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Les dix inscrits de la catégorie Side-Car au Rallye des Garrigues :

17 Alain et Olivier AMBARD

201 Marie-Laure FERRIEU et Hervé LAUR

202 Diana RAUCH et Bruno MARLIN

204 David BLEUSEZ et Franck BACON

206 Denis GRUNBLATT et Joachim BONNARD

209 Michel CHEYLAN et Philippe SZENDROI

210 Béatrice BANUT et Philippe MAUNY

300 Olivier DAHAN et Philippe BESSE

301 Raphael GALVANI et Pierre ROUGE

302 Denis DUPUIY et Patrice LAGUILLON

Dès la première spéciale du Rallye des Garrigues, sur la route détrempée de Murles, le ton est donné ; septième temps scratch pour les homonymes du Moto Club Dauphinois, Alain et Olivier Amblard.

LAUR-FERRIEU (16), DAHAN-BESSE (25) et CHEYLAN-SZENDROI (27) suivent à distance le duo infernal.

Au premier passage dans la seconde spéciale à Murviel, très humide également, Hervé Laur et Marie-Laure Ferrieu (11) prouvent qu’ils ne s’en laisseront pas compter par les 2 dauphinois (12). Les 2 équipages sont dans la même seconde très loin devant les troisièmes, Michel Cheylan et Philippe Szendroi (39).

Figure 2 : Hervé Laur et Marie-Laure Ferrieu dans Murviel au 4ème Rallye des Garrigues (photo Sandra Kientz)

Contrairement à la spéciale de Murles toute en descente ou presque, les montées de Murviel ont été plus favorables au léger side-car KTM bicylindre qu’au vieux et lourd side-car quatre pattes KAWA d’Alain.

Lors des seconds passages, la route séchante fait reculer les side-cars dans les classements des 2 spéciales de Murles et Murviel. Les écarts sont faibles entre les 3 premiers side-cars : AMBLARD-AMBLARD (9 et 19), LAUR-FERRIEU (11 et 21) et MARLIN-RAUCH (104 et 23).

La courte spéciale rapide de Lavérune, humide et plate, ne nous permettra pas de comparer le vieux side-car d’Alain à ses rivaux plus récents.

Figure 3 : Alain et Olivier Amblard à Lavérune au 4ème Rallye des Garrigues (photo Leslie Hobson)

Alain et Olivier sortent violemment sur la portion finale, étroite et très glissante de la spéciale de Lavérune.

La vidéo qui circule est saisissante. Après une longue glissade, le side-car est brutalement bloqué dans le fossé par la buse en béton qui s’y trouve. Le side-car fait un salto tandis que les 2 équipiers sont expédiés en l’air.

Regardez la vidéo de la sortie de route très impressionnante des Amblard dans Lavérune :

https://www.youtube.com/watch?v=kn8oPZsvY80

Pour avoir vu le side-car et les 2 blessés légers au parc coureurs dans les heures suivantes, je pense qu’il s’agit d’un vrai miracle qu’ils s’en soient sortis ainsi. Et c’est tant mieux.

Dans la spéciale de Lavérune, en l’absence du duo dauphinois, Bruno Marlin et Diana Rauch (11) font état de toute leur maitrise du side-car Choda Benelli quand il marche correctement devant le side-car Choda Ducati de CHEYLAN-SZENDROI (26) et le side-car Choda KTM de LAUR-FERRIEU (32). Les 3 side-cars légers sont aux avant-postes en somme.

Figure 4 : Michel Cheylan et Philippe Szendroi dans Lavérune au 4ème Rallye des Garrigues (photo Leslie Hobson)

De nuit, avec un passage dans chacune des 2 spéciales de Murles et Murviel, la lutte est serrée entre les protagonistes de la catégorie Side-Car : LAUR-FERRIEU (21 et 15), MARLIN-RAUCH (22 et 13) et CHEYLAN-SZENDROI (27 et 31).

Figure 5 : Olivier Dahan et Philippe Besse dans Lavérune au 4ème Rallye des Garrigues (photo Leslie Hobson)

Suite aux ennuis de moteur du side-car Benelli et à la sortie de route des dauphinois, le side-car DJ sport Honda de DAHAN-BESSE rejoint les side-cars des équipages LAUR-FERRIEU et CHEYLAN-SZENDROI sur le podium du 4ème Rallye des Garrigues.

Figure 6 : Podium des side-cars au 4ème Rallye des Garrigues (photo Marc Troussard)

Les treize inscrits de la catégorie Side-Car au Rallye de la Sarthe :

201 Marie-Laure FERRIEU et Hervé LAUR

202 Diana RAUCH et Bruno MARLIN

204 David BLEUSEZ et Franck BACON

206 Denis GRUNBLATT et Joachim BONNARD

207 Thierry LAFOREST et Dominique ISOPE

209 Michel CHEYLAN et Philippe SZENDROI

210 Philippe MAUNY et Carlo FREITAS

211 Annie-Claire GONZENBACH et Gérard LACHAMBRE

301 Sylvie et Christophe LEBERT

302 Patrick AGIN et Laurent DEBRAISE

303 Roland GOURAUD et Jimmy BOUVRON

304 Jean-Louis TITARD et Vincent HERRIJGERS

305 Albert CHOIN et Alain AMBLARD

A la Suze sur Sarthe, c’est avec grand plaisir que j’assiste au retour d’Albert Choin, le célèbre concepteur des side-cars Choda qui équipent plus de la moitié du plateau des side-cars engagés au 57ème Rallye de la Sarthe. Exceptionnellement, c’est Alain Amblard qui lui servira de singe sur ce rallye.

Figure 7 : Albert Choin au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Francesco Scuderi)

Les 4 tours du circuit Bugatti sont une des particularités de l’épreuve sarthoise dans le Championnat de France des Rallyes.

Retrouvez l’interview d’Hervé Laur par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=paoA5ncq1hE

C’est l’équipage Gazelle et BBR (47) qui s’en sort le mieux sur le circuit Bugatti.

Figure 8 : Sylvie « Gazelle » et Christophe « BBR » Lebert sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

Lancés à leur trousse sur la piste du Bugatti, on trouve les équipages AGIN-DEBRAISE (50) et LAUR-FERRIEU (53).

Figure 9 : AGIN-DEBRAISE et LAUR-FERRIEU à la poursuite de LEBERT-LEBERT sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

CHEYLAN-SZENDROI (60) emmènent le groupe des poursuivants sur le Bugatti : BLEUSEZ-BACON (73), GOURAUD-BOUVRON (74), MARLIN-RAUCH (79), LAFOREST-ISOPE (83), TITARD-HERRIJGERS (93), CHOIN-AMBLARD (94), LACHAMBRE-GONZENBACH (100), GRUNBLATT-BONNARD (102) et MAUNY-FREITAS (133).

Figure 10 : Michel Cheylan et Philippe Szendroi sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Alors que nous allons prendre le départ de Coulans, nous apprenons la sortie de route du couple Lebert dans la rapide spéciale de Maigné.

Les très mauvais souvenirs d’avril 2011 me reviennent alors brutalement en tête. Heureusement, lors de cette nouvelle sortie de route, les 2 époux ont été épargnés physiquement.

Figure 11 : Roland Gouraud et Jimmy Bouvron dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

Sur le routier, de jour, l’ordre du classement des side-cars est peu modifié lors du passage dans Maigné puis Coulans sur Gée : MARLIN-RAUCH (42 et 30), LAUR-FERRIEU (54 et 26), GOURAUD-BOUVRON (49 et 40) et AGIN-DEBRAISE (58 et 35) se partagent les places sur le podium de la catégorie Side-Car.

Figure 12 : Patrick Agin et Laurent Debraise dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Leslie Hobson)

De nuit, après l’abandon du couple LEBERT et le retrait de l’équipage AGIN-DEBRAISE, le public assistera à un festival de l’équipage LAUR-FERRIEU, vainqueurs des 4 spéciales. Ils précédent GOURAUD-BOUVRON et MARLIN-RAUCH.

Figure 13 : Bruno Marlin et Diana Rauch dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Sur le podium de la catégorie Side-Car du 57ème Rallye de la Sarthe, derrière l’équipage Hervé Laur et Marie-Laure Ferrieu, le duo Bruno Marlin et Diana Rauch coiffe d’extrême justesse le binôme Roland Gouraud et Jimmy Bouvron.

Figure 14 : podium des side-cars au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Marc Troussard)

Suite aux 2 premières manches du Championnat de France des Rallyes, l’équipage Hervé Laur et Marie-Laure Ferrieu mène le classement provisoire dans la catégorie Side-Car devant Bruno Marlin et Diana Rauch qui précèdent la paire Michel Cheylan et Philippe Szendroi.

La bataille des Side-Cars va être grandiose sur les petites routes corses dans un mois.

A mardi, pour un petit tour avec les représentants de la catégorie Sport, la plus discrète catégorie du CFRR. J’ai un mal fou à mettre la main sur des photos des concurrents de cette catégorie.

Papytoum

2014 : les filles se mêlent à la lutte dans les rallyes routiers.


papytoum

Bonjour à tous,

En 2014, les filles ne se contentent plus d’accompagner les garçons dans les side-cars. Désormais, les filles se mêlent également à la lutte chez les solos.

Va falloir s’habituer à voir les plaques roses dans le Championnat de France des Rallyes Routiers.

  

 Figure 1 : Stéphanie Combes au départ du 4ème Rallye des Garrigues (photo Nathalie Pourrière)

Neuf féminines engagées au Rallye des Garrigues et douze au Rallye de la Sarthe. Les filles sont présentes de jour comme de nuit. Elles participent dans toutes les catégories avec des licences NCA, NCB ou LJA. Certaines ont même repeint leur moto en rose afin de mieux émerger au milieu d’un effectif de pilotes plutôt masculin.

 

 Figure 2 : Carole Manuguerra au départ du 4ème Rallye des Garrigues (photo Nathalie Pourrière)

Les filles auraient-elles décider de venir en aide aux organisateurs des rallyes routiers pour compenser la baisse de fréquentation chez les garçons ?

Les 9 féminines engagées au Rallye des Garrigues :

57 Sonia Barbot Top-Sport

88 Jessica Mangion Mono

124 Stéphanie Combes Sport

201 Marie-Laure Ferrieu Side-Car

202 Diana Rauch Side-Car

210 Béatrice Banut Side-Car

362 Carole Manuguerra Sport

363 Pascale Martinez Sport

372 Eveline Kisslig Classiques

Au premier passage sur la route détrempée de la spéciale de Murles, Sonia (50) avec sa GSXR moderne figure en bonne position dans le peloton des Top-Sport (5). Elle fait même la pige à Nick (67), la référence GSXR en rallye routier qui roule chez les Classiques. Lors du seul passage de nuit, elle y fera un résultat tout aussi bon (45 et 6), toujours devant la GSXR Classiques.

 

 Figure 3 : Sonia Barbot dans la spéciale de Lavérune (photo Sandra Kientz)

Dans les autres catégories, ses collègues se débrouillent bien également :

En Sport, Stéphanie est 9 (63) de jour et 7 de nuit (51).

En mono, Jessica, nouvellement élue représentante des pilotes, hommes et femmes, est 14 (80) de jour puis 10 de nuit (56).

Figure 4 : Jessica Mangion dans la spéciale de Lavérune (photo Sandra Kientz)

En Side-Car, les féminines brillent au côté de leurs pilotes masculins. Dans Murles, Marie-Laure fait 2 (16) de jour et 1 (21) de nuit. Diana est 8 (86) de jour avec le side-car dont le moteur marche par intermittence mais 2 (22) de nuit lorsque le moteur a retrouvé ses watts.

Au Rallye des Garrigues, les féminines se répartissent comme suit parmi les 87 pilotes du classement scratch et dans leurs catégories respectives :

Marie-Laure 12 (1er Side-Car), Sonia 36 (4ème Top-Sport), Stéphanie 46 (8ème Sport), Jessica 50 (11ème Mono), Diana 53 (4ème Side-Car), Carole 73 (12ème Sport), Eveline 83 (9ème Classiques), Béatrice 85 (6ème Side-Car).

 

 Figure 5 : podium féminin du 4ème Rallye des Garrigues (photo Nathalie Pourrière)

Les 12 féminines engagées au Rallye de la Sarthe :

39 Laetitia Maillard Roadster

57 Sonia Barbot Top-Sport

88 Jessica Mangion Mono

124 Stéphanie Combes Sport

201 Marie-Laure Ferrieu Side-Car

202 Diana Rauch Side-Car

211 Annie-Claire Gonzenbach Side-Car

301 Sylvie Lebert Side-Car

356 Sarah Depoilly Top-Sport

387 Aline Trigolet Sport

389 Audrey Régnier Sport

390 Marie Suchot Sport

 

 Figure 6 : Diana et Marie-Laure au départ sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Nathalie Pourrière)

Sur un Bugatti bien sec, les féminines sont très en verve parmi les 145 partants :

Sonia (46 et 11ème Top-Sport), Sylvie (47 et 1er Side-Car), Laetitia (52 et 28ème Roadster), Marie-Laure (53 et 3ème Side-Car), Jessica (76 et 11ème mono), Diana (79 et 7ème Side-Car), Annie-Claire (100 et 11ème Side-Car), Stéphanie (113 et 15ème Sport), Aline (126 et 21ème Sport), Audrey (127 et 22ème Sport), Marie (144 et 28ème Sport).

 

 Figure 7 : Laetitia Maillard sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Nathalie Pourrière)

Après leur joli parcours sur le Bugatti (47ème temps scratch et premier Side-Car), nous apprendrons l’abandon de l’équipage Sylvie et Christophe Lebert à l’occasion de la première épreuve chronométrée du routier, la très rapide spéciale de Maigné.

Heureusement, la sortie de route est sans gravité pour les 2 équipiers.

 

 Figure 8 : Sylvie et Christophe Lebert sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Marc Troussard)

Sur cette spéciale, de jour, Sonia (51) réussit à s’intercaler entre les Side-Cars de Diana (42) et Marie-Laure (54). Les autres féminines, Laetitia (81), Stéphanie (92), Annie-Claire (104), Aline (131), Audrey (136) et Marie (138) suivent dans cet ordre.

Dans la spéciale plus sinueuse et moins propre de Coulans sur Gée, de jour, Sonia (51) suit les 2 Side-Cars de Marie-Laure (26) et Diana (30) et précédent les autres féminines, Laetitia (80), Stéphanie (82), Annie-Claire (101) et Aline (126).

De nuit, lors des 2 passages dans Coulans, Sonia (53 et 41) suit les Side-Cars de Marie-Laure (20 et 16) et Diana (35 et 29). Quant à Laetitia (61 et 71) et Stéphanie (72 et 67), elles s’échangent les positions.

 

 Figure 9 : Stéphanie Combes dans la spéciale de Maigné lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Lors des 2 passages dans Maigné, les classements sont similaires : Marie-Laure (19 et 17), Diana (35 et 39) et Sonia (50 et 41). Même échange de position entre Laetitia (67 et 77) et Stéphanie (71 et 75).

Finalement, sur le podium scratch du 57ème Rallye de la Sarthe, Laetitia (51) précède Stéphanie (71) et Sonia (74).

 Figure 10 : podium féminin du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Pour l’instant, en solo, Sonia mène le classement provisoire du Championnat de France des Rallyes de la catégorie féminine devant Stéphanie et Jessica. En Side-Car, c’est Marie-Laure devant Diana.

Lesquelles parmi toutes ces dames seront présentes lors des 3 prochaines épreuves du Championnat de France des Rallyes, la Corse, l’Ain et le Dourdou ?

Jessica Mangion, victime de la casse de son moteur au départ de la spéciale de Maigné de jour, aura-t-elle réussi à réparer le mono à temps pour venir courir en Corse ?

 

 Figure 11 : Jessica Mangion après la casse de son moteur à la spéciale de Maigné (photo Francesco Scuderi)

Dans tous les cas, la course dans la catégorie devrait être intéressante à suivre lors de la prochaine épreuve en Corse, les 07 et 08 juin.

A jeudi, pour la suite avec les chouchous du public lors du 57ème Rallye de la Sarthe.

Papytoum

 

2014 : Où sont passés les Top-Sport au 57ème Rallye de la Sarthe ?


papytoum

Bonjour à tous,

Avec la naissance de la nouvelle catégorie Roadster dans le Championnat de France des Rallyes Routiers (CFRR), assisterions-nous à la disparition de la belle catégorie des Top-Sport ?

Au 57ème Rallye de la Sarthe, avec 21 engagés sur 146, la catégorie fait pâle figure malgré le circuit Bugatti. Quelle sera la situation lors des prochaines épreuves du CFRR ?

Si l’on regarde les résultats des 2 premières épreuves du CFRR, Rallye des Garrigues et Rallye de la Sarthe, c’est la déroute de la catégorie.

Le pilote de la Ducati Panigale, Franck Coudert, n’apparaît qu’à la onzième place du scratch du Rallye des Garrigues et à la sixième du scratch du Rallye de la Sarthe. Il sauve cependant l’honneur des Top-Sport, enfin presque, avec sa seconde place sur le circuit Bugatti. Le roadster de Laurent Filleton y commettant le crime de lèse-majesté.

Figure 1 : Laurent Filleton vainqueur du circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Francesco Scuderi)

En 2014, la catégorie est arrivée à un tournant de sa brillante carrière dans le CFRR. Avec les trois épreuves à venir, Corse, Ain et Dourdou, le coup de grâce pourrait bien lui être donné.

Après le Rallye des Garrigues, la Honda 1000 VTR de Renaud Neumann domine le classement provisoire du Championnat de France des Rallyes dans la catégorie Top-Sport. Renaud devance la Ducati 1199 Panigale de Franck Coudert et les 2 petites Triumph 675 Daytona de Thibaut Bernard et Sébastien Padovani.

Sur le circuit Bugatti, Franck, second, est le seul à glisser son Top-Sport parmi les puissants roadsters qui monopolisent les meilleures places. La seconde machine de la catégorie Top-Sport, la Honda 1000 VTR de Renaud, pointe à la neuvième place.

Figure 2 : Franck Coudert sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Sur les épreuves chronométrées du routier, les Top-Sport auront bien du mal à entrer dans le top 10 à l’exception notable du premier passage dans la rapide spéciale de Maigné où 2 Top-Sport figureront aux 4ème et 6ème places.

Retrouvez l’interview de Franck Coudert par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=oNUPfwk4bSk

De jour, Franck Coudert emporte le classement des Top-Sport devant Renaud Neumann et Thibaut Bernard. De nuit, Sébastien Padovani devance Renaud et Franck.

Figure 3 : Thibaut Bernard dans la spéciale de Maigné lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Après le Rallye de la Sarthe, au classement provisoire du CFRR, Renaud Neumann passe devant Franck qui rencontre plus de mal que ses jeunes compagnons de la catégorie Top-Sport lors des étapes de nuit. Sébastien et Thibaut suivent à peu de distance.

Les Top-Sport qui occupaient les 13ème et 17ème places parmi les Elites après le Rallye des Garrigues sont remontés aux 11ème et 13ème places des Elites grâce au circuit Bugatti. Ces places seront difficiles à conserver lors des 3 prochaines épreuves du Championnat de France des Rallyes.

Compte tenu de ses bonnes performances sur les épreuves routières à la Sarthe et aux Garrigues, Sébastien devrait être un sérieux client lors de la prochaine épreuve, chez lui en Corse, les 07 et 08 juin. Renaud très en verve la nuit devrait lui apporter une bonne réplique. Mais le vétéran, au guidon de la belle italienne, ne devrait pas leur laisser si facilement le champ libre.

Figure 4 : Sébastien Padovani lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Dans tous les cas, la lutte sera passionnante à suivre au départ de Porticcio dans un mois chez les Top-Sport.

A lundi, les filles se mêlent à la lutte dans les rallyes routiers.

Vivement la Corse

Papytoum

2014 : Bagarre intense chez les monos lors du 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

A son arrivée en Sarthe, Benoit Nimis, au guidon de la Yamaha 450 YZFE, est en tête du classement provisoire du Championnat de France des Rallyes chez les monos.

Récompense de sa belle prestation au Rallye des Garrigues, Benoit est également second du classement chez les Elites.

Yohann Viligenti (Husaberg) et Romain Jacquemard (Honda), très en vue chez les monos au Rallye des Garrigues, sont absents au départ du Rallye de la Sarthe.

Le déplacement en terre sarthoise est toujours à risque pour les monos. Les 4 tours à disputer sur le circuit Bugatti leur sont rarement favorables. Toutefois, cela dépend largement de la météo.

Retrouvez l’interview de Florent Derrien par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=XmYxcrctghY

En raison du beau temps annoncé à la Suze sur Sarthe, et compte tenu de la rapidité des 2 spéciales au programme sur le routier, la tâche des pilotes des monos ne sera pas facile lors du 57ème Rallye de la Sarthe.

De jour, sur le Bugatti, les monos sont loin : Florent Derrien 16, Benoit Nimis 30, Mickael Augras 31 et Christophe Overney 34.

Figure 1 : Florent Derrien premier mono sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Sandra Kientz)

Sur la rapide spéciale de Maigné, le premier mono, Benoit Nimis, est dixième. Suivent de près, Maxime Delorme, Mickael et Florent.

Retrouvez l’interview de Benoit Nimis par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=DQXVidT7gbg

A Coulans sur Gée, plus sinueuse et plus sale, Florent scratche. Les autres monos sont proches. Maxime (3), Benoit (5) et Mickael (11) suivent dans cet ordre.

Lors de l’étape de nuit, le quatuor des monos restera invariablement dans le même ordre lors des 4 spéciales disputées, 2 fois Coulans et 2 fois Maigné : Florent, Maxime, Benoit et Mickael.

Figure 2 : Mickael Augras dans la spéciale de Maigné lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Maxime Delorme, le jeune pilote du Bugey, fait des étincelles sur les spéciales en terre sarthoise. Mais sur le Bugatti, Maxime n’apparaît qu’en 55ème
place. Pour mieux figurer au général d’un Rallye de la Sarthe à l’avenir, Maxime sait ce qui lui reste à faire.

Après le Rallye de la Sarthe, au classement provisoire du Championnat de France des Rallyes, chez les monos, Florent a repris la tête à Benoit devant Mickael et Maxime.

Figure 3 : Podium des monos lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Marc Troussard)

Au classement provisoire du Championnat de France chez les élites, les pilotes des monos ont un peu reculé : Florent (3) devance Benoit (4).

En Corse, les monos trouveront des routes plus favorables à leur légèreté. La bagarre devrait être passionnante entre tous ces pilotes auxquels se joindront des pilotes locaux très affutés.

Vivement la Corse.

A jeudi, où nous retrouverons la catégorie en voie de disparition du Championnat de France des Rallyes. 

Papytoum

2014 : en 125, c’est Kévin ou Alphonse lors du 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

En 2014, la catégorie 125 du Championnat de France des Rallyes est peu fournie. Cinq partants au Rallye des Garrigues mais seulement deux au départ du 57ème Rallye de la Sarthe.

Les 4 tours du circuit Bugatti auraient-il fait fuir les candidats potentiels de cette sympathique catégorie où la bataille fait rage ?

Figure 1 : Jean-Pierre Saligne au Rallye du Dourdou 2013 (photo Sandra Kientz)

En l’absence de Jean-Pierre Saligne, 125 RIEJU, non partant pour cause de budget trop serré, c’est entre Kevin Cheylan, 125 MZ, et Alphonse Poletti, 125 KTM, que les choses vont se jouer en Sarthe.

Au Rallye des Garrigues, les 125 ont montré qu’il fallait compter avec elles quand les conditions météorologiques leur sont plus favorables. Kevin se situe autour de la 40ème place lors des premiers passages sur les routes mouillées des spéciales de jour.

Kevin finit 44ème du classement de l’étape de jour du Rallye des Garrigues. « Sans couper », avec ce type de machine, ça finit par faire des temps corrects sur les routes détrempées.

Après les Garrigues, Kevin prend la tête du classement provisoire du Championnat de France en catégorie 125 devant Alphonse et Jean-Pierre.

Les conditions de roulage ne seront pas les mêmes lors du 57ème Rallye de la Sarthe. Le temps est beau et les chaussées bien sèches.

Pour les petites motos, les 4 tours du Bugatti sont une vraie corvée. Alphonse en termine dans un temps de 11 minutes 28 secondes et Kevin en 11 minutes 30 secondes. La puissance de la KTM a parlé !!

A noter que les 2 petites 125 ne sont pas les 2 dernières sur le Bugatti.

Figure 2 : Kévin Cheylan dans la spéciale de Maigné lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Sur les 2 spéciales de Maigné et de Coulans sur Gée, les 125 sont dans les 2/3 du classement. Kévin précède Alphonse de jour. De nuit, Kévin jardine. Il termine derrière Alphonse du fait de ses 22 secondes de pénalités.

Au Classement provisoire du Championnat de France, Kévin conserve la pole position. La lutte des 125 va être très intéressante à suivre chez Alphonse, lors du 8ème Rallye de Corse.

Venez vous inscrire, il y encore des place en catégorie 125….

Figure 3 : Alphonse Poletti lors de la course de côte de Casaglione 2013

Retrouvez l’interview de Kevin Cheylan par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=QoNyppUSx-A

A lundi, pour la suite du périple chez les modernes lors du 57ème Rallye de la Sarthe.

Papytoum

2014 : Papytoum sauve l’honneur des Honda à moteur RFVC au 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

L’effectif réduit chez les Classiques au départ du 57ème Rallye de la Sarthe (12 partants) ne devrait pas trop nuire à la qualité des débats.

Toutefois, avec le puissant quatre cylindres, sous le beau soleil prévu en Sarthe durant le week-end, le local de l’étape, Nick Ayrton, ne devrait pas rencontrer d’opposition susceptible de remettre en question sa supériorité annoncée en terre sarthoise dans la catégorie des Classiques.

Figure 1 : Nick Ayrton prêt à l’attaque sur le circuit Bugatti au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Sur le circuit Bugatti, Nick prend le départ dans la seconde série au milieu des monos et des sports. Il s’en séparera rapidement. Avec un temps de 8’18’’, soit 34 secondes de mieux que son temps de 2012, Nick laisse son second de la catégorie Classiques à près d’une minute après 4 tours du circuit Bugatti.

Avec la puissante GEX Classiques, Nick se classe 13ème du scratch sur le circuit Bugatti. Il maîtrise vraiment bien la vieille GEX et le circuit Bugatti, le bougre !!!

Eric Fortin termine en 9’17’’. Son gros flat twin, bichonné par Nico son préparateur, marche de mieux en mieux.

Figure 2 : la grosse attaque d’Éric Fortin sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

La lutte va être chaude lors du prochain Dark Dog Moto Tour entre les 2 compères….

Derrière les 2 lièvres de la catégorie Classiques, les temps se resserrent. En 9’49’’ pour les 4 tours, Christian Lacoste fait briller son vieux flat twin. Ricou en 9’51’’ devance l’autre RDLC de Michel Fontana 9’59. David Carlo avec sa Honda XL600R s’intercale entre les 2 en 9’57.

Figure 3 : Christian Lacoste pousse le vieux flat twin sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Les deux Honda NX650 Dominator à moteur RFVC d’Antoine Caviglioli et Philippe Thoumelin se sont bien arsouillées sur le circuit Bugatti. Mais elles sont vraiment à la peine les 2 « grosses » Honda à moteur RFVC et leurs pilotes aussi. Leurs temps dépassent les 10 minutes (10’03’’ et 10’04’’ respectivement).

Figure 4 : l’arsouille des 2 Honda Dominator d’Antoine et Philippe sur le circuit Bugatti au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

La punition continue lors des 2 spéciales de jour, moins sévère cependant. Nick nous colle 7 secondes et plus dans Maigné et 6 secondes et plus dans Coulans.

La messe est dite sur ce rallye. Les autres vont devoir se battre pour les accessits.

Nick, Eric, Christian, Antoine, Philippe et Ricou figurent dans cet ordre au classement de l’étape de jour du 57ème Rallye de la Sarthe.

Figure 5 : Ricou à l’attaque sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Aux abandons sur chute de David et Michel lors de l’étape de jour, il faudra ajouter celui de Stéphane avec la petite Honda 400 CBT. Après avoir roulé sur le fameux circuit Bugatti, le twin Honda n’aurait-il pas apprécié les petites routes sarthoises ?

 

Figure 6 : Stéphane Scellier et le petit twin Honda sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Retrouvez l’interview de Stéphane Scellier par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=Peo7U56NMJ8

La nuit claire et sèche ne changera pas grand-chose à la situation. Les ennuis électriques de Christian et Antoine laisseront le champ libre à Papytoum qui ne réussira pas à s’approcher de Nick lors des 4 passages de nuit dans les 2 spéciales de Coulans sur Gée et Maigné. Philippe termine second de l’étape de nuit loin derrière Nick. Il devance Eric, Christian, Ricou et Antoine.

Figure 7 : Papytoum dans Maigné au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Raphael Ottavi)

Au classement général du Rallye de la Sarthe, la logique est respectée : les 2 vainqueurs du Dark Dog Moto Tour, Nick Ayrton et Eric Fortin au guidon de leurs grosses motos devancent Philippe « papytoum » Thoumelin et la petite Honda NX650 Dominator à moteur RFVC.

Figure 8 : Podium des Classiques au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Marc Troussard)

Retrouvez l’interview d’Eric Fortin par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=NIJiLK8jCfs

Pour bien figurer au classement final du Championnat de France des Rallyes, il va falloir nous réveiller avec nos monos lors des 3 prochaines manches : la Corse, les 07 et 08 juin, l’Ain, les 28 et 29 juin et lors de la finale au Dourdou à Villecomtal (12), les 18 et 19 juillet.

Les routes devraient être plus favorables à nos machines et il n’y aura pas de circuit. Mais cela sera-t-il suffisant pour que les monos Honda à moteur RFVC d’Antoine et Philippe restent dans la course ?

A partir de jeudi, avant la manche Corse, je vous emmènerai sur les traces de Raphael Ottavi pour un petit périple en images chez les modernes lors du 57ème Rallye de la Sarthe.

Papytoum

2014 : hécatombe chez les Classiques au 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

A quelques jours de son départ, la 57ème édition du Rallye de la Sarthe apparaissait très prometteuse chez les Classiques.

Avec pas moins de 15 inscrits, la bagarre allait être sympa à suivre tout au long du week-end sur les routes sarthoises :

160 AYRTON Nick SUZUKI 1100 GSXR

162 LACOSTE Christian BMW R 100 RT

163 THOUMELIN Philippe HONDA NX 650 DOMINATOR

164 CAVIGLIOLI Antoine-François HONDA NX 650 DOMINATOR

165 FONTANA Michel YAMAHA 350 RDLC

166 MANGEMATIN Eric YAMAHA 350 RDLC

167 KERAUDY Alain HONDA XL 600 R

168 KERAUDY Jean HONDA XL 600 R

169 CARLO David HONDA XL 600 R

410 WILS Dominique HONDA XL 600 R

411 FORTIN Eric BMW R 80 GS

412 JOUAN Salah HONDA 900 BOL D’OR

413 ZABRONIECKA Joël HONDA CB 750 K2

414 BARBET Nicolas YAMAHA 650 XS

415 SCELLIER Stéphane HONDA 400 CBT

Le premier à nous lâcher fut Dominique Wils. En attente de pièces pour redonner vie à son vieux moteur RFVC, Dominique ne pourra malheureusement pas être prêt à temps pour venir s’ébattre avec les copains sous le soleil sarthois.

Dominique se rattrapera depuis le bord des routes en filmant le passage des concurrents pour Motomag :

http://www.motomag.com/Rallye-moto-de-la-Sarthe-retour-en-videos-avec-Franck-Coudert-et-Herve-Laur.html

Figure 1 : Dominique Wils sur le circuit d’Alès au DDMT 2013 (photo Francesco Scuderi)

En 2014, à la Sarthe, Dominique n’aura pas l’occasion de nous montrer la qualité de son pilotage sur circuit au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC. Dommage !!

Après les défections de JOUAN Salah et sa HONDA 900 BOL D’OR et de Nicolas BARBET sur YAMAHA 650 XS, les faits de course allaient continuer à décimer les rangs des Classiques.

Sur le circuit Bugatti, de belles empoignades mais point de chute à déplorer cette année sur la piste bien sèche du circuit.

Par contre, dès le premier passage dans la rapide spéciale de Maigné, le jeune David Carlo, emporté par sa fougue, négocie mal la première courbe à droite qui nous fait entrer au lieu-dit la Chopinière dans une série de virages plus ou moins prononcés. Sa chute est inévitable.

Heureusement, David évite de justesse de percuter le poteau en face de lui. La glissade se termine à gauche de la route dans le talus où le choc violent provoque de gros dégâts : jambe cassée et luxation d’épaule pour lui, explosion du tableau de bord et guidon cassé pour la Honda XLR. La prise en charge de David est immédiate. Il souffre beaucoup en attente des soins qu’il recevra au centre hospitalier du Mans. Selon David, il est bien pris en charge par les spécialistes locaux des traumatismes liés à la pratique du sport motocycliste.

Figure 2 : David Carlo sur le circuit Bugatti au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

David très motivé depuis ses bons résultats au Rallye des Garrigues avait très bien débuté sa première édition du Rallye de la Sarthe. Sur le circuit, il figurait en tête des Honda à moteur RFVC. Il devançait notamment les 2 grosses Honda NX650 Dominator, un peu trop lourdes pour rivaliser avec l’agile Honda XLR sur la piste sarthoise.

Retrouvez l’interview de David Carlo par Raphael Ottavi ici :

https://www.youtube.com/watch?v=N0QqGYB-d2o

Après ce premier coup du sort chez les Classiques, ce sera au tour de Michel Fontana de payer son tribut à sainte gamelle. Alors qu’en pilote habitué des circuits, Michel avait su éviter de se faire piéger par les trajectoires aléatoires de nos trails sur la piste du Mans, ce sont les pièges de la route qui se refermeront sur lui.

Figure 3 : Michel Fontana sur le circuit Bugatti au 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Sur le routier après la spéciale de Maigné qu’il avait négociée prudemment, ébloui par le soleil sarthois, un comble, Michel pense avoir glissé sur une plaque de gas-oil. Là aussi, la chute inévitable se solde par beaucoup de dégâts. Pour le pilote, des fractures de côtes et de vertèbres, mais heureusement, pas d’atteinte neurologique. La fourche de la moto a pas mal souffert de l’impact.

Les deux pilotes novices dans les Rallyes devraient s’en remettre sans séquelles. Nous le leur souhaitons en tous les cas et leur adressons tous nos vœux de rétablissement rapide afin de les revoir prochainement avec nous sur les routes des Rallyes.

La journée à la Suze sur Sarthe se terminera tristement chez les Classiques lorsque les deux frères Keraudy nous annoncerons qu’ils ne repartiront pas de nuit suite à l’accident de leur pote David. Alors qu’ils avaient magnifiquement navigué tout au long de l’étape de jour sur le parcours compliqué tracé par Daniel Orriols, les frangins n’ont plus l’esprit à la course. On peut les comprendre.

Figure 4 : les frères Keraudy, Alain et Jean, sur le circuit Bugatti au Rallye de la Sarthe 2014 (photo Francesco Scuderi)

Pour certains des pilotes restant en course, les choses n’allaient pas se passer comme ils l’auraient souhaité.

Avant le départ de nuit, Christian Lacoste, dont le flat twin a brillamment marché de jour, sur le circuit Bugatti mais aussi dans les 2 spéciales de route, est inquiet. L’embrayage de la BM patine de plus en plus. Tiendra-t-il toute la nuit ?

Selon Christian, son éclairage complémentaire prévu pour la nuit a peu de chances de durer. Je lui ouvrirai donc la route toute la nuit avec mon puissant phare longue portée et cela devrait nous permettre de rentrer à bon port l’un et l’autre. Malheureusement, le défaut d’éclairage sera très pénalisant pour Christian dans les spéciales au cours de la nuit.

Figure 5 : Christian Lacoste sur le circuit Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

Et les ennuis chez les Classiques ne seront pas finis. Peu après le départ de la boucle de nuit, Antoine-François Caviglioli ne nous a pas rejoint lors des contrôles horaires suivant la spéciale de Coulans sur Gée. Les infos sont inquiétantes. Antoine ne parvient pas à démarrer sa moto dans la zone de non-assistance extérieure qui précède la spéciale de Maigné.

Finalement, à force de courage, malgré la panne de son éclairage, Antoine réussira à effectuer tout le routier, à parcourir les spéciales et à ramener la moto à la Suze sur Sarthe mais au prix de nombreuses pénalités. Tout ça à cause d’un défaut électrique sur sa Dominator.

Souhaitons à Antoine, qui avait déjà connu la panne au Rallye des Garrigues, de ne pas connaître pareilles mésaventures à chacune des prochaines épreuves du Championnat de France des Rallyes 2014.

Figure 6 : Antoine Caviglioli et Papytoum en bagarre sur le Bugatti lors du 57ème Rallye de la Sarthe (photo Julie Landais)

En Corse, à domicile, Antoine devrait avoir une faim de loup au départ du Rallye de Corse à Porticcio le samedi 07 juin.

A lundi, pour les résultats de la course chez les Classiques lors du 57ème Rallye de la Sarthe.

Papytoum

2014 : mes reconnaissances du 57ème Rallye de la Sarthe


papytoum

Bonjour à tous,

En partant de Grenoble avec la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC, le week-end précédant la 57ème édition du Rallye de la Sarthe, la onzième pour moi, j’ai 2 objectifs.

  

 Figure 1 : Affiche du 57ème Rallye de la Sarthe

Le premier de mes objectifs, c’est de reconnaitre très sérieusement le routier. En effet, depuis mon retour en rallye au guidon des Honda à moteur RFVC en 2009, je me suis mis en tête de faire les routiers des rallyes sans utiliser de dérouleur de road book comme à l’époque des parcours fléchés que j’ai connus auparavant.

C’est un moyen que j’ai trouvé pour entretenir ma bonne mémoire visuelle. Pour l’instant, cela ne m’a pas trop mal réussi. Je pense également que cela contribue à ma sécurité lors des roulages, parfois rapides, sur les liaisons routières des rallyes.

  

 Figure 2 : Routier de jour du Rallye de la Sarthe 2014 (241 km)

Pour répondre à mon premier objectif, il me faudra parcourir plusieurs fois l’ensemble du routier (360 km), de jour et aussi de nuit. Je devrais répéter les passages en voiture, le road book à proximité, dans les sections où je commets des erreurs. Sur la boucle de nuit (122 km), je devrais également passer en moto de nuit pour valider ma bonne connaissance du parcours routier du Rallye de la Sarthe.

 

 Figure 3 : Routier de nuit du Rallye de la Sarthe 2014 (122 km à faire 2 fois)

Avec cette méthode d’apprentissage du routier, je suis aux antipodes des concurrents qui prônent la remise du road book au départ d’un rallye. Finalement à chacun son plaisir. Le mien, c’est de rouler en terrain reconnu.

Le second de mes objectifs lors des reconnaissances du Rallye de la Sarthe 2014, c’est de faire des reconnaissances bien plus correctes des spéciales que ce que j’ai fait au Rallye des Garrigues qui ouvrait la saison du Championnat de France des Rallyes. Dans la nouvelle spéciale organisée à Murviel les Montpellier, je peux dire que je ne savais pas vraiment où je mettais mes roues. Ce n’est pas la meilleure façon de rester au contact de mes concurrents chez les Classiques.

 

 Figure 4 : Spéciale de Coulans sur Gée au Rallye de la Sarthe 2014

En préparation du 57ème Rallye de la Sarthe, pour améliorer mes reconnaissances des spéciales, je ferai des passages en voiture mais aussi à pied. En plus d’être plutôt économique, cela permet de bien s’imprégner du tracé de l’épreuve chronométrée et de mieux visualiser l’état du sol.

Contrairement aux années précédentes, le circuit Bugatti restera inacessible aux reconnaissances faute de roulage organisé au cours de la semaine précédant le 57ème Rallye de la Sarthe.

Pour la 57ème édition, Daniel Orriols a tracé un circuit de jour dans le sens des aiguilles d’une montre au départ de la Suze sur Sarthe avec ville étape à Fresnay sur Sarthe au nord. Il reprend ainsi son idée de 2011 où le rallye faisait étape à Ballon. Mais en 2011, la reconnaissance à moto des spéciales de Courcebeuf et de Domfront en Champagne étaient autorisées. En 2014, seuls des passages en voiture (ou à pied) sont possibles théoriquement dans les spéciales de Coulans sur Gée et de Maigné.

En début de semaine, les impressions sont mitigées. L’apprentissage du routier devrait nécessiter beaucoup de kilomètres en voiture.

Pour les spéciales, je suis dégouté dans un premier temps. Il n’y aura pas moyen de reprendre la moindre seconde à Nick Ayrton dans des spéciales aussi rapides. Nos monos Honda à moteur RFVC ne vont pas être à la fête sur le 57ème Rallye de la Sarthe. La météo qui s’annonce bonne n’arrange rien.

Après un passage à pied, les premières impressions seront relativisées. Nous devrions bien nous y amuser dans ces 2 spéciales.

A propos de l’interdiction des reconnaissances des spéciales à moto, au cours de la semaine, jusqu’à tard jeudi soir, je ne croiserai que 2 motos au voisinage des spéciales.

La première, dans la journée de lundi s’apprête à prendre le départ de la spéciale de Maigné. Alors que je suis installé dans ma voiture au poste zéro de la spéciale, le jeune conducteur de la speed triple blanche immatriculée en Sarthe vient me demander si je sais où est le départ de la spéciale et me dire qu’il ne fait pas le rallye.

La seconde, tard dans la nuit de lundi, est rencontrée au poste A de la spéciale de Coulans sur Gée que je redescends en voiture. La moto est conduite par un anglo sarthois résidant à Fresnay sur Sarthe bien connu dans le milieu des rallyes. Il m’explique quelques éléments de préparation récents de son puissant quatre cylindres et me demande de faire une montée en voiture à mes côtés dans la spéciale qu’il connaît très bien. Sacré Nick !!!

Les traces de freinage de moto de plus en plus nombreuses tout au long de la semaine au poste 10 de la spéciale de Maigné n’ont laissé aucun doute à tous les autres concurrents sur le non-respect de l’interdiction des reconnaissances à moto par certains.

Heureuse égalité sportive lors du 57ème Rallye de la Sarthe….

 

 Figure 5 : Spéciale de Maigné au Rallye de la Sarthe 2014

La boucle de nuit concoctée par Daniel Orriols emprunte dans le sens inverse des aiguilles d’une montre une partie des routes empruntées de jour dans l’autre sens.

Jeudi soir, après un ultime tour du routier de nuit à moto, je pense que les choses devraient bien se passer pour moi au plan de l’orientation lors des liaisons routières du 57ème Rallye de la Sarthe.

De plus, j’ai proposé d’ouvrir la route de nuit à Christian Lacoste qui me précède dans la liste des engagés avec son vieux flat twin. Son embrayage donne des signes d’affaiblissement inquiétant et Christian craint que son éclairage ne rende l’âme assez vite au cours de la nuit. L’avoir derrière moi sur le routier sera mon assurance anti jardinage.

Plus que demain vendredi pour préparer la machine, passer les contrôles administratifs et techniques et prendre un peu de repos au bord de la Sarthe.

  Figure 6 : La Sarthe à la Suze sur Sarthe

Chez les Classiques, va falloir se résigner à voir Nick caracoler en tête du 57ème Rallye de la Sarthe.

A mardi pour le récit des évènements sarthois chez les Classiques.

Papytoum

2014 : Julien Toniutti résiste à l’armada corse au 4ème Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

Les brillants pilotes corses avec leurs monos supermotards n’ont pas réussi à venir à bout du brillant pilote lyonnais Julien Toniutti au guidon de sa nouvelle monture.

Julien gagne le 4ème Rallye des Garrigues devant Benoit Nimis et Laurent Filleton.

Retrouver les résultats complets du 4ème Rallye des Garrigues dans vos blogs habituels sur moto-mag, moto-net, moto-station, le site de la FFM etc… Pour Face bouque, je ne sais pas ce qui s’y passe.

Voici le reportage de Raphael Ottavi sur le 4ème Rallye des Garrigues :

http://youtu.be/6n-xyw8Gl8E

Vous ne trouverez rien sur les Classiques dans ce reportage car Raphael nous prépare un film de 60 minutes sur toute la saison en Classiques. Ca va être dur d’attendre….

Rendez-vous à tous les 12 et 13 avril à la Suze sur Sarthe pour le Rallye de la Sarthe.

Ça va chauffer chez les Classiques.

Papytoum

2014 : Attention Raphael Ottavi vous photographie dans la spéciale de Lavérune au 4ème Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

Voici quelques photos prises par Raphael Ottavi dans la spéciale de Lavérune :

https://www.flickr.com//photos/121779961@N02/sets/72157643126844315/show/

Dans quelques jours, je vous présenterai le reportage de Raphael Ottavi sur le 4ème Rallye des Garrigues.

Papytoum

 

2014 : Saine bagarre en Classiques au 4ème Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

Malgré les conditions météo présentes lors du 4ème Rallye des Garrigues, pluie de jour et routes mouillées, le joli routier n’aurait pas dû présenter de difficultés particulières pour les concurrents de la catégorie Classiques.

Mais c’était sans compter avec l’étourderie de Nick Ayrton, 30 secondes de pénalités pour erreur de calage de sa pendule, la malchance d’Antoine, panne de carburation, la jeunesse de David Carlo, 2 fois 15 secondes de pénalités pour s’être approché trop près des tapis de pointage et l’inexpérience de la nuit pour Eveline Kislig, 30 secondes de pénalités lors de l’étape de nuit.

Au final, Ricou s’en sort plutôt bien avec la petite moto japonaise à moteur 2 temps. Il a beaucoup hésité avant le départ entre elle et sa moto habituelle en Classiques, la Honda XL600LM à moteur RFVC. Ricou finit second de jour puis 4ème de nuit et repart des Garrigues avec la troisième place au Classement provisoire du Championnat de France des Rallyes.

Ricou semble satisfait de sa nouvelle monture puisqu’on devrait le retrouver avec elle au prochain Rallye de la Sarthe.

Figure 1 : « Ricou » dans la spéciale de Lavérune (photo Raphael Ottavi)

Retrouvez l’interview d’Eric « Ricou » Mangematin par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/A6PcKTxzkBQ

Chez les bretons de l’Association Sportive de Trélivan les impressions sont mitigées. Leur jeune poulain, David Carlo a fait étalage de sa conduite sure sur les routes du Languedoc. Il finit seulement 6ème de jour à cause de ses 2 pénalités de 15 secondes. Il est 5ème de nuit derrière quatre pilotes habitués du Championnat de France des Rallyes. David devrait rapidement améliorer ses résultats. Attention à lui en Classiques au Rallye de la Sarthe.

Figure 2 : David Carlo dans la spéciale de Lavérune (photo Raphael Ottavi)

De jour, le second membre de l’association ne commet pas d’erreur sur le routier et assure des temps corrects en spéciale. Jean Keraudy est 4ème de l’étape de jour. La nuit, les conditions de roulage sont un peu plus difficiles pour les membres de l’Association Sportive de Trélivan qui bénéficient de l’ouverture de route assurée par David Carlo. Sans aucune pénalité, Jean est 7ème lors de l’étape de nuit.

Figure 3 : Jean Keraudy dans la spéciale de Murviel (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview de Jean Keraudy par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/wZpmAwo74h0

Au guidon de la même machine que Ricou, Michel Fontana est plutôt régulier de jour comme de nuit. Il conclut la journée à la 7ème place et la nuit à la 9ème.

Figure 4 : Michel Fontana dans la spéciale de Murviel (photo Cédric Houzet)

Egalement très régulier, Alain Keraudy, représentant lui aussi la Bretagne et l’Association Sportive de Trélivan, termine 8ème de jour comme de nuit.

Figure 5 : Alain Keraudy dans la spéciale de Murles (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview d’Alain Keraudy par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/b_KhLkry6jY

Au guidon de la Honda 750 XLV, Stéphane Chalemont s’est manifestement fait plaisir sur les routes de sa région pour son premier rallye. Stéphane est plus habitué à assurer notre sécurité au bord des routes des rallyes. Reverrons-nous Stéphane au départ d’un rallye ? Ce n’est pas impossible vu ses bonnes sensations lors de ce 4ème Rallye des Garrigues.

Figure 6 : Stéphane Chalemont dans la spéciale de Murles la nuit (photo Cédric Houzet)

Ils ont l’air plutôt content de leur course les anciens, Eric Mangematin, Philippe Thoumelin et Nick Ayrton sur le podium Classiques du Rallye des Garrigues 2014.

Figure 7 : Podium des Classiques du Rallye des Garrigues (photo Marc Troussard)

Après le Rallye des Garrigues, Papytoum et la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC sont en tête du classement provisoire du Championnat de France en Classiques devant Nick Ayrton et le gros 4 cylindres japonais, second et Eric Mangematin au guidon de la petite moto japonaise à moteur bicylindre deux temps, troisième.

Retrouvez l’interview de Philippe « Papytoum » Thoumelin par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/rlY1ZaP3UkQ

Classement provisoire du Championnat de France Classiques 2014 après le Rallye des Garrigues

Rang

Numéro

Pilote

Moto

Points jour

Points nuit

Total

1

163

THOUMELIN Philippe

Honda NX650 Dominator

30

21

51

2

160

AYRTON Nicholas

Suzuki 1100 GSXR

21

25

46

3

166

MANGEMATIN Eric

Yamaha 350 RDLC

25

18

43

4

168

KERAUDY Jean

Honda XL600R

18

15

33

5

169

CARLO David

Honda XL600R

16

16

32

6

164

CAVIGLIOLI Antoine-François

Honda NX650 Dominator

0

30

30

7

165

FONTANA Michel

Yamaha 350 RDLC

15

13

28

8

167

KERAUDY Alain

Honda XL600R

14

14

28

Nous devrions retrouver nos « potes » Dominique Wils et Eric Fortin, autres habitués des Classiques, lors du prochain Rallye de la Sarthe les 12 et 13 avril au départ de La Suze sur Sarthe.

Papytoum

 

2014 : les Honda NX650 Dominator dominent aux Garrigues


papytoum

Bonsoir à tous,

toutes mes excuses pour le retard à vous présenter les résultats du Rallye des Garrigues 2014, première manche du Championnat de France des Rallyes Routiers. La neige tombée sur les Alpes au cours du week-end a plus que perturbé mon retour à domicile.

Par contre, aucun retard pour les Honda NX650 Dominator à moteur RFVC qui ont bien rempli leur contrat lors du 4ème Rallye des Garrigues que nous avons disputé le week-end dernier au départ de Lavérune (34).

Au guidon des Honda NX650 Dominator, Papytoum gagne l’étape de jour et Antoine-François Caviglioli remporte la nuit.

Dès l’ouverture de la bataille des Classiques, les choses ont très bien commencé pour Antoine qui nous colle près de 9 secondes lors du premier passage dans la spéciale de Murles.

Très en confiance sur le mouillé avec les pneumatiques Dunlop TR91 qu’il connait bien, Antoine emmène avec facilité sa Dominator sur les petites routes du Languedoc. Le poids léger de sa nouvelle machine est un avantage par rapport à sa lourde Honda Transalp de la saison précédente.

Malheureusement pour Antoine, le carburateur de la Honda Dominator donne des signes de défaillance lors du premier passage dans la spéciale de Murviel. Antoine est obligé d’abandonner l’étape de jour. Sans doute des saletés dans le carburant de sa vieille moto.

L’abandon d’Antoine fera l’affaire de ses concurrents des Classiques lors du décompte des points marqués pour le Championnat de France Classiques.

 

Figure 1 : Antoine Caviglioli dans la spéciale de Murviel (Photo Cédric Houzet)

Lors de l’étape de nuit, les routes ont un peu séché, il ne pleut plus. Antoine domine nettement la bataille chez les Classiques dans les 2 spéciales disputées. Antoine remporte la seconde étape du Rallye des Garrigues 2014.

Retrouvez l’interview d’Antoine Caviglioli par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/vgAd24Uk4gU

Derrière Antoine, c’est un peu la débandade en Classiques. Dans Murles, lors du premier passage de jour, tir groupé des Classiques à plus de 8 secondes d’Antoine. Nick Ayrton, David Carlo, le petit breton qui promet au guidon de sa Honda XL600R, Philippe Thoumelin, avec l’autre Honda Dominator et Eric Mangematin, qui a finalement choisi de rouler en Classiques avec le petit bicylindre japonais qui fume plutôt qu’avec la grosse Honda XL600LM à moteur RFVC, sont dans la même seconde. Stéphane Chalemont, le local de l’étape avec la Honda 750 XLV est un peu plus loin.

Lors du premier passage sur la patinoire de Murviel, du fait des ennuis de carburation d’Antoine, David Carlo avec la Honda XL600R passe le plus vite devant Nick Ayrton et son gros quatre cylindres japonais. Quant à moi, terrorisé par l’idée de la chute, je fais toute la spéciale en utilisant à l’excès le couple du gros moteur RFVC, très soucieux de ne pas faire patiner la roue arrière de la moto sur le mouillé. Résultat, je termine très loin au classement de la spéciale. Eveline Kislig, la suissesse qui pilote la même moto que moi, me suit de près chez les Classiques.

Figure 2 : Eveline Kislig avant le départ du Rallye des Garrigues 2014

Après l’abandon d’Antoine, pour le second passage dans les spéciales de jour, le binôme Papytoum-Honda Dominator se reprend. Je fais le meilleur temps dans Murles, douze secondes plus vite qu’au premier passage, juste devant Stéphane Chalemont qui se lâche avec la Honda 750 XLV. Dans Murviel, spéciale plus rapide, je suis second derrière Nick, encore 13 secondes de mieux qu’à mon premier passage. Les choses sont enfin plus conformes à nos attentes respectives. Pour le Rallye de la Sarthe, il va falloir que j’assure beaucoup mieux les reconnaissances des spéciales pour éviter mes errements en course. David Carlo, qui fait 2 fois quatrième prouve qu’il faudra compter avec lui en Classiques cette saison.

 

Figure 3 : David Carlo au Rallye des Garrigues 2014 (photo Cédric Houzet)

Sur la spéciale rapide de Lavérune qui clôt la journée, je termine à 6/10 de Nick. Bonne fin d’étape pour Papytoum et la Honda NX650 Dominator.

Figure 4 : Nick Ayrton dans la spéciale de Lavérune (photo Cédric Houzet)

Retrouvez l’interview de Nick Ayrton par Raphael Ottavi ici : http://youtu.be/717TUYyX5cE

Malheureusement pour nos copains du Moto Club Dauphinois, Alain et Olivier Amblard sortent assez violemment sur la portion finale très glissante de la spéciale. Ils explosent le side-car au fond d’un fossé et doivent abandonner. Bien secoués, les 2 membres de l’équipage s’en sortent heureusement plutôt bien mais avec pas mal de contusions. Le side-car Choda d’Alain aura plus de mal et devra subir des opérations de mécanique assez lourdes pour retrouver les routes des Rallyes. Bon courage Alain.

 

Figure 5 : Alain Amblard en plein préparatif à Lavérune (34)

Après l’abandon d’Antoine de jour et suite à la pénalité de 30 secondes prises par Nick sur le routier dès le début du Rallye des Garrigues, les choses se sont plutôt rapidement éclaircies pour moi sur ce 4ème Rallye des Garrigues. Malgré mes insuffisances, au bilan final du Rallye des Garrigues 2014, je succède à Stéphane Guéguin, vainqueur ici en 2013 en catégorie Classiques.

En somme un excellent début de saison 2014 pour les Honda NX650 Dominator à moteur RFVC à l’occasion du Rallye des Garrigues.

Rendez-vous à tous les 12 et 13 avril à La Suze sur Sarthe pour le Rallye de la Sarthe.

Papytoum

 

2014 : Papytoum dans le Championnat de France des Rallyes Routiers


papytoum

Bonjour à tous,

Voici une petite présentation filmée par Raphael Ottavi avant le début de la saison du Championnat de France des Rallyes 2014 en catégorie Classiques

http://youtu.be/jFdFFNeQuIM

 Figure 1 : Papytoum en Dauphiné avant la saison 2014 (photo Raphael Ottavi)

Rendez-vous dans les prochains jours pour les premières impressions au guidon de la Honda NX650 Dominator à moteur Honda RFVC lors du Rallye des Garrigues, première manche du Championnat de France des Rallyes 2014.

A bientôt sur PAPY TOUM – YouTube ».

Papytoum

2014 : le Moto Club Dauphinois dans le Championnat de France des Rallyes Routiers


papytoum

Bonjour à tous,

En 2014, au guidon de la Honda NX650 Dominator, je participerai au Championnat de France des Rallyes Routiers avec le Moto Club Dauphinois, club auprès duquel j’étais déjà licencié au cours des années 1990.

Figure 1 : Carte de membre actif du Moto Club Dauphinois des années 1990

Le Moto Club Dauphinois sera bien représenté dans le Championnat de France des Rallyes Routiers (CFRR) en 2014.

Multiple vainqueur d’épreuves dans le Championnat de France des Rallyes, Alain Amblard est un spécialiste des Rallyes Routiers.

Licencié au Moto Club Dauphinois, Alain tutoyait déjà les podiums au guidon de la Honda XR600 à moteur RFVC préparée par son « pote » François Bourdiaux dans les années 1990.

Au classement du Rallye Vercors-Trièves 1992, il est juste devancé par le futur Champion de France des Rallyes, le policier Bruno Viaud qui pilote une des motos Honda XR600 du Club de la Police Nationale équipée du fameux Kit Mugen. A la seconde place du Rallye Vercors-Trièves se trouve Frédéric Avandetto dont la Honda CR500, machine de cross adaptée à la route, fait figure d’épouvantail dans les Rallyes Routiers en 1992.

Figure 2 : Alain Amblard au guidon de la Honda XR600 à moteur RFVC au Rallye Vercors-Trièves 1992

Revenu à la compétition dans les années 2000, Alain devient Champion de France des Rallyes en catégorie monocylindre en 2007.

 

Figure 3 : L’équipage Alain Amblard et Olivier Amblard au Rallye du Dourdou 2013 (photo Sandra Kientz)

Toujours aussi efficace, quel que soit la machine qu’il pilote, Alain remporte la catégorie side-car du Championnat de France des Rallyes 2013 en compagnie de son homonyme Olivier Amblard.

En 2014, Alain Amblard participera à quelques épreuves du Championnat de France des Rallyes toujours dans la catégorie Side-car. Il devrait y avoir à nouveau quelques belles bagarres pour le podium dans la catégorie side-car.

Dans une toute autre perspective, le Moto Club Dauphinois sera aussi représenté par quelques « newcomers ».

Comme il le dit lui-même, Denis Molinet vient « pour voir » lorsqu’il teste le Rallye Routier en 2013 en participant au Rallye du Beaujolais puis au Rallye des Volcans.

Denis roule alors avec une moto Honda 650 SLR de 97, elle aussi équipée du moteur Honda RFVC.

 

Figure 4 : Denis Molinet au Rallye des Volcans 2013

Denis avait été prévenu par les copains que l’essayer c’est l’adopter. Il ne se méfie pas, se régale… et repart pour une nouvelle saison de Rallyes Routiers en 2014 toujours pour se faire plaisir.

Malheureusement pour la bande des pilotes des motos Honda à moteur RFVC, en 2014 Denis ne roulera plus avec le moteur Honda RFVC. Il participera au Championnat de France des Rallyes en catégorie Sport au guidon d’un bicylindre japonais.

En 2014, Denis espère participer à un plus grand nombre de rallyes qu’en 2013. Il remercie à cette occasion tous ceux qui lui ont apporté aide, explications et conseils lors de ses débuts dans les Rallyes Routiers.

Nous souhaitons à Denis de prendre encore beaucoup de plaisir lors de sa seconde saison de Rallyes Routiers.

Parmi les nouveaux du Moto Club Dauphinois, faisant partie de la jeune génération, Mickael Ségura a décidé de tester les Rallyes Routiers lors du Rallye des Garrigues qui ouvre la saison 2014.

Figure 5 : Mickael Ségura pilote « newcomer » du Moto Club Dauphinois

Mickael est âgé de 24ans. Il est chauffeur routier, ce qui ne devrait pas lui laisser beaucoup de temps pour les reconnaissances des épreuves auxquelles il participera en 2014.

Mickael n’a jamais fait de compétition en moto ni même roulé sur piste. Comme il le dit : « je suis un parfait débutant en termes de Rallye Routier. On verra bien ce que ça va donner ».

La moto de Mickael est une Honda 600 Hornet de 2008 avec laquelle il disputera le classement de la nouvelle catégorie Roadster du Championnat de France des Rallyes.

Mickael effectue lui-même la préparation de sa moto avec notamment la mise en place d’une protection en fibres faite maison sur ses carters moteur. Mickael a également équipé sa machine d’une ligne d’échappement qui lui permet de gagner en garde au sol. Avant le Rallye des Garrigues, son premier rallye, il envisage de la faire passer au sonomètre pour vérifier son niveau de décibels.

Nous souhaitons à Mikael de ne pas se laisser gagner par le glandage afin de réussir sa saison 2014.

Figure 6 : Papytoum en Dauphiné avant le début de la saison 2014 (photo Raphael Ottavi)

Quant à moi, j’essaierai de faire honneur au Moto Club Dauphinois dans la catégorie Classiques du Championnat de France des Rallyes 2014 au guidon de la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC.

A jeudi pour une petite présentation filmée.

Papytoum

2014 : les Honda à moteur RFVC en force au départ du Rallye des Garrigues


papytoum

Bonjour à tous,

En 2014, la bataille va encore faire rage dans la catégorie des Classiques du Championnat de France des Rallyes Routiers et les motos Honda à moteur RFVC devraient à nouveau tirer leur épingle du jeu.

Ce ne sont pas moins de trois Honda XL600R à moteur Honda RFVC qui viennent de Bretagne afin de participer au Championnat de France des Rallyes 2014 en Classiques.

Au guidon, Alain, Jean et Carlo qui représentent l’Association Sportive de Trélivan moto (22).

Figure 1 : Carlo, Jean et Alain de l’Association Sportive de Trélivan Moto aux Cht’is givrés 2014 (photo Sandra Kientz)

Alain Keraudy : motard depuis peu, 60 ans, et seulement 3 ans de permis moto. Alain a eu envie de goûter à la compétition moto. Pour des questions de format de course, il a choisi le Rallye Routier. Comme il le dit : « naïvement, je pensais que ma navigation compenserait mes piètres performances ».

Un coup de fil à Robert Degaudez, animateur entre autres du forum de Rally Spirit et le voilà au départ des Chtis givrés en 2013 au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC. Suivront les Rallyes de la Sarthe, du Beaujolais, du Dourdou, les Volcans et en dernière minute le Dark Dog Moto Tour.

Sacré programme tout de même pour un débutant…

Au programme d’Alain en 2014 : outre les Chtis givrés pour l’échauffement, les Rallyes des Garrigues, de la Sarthe, de l’Ain, du Dourdou et les Volcans… La suite dépendra de l’état de ses finances.

Quelle motivation !!!

Jean Keraudy : motard depuis toujours, il roule au quotidien en TDM 850. Pour ne pas laisser Alain, son frère, se perdre seul dans la France profonde, Jean vient lui aussi au Rallye Routier avec une Honda XL600R à moteur RFVC, histoire de mutualiser les dépenses. Jean suivra en 2014 le même programme que son frère Alain.

A noter que Jean a obtenu son premier podium en Classiques au Rallye de la Sarthe en 2013 pour son premier rallye.

Bravo !!!!

David Carlo : il est le petit jeune du groupe. Il découvre les Rallyes Routiers, lui aussi au guidon de la Honda XL600R à moteur RFVC.

Robert Degaudez a manifestement fait des émules en Bretagne.

Selon Alain, David comprend vite et ses performances entrevues lors des Chtis givrés en 2014 devraient faire monter le niveau moyen de l’Association Sportive de Trélivan moto dans les Rallyes Routiers.

On ne peut que souhaiter pleine réussite aux membres de l’Association Sportive de Trélivan moto à l’aube de la nouvelle saison des Rallyes Routiers en Classiques.

Lui vient du Sud de la France, représentant du Moto Club Toulonnais, Eric Mangematin, dit Ricou, 60 ans, a eu sa première expérience en Classiques au Rallye des Volcans en 2011.

Eric est un habitué des Rallyes Routiers qu’il disputait au guidon d’une grosse sportive japonaise.

Figure 2 : Eric Mangematin Honda XL600LM au Rallye du Morvan 2013

Depuis 2011, « Ricou » participe régulièrement au Championnat de France des Rallyes en Classiques : 6eme  au classement du Championnat de France Classique en 2012 puis 4eme en 2013 avec une 3eme place au Rallye de l’Ain. Il finira la saison 2013 par la victoire en Classiques au Rallye des Volcans.

Si l’on suit sa progression ces 3 dernières années en Classiques, l’année 2014 devrait le voir sur le podium final du Championnat de France des Rallyes en Classiques.

Eric Mangematin roule avec une Honda XL600LM à moteur RFVC de 1986 sur laquelle il a adapté une fourche de Honda NX650 Dominator pour l’utilisation en Rallye Routier.

Toujours au guidon du flat twin allemand à base de 80 GS de 1984, Eric Fortin s’engagera sur plusieurs épreuves du Championnat de France des Rallyes 2014 en Classiques.

Figure 3 : Eric Fortin avec le gros flat twin allemand au DDMT 2013

Si sa disponibilité professionnelle et les ressources suivent, Eric devrait être présent au Rallye de la Sarthe, au Rallye de l’Ain, au Rallye du Dourdou et au Rallye du Var.

Eric sera bien entendu au départ du DDMT 2014 dont il est un des grands spécialistes dans la catégorie Classiques qu’il a déjà remportée à deux reprises.

Comme d’habitude, Eric sera accompagné de « Nico » le préparateur de ses motos. Pour 2014, sur le flat twin dont la cylindrée est de 1000 cm3, Nicolas testera un double allumage. Au niveau partie cycle, la jante arrière sera de 3.5 pouces et la moto aura enfin un vrai frein arrière dixit Eric.

Les mauvaises langues diront qu’avec une moto Honda à moteur RFVC les mécanos peuvent passer le week-end tranquillement à domicile. Ce ne sera malheureusement pas le cas de Nicolas qui devrait encore se faire un sang d’encre pour le flat twin allemand au cours de la saison 2014…

A l’approche de la saison 2014, prions pour eux !!!!

Dominique Wils, sur les traces d’un autre pilote nordiste, le Champion de France des Rallyes 1985 Robert Degaudez, avait participé à son premier rallye lors du Rallye de la Sarthe 1987. Il avait ensuite participé à l’édition mémorable du Rallye du Vercors en 1987.

http://lesblogs.motomag.com/rfvc-1984-2014/2014/02/25/1987-un-proto-honda-rfvc-628-cm3-pour-les-rallyes-routiers/

Avec la Honda XL600R à moteur RFVC, Dominique a même tâté de l’enduro localement, fait un peu de piste en Monobike ainsi qu’en Supermotard. A le voir conduire en spéciale lors du dernier DDMT, ces diverses expériences ont manifestement laissé des traces.

Figure 4 : Dominique Wils dans la spéciale de Coursac au DDMT 2013

En 2008, Dominique Wils évoque avec un ami son envie de re-faire du Rallye Routier avec l’XLR qui dort au fond du garage. Son pote lui assure qu’il ne faudra que 3 semaines pour la remettre en état après toutes ces années. Son inscription au Rallye de l’Ain 2008 fut envoyée 3 semaines avant la course. Venu participer un peu comme en vacances, le virus le reprend.

Depuis 2008, en fonction de ses disponibilités, Dominique participe à quelques épreuves, au nombre de une à 4 ou cinq par saison.

En 2014, il devrait être présent au Rallye de la Sarthe.

Dominique sera également au départ du Tunisian Moto Tour. Au-delà du dépaysement, ce qui attire Dominique dans ce nouveau Rallye en Tunisie, c’est qu’il n’y a aucune reconnaissance pour personne et que tous les pilotes sont donc à égalité.

La Champion de France des Rallyes en catégorie Classiques de 2009, Renaud Fanon, devrait également participer à quelques épreuves en 2014. Il devrait notamment être présent au Rallye du Dourdou, un rallye qu’il affectionne particulièrement.

Cette saison Renaud a donné la priorité à d’autres disciplines moto, sur la piste notamment. A le voir rouler sur le circuit d’Alès lors du DDMT 2013, on voit bien que Renaud a des dispositions pour la piste.

Figure 5 : Renaud Fanon sur le circuit d’Alès au DDMT 2013

Malgré la présence des spécialistes du DDMT en catégorie Classiques, Nick Ayrton et Eric Fortin qui cumulent les victoires dans la catégorie Classiques sur cette épreuve, Renaud Fanon gagne avec brio le DDMT 2013 en catégorie Classiques.

Depuis 2009, Renaud reste fidèle à la Honda XL600LM ou RM équipée du moteur Honda RFVC. Cette année, sa machine avait été soigneusement préparée par son ami Stéphane Guéguin de Motor Spirit à Saint Christol lez Alès (30). Stéphane sera d’ailleurs au départ du Rallye des Garrigues 2014 en catégorie 125. Un pilote et sans doute une très belle machine à suivre de près lors du Rallye des Garrigues 2014.

Stéphane Guéguin ne renouvellera pas en 2014 sa performance en catégorie Classiques lors du Rallye des Garrigues 2013 qu’il  avait remportée avec la petite moto sportive japonaise bicylindre 2 temps préparée par ses soins.

En 2014, Antoine Caviglioli ne roulera plus avec la Honda Transalp de sa jeunesse. Comme d’autres pilotes en Classiques, il a fait le choix de rouler avec une Honda NX650 Dominator. Un très bon choix a priori.

Figure 6 : Antoine Caviglioli au Rallye du Dourdou 2013 (photo Sandra Kientz)

Comme nombre d’entre nous dans la catégorie Classiques, Antoine a besoin de bien voir la route de nuit. Comme sur sa Honda Transalp en 2013, Antoine a particulièrement soigné l’éclairage de sa Honda NX650 Dominator à moteur RFVC en vue de la saison 2014.

Figure 7 : Honda NX650 Dominator d’Antoine Caviglioli prête pour la saison 2014

Dans la catégorie Classiques, l’épouvantail au cours du Championnat de France des Rallyes 2014, sera une fois de plus Nick Ayrton.

Déjà vainqueur du Championnat de France des Rallyes en Classiques en 2010, 2012 et 2013, Nick sera à nouveau très difficile à battre à la régulière en 2014.

Figure 8 : Nick Ayrton avec le puissant 4 cyclindres japonais au Sun Rallye 2011

Tous les coups seront donc permis en 2014 pour tenter de le battre : dégonflage des pneumatiques, sucre dans l’essence, inversion des flèches sur le routier avant son passage, contrôles radar inopinés et fausses équipes de gendarmes dans les liaisons, punaises avant son passage sur le routier, huile sur la route dans les spéciales, et j’en passe.

Toutes les bonnes idées sont les bienvenues…

Figure 9 : Nick Ayrton sur le circuit d’Alès au DDMT 2013 (photo Francesco Scuderi)

Le problème avec Nick, c’est qu’il a la meilleure moto et qu’il est le meilleur pilote, sur la route comme sur les circuits.

Mais loin de nous décourager, cela ne fait que renforcer notre envie d’être devant lui comme a réussi à le faire Renaud Fanon lors du DDMT 2013.

Figure 10 : Podium des motos Classiques au DDMT 2013

Mais quel pilote de moto Honda à moteur Honda RFVC voudra bien prendre la place de Renaud Fanon et sa Honda XL600RM à moteur RFVC sur les podiums du Championnat de France des Rallyes 2014 entre Nick Ayrton et Eric Fortin avec leurs très grosses machines ????

Bonne saison 2014 à tous.

A lundi.

Papytoum

2014 : Honda NX650 Dominator à moteur RFVC pour le Championnat de France des Rallyes en catégorie Classiques


papytoum

Bonjour à tous,

Finalement, pour rouler sur une autre planète selon la publicité de la Honda NX650 Dominator parue dans Moto Journal n°837 du 17 mars 1988, j’aurais su résister 26 ans jusqu’à la saison du Championnat de France des Rallyes Routiers qui débute dans quelques jours.

Figure 1 : Publicité pour la Honda NX650 Dominator (Moto Journal n°837 du 17 mars 1988)

Comme pour la Honda XL600RH achetée à Metz en décembre 2010 en vue de la saison 2011, ma recherche de la perle rare a également été fructueuse pour la Honda NX650 Dominator.

Cette fois-ci, c’est dans le gâtinais que je l’ai trouvée.

 

Figure 2 : Honda NX650 Dominator type RDO2 modèle J de 1988 achetée en vue de la saison 2014

Elle est vraiment belle dans sa robe vieux gold la Honda NX650 Dominator achetée en octobre 2013 en vue de la saison 2014 du Championnat de France des Rallyes.

C’est une première main qui affiche 10 770 km au compteur.

 

Figure 3 : Carnet d’entretien et de garantie de la NX650 Dominator RD02 modèle J de 1988

Elle fut livrée le 06 septembre 1988 à son propriétaire qui me la cédera avec le carnet d’entretien de l’époque mais aussi avec beaucoup d’émotion.

C’est donc un modèle J, le premier modèle de Honda NX650 Dominator type RD02 commercialisé par Honda en France.

Pour les Rallyes Routiers, la préparation sera réduite.

Une plaque phare de Honda NX650 Dominator type RD08 se pose facilement sur les fixations de l’araignée support du bloc compteur-compte tours de la Honda NX650 Dominator type RD02. Cela permet de dégager les accès de part et d’autre des tubes de fourche sans nécessité de démontage du carénage.

Avec le circuit électrique de la Honda NX650 Dominator, le branchement du phare longue portée Formule Top sera simple : alimentation directe par la grosse batterie, relais et interrupteur au guidon. Le phare est placé juste au-dessus du bloc compteur-compte tours grâce à une fixation à pince Ram Mounts.

Le support du ballast du phare xénon Formule Top est fixé sur le guidon à proximité de la fixation Ram Mount.

Ne me servant pas de dérouleur de road book, j’ai encore la place pour installer l’interrupteur du phare longue portée Formule Top.

Le petit compteur de vélo que j’utilise dans les Rallyes Routiers me donne l’heure. Il me permet de ne pas pointer en retard aux contrôles horaires sauf si je me suis perdu sur le routier comme cela m’arrive régulièrement depuis 1984.

Figure 4 : Tableau de bord de Honda NX650 Dominator pour les Rallyes Routiers 2014

Une paire de sifflets placés de part et d’autre de la plaque phare éloignera de ma route les divers monstres croisés sur nos routes (sangliers, chevreuils, biches, lapins…).

J’ai repris les pattes de fixation des xénons de la XLR pour le montage des caméras embarquées que Raphael Ottavi installera sur la Honda NX650 Dominator pour récolter certaines des images du film documentaire qu’il prépare sur la saison des Rallyes Routiers 2014 en Classiques.

Figure 5 : Plaque phare de RD08, sifflet chasse monstres et support de caméra embarquée

Pas grand-chose d’autre pour la préparation de la moto : une révision du moteur, huile et filtre à huile, bougie et antiparasite neufs, filtre KN et réglage de la carburation à la concession Honda Altitude moto, révision des freins et plaquettes neuves.

Cette saison, selon les circonstances de course, je roulerai au choix avec des pneumatiques Bridgestone BT 45, des Pirelli Scorpion Trail ou des Dunlop Trailmax TR91. Les dimensions des pneumatiques d’origine de la Honda NX650 Dominator sont 90/90*21 à l’avant et 120/90*17 à l’arrière.

Les Bridgestone BT 45 allaient bien avec la Honda XL600R et devraient bien aller avec la Dominator. Les Pirelli Scorpion Trail et les Dunlop Trailmax TR91 sont des enveloppes un peu plus modernes développées pour les gros Trails. Ils ont plutôt une bonne réputation.

Pour la démultiplication, je pourrais utiliser à l’arrière des couronnes de 45 à 48 dents selon les profils des épreuves chronomotrées que nous auront à disputer. La démultiplication d’origine de la Honda NX650 modèle J de 1988 est 15 * 45.

Les quelques kilomètres parcourus au voisinage de chez moi quand la neige le permet fournissent les premiers renseignements sur le comportement de la moto.

Par rapport à la Honda XL600R, la Honda NX650 Dominator est plus lourde mais elle se tortille moins sur les irrégularités de la route. Elle est plus rigide et plus franche dans le sinueux.

Elle freine aussi bien que ma XLR équipée d’un train avant de Dominator. Avec la Honda XL600RH équipée de ce train avant, j’ai plusieurs fois fait des blocages de la roue avant sur le routier. Il faudra que je me méfie avec la Honda NX650 Dominator car récupérer la moto devrait être un peu moins facile qu’avec la XLR compte tenu d’un poids supérieur.

Le système de suspension delta prolink conjugué à l’amortisseur qui équipe la Honda NX650 Dominator donne un « toucher de route » un peu plus ferme que l’ancienne version du prolink qui équipait la Honda XL600R.

Reste plus qu’à voir qui sera de la partie au départ de Lavérune (34) pour le Rallye des Garrigues le samedi 22 mars prochain.

A vendredi.

Papytoum

Retour à 1988 : Essais de la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC 644 cm3


papytoum

Bonjour à tous,

La Honda NX650 Dominator est présentée au salon de Tokyo en octobre 1987. Elle est vraiment classe dans son habit rouge et or. Elle existe aussi en noir et dans une couleur vieux gold spécifique au marché français.

Figure 1 : Honda NX650 Dominator présentée au salon de Tokyo en octobre 1987 (Moto Journal n° 817 du 29 octobre 1987)

Selon Moto Journal n°817 du 29 octobre 1987, la Honda NX650 Dominator marque le retour du trail à des prétentions plus routières.

La Honda NX650 Dominator a été élaborée autour du moteur monocylindre à simple arbre à cames en tête et culasse RFVC à 4 soupapes radiales des Honda XL600LM et XL600RM. Il en conserve l’architecture, lubrification par carter sec et démarreur électrique, mais s’en démarque par la cylindrée. Celle-ci passe en effet à 644 cm3 (contre 591) grâce à l’augmentation conjointe de l’alésage (+3 mm) et de la course (+ 2 mm).

Si rien de fondamental n’a changé, on note cependant quelques innovations visant à améliorer le fonctionnement et la facilité d’utilisation de la mécanique. Ainsi, la chaine de distribution est allégée et dotée d’un système de tension automatique à cliquet.

Le double carburateur des Honda XL600LM/RM a cédé la place à un unique mais copieux carburateur Keihin de 40 mm à dépression assisté d’un dispositif mécanique sensé améliorer sa réponse lors des brutales variations d’ouverture. L’échappement à double sortie est prolongé par 2 silencieux qui débouchent de part et d’autre de la selle.

On signalera également l’apparition d’un nouveau mécanisme de décompresseur automatique qui réduit l’effort nécessaire au démarrage de 30%. Enfin, la boite de vitesse à 5 rapports bénéficie d’une première plus longue que celle des 600 trails.

Toutes ces innovations se traduisent au bout du compte par une légère augmentation de la puissance qui passe de 44 à 46 chevaux. Elle est obtenue 500 tours plus bas. Le couple maxi se situe lui aussi 500 tours plus tôt et sa valeur passe de 5 mkg à 5,8 soit une progression bien plus sensible que la puissance. Honda a manifestement cherché à privilégier les sensations de conduite et la pêche à la reprise plutôt que la vitesse maxi.

Figure 2 : Moteur et cadre de Honda NX650 Dominator (Moto Journal n°818 du 5 novembre 1987)

La partie cycle a fait l’objet d’un soin attentif dans le but d’améliorer la rigidité d’ensemble. Le cadre, simple berceau dédoublé, est constitué de tubes de section rectangulaire ou ronde selon les endroits. L’huile pour le moteur est contenue dans la poutre supérieure du cadre et dans le berceau avant.

Le principe des jantes tubeless inaugurées avec la XLM a été abandonné. Le freinage est assuré par 2 disques ; de 256 mm à l’avant et de 220 mm à l’arrière. Avec ses 152 kg, la Honda NX650 Dominator est annoncée avec 3 kg de moins que la Honda XL600LM.

Pour ma part, j’aime bien la couleur vieux gold de la Honda NX650 Dominator réservée au marché français.

Figure 3 : Essai de la Honda NX650 Dominator (Moto Revue n°2838 du 10 mars 1988)

Selon Eric Breton dans Moto Revue n°2838 du 10 mars 1988, la Honda NX650 Dominator se régale des reprises à moyens régimes. Le moteur de la Honda est plein à tous les régimes, jouant sur le couple pour être diaboliquement efficace. L’embrayage relativement peu progressif de la Honda NX650 Dominator explique un temps assez médiocre au 400 m départ arrêté. Par contre, sa boite de vitesse est un modèle du genre, douce, précise et ultra rapide.

A la conduite, il faudra se méfier des dérobades de l’arrière de la Honda NX650 Dominator. La position très avancée du pilote qui déleste l’arrière accentue le phénomène.

La décélération procurée par le freinage de la Honda NX650 Dominator est sidérant d’efficacité dixit Moto Revue.

Figure 4 : Essai de la Honda NX650 Dominator (Moto Journal n°837 du 17 mars 1988)

Après Moto Revue, c’est au tour de Moto Journal de faire l’essai de la Honda NX650 Dominator dans son numéro 837 du 17 mars 1988. Les conclusions de Bertrand Sébileau sont à peu de choses près les mêmes que celles de Moto Revue : agile en virage, les sorties de courbe sont un régal avec le moteur plein de brio de la Dominator dixit Moto Journal.

Après les Honda XL600R et les Honda XL600LM et XL600RM, la Honda NX650 Dominator à moteur RFVC devrait être un outil tout à fait adapté à la pratique des Rallyes Routiers.

Pour nous en convaincre, il ne reste plus qu’à en trouver une et à la préparer en vue du Championnat de France des Rallyes Routiers 2014.

A demain.

Papytoum

2011 : Papytoum Champion de France des Rallyes Classiques avec la Honda XL600RH à moteur RFVC 589 cm3


papytoum

Bonjour à tous,

Fin 2010, après mes déboires avec la vieille Honda XL600RH achetée en mai 2008, je suis convaincu qu’il me faut une machine en très bon état pour participer au Championnat de France des Rallyes 2011.

Avec une telle machine, les frais de préparation seront réduits contrairement à ce qui m’est arrivé avec ma précédente acquisition.

 

Figure 1 : Nouvelle Honda XL600RH achetée pour la saison 2011

Elle est trop belle la nouvelle Honda XL600RH achetée en décembre 2010 en vue de la saison 2011. Avec seulement 6 500 km au compteur, elle est dans un état irréprochable. Cette moto devrait pouvoir tenir toute une saison sans intervention particulière autre que le remplacement de l’huile et du filtre à huile, des pneus et des plaquettes.

Il faudra bricoler un circuit pour faire fonctionner l’éclairage additionnel en xénon que j’ai prévu d’utiliser en remplacement des longue-portée Hella Rallye 1000 que j’utilisais encore en 2009 et 2010.

Comme les autres pilotes des XLR au cours saisons précédentes, je vais améliorer le freinage d’origine de la Honda XL600RH en adaptant un train avant de Honda NX650 Dominator : jante un peu plus large (1.85 pouces contre 1.60), gros étrier de frein, disque de 256 mm et arceau rigidificateur sous le garde boue avant près de la roue.

 

Figure 2 : Honda XL600RH prête pour la saison en février 2011

En souvenir de ma première Honda XL600RD de 1983, j’utiliserai les mêmes couleurs à dominante de blanc, avec le réservoir barré de rouge et de gris, lors de la saison du Championnat de France des Rallyes 2011 en « Classiques ».

 

Figure 3 : Papytoum dans le col du Canadel (83) au Sun Rallye le 19 mars 2011 (photo Thierry Honorat)

La saison débute par le Sun Rallye ou Rallye du Var organisé par le même organisateur que le premier Rallye du Ventoux qui fermait la saison 2010. De bon augure pour les fans de Rallyes Routiers à l’ancienne. Et nous serons servis.

Dommage toutefois que les projets trop ambitieux de l’organisateur aient débouché sur l’annulation de la quasi-totalité des spéciales de nuit qui étaient tout simplement magistrales.

A l’exception d’un passage dans le col du Babaou, nous avons dû nous contenter d’un menu allégé comportant des spéciales de jour tout aussi plaisantes que celles prévues de nuit : col du Canadel, col des Fourches, raccourci pour cause de route défoncée, dommage, et Gonfaron, spéciale de jour effectué en partie de nuit, redommage.

Malgré des cafouillages de ma part sur le routier de nuit, je repars du Rallye du Var avec la première place du classement provisoire du Championnat de France des Rallyes en catégorie Classiques. Je ne quitterai plus cette place jusqu’à l’issue de la saison 2011.

Figure 4 : Dominique Wils en ouvreur à la Sarthe 2011 (photo Paul Vilcot)

Pas encore remis, Dominique Wils et la Honda XL600R ex Robert Degaudez sont en rodage à la Sarthe et ouvrent la route.

Au Rallye du Var, je fus bien aidé par la casse du moteur de la 1100 GSXR de Nick Ayrton lors de l’étape de jour. Malheureusement, Nick n’aura pas réparé sa GSXR pour le Rallye de la Sarthe. Il disputera l’épreuve sarthoise avec sa 1000 R1 et remportera le scratch du circuit Bugatti dans l’excellent temps de 7’52’’, très près des temps de Nuques 7’44’’ en 2009 ou de Chéreau 7’46’’ en 2010. Un sacré bon pilote, l’anglo-sarthois Nick Ayrton.

 

Figure 5 : Eric Fortin et Papytoum sur le Bugatti (72) le 02 avril 2011 (photo Paul Vilcot)

Au cours du Rallye de la Sarthe avec Eric Fortin, le numéro 258 et son gros flat 1000 cm3, nous roulerons le plus souvent de concert. Sur le circuit Bugatti, Eric Fortin ouvre la route. Sur le routier, c’est Papytoum qui ouvre, sans lecteur de road book, sous le contrôle d’Eric qui le suit.

Figure 6 : Honda XL600R de Robert Degaudez au Rallye de la Sarthe 2011 (photo Paul Vilcot)

Pour la préparation de sa Honda XL600R, Robert Degaudez a opté pour un train arrière de Honda XL600LM : bras oscillant en aluminium (en acier sur la Honda XL600R) et roue arrière tubeless rayonnée.

Après avoir été humilié par Robert Degaudez et sa Honda XL600R sur le circuit Bugatti, je remporterai toutes les spéciales du routier de jour comme de nuit pour rester en tête du Rallye de la Sarthe et du classement provisoire du Championnat de France des Rallyes Classiques 2011.

Figure 7 : Papytoum dans Pont de la Pierre en Corse le 23 avril 2011 (photo digit-photo)

Le Rallye de Corse, auquel je n’avais plus participé depuis le second Rallye de la Cinarca en 1989, m’a rempli de bonheur. Le routier assez court était magnifique. Pas trop de répit sur la boucle si l’on voulait tenir un temps idéal de 60 km/h de moyenne. En réalité, afin de ne pas effaroucher les riverains corses, la moyenne pour le rallye est bien inférieure. La possibilité de reconnaître les spéciales à son aise est aussi un grand plaisir. Je m’en suis donné à cœur joie.

Après une lutte serrée avec François Maestracci qui roule avec une Honda XLV750, je remporte la très belle épreuve corse.

Figure 8 : Honda 750 XLV de François Maestracci

François Maestracci tenait tête aux autres brillants pilotes corses, Pierre-Jean Padovani, Louis Rossi et Joseph Pilo lors des premières spéciales disputées de jour au second Rallye moto de la Cinarca en 1989.

 

Figure 9 : Papytoum dans la spéciale de Saint Bonnet (69) le 14 mai 2011 (photo Paul Vilcot)

Au Rallye du Beaujolais, la lutte devrait être encore plus intéressante. Eric Fortin et son gros flat allemand, Maurice Blanchon et le petit bicylindre deux temps japonais, sont venus rejoindre les Honda XL600R à moteur RFVC.

C’est d’ailleurs Maurice Blanchon qui s’en sort le mieux de jour. Heureusement pour nous, il a un peu plus de mal à y voir bien la nuit.

Malgré tout, je repars du Rallye du Beaujolais avec le maximum de points pour le Championnat Classiques.

Je ne comprendrai jamais ces histoires de points attribués selon la nature de la licence. M’enfin !!!!

Au Rallye de l’Ain, Dominique Wils est venu rejoindre les petits camarades en Classiques avec la vieille Honda XL600R héritée de Robert Degaudez. La machine a dû subir pas mal de révisions depuis 1985.

 

Figure 10 : Papytoum dans le spéciale de Corveissiat (01) le 28 mai 2011 (photo Paul Vilcot)

Très généreux, et pas seulement au guidon, Dominique Wils prend des pénalités au contrôle horaire de Cerdon pour pointage en avance. Histoire sans doute de nous laisser les gros points. Merci Dom !!!

Du coup malgré la victoire de Dominique Wils la nuit, j’engrange encore de bons gros points pour le classement provisoire du Championnat de France des Rallyes en Classiques.

Figure 11 : podium des Classiques au Rallye de l’Ain 2011

Sur le podium des Classiques du Rallye de l’Ain 2011, carton plein des XLR à moteur RFVC. Nous nous y retrouvons, Dominique Wils, Honda XL600R, Robert Degaudez, Honda XL600R, et moi-même, Honda XL600R. Trois anciens du Rallye de la Sarthe 1987 !!!!

Figure 12 : Plaque de course lors de la finale au Rallye du Dourdou en juillet 2011

La manche finale du Championnat de France des Rallyes va se dérouler au Rallye du Dourdou le week-end du 14 juillet 2011.

Le Dourdou est une épreuve magnifique. La région offre des petites routes à foison. Sur ces routes techniques, l’organisation maintenant bien rodée des gens de Villecomtal a mis en place un découpage horaire nécessitant un pilotage soutenu.

 

Figure 13 : Dominique Wils dans la spéciale de Villecomtal (12) le 16 juillet 2011 (photo Francisco Scuderi)

Après des reconnaissances abondantes, du routier comme des 2 spéciales, je parviens enfin à être devant Dominique Wils lorsque nous attaquons les premiers passages dans les spéciales de l’étape de nuit qui débute traditionnellement le Rallye du Dourdou.

De jour, je tenterai sans succès de rester au contact de Dominique Wils dans les spéciales de Villecomtal et de Saint Cyprien.

Figure 14 : Papytoum dans la spéciale de Villecomtal (12) le 16 juillet 2011 (photo Francisco Scuderi)

Dominique gagne haut la main le Rallye du Dourdou. Je remporte le titre de Champion de France des Rallyes 2011 en catégorie Classiques avec la Honda XL600RH à moteur RFVC aux couleurs de ma Honda XL600RD de 1983 !!!

La victoire au Championnat de France Classiques me donnera l’occasion de partager le podium du Championnat des Classiques et Anciennes lors du Salon Moto Légende au Parc de Vincennes en novembre 2011.

 

Figure 15 : Podium des Rallyes Routiers Classiques au Salon Moto Légende le samedi 19 novembre 2011 (photo Raphael Ottavi)

Sous l’œil de Gil Planchon-Tourly, futur président de la Commission Nationale des Rallyes Routiers au sein de la FFM, un beau podium Anciennes et Classiques lors de la remise des prix au Salon Moto Légende de novembre 2011 au Parc de Vincennes : Noël Offrant, un des piliers du Championnat des Anciennes et membre de l’Union Motocycliste de l’Ain, Robert « rob » Degaudez que l’on ne présente plus, Gérard Spagli, multiple vainqueur de la catégorie Anciennes du CFRR, Philippe « papytoum » Thoumelin, Champion Classiques 2011, Rémi Roques et Guy Marchand, deux autres piliers des Championnats Classiques et Anciennes du CFRR.

La saison 2011, pleine de belles satisfactions et d’un réel plaisir de rouler avec la Honda XL600R à moteur RFVC, en appelle certainement d’autres.

A suivre la semaine prochaine, avec notamment la présentation des forces en présence pour l’ouverture de la saison 2014 des Rallyes Routiers en catégorie Classiques au Rallye des Garrigues, les 22 et 23 mars 2014.

Bon week-end à tous.

Philippe « papy toum » Thoumelin

http://www.youtube.com/watch?v=B2OFFsSBPPA