REAL BIKERS

Bonjour copain (et copine),

toi et moi ça fait un moment que l’on se prend pour de vrais tarmos / bikers, n’est-il pas ?

Nous avons été partout, sur toutes les routes, par tous les temps, avec toutes sortes de trapanelles, dans tous les pays … pas d’erreur, nous en sommes en somme … des purs, des vrais !

Attends vieux gars, j’nous en ai trouvé des vrais … et là, avec ma Harley de bobo du XXIème siècle, je me sens petit, petit, petit …

Aller viens, allons voir les anciens quand ils partaient pour des rides de folie … ça devait pas toujours être bon pour les os … BAD  TO THE BONE …

La version live, avec l’étonnant GEORGE THOROGOOD  et ses DESTROYERS qui en 1982 (et non ce n’est pas un titre des années 50) nous pondent ce morceau mythique entré directement dans le hall of fames des legendary rock road songs (étonnant le Georges dans la mesure où dans les années 70 il avait mis sa carrière de rocker entre parenthèses pour en entamer une autre dans le  … baseball) :

http://www.youtube.com/watch?v=_7VsoxT_FUY

Il y a quelques jours de cela, en furetant sur le net je suis tombé sur de vieilles photographies de bikers américains, de ce que je suppose être les années 40 / 50, qui m’ont littéralement scotchées …  Peut-être les connais-tu déjà ? Pas grave je ne résiste pas à t’en passer une nouvelle couche.

Je n’ai aucune idée de qui a écrit les quelques phrases qui les accompagnaient (le fils de l’un des protagonistes que tu vas voir apparemment), peu importe, sa lecture et lesdites photos valent le coup d’en parler …

Ou quand l’enduro / cross en Harley Davidson était à la mode … Mdr !!!

Pour les amateurs de off road contemporains, ce devrait être une véritable révélation !

Voici donc le texte qui accompagnait ces photographies d’un autre temps : .

– ” Le jour de Thanksgiving, la plupart des américains regardait le football. La famille Weber, elle, était assise autour de la table et parlait motocyclette. C’est alors que nous avons commencé à regarder les vieilles photos de moto de mon père. Elles sont si chouettes que je veux en partager quelqu’une une avec vous tous …”

Dans les années 50, mon père et quelques-uns de ses amis étaient des Adventure Riders (inutile de traduire tu as pigé) adeptes de la poignée dans le coin. Leurs dimanche ils les consacraient aux rides qu’ils poussaient occasionnellement jusqu’à Mexico City ou même plus loin, just for the fun. 

Commençons par présenter les personnages. Voici le clan faisant le plein à une station quelque-part du côté de Fort Collins (au nord de Denver dans le Colorado). De la gauche vers la droite voici :

Jerry Francis, Harley 74 – 1950,
Mike Sadusky, Harley 74 – 1950,
Warren Weber (mon père), Harley 74 – 1950,
Wendell Rea, Harley 45 CI – 1942. Notez le pneu avant tout terrain !

Je devine que les Harley 74 – 1950 étaient des stock bikes

Un ride du dimanche les a emmenés jusqu’au sommet du Mont Evans (14,264 pieds / soit 4300 m). C’était la veille du jour où la route allait être terminée et goudronnée jusqu’au sommet. La neige sur la photo avait empêché la fin des travaux.

Un autre dimanche de 1952 leur ride les a conduit à l’Arapahoe pass, c’est près de Eldora, Colorado. La bande est partie de la maison de mon père à Wheat Ridge, qui est à un jet de pierre de Golden. Ils partaient habituellement sur le coup de 08:00 h. Celui qui n’était pas à l’heure n’était pas attendu par les autres, ils vous plantaient là.

Ils se sont dirigés vers Boulder, CO et ont suivi la belle, sinueuse, pittoresque piste du canyon Boulder Canyon en direction de Nederland. De là, ils ont traversé la ville de Eldora et la sont montés en direction de l’Arapahoe pass.

Certaines choses ne changeront jamais. Il y a toujours un gars dans le groupe qui, soit insiste pour dire qu’il sait absolument par où passer, soit affirme que de toute façon “ça n’est pas si terrible que ça voyons !  Ce jour là, dans ce cas précis, le groupe a fini par s’aventurer ici 

Naturellement, il s’est avéré que c’était la mauvaise direction. Les gars en Harley ont effectivement laissé ceux qui étaient en anglaise passer devant sur cette partie du trajet pour faire les cobayes. C’est d’ailleurs sûrement une de ces têtes brûlées de rider de British bike “moi je sais tout”qui avait du suggérer de passer par là de toute façon.

Après un certain nombre de poussettes et d’opérations de désenlisement, ils ont fini par trouver la bonne piste et ont pu atteindre le sommet à 11 905 pieds d’altitude. Une sacrée bonne journée!

Je crois que ces gars auraient pu inventer le logo “No Fear”. Franchement, faire les sentes de montagne avec un rigide, ça me ferait peur. Ces gars-là méritent vraiment le respect pour avoir été en mesure de faire ça. A moins qu’ils méritent d’être embarqués en camisole de force. Suis pas certain de savoir quoi en penser …

Non pas qu’ils n’ont pas tapé, glissé, chuté, patiné une ou deux fois. Peut-être même 100 fois, mais ils ont fait encore face, il ont maintenu le cap.

Maintenant il est temps de faire une petite pause et … de tenter de se sécher.


Et voici une photo de mon père prise en 1951, juste avant le départ pour une nouvelle sympathique balade. Vous remarquerez la tenue au style très détendu. Un casque ??? Inutile voyons, pourquoi faire ?

Ces gars s’amusaient aussi beaucoup dans les alentours, sans forcément partir en course de montagne ou en forêt.

Imaginez un peu faire de tels sauts avec une HARLEY 750 de l’époque et quasiment sans suspension digne de ce nom pour un tel exercice …

No comment !

Mais le plus fou (comprendre : talentueux) des membres du groupe en termes de pilotage pur d’une Harley 74 “dans les airs” était un gars dénommé Kenny Érié. Si Kenny était encore vivant aujourd’hui, et avec environ 50 ans de moins, je suis certain qu’il serait l’un des grands noms du freestyle !

Rien n’arrêtait ces types et sûrement pas un peu de neige.

Voici Mike Sadusky sur sa Harley 50. 

Vous pensez qu’ils savaient s’arrêter ? Apparemment non …

Une bonne chose que Mike ait eut de grandes jambes …

Ces photos ont été prises par mon père sur le mont Thorodin.

Vous voulez vous garer mais êtes trop paresseux pour déplier la béquille latérale ?

Pas de problème, visez un banc de neige, foncez dedans et laissez-y la bécane comme mon père l’a fait.

Et voici Mike et Kenny en mode “parking”. 

Il n’était jamais à court d’amusement avec leurs engins.

Et une fois encore Mike “les grandes jambes” sauve le coup (enfin presque)

Tu n’es pas vraiment un vrai motard tant que tu ne maîtrise pas l’art de la glisse …

Et franchement, c’est pas rafraîchissant tout ça ?

Izétaient bien à la masse les anciens non ? Respect les mecs, belle leçon de savoir vivre … oui ces photos nous rappellent qu’il fût un temps où tu pouvais y aller franco et que tout le monde se foutait de la sécu, de la couche d’ozone, du politiquement correct,

Tu te vois de nos jours au guidon de ta Harley de bobo (ne nies pas t’es pire que moi) partir en rando tout terrain ou aller faire du slide sur le terrain vague derrière la gare ?

Mdr … de toute façon c’est interdit, pi’ i’a des barrières et la police appelée par les voisins … Bon j’arrête.

Merci pour ces magnifiques images , you’re real riders guys !

Aller la bise,

L’Hervé, your Berrichon friend.

3 thoughts on “REAL BIKERS

  1. Houhou!
    Les fêlés j’adore …De vrais mecs qui n’avaient peur de rien
    On s’ en fout , on y va , on s’ eclate
    Merci Hervé:-) excellent

  2. Bin dit donc !!!!!!! Des vrais bikers !!!!!! Même pas peur dans l’eau, la neige la boue et sur un semblant de route en direction du Mont Evans…..Whaaaooouuu .
    Allez , un p’tit coup de baguette magique et on part 60 ans en arrière ???

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*