6 Km en … 3 heures

Bonjour copain,

L’homme au Fat Boy et moi avions décidé il y a quelques temps de cela de renouer avec une ancienne tradition à nous : nous faire un ride de bitume normand.

Ce fût longtemps notre petit jeu motard favoris …

FAVORITE GAMES par les suédois de THE CARDIGANS, extrait de GRAN TURISMO 

Quatrième album studio du groupe,sorti en Europe en octobre 1998 avec, au chant, la sublime Nina PERSSON 

La song particulièrement adaptée à notre virée motarde avec sa vidéo road movie ensoleillée dans sa version très politiquement incorrect non censurée :

https://www.youtube.com/watch?v=Qq-I4orlEhE

Ainsi donc, ce week-end là, histoire de montrer à Météo France (qui annonce pluies, averses et autres facheusetés humides) que ce n’est pas elle qui fait la loi chez les vrais motards, direction Pont-L’Evêque / Lisieux !

Nous voici de bon matin, ce superbe samedi, ready to go              

     L’herbe est verte, les chromes astiqués, les pleins faits, le soleil éclatant, les gants / casques / blousons / bottes enfilés, …

… il est temps d’aller rouler et voir si le monde à quelque-chose de nouveau à nous proposer …

Certes oui. Mais … non.

Un cylindre d’embrayage qui « récalcitre » à mort pendant une demi-heure (bonjour la poussette, sous le soleil éclatant, les gants / casques / blousons qui finissent dans le bas-côté tellement kifé chaud).

Et finalement ça démarre. Enfin nous partons, YES ! (foss’rabiller d’abord) … Enfin, ça roule, dans le petit vent frais, je suis 20 mètres derrière l’homme au Fat Boy quand tout à coup (cela fait 2mn 34s que nous roulons), fulgurance d’un éclair argenté dans le soleil, c’est magnifique … mais bon, c’est surtout le Fat Boy qui vient de perdre le repose pied avant gauche … yes …

Un modèle assez similaire à celui-ci

Bon, après avoir esquivé ladite flyin’ pièce en question, je m’arrête la ramasser … et constate, à son poids, que … j’ai bien fait de l’éviter.

PAUSE 1 : je souhaite ici m’adresser à la vingtaine de pignoufs qui vont se croire obligés de me renvoyer dans les 5mn un mail sur le thème éternel ‘’des harley qui perdent leurs pièces, etc., etc. …‘’. Cher ami pignouf, ton mail tu te le garde, ne l’envoie pas, pense à ton empreinte carbone qui s’en portera mieux, épargne-moi ton humour de garnison japonaise mon Titi. Je ne t’en aimerai que plus (déjà que je t’adore … t’imagines un peu là, après ???!!!).   

Bon, aller, haut les cœurs, ça fait 45mn que nous sommes partis et nous avons parcouru moins de 4 kilomètres ; à cet instant l’homme au Fat Boy et moi sommes convaincus pouvoir faire mieux.

C’est reparti, one ze rodeugaine, forza, banzaï, bikers on the run, road warriors, là c’est bon, on y est, on y va ! Rhâââ lovely !!

Moins de 2 kilomètres ça a tenu ! Tu le crois ça, dis ? …

Tout à la contemplation du merveilleux paysage normand,

ce motard émérite qu’est l’homme au Fat Boy, te woualatipa qu’il se dirige plein pot sur la voie de gauche, ignorant totalement l’homme à la Citroën qui, lui, arrive dans l’autre sens, normand penaud-peinard, qui n’a rien demandé à aucun motard en Harley et qui veut surtout arriver chez son coiffeur sans la moindre rayures sur le capot.

A cet instant deux détails organiques s’imposent à moi :

–         les yeux blancs écarquillés dudit citroëniste normand d’en face qui lui sortent de la tête,

–         mon rythme cardiaque qui, en moins de 2 secondes, passe de 80 pulsations minute à 225468,4156.

Superbe évitement par la droite de l’homme à la Citroën par l’homme au Fat Boy, rétablissement, dégagement en poignée dans le coin jusqu’au premier estaminet et arrêt obligatoire pour décompresser … nous sommes lessivés, trop c’est trop.

Nous avons parcouru 6 km en une heure et la boite à émotion (fatigue due à la poussette, contrariété et trouille de ma vie) est pleine. Nous allons rester scotchés ici, café / pains perdus / boule de glace deux heures en terrasse.

Après avoir fait 2254km en 28h00 (niveau deux de l’Iron Butt Association) il y a quelques mois de cela avec l’ami Nicholas,

pour la première fois de ma vie je viens de parcourir 6km en moto en … trois heures.

Iron Butter à l’envers for ever !!!!

A partir de cet instant, l’homme au Fat Boy et moi allons compenser à fond dans la nourriture (j’ai pris un kg ce week-end là … mais bon moi je peux, j’ai la ligne …)

La fin des pains perdus

Achat de munitions régionales (consommées le soir au coin du feu)

Cidre à la pression, repas de fromages : Camemberts, Pont L’Evêque et Livarot (le cherche pas sur la photo, on la déjà terminé) Faut c’qui faut !

Et les superbes routes du Pays d’Auge, cholies maison,

maisons cholies

Pour bien terminer la virée, petite visite au spécialiste régional de la restauration de 2 Chevaux (Citroën – en mémoire du normand évité le matin même qui a dû finir par se faire faire une couleur chez son coiffeur après que l’homme au Fat Boy lui ait fait blanchir la capillo-culture) BL AUTO

 

A Beaumont en Auge.

Superbe collec’ / stock de « Citrons » à tous les prix

Et dans l’atelier une ou deux belles restaurations en cours, notamment une Cox’ 69

et un exceptionnel cabriolet Traction avant Citroën

Ainsi s’achève la journée, retour au bercail. Et comme nous sommes samedi, faut tondre la pelouse avant l’apéro !! Je vois bien que ça lui prend la tête depuis ce matin cette histoire de pelouse à l’homme au Fat Boy (le mec a failli s’emplafonner une caisse mais lui il te parle de son gazon toute la journée … tu le crois ça ?!).

Aller, vieux gars, sors moi le matos je vais te la raccourcir, moi, ta verdure. Mais tu promets de ne faire aucune photo de la chose. Ok. Promis juré !!!

Bon, tu remarqueras tout même l’harmonie des couleurs : pantalon cuir et t-shirt noir avec une touche de rouge et  … Tondeuse assortie. La grande classe, toujours !

PAUSE 2 : je m’adresse à nouveau à la même vingtaine de pignoufs (surtout au Marco B.) qui vont avoir cette fois-ci un mal à la limite du supportable à ne pas me l’envoyer le célèbre mail de la mort qui tue sa race : ‘’Whaouuu, les tondeuses ça te connait depuis que tu roules en Harley’’. Je suis mort de rire mon pignouf d’amour, vas plutôt te tricoter un slip en laine des Shetland et fonce le tester au sauna à Oulan-Bator, j’ai eu le maire au téléphone, ils t’attendent et ont décrété le jour de ton arrivée férié. Je t’aime, tu es beau quand tu cours.   

Le lendemain, à L’Aigle, pour rééquilibrer l’ensemble je me suis fait photographier à côté d’une autre tondeuse de la mort

A l’arrivée, 700km sous le dernier soleil. Yes we’re riders !

A bientôt mon Pioupiou.

La Bise. PURA VIDA !

L’Hervé your Berrichon friend.

3 réflexions au sujet de « 6 Km en … 3 heures »

  1. Ecoutez , ispisse de ..leyiste et de bécaneux , marre de vous voir tourner dans mon coin , là où je crapote avec ma tasse , si jamais , mais si jamais je vous trouve , je vous inflige au moins un apéro , sans parler du n02 et du 3 et de la suite . Cordialement .

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