GUIDE DE LECTURE

Mis en avant


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Pour les néophytes et les béotiens, pour les mamies, les mémées, les pépères, pour les réfractaires et pour les autres aussi, voici comment s’y retrouver dans ce fatras foutraque qu’est devenu mon blog.

Juste à l’étage en dessous, tu découvriras le dernier chapitre que j’aurai écrit. En déroulant vers le bas, les plus récents tu remonteras mais quand tu cliqueras sur articles plus anciens, ça ne fonctionnera pas et les mêmes tu retrouveras. Donc, sur le côté, dans les rubriques, tu farfouilleras, ou en allant sur un chapitre précis, en cliquant en haut sur précédent ou suivant, le temps tu remonteras. Bonne lecture.

Promenade alpine…


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Un bel arc-en-ciel pour nous souhaiter la bienvenue en Savoie

Après notre balade aux Bardenas où nos pneus neige ont bouffé plus de poussières que mordu de poudreuse, une dernière occasion d’aller faire valser notre attelage sur ces routes glacées qu’on aime tant nous a été offerte. En effet, du 15 au 17 mars, Annecy, la belle savoyarde, se la jouait Sérénissime lors de son carnaval. Le prétexte était ainsi tout trouvé. Venise, on adore s’y rendre en pèlerinage, mais en janvier, voire en novembre ou décembre, quand la cité des Doges est désertée des tour-opérateurs et que ses hôtels vides s’ouvrent à la classe moyenne… surtout pas en février, quand les costumes à froufrous et les masques à plumes l’envahissent jusqu’à y entraver nos déambulations, à grand renfort de sens uniques, et que les tarifs de la moindre chambre de bonne dépassent de loin les limites de la décence. Le carnaval vénitien d’Annecy sera donc un efficace palliatif  à notre absence de gros moyens et une réponse low-cost à la frustration de SylvieJolieMaChérieQuiAimeLesPrincesses quant à voir un jour ces très kitsch déguisements dans leur décor originel. On fait ce qu’on peut, ma pov’ dame… et c’est comme ça qu’on avance…

Annecy a en outre un autre grand avantage, sa situation géographique au cœur des Alpes. Car qui dit Alpes, dit altitude, virages et, avec un peu de chance, neige abondante. D’autant que pour cette période, la météo annonçait le retour du froid et de la pluie à tous les bas étages et, comme tout montagnard le sait, l’hiver, s’il pleut en bas, il neige en haut… et il faut bien le dire : Il a beaucoup plu en bas…

Après une belle et très fraîche diagonale de 630kms à travers le Massif Central pour se mettre en jambe en goûtant le confort de la modernité, plus précisément, celui procuré par l’association des poignées chauffantes, des manchons et des gants d’hiver, un équipement rendant particulièrement confortables des trajets hivernaux autrefois quasi-héroïques, nous retrouvons notre nièce Lucie, laquelle nous accompagnera, son éternel sourire aux lèvres, dans nos pérégrinations alpines. Le side-car a cet avantage sur la moto, on peut s’y éclater à trois, sans compter que cela enrichit les conversations quand on est pris dans les bouchons, ce dont se fichent bien les motos… En outre, et ce n’est pas négligeable, j’ai deux fois plus de bras pour pousser en cas de problème ou de passage délicat (#MeToo…) Sans compter que le pilotage d’un attelage ainsi “chargé” remplace avantageusement n’importe quel abonnement en salle de muscu… Croyez-moi, si vous voulez des bras de grimpeurs, faites danser vos singes en side sur une route de montagne plutôt que jouer les chimpanzés sur des barres de tractions !

Désolé, y’a plus de place…

Dès le lendemain, pour bien profiter de la pluie qui tombe dru, nous filons directement sur Chamonix via la route des grandes Alpes

A partir de La Clusaz, adieu la flotte glaciale, bonjour les doux flocons ! Miss Xjr et mister Cyber prennent leur pied et nous avec !

Les choses sérieuses commencent au Col des Aravis…

Et si mes deux passagères n’ont pas eu à me pousser… en ce qui me concerne, je n’ai pas eu leur veine… il a fallu que je me dévoue pour sortir deux mamies aventurières du fossé dans laquelle elles avaient glissé leur volkswagen en manque grip… Conclusion sur la neige : Side 1 voiture 0…

3 roues valent mieux que 4…  

En hiver, les calories sont le paillasson du Paradis, et comme à midi, du côté de Saint-Gervais, ce panneau m’a sauté aux yeux, je l’ai pris comme un signal de mon amie la Vie pour m’y essuyer les pieds :

Et on l’a pas regretté…

Fondue 3 fromages aux cèpes…


Quand la vie ne tient qu’à un fil, autant qu’il soit de beaufort…

Même pour se désaltérer, on fait dans le local…

Nos batteries (autre nom de l’estomac…) bien regonflées et le bon cholestérol coulant désormais à flots dans nos artères, nous avons pu poursuivre en alternant giboulées de mars et chutes de neige hivernales pour, au final, sans avoir pu jeter un œil au Mont-Blanc trop planqué dans les nuées, retrouver Annecy, en étant pour ma part trempé jusqu’aux os et, côté panier, mes deux passagères quasi prêtes à prendre le thé…

Le lendemain, tandis que ces dames s’en vont faire les boutiques, je m’en vais solo plonger dans les brumes du Semnoz, le col chéri de Gilles Nulli, l’organisateur très connecté des Cols-Blancs, amateur comme nous de belles virées et big boss des Tilleuls, son auberge à Saint-Jorioz.

Pas d’horizon mais une belle ambiance…

Les Tilleuls à Saint-Jorioz,

Gilles, je boirai un café avec lui deux jours plus tard en papotant de nos voyages respectifs et des attaques qu’il subit de la part de certains trolls et haters du Web. Lui et moi sommes très différents, moi j’ai du temps libre à foison et un budget de retraité, lui a les finances et pas assez de vacances, mais chacun de nous voyage à sa façon, en fonction de ses moyens en aimant en faire le récit, histoire de partager, de faire rêver, de dégager l’horizon de ses nombreux nuages pour en faire apparaître les plus beaux paysages, les plus belles perspectives, de faire sauter les peurs des uns et les préjugés des autres. Il n’y a là rien de répréhensible, car, j’aime à le répéter, quand on a les moyens de ses rêves, on ne doit pas oublier que certains rêvent juste d’en avoir les moyens. Un récit, pour beaucoup, c’est déjà un beau voyage, parfois même le seul possible. Aussi, si cela ne convient pas à certains esprits chagrins, plutôt que de perdre leur temps et leur énergie à critiquer bien au chaud derrière un clavier les manières des uns ou des autres, qu’ils se mettent à l’ouvrage, qu’ils nous racontent à leur tour leurs voyages, ou pas, s’ils préfèrent. Internet a ce grand avantage, avant son invention, les mots des gens comme moi, on n’y avait pas droit. User de ce droit pour le dénier à d’autres, quelle triste manières d’exister… Entre les virées épiques des uns et les modestes déambulations de ce blog et de beaucoup d’autres, un monde s’esquisse qui n’attend que de recevoir les traces de chacun.

Mais faisons fi des mauvais coucheurs car à présent, j’ai un vrai compte à régler, une frustration vieille de 4 ans dont je vous avais fait le récit là :

Mes très chers suisses… vraiment très chers !

Parce que cette fois-ci, j’y étais bien résolu, le jet d’eau, je le verrais ! Il y a des choses comme ça qui ne vous lâchent pas. 140 m de haut, 7 tonnes de flotte en l’air en permanence projetée à 200 km/h, ça peut paraître futile mais ce jet d’eau, gamin, j’en rêvais ! Et si en 2015, il nous avait fait faux bond, c’était juste pour nous signifier qu’on y reviendrait… Eh bien, ça y est, c’est fait, et sous un grand soleil qui plus est :

https://youtu.be/AbHNVqheIgw

Voilà, il est temps de refermer ce blog en attendant une nouvelle balade… Parce que écrire pour écrire, ça n’est pas vraiment mon truc, vous le savez, pour que je puisse écrire faut d’abord que ça roule, que ça roule sur cette route qui est ma voie. Ainsi va ma vie.

Ah ! J’oubliais ! Le plus grand avantage du side pour un motard insatiable, c’est bien celui-là:

Eh oui, un side, contrairement à la moto, ça roule même quand ça ronfle !

Un p’tit tour de side-car aux Bardenas en hiver…


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Déjà plus d’un an de silence ! Dingue comme le temps passe vite quand on ne travaille plus ! En même temps, un blog, ça n’est pas facebook ou instagram, faut avoir quelque chose d’intéressant à écrire, et donc avoir fait quelque chose qui mérite d’être raconté, partagé, pour que ça donne envie à d’autres, que ça fasse bouger, que ça aère les esprits, pour pas que les idées deviennent noires, pour pas que l’existence sente le croupi. Parce que le croupi, c’est tout le contraire de la vie, vous le savez bien si vous me suivez, c’est ma philo, mon credo… Donc mon blog, vous l’aurez compris, c’est avant tout VIVE LA VIE ! et HARO SUR LE CROUPI ! Aussi en cette période où le jaune du désespoir se mêle de brun nauséabond, SylvieJolieMaChérie et moi, on a envie d’immaculé et de bon air en même temps que miss XJR and mister Cyber réclament de se dégourdir les bielles et d’user leurs pneus hiver. C’est ainsi que le 22 février 2019, nous avons repris la route, cette route qui est ma voie. Oh ! Comme côté euros, on est un peu justes depuis que le budget voyage s’est encore pour cette année mué budget mariage (faites des gosses…) , on ne part pas pour un mois et 10000 bornes comme pour l’Islande 2017, même pas pour la moitié comme lors de notre tour d’Europe Centrale 2015, non, juste pour deux jours et un p’tit millier de kilomètres. Et pourtant, avec un rien d’imagination, c’est comme si on avait traversé l’océan, jusqu’aux States, jusqu’au Far-West.

Les Bardenas Reales, en effet, pour ceux qui l’ignorent, forment un immense désert situé en Navarre espagnole, entre Pampelune et Saragosse, à 450kms de Toulouse dont les paysages “ricains” ont servi de décors à de nombreux films et clips publicitaires. Son étendue de 42500 hectares est le royaume des vttistes et autres randonneurs mais quelques routes (non bitumées) y sont ouvertes aux véhicules motorisés, dont le nôtre… L’affluence en été et la chaleur infernale qui y règne alors, c’est pas vraiment un truc de sidecariste, nous autres, c’est l’hiver qu’on aime, quand les routes se font patinoires, quand la poudreuse rend plus beaux les horizons, aussi en février, on peut y aller, quand le désert est déserté, quand au loin les Pyrénées étincellent.

Pour se mettre en jambe, une petite traversée trèèès viroleuse du Gers et des Hautes-Pyrénées et hop, on saute en terre Ibérique via le très beau col de la Pierre Saint-Martin. On râle un peu parce qu’il fait anormalement chaud en cette période et que si neige il y a, nos pneus n’en profitent pas… Bah ! Ça n’est pas grave, la vue est belle et l’air est pur. Les virages s’enchaînent sur les fantastiques routes navaraises et en début d’après midi nous arrivons à Carcastillo, à la limite nord des Bardenas. Pendant que nous nous désaltérons et enlevons nos multiples couches hivernales (il fait près de 20°), l’effet grumeau du side joue à plein auprès des locaux… Nous y sommes désormais habitués et nous faisons la causette avec plaisir et surtout avec les mains vu que notre espagnol se limite à no, si, gracias, buenos dias et adios… bref on peut juste être poli, ce qui est un minimum quand on se rend quelque part…

Peu après, nous entrons en Arizona, et ce,  s’il vous plaît, sans passer par la case passeport, sans franchir un mur ni se coltiner quelque autres formalités trumpistes. La preuve en 2 vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=DjJhWYLyUmg

https://www.youtube.com/watch?v=k5tpU8bCjhA&list=UUs93ZFYg3GN4t59TZk3txeA&index=4

Et pour ceux qui pensent encore que seuls les trails, les Urals et les attelages à base de GS ou autres grandes sauterelles peuvent prétendre à ce genre de balade, voici le style de route que vous rencontrez sur place sur lequel notre attelage bien routier n’a rencontré aucune difficulté. Ça cahote bien un peu, mais bon, après les gravel-roads d’Islande, plus grand chose n’effraie notre duo mécanique… Croyez-moi, vous pouvez y aller tranquille, même en Goldwing ou Harley. Rappelez-vous quand on on vous fait croire qu’à moins de 20000€, on ne peut quitter le bitume, que des mz, des 400 kawa et d’autres routières considérées comme des utilitaires de nos jours, ont traversé le Sahara au temps des premiers Dakar, comme des 4L d’ailleurs… Le marketing a ses raisons que la raison n’est pas forcée de croire…

https://www.youtube.com/watch?v=8Q5CXKnCqtA&list=UUs93ZFYg3GN4t59TZk3txeA&index=5

Au retour, nous passerons par le col de Roncevaux, Saint Jean Pied de Port etc… bref des virages à gogo et de nouveaux souvenirs de plus… en attendant les Alpes, la semaine prochaine. Parce que ce n’est pas parce qu’on ne peut plus aller loin qu’on ne peut plus aller tout court. Ainsi va la vie.

Accrocs à la blanche…


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Merci à Nicolas Cadet pour cette belle photo !

Quand l’hiver paralyse une bonne partie de la France et la grande majorité de la gent motocycliste, une frange d’irréductibles arbore un sourire béat et des pupilles dilatées à l’évocation du blanc manteau recouvrant nos routes et parant le paysage d’une virginale couche de poudreuse. Dans le cerveau de ce groupe d’allumés jaillissent des images de beaux dérapages, de longues glissades, de gerbes de flocons, de stalactites à l’extrémités des manchons, de bidouilles électriques pour inventer les calories, de volutes au-dessus des gobelets de vin chaud, de coups de mains dans le dos pour au pire pas reculer voire, au mieux, continuer d’avancer, de gros crampons ou de profondes rainures sur les pneus, et même de chaînes ou de clous pour les plus radicaux, les plus givrés d’entre nous.

Ce groupuscule a son langage, son vocabulaire, sa géographie, sa diététique. On y cause de Burle, d’Authentic, de Millevaches, de Cols-Blancs, et pour les plus extrêmes, d’Éléphants, de Pingouins, de Kristal. Ça dit “j’me suis tanqué” et non “je me suis enfoncé”. Ça échange des heures sur des recettes de tartiflette ou de croziflette plutôt que de déblatérer tout déprimés sur les régimes minceur d’après fêtes.

N’allez pas croire que ces drôles d’oiseaux sont des masos, qu’ils aiment à se cailler, non, rien de tout ça, bien au contraire, se confronter ainsi à l’absence de degrés comme au pas grand chose d’adhérence, c’est pour mieux sentir la chaleur qui coule au fond de nous et se sentir toujours plus vivant le visage fouetté par le vent, c’est comme le fameux chaud froid des douches dites écossaises, les baignades dans les hot spots islandais ou des séances de sauna finlandais qu’on n’apprécie vraiment qu’en environnement bien glacé, parce que quand le feu rencontre la glace, l’on peut s’attendre à tout plutôt que n’espérer plus rien.

Aussi, quand aux actualités on parle de routes fermées, de naufragés, qu’on cherche les responsables, les vrais coupables, qu’on réclame plus de pompiers, plus de policiers, qu’on assène que l’hiver, rouler c’est l’enfer, qu’on veut tout plus salé mais en même temps pas épicé, nous autres on songe plutôt qu’on est au paradis, au paradis blanc, mais pas d’un blanc d’hôpital, pas d’un blanc pour croix rouge, non, je parle d’un autre blanc, un blanc bien immaculé, un blanc plein de promesses, ce blanc qui étouffe les bruits mais pas la musique, qui arrondit les angles et aiguise tous nos sens, qui apaise le monde en ouvrant les esprits obtus, qui recouvre la grisaille comme le peintre enduit sa toile avant de se mettre à l’ouvrage, pour mieux mettre en valeur les couleurs, celles de nos copains, celles de nos engins, histoire de bien recommencer l’année, de repartir du bon pied une fois la dinde bien digérée, parce que la neige, quoi qu’on en dise, c’est drôlement mieux que la gaze pour panser les plaies de l’âme.

Et si ces irréductibles se voient souvent qualifiés de cinglés ou d’inconscients par ceux qui ne jurent qu’au nom de la sécurité, ceux-là même qui pensent qu’une vie terne les rendra immortels, et qui croient qu’à 80 à l’heure il ne leur arrivera jamais rien de grave quand ce qui est grave c’est qu’il ne leur arrivera jamais rien, c’est peut-être tout simplement que des individus qui aiment rouler en glissant, qui aiment aller de travers, et même complètement à l’envers, ce ne sera jamais facile de les faire rentrer dans le rang, et encore plus compliqué de les faire marcher au pas. Il n’est pas difficile d’imaginer que ce genre de personnage, dans nos mondes qu’on voudrait ultra-sécurisés, ultra-capitonnés, ça dérange, ça fait tâche, ça fait comme les étoile dans la nuit, ça donne à penser, ça donne à rêver, et surtout ça attire l’œil, et comme tout pilote le sait, là où l’œil regarde, les roues ne tardent pas à suivre…

Jumbo pluvieux… mais jumbo heureux


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http://www.marie-louise.org/

Après l’Islande qui nous a bouffé tout le budget horizon pour les deux ans qui viennent, nous avons décidé de faire dans le local. Mais l’émotion n’est en rien une question de kilométrages. Comme un marcheur sur un sentier de randonnée, nous savons que face aux dénivelés, il faut savoir garder la même fréquence et raccourcir l’enjambée pour continuer d’avancer.

La vie est bizarre, parfois. Je vais à une vente d’affiches de cinéma (une autre de nos passions… le cinéma, pas les affiches…) dans notre petit ciné de quartier. Cette vente est au profit de l’association Oscar’s Angels (des bénévoles de l’hôpital pédiatrique). Du coup (Pourquoi j’ai dit ça ? Comment ça vient une idée ?), je leur propose d’organiser un jumbo. Sauf que j’y connais rien en jumbo. Alors, je commence à farfouiller dans le net, à appeler au secours sur les réseaux sociaux, et puis je tombe sur un forum où ça cause d’un jumbo qui doit avoir lieu aujourd’hui à deux pas de chez nous… Quand la vie vous chante ainsi à l’oreille, on est libre de la suivre ou pas, mais si on la suit, on n’est jamais déçu. C’est un secret que je vous donne. Chacun en fera ce qu’il voudra mais vous ne pourrez pas dire que je ne vous l’ai pas dit… De toute évidence, ça tombe bien, y’a un désistement auquel notre inscription à l’improviste pallie… Oui, qu’on le veuille ou non, quand on veut bien suivre sa partition, c’est tout l’orchestre qui sonne mieux…

C’est ainsi que nous avons participé à notre premier Jumbo Run. Un Jumbo c’est quoi ? Puisque d’autres, bien avant moi, l’ont parfaitement expliqué, et que faire et refaire ça n’est pas avancer, profitons : http://mc8.60.free.fr/momment_vie/2008/06_jumbo_run.htm

La météo n’est franchement pas de la partie mais comme tout le monde le sait les gens du nord ont dans le cœur le bleu qui manquent à leur décor et ce jumbo est à une vingtaine de kilomètres au “nord” de chez nous, à Gratentour, à la maison d’accueil spécialisée pour ado et adultes polyhandicapés fondée par l’association Marie-Louise. Si dans l’imaginaire collectif, un mariage pluvieux annonce un mariage heureux, c’est parce qu’un couple qui continue d’avancer malgré l’adversité des éléments le jour de leur union est prêt à affronter toutes les difficultés auxquelles la vie ne manquera pas de les confronter. Bien des parents et des soignants de la M.A.S de Gratentour ont dû connaître ce genre de noces tant l’amour qui les porte leur fait gravir quotidiennement de sacrées hautes montagnes. Avoir l’occasion de leur apporter un peu de bonheur, en faisant ce qu’on fait d’ordinaire sans y penser, est une occasion à ne pas manquer.

Nous y sommes accueillis en compagnie de 5 autres sidecaristes par Fanny, l’organisatrice. Un sacré bout de femme, Fanny, pas plus haute que trois pommes mais dotée de l’énergie d’une bombe H et d’un sourire à faire fondre le plus misogyne des hommes. Le genre à aller bien au-delà de sa fiche de poste. Le genre à vous secouer la planète pour en recueillir les meilleurs fruits. Et aussi la fille idéale pour me donner toutes les infos dont j’aurai sans doute besoin si je veux aller jusqu’au bout de mon projet initial.

Fanny à la baguette : Plus forte que les éléments…

Mais nous n’en sommes pas là, nous sommes là pour faire quelque chose que nous aimons et pour lequel, quelle méprise, on ne cesse de nous remercier : Rouler en side ! Un don du sang, un don de soi, à part pour les masos qui aiment les piqûres, ça exige un certain dépassement. Rouler en side, c’est que du plaisir, et le partager avec d’autres, c’est encore plus fort. Y’a pas de mérite ! Heureusement qu’il a plu, ça donne l’impression qu’on a fait des efforts. Mais les efforts, ce sont les parents qui les ont faits, ceux qui ont créé l’association, qui ont fondé la structure, pour pallier à l’insuffisance des pouvoirs publics pour qui il est plus porteur de supprimer des impôts que d’expliquer à quoi ils servent.

Jumbo pluvieux ? La preuve…

Ils devaient être trois solos pour nous escorter, un seul a assumé sous la flotte : Merci à lui !

De face, il pleut encore…

Dans la journée, nous avons fait 5 rotations d’une quinzaine de kilomètres. A chaque fois, la même chose : des sourires, des étincelles dans les yeux des résidents et de leurs parents, des remerciements à la pelle que ça en devenait gênant, et une Fanny à la baguette en grande ordonnatrice à l’énergie inépuisable. L’ultime sortie fut celle du personnel et de quelques parents, ce fut aussi la seule au sec, comme un remerciement des cieux, du coup on a pu se lâcher un peu au niveau pilotage, et offrir de nouvelles belles sensations à nos derniers  passagers en contact direct avec les éléments, les paniers enfin décapotés.

Enfin, à l’air libre !

Pour cette super journée et ces très belles rencontres, Fanny, David, Lucas (entre autre, pour son goût très sûr en matière de side-car, en effet ce dernier ne voulait monter que dans le tout rouge, en l’occurrence, le nôtre…) et tous les autres, au nom de tous les sidecaristes (ça j’en suis certain), à mon tour, je vous remercie.

Une fine équipe !

Finalement, cette pluie omniprésente n’était-elle pas de la part des nuées que larmes de bonheur en voyant combien les humains, quand ils réunissent leurs forces au-delà de leurs différences, parviennent à allumer des étoiles jusqu’au plus profond de la nuit noire ? Je me le demande…

L’Islande en side-car, le clap de fin…


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Hier, ni blog ni partage de photos sur Facebook because nous étions dans le trou du c.. des fjords de l’Est qui en compte beaucoup, à une dizaine de kms de Vopnafjordur, logés dans une guesthouse dont la wifi ne passait pas la fine cloison et dont la liaison internet travaillait bit à bit plutôt qu’en octets. De surcroît, nous étions en compagnie d’un groupe de géologues de retour d’expédition sur les glaciers du coin et le peu de débit dispo se voyait logiquement monopolisé. Y’en a qui bossent mon bon mÔssieur… En même temps, ça n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’échanger quelques mots avec un membre éminent du Britsh Muséum… Donc, y’avait pas de net ni de réseau téléphonique mais, pour le coup, on ne s’en plaint pas..

Notre home sweet home perdu ET déconnecté…

Mais ce soir, après un surclassage de booking.com dû à une logeuse indélicate qui a loué à quelqu’un d’autre la petite chambre économique que j’avais réservée il y a un an et (re)confirmée il y a un mois, nous nous retrouvons pour le même prix dans une belle et grande maison rien que pour nous tout seuls avec une connexion du feu de dieu, ce qui au pays des volcans n’est pas peu dire. Faut croire que dans une autre vie j’ai été un mec sympa pour avoir un karma pareil parce que branleur comme je le suis, ce serait très présomptueux de dire que je le mérite… Mais le fait est que globalement sur ce voyage, les coups de bol se sont enchaînés plus que de raison…

Quant à SylvieJolieQueJaimeTant, elle qui est la plus sage, la plus forte, la plus dévouée de toutes les personnes que je connaisse, je ne sais pas ce qu’elle a fait dans sa vie antérieure, mais ça ne devait pas être joli joli… parce que pour nous rendre à notre nouvelle réservation, il a fallu qu’elle descende du panier… pour pousser et lancer le moteur, car miss Xjr, qu’on venait de laver, refusait de démarrer… En même tant, si elle avait autant de chance que moi avec toutes les qualités qu’elle a déjà, ça serait trop. Faut en laisser pour les autres. Moi, pour affronter la vie, j’ai coché les cases « chance » et « SylvieJolie ». Avec ça, même sur les gravel roads, je suis paré. SylvieJolie, elle a tout coché sauf la chance. Mais comme elle a coché « Mézigue », par rebond, ça roule, mais de temps en temps , faut qu’elle pousse le side… Si elle avait coché « permis moto », c’est moi qu’aurais dû pousser…Encore un coup de bol…

Sur ce sujet des qualités, l’Islande a tout coché. Sauf la météo. Mais c’est grâce à cela, qu’on y croise pas ces foules que j’ai tant de mal à supporter et qui donne à l’Islande un attrait supplémentaire même si, et c’est une anecdote vécue, voir quelques asiatiques se balader avec un un masque de chirurgien sur le pif et la bouche dans un endroit aussi sain que l’Islande ne manque pas de faire sourire tout en me laissant quelque peu dubitatif sur la nature humaine….

Le plus gros des stickers qui jalonnent notre histoire avec miss Xjr et mister Cyber est pour l’Islande, parce que quand on réalise un grand rêve, dans notre existence, ça laisse toujours une grande trace…

Ce gros sticker Islandais sur son beau popotin, notre side peut en être aussi fier que nous le sommes de lui, parce que, vraiment, il se l’est gagné. Je ne suis pas certain que si j’avais su avec exactitude le niveau de difficulté pour un side-car du réseau routier secondaire islandais et de ses fameuses « gravel roads » (et secondaire n’est pas le bon mot vu qu’il n’y en a pas d’autre…), je me serais embarqué aussi hardiment sur le Norrona qui lui n’est pas une galère.

La dernière gravel road

à plus de 600m d’altitude, avant de replonger dans les nuages

ça vaut bien le Stelvio non ?

Comme quoi, souvent, c’est la peur plus que le danger qui nous empêche d’avancer… Mais on s’en fout, parce que nous la peur, on l’entend, donc on part avec un kit chaîne neuf, mais on ne l’écoute pas, donc on part… Et c’est ainsi que miss Xjr et son compère mister Cyber pourront se vanter dans les réunions d’anciens combattants de la route que eux ont « fait » l’Islande, y compris ses terribles West Fjords qui en ont fait reculer plus d’un si j’en crois les conversations que nous avons eues avec d’autres tarmos, y compris, pour certains, en trail… Petits bras, va ! C’est bien la peine de mettre 20000€ dans une GS… En tout cas, les gravel roads, c’est terminé, la mécanique va pouvoir souffler. Demain matin, on a juste une petite vingtaine de très beaux kilomètres à faire et ensuite, 2 jours de croisière avant de reprendre la longue route du retour avec un petit détour par Amsterdam, histoire de faire la bise à cousine Colette qui au niveau papotage en langues de toutes sortes, en remontrerait aux meilleurs linguistes, et au niveau du vécu, si Proust l’avait raconté, il y aurait deux fois plus de volumes que dans “La recherche du temps perdu”.

Et pour finir, un un p’tit méli-mélo des beaux paysages de ces deux derniers jour mais tout d’abord un p’tit “Live” vidéo de ce tour d’Islande en side  :

https://www.youtube.com/watch?v=JIvaNU_KCHw&t

Cascade de Detifloss

La belle chute d’eau (une de plus…) de Selfoss

La nature est la plus grande des artistes, non ?

Laine de moutons égarée sur la lune…

Et la suite des photos de cette fin de tour d’Islande :

https://www.facebook.com/tarmo.keuf/media_set?set=a.10207752843894077.1073741841.1682996755&type=3&pnref=story

Et là où il y a tout :

https://www.facebook.com/Tarmokeuf31

J’espère que ce blog Islandais vous aura envoyé un peu de fraîcheur en ces temps de canicule et surtout donné à connaître un peu du bonheur que nous avons connu  en cette île extraordinaire. Il a été fait pour cela. Que ceux qui ont les moyens de leur rêve n’oublient jamais ceux qui rêvent d’en avoir les moyens.

Quant à nous, les deux jours de ferry vont nous permettre de progressivement nous réhabituer à une autre réalité, celle de la foule, du bruit et bientôt du trafic… avec quelques degrés celsius en plus…

8000 kms de bonheur

3300 kms de rêve éveillé…

A bientôt, peut-être

Quand la baleine à bosse nous rappelle à bon ordre…


tarmokeuf31

Il y a des jours où tout vous sourit, où les souhaits les plus improbables arrivent, des jours où tout parait s’imbriquer si parfaitement qu’il semble impossible que tout cela n’ait pas de sens, des jours où l’on pourrait croire en tout, des jours en forme d’état de grâce, des jours où l’on se dit, ce n’est pas possible, je vais me réveiller, la facture du gaz aura augmenté, mon cancer sera enfin diagnostiqué et il est 6 heure, faut que j’aille bosser… Si le mardi 20 a été classée journée pourrie du voyage (c’est facile, ça a été la seule…), je crois bien, mais dans ce sens là, la concurrence est forte, qu’une semaine pile plus tard, le mardi 27 a été au firmament des journées de rêve.
D’abord, il y a eu ça :

Le grand bleu sur le port d’Husavik !

Et ça, quand ça arrive le jour que vous aviez choisi pour être la journée en mer pour aller voir les baleines et que des journées comme ça, vous n’en n’avez pas eu au pluriel depuis que vous avez débarqué en Islande, déjà, ça le fait…
Et après avoir acheté (très cheeeer : près de 10500 couronnes par tête de marin d’eau douce) les billets et vous être équipé comme des marins-pêcheurs :

Quand on vous déguise comme ça, c’est qu’on va pas à l’île de Ré !

Sur les traces de Pierre Loti et ses “Pécheurs d’Islande”…

Quand quelques minutes plus tard, il vous arrive ça :

La belle nous a frôlé de très très près alors que tout le monde la cherchait ailleurs… magique…

La belle dans son entier rien que pour moi… et donc pour vous mes z’amis

Qu’être ainsi heurté par une baleine à bosse a surpris même l’équipage et que la belle bestiole a choisi de surgir à votre bord et à votre niveau pour vous permettre de l’avoir en entier sur la photo sans l’ombre d’une épaule, d’un crâne ou du bras tendu d’un tiers pour venir la gâcher, que dans la foulée vous jouez à cache cache avec la très rare baleine bleue

Et je ne vous dit pas l’émotion que procure le bruit du souffle…

(pour avoir toutes les photos de cette baleine dans tous ses états, c’est là : https://www.facebook.com/tarmo.keuf/media_set?set=a.10207734688240197.1073741840.1682996755&type=3
et qu’au retour, dans cette lumière magnifique que les contrées boréales sont les seules à offrir, vous croisez des vols de macareux

D’accord faut encore zoomer, mais avec leurs petites patounes orange, sont trop mignons…

et qu’enfin, en petit bouquet final, vous trouviez enfin un magasin pratiquant des prix honnêtes pour y acheter des pelotes de laine islandaise, ce qui n’a rien à voir avec les baleine mais comptait beaucoup pour SylvieJolie, vous ne pouvez que conclure que cette journée avait bien sa place dans le fleuve qu’on appelle le cours des choses, qu’elle n’y a rien dérangé, et que quand on est ainsi, à écouter autour de soi les bruits de a vie, les notes de la musique du monde, on a vite le sentiment que le fleuve vous porte dans son courant. Et comme tout nageur d’eau vive le sait, il est  tout de même plus facile de nager dans le bon sens que s’en aller couler à contre-courant… L’Islande est un pays où l’eau comme la lave coule puissamment, c’est peut-être pour cela que l’homme n’oublie pas la force de ces éléments quand dans nos contrées tellement trop sécurisées, plus rien ne vient nous rappeler que de l’Univers, nous faisons partie.

De Vatnsnes à Myvatn, l’Islande de toutes les couleurs


tarmokeuf31

Un jour sans blog en Islande, c’est terrible. En effet, chaque jour qui passe est  si riche de nouveautés et si différent, aussi bien de celui qui précède que de celui qui suivra, que cela devient quasi impossible de choisir un thème unique. Mais, plagiant Mylène Farmer, puisqu’il faut choisir, à mots doux je peux le dire, sans contrefaçon,… eh bien je ne vais pas choisir, je vais faire en vrac, à l’arrache, comme ça vient… L’important, ce sont les photos et pour rendre tout ça bien vivant, des anecdotes, la petite histoire dans la grande, les p’tits détails qui font la différence et qui font, je l’espère que ce blog soit pas trop ch… à suivre même si ceux qui le suivent  font ce qu’ils peuvent pour arriver à me suivre quand moi-même je ne sais plus très bien où j’en suis.

Donc, hier, en quittant Laugarbakki, en direction d’Akureyri, notre prochaine étape, donc celle d’hier soir, parce que j’ai un jour de retard de blog et que ce soir, nous sommes à Husavik, après avoir passé la journée sur le célèbre site de Myvatn et ses environs des plus riches en points de vue divers et variés, vous me suivez toujours ? Donc hier, malgré un vent glacial que je qualifierais de sibérien même si je ne suis jamais allé en Sibérie, nous avons décidé de faire un détour en faisant le tour de la péninsule Vatsnes, réputée pour ses falaises et surtout pour la présence de nombreux phoques et la possibilité d’apercevoir des baleines depuis la côte. Je vous le dit tout net, les baleines ça a été Niet, mais on s’en fout parce que demain, on prend un bateau sur l’eau pour aller les voir car c’est justement pour ça que nous sommes à Husavik, la capitale des voyeurs de cétacés en tout genre… Là, je sens que je vous perds… c’est mon côté taquin. Mais si on n’a pas eu les baleines, on a eu les phoques, même si, vu la météo du jour, on ne les a pas eus en train de jouer les lézards. Non, quand ça caille, visiblement, les phoques restent à la flotte préférant jouer avec leurs petits canards… La preuve en image :

Mais Vatsnes, ça n’est pas que ça, mais comme il est 1h20 du matin, je vous mets le lien vers l’album Facebook en libre consultation:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207729787397679.1073741839.1682996755&type=3&pnref=story

La rencontre du jour d’hier :

à Dalvik, nous nous sommes arrêter faire le plein et là 3 minots à vélo arrivent, casque sur le bonnet (je ne sais pas ce qui est le plus important des deux là-bas, mais tous les gosses portent leur bonnet, parce que comme tout le monde le sait : si t’as chaud à la tête, t’as chaud partout… Bref, les 3 mômes rappliquent à fond (c’est l’effet aspirateur à minots du side-car qui agit…), balancent le vélo, et hop, le plus déluré des 3, avant même qu’on lui explique, hop, dans le panier en faisant un V avec les doigts mais en ayant tout d’abord réfréné un doigt d’honneur : Un vrai gosse de viking quoi !

Je vous présente : Mickaël fils de viking!

La soirée, nous l’avons passée à papoter dans un café avec un jeune expat français qui bosse dans l’énergie. Un moment très agréable, d’autant qu’il était accompagné d’une belle assiette de saumon et de quelques pintes de bière locale. Sur le sujet de la bouffe, un petit conseil s’il vous venait la bonne idée de venir en Islande : Evitez les restaurants ! 50€ le plat, et une simple grillade est un plat… Mangez dans les cafés, la belle assiette qui suit, c’est une quinzaine de roros. Bref y’a pas photo. Sinon, faites comme nous le faisons le plus souvent : soupes chinoises ou pâtes déshydratées… Le budget apprécie…

Bon appétit ! Merci !

Aujourd’hui, il a fait globalement très beau et ça tombe bien car c’était le jour du site de Myvatn, le plus réputé après le Cercle d’Or de Reykjavik. Entre les deux, à mon sens, y’a pas photos : Myvatn gagne haut la main. Le Cercle d’Or, c’est un condensé d’Islande pour les touristes pressés qui arrivent pour deux trois jours par avions ou par paquebots à Reykjavik. Un peu de fumée, un peu de vapeur, un peu de volcan et des failles. Rajoutez une trempette à 50€ au Blue Lagon, et les groupes sont contents, ils ont “fait” l’Islande… Myvatn, c’est la même chose en plus impressionnants, en plus étendus. D’ailleurs, y’a même l’équivalent du blue lagon, mais le cadre est autrement plus somptueux puisque complètement volcanique et au milieu de rien, et pour 10€ de moins, ce qui reste cher mais bon, c’est toujours ça de pris….

Mais là, comme maintenant il est près de 2h du mat, que même si il fait grand jour dehors, je commence à être très crevé, je vous mets là-aussi le lien direct vers les photos de la journée qui commença par la superbe cascade du Godafoss où notre side a fait sensation…

Miss Xjr et Mister se la jouent grâââve star…

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207729787397679.1073741839.1682996755&type=3&pnref=story

ça vaut bien le Blue Lagon, un tel décor..

Trop crevant l’Islande… Allez, à bientôt… Peut-être…

Toutes les photos du voyage sont là:

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Sortis vivants des West Fjords Islandais…


tarmokeuf31

Miss Xjr et Mister Cyber se la pètent devant un panel de véhicules tout-terrains locaux : Ils peuvent être fiers, il ont fait les West Fjords et en sont sortis quasi entiers… Et nous, notre vaillant tas de ferrailles, on l’aime encore plus fort.

Ouf, ça c’est fait ! Nous sommes à présent et tous entiers à Laugarbaki, près de Hvammstangi, au sortir du graissage de chaîne quotidien du side et, pour ce qui nous concerne, d’une belle séance de relaxation à papoter de tout et de rien avec un Islandais et un couple de Danois dans un hot spot. Un hot spot, en gros, c’est un jacuzzi mais sans les bulles. Il y en a partout, dans la nature, dans les piscines municipales, dans certains campings et autre guesthouse. Le hot spot est à l’Islande ce que le sauna est à la Finlande : Une religion. Quand vous arrivez dans un bled, la première chose que vous indique votre hôte du jour, c’est le hot spot :

Ca fait un bien fou après 400 bornes à 4°… mais quand on sort, il fait toujours 4°… Le vestiaire, c’est la dernière porte de la maison au fond… Faut pas traîner sur la route…

Aujourd’hui, on a quasiment pas fait de photos, non que ça n’en valait pas la peine, au contraire, mais entre les portions de gravel road et le vent glacial le plus violent qu’on ait eu à affronter depuis notre arrivée en Islande, si j’ai beaucoup zieuté les derniers fjords de l’Ouest dont les plages de sable sombres s’éclairent de loin en loin de la blancheur des plumages de nuées d’oiseaux ainsi que celle, plus saline, des monceaux de bois flotté qui viennent y échouer, je n’ai pas eu le courage d’enlever les gants… Donc aujourd’hui sur notre Facebook, y’aura le blog du jour avec les quelques photos prises, une petite vidéo filmée hier à Dynanji et pi c tout ! Ça vous fera une pause parce que les 3 prochains jours (à minima) s’annoncent très chargés en fractures de rétine… Allez, quelques belles vues quand même parce que même gelés, faut faire des arrêts pipi et pis parce qu’on pense à vous un peu aussi 🙂

Gravel road et belle lumière…

L’anecdote désignée “du jour”, parce que tous les jours, il se passe quelque chose d’imprévu, c’est ça :Euh, plus exactement, ça :

Montrez un bébé et un biberon à une maman, et voilà le résultat… Heureusement que le side est plein jusqu’à la gueule, sinon, elle en piquait un…

Vers midi, il faisait faim et caillait grave quand, au sortir d’un virage, je vois un panneau indicateur marqué “CAFE”. Par la grâce de notre esquisse d’expérience islandaise, nous savons que les petits bouis-bouis perdus au milieu de nulle part sont souvent des plus accueillants, des meilleurs et, ce n’est pas rien ici, des moins chers… L’été, ça fait café et petit musée des traditions paysannes locales, l’hiver c’est fermé et tout le personnel retrouve sa ferme. On y a super bien mangé :

Le saumon (sur son lit de blinis, dirait un pro) est à tomber ! La charcuterie est servie sur une une sorte de cake sucré… (si si le sucré salé, ça se fait beaucoup dans les pays nordiques) et le cake en dessert, L’assiette, pas grosse, 10€… Et c’est vraiment pas cher…

Soupe maison façon bisque de poissons, avec crème maison, et petits pains beurrés maison, un délice à 10€ là-aussi…

Derrière le café, il y avait un enclos avec deux agneaux. Evidemment, SylvieJolie n’arrêtait pas de les regarder. A la fin du repas, la patronne, qui avait dû le remarquer, vint nous proposer d’assister au repas des 2 fauves dont la mère naturelle est morte… Mais les mamans et les bébés, qu’importe la barrière des espèces, c’est une histoire d’empathie irrépressible… Et c’est ainsi que de spectatrice, ma miss est devenue actrice…

See you soon, may be…

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Les fjords de l’ouest islandais, le side n’en peut plus mais…


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Mais il va tenir… Miss XJR et Mister Cyber grincent, couinent, cliquettent, crissent des engrenages, la chaîne neuve du départ a déjà 4000kms mais donne le sentiment d’en avoir 5 fois plus, et pourtant je la graisse 2 voire 3 fois par jour tant la poussière et la terre pénètrent tout, j’ai même dû m’arrêter en cours de route pour y remettre un coup de bombe et la retendre tant le bruit de ferraille était si fort que j’ai cru que la boite à vitesse allait nous lâcher, en espérant que mon diagnostic optimiste soit bon et que ce soit bien la chaîne… wait and see :

Z’avez vu l’état de ma combine de pluie…

Je ne peux même plus ouvrir mon top-case, sa serrure est saturée de minéraux diverses malgré la rasade d’huile que j’y ai versé… Et si on ajoute au tableau, l’état de la route qui relie Patrekfjordur à Isafjordur, 170kms de tôle ondulée si trouée qu’on dirait qu’elle a servi de cibles d’entraînement aux F16 de l’US Air Force, ça vous dit l’état de souffrance de notre équipage…

Pourtant, pour notre brave tas de boue, la journée avait bien commencée. Grâce à un mécano de Patrekfjordur, la déchirure du flanc du pneu du side est quasi invisible.

Un type très sympa. Il est venu en France pour le championnat d’Europe de foot, et apparemment, il ne nous en tient pas rancune puisqu’on n’a rien payé… Toutefois, le pneu taille basse de la roue arrière de Miss XJR l’a laissé quelque peu dubitatif : “It’s not good for roads atlantic north… Miss XJR s’est vexée, Mister Cyber s’est marré, un vrai p’tit couple ces 2 là.

Il n’empêche, on morfle, mais sans regrets. On y laissera peut-être nos vertèbres, ou pire notre side-car, mais les fjords de l’ouest, on les aura vus, et ça, c’est de l’or. Parce que dans tous les cas, quand on sera vieux juste avant d’être morts, le side-car on l’aura plus et les vertèbres seront douloureuses. Mais dans un coin de nos ciboulot, cette drôle d’aventure au fin fond de l’occident avec ces fjords mauves, ces sommets enneigés, ces dénivelés vertigineux, ces volcans majestueux et ces cascades spectaculaires, on les aura encore, p’têt même, mais rien n’est sûr, qu’on les aura toujours, qu’on aura droit de les emporter avec nous, là-bas, là où finissent les cendres.

Demain, la plus longue journée nous attend : 400kms pour s’extirper des West Fjords et retrouver cette bonne vieille route N° 1 dont même les pires portions de gravel road nous apparaitront comme des billards autoroutiers. Après les west fjords islandais, plus jamais je ne maudirais les p’tits gars de la DDE…

A bientôt, peut-être…

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Notre side-car joue les 4×4 en Islande…


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Aujourd’hui, Miss XJR et Mister Cyber auront la place d’honneur, parce que aller à Latrabjarg, la pointe la plus extrême ouest de l’Europe, peu de side routier peuvent s’en vanter… mais on en a chier… mais ça valait le coup..

Seuls 14% des touristes en Islande vont “faire” les fjords de l’Ouest (z’avez remarqué comme on parle de voyages comme des campagnes militaires ? mÔa j’ai fait le Tchad, l’Irak et l’afghanistan et toi ? MÔa, j’ai fait la Grèce, l’Italie et les Baléares…)… Eh bien cela veut dire que 86% des touristes ont tort… mais maintenant on sait pourquoi ils y vont pas… A cause de ça :

Et c’est pas le pire…

et de ça :

Elle est floue mais elle parle…

Sur cette route là, on y a même laissé un carter de chaîne, cisaillé par les pas bonnes vibrations… Et encore, je n’ai pas de photos de la pire, parce que j’étais trop occupé à tenir le guidon en retenant mon dentier et SylvieJolie ses organes: la route de Latrabjarg, vingt kilomètres de terre en tôle ondulée, nids de d’autruche, pierraille et même un (petit) gué tant il a plu la veille, un gué qui aurait pu faire classer la route 612 en F612, c’est à dire réservé aux véhicules tout-terrain… Sur cette dernière route, on a eu de la chance, on a juste mit un “pet” à la jante et entaillé le flanc du pneu du panier, sans percer…

D’ailleurs, de la chance, on en a eu toute la journée, à commencer par la météo, plutôt bonne selon nos nouveaux critères islandais, et puis pour l’essence, parce que trop occupé à regarder le paysage, j’ai loupé un embranchement devant nous amener à une station service… Lorsque j’ai réalisé mon erreur, nous avions fait plus de cinquante kms, dont plus de trente sur la réserve… En roulant de plus en plus cool, bien aidé par le vent, j’ai pu atteindre la station suivante et mettre 22,1 litres dans le réservoir qui est prévu pour 21…

Mais ces plus de 360 kms rudes pour la mécanique, après les avoir faits, ça m’aurait fait chi.. de ne pas les avoir faits… parce que les fjords de l’Ouest, ce ne sont pas que des paysages sublimes, ça c’est partout en Islande, même si dans le far ouest viking, ça ressemble davantage à l’Ecosse, on a même eu droit à des plages de sable clair :

C’est pas les mers du sud, mais quand même…

Mais si on est heureux, c’est non seulement parce qu’on pourra se vanter d’être allé au point le plus extrême occidental de l’Europe (ça c’est juste bon pour l’égo…), mais aussi et surtout parce que Latrabjarg, ce sont de fabuleuses falaises à oiseaux, y compris les “puffins”, autrement dit en frenchie : les macareux moines, qu’ici on peut approcher jusqu’à les toucher, ce que, évidemment, il ne faut absolument pas faire.

Une fois arrivés à Patrekfjordur, notre airBnb du jour, nous papoterons avec nos colocs américains qui quand on leur demande d’où ils viennent répondent par leur état d’origine (Colorado et Arizona) parce qu’ils ont honte de dire “from United States” à cause de Trump. Et je vous jure que c’est véridique.

Quant à nous, crevés par la route, en ce jour de solstice d’été où le soleil va faire sa nuit blanche, nous nous coucherons bien avant lui…

A bientôt… peut-être

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