Le dernier ride 2020 : go East!


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Pas question de terminer l’année 2020 sur une coupe de champagne et encore moins un virus ! Sauf celui de la motocyclette.

Aller, viens, je te propose de découvrir un dernier ride qui va te permettre d’améliorer ta résistance au froid, ta capacité à rouler sur petites routes piégeuses à la glisse et de compléter ta culture générale déjà immense …

Ainsi donc, ce samedi matin 26 décembre ne pleut-il pas, ça pique aux extrémités et glisse dans les coins (entrée en douceur sur les ronds-points dont on sort en seconde, surtout sans accélérer, en serrant bien les fesses) … VALMY, me voici !!!

L’idée : un petit ride de 450 kilo’ dans la journée, départ neuf du mat’ de Paname et retour avant la tombée du jour, un max’ de petites routes et, « cerise sur le paquebot », tenter d’apprendre quelque-chose qui pourra toujours servir à faire le kéké en soirée …

Go East!!

Direction Coulommiers, sa sortie Est au rond point derrière l’église …

… qui va te faire enquiller la D66 le long du Grand Morin (rivière) jusqu’à la Ferté-Gaucher (centre-ville) où tu repiques Nord-Est vers Montmirail par la D215 pour aller retrouver le Petit-Morin (rivière) que tu vas longer par la D43 jusqu’à Croizar-Joches. Là, tu montes sur la D45 pour rejoindre Bergères-les-Vertus sur la D933 tout droit jusqu’à Chalons-en-Champagne (tu es au nord de Sézanne, au sud d’Epernay) …

La D933 n’a aucun intérêt, c’est une longue ligne droite … si ce n’est qu’elle va te permettre quelques arrêts photo’ sympa’. ça t’occupera car en ces temps de covid, oublie les bistrots et leur café chaud, faut rouler au thermos …

Fermé !

A Vertu, après avoir pris le rond-point (toujours sans te mettre par terre), tu sors le Kodak et penses à tes potes américains / japonais qui vont une fois encore mousser quand tu leur enverras la photo de ton brélon avec cette bouteille …

Et puis, surtout, surtout, quelques kilomètres plus loin, après être revenu sur la D933, la fameuse photo que tout bon motard parigot se doit d’avoir fait une fois dans sa vie sur deux roues (qu’on se rassure, la photo est aussi possible avec motard breton, corse, marseillais, normand, etc.) …

Woui, je sais, c’est très … bête …

Aller, hop, retour sur la D933 jusqu’au carrefour de la bataille de Champaubert qui comme tu le sais déjà est une des batailles de la campagne de France qui se déroule de fin décembre 1813 à avril 1814 et durant laquelle, le boss, Napoléon 1er tente d’arrêter l’invasion de la France et conserver son trône. Malgré plusieurs victoires, dont celle de Champaubert, et après l’entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l’empereur abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l’île d’Elbe …

La bataille de Champaubert s’est déroulée le 10 février 1814. Elle s’est soldée par une victoire des troupes de Napoléon Ier, commandées par le maréchal Marmont, sur les russes. Cet épisode fait partie des événements de la campagne des Six-jours …

A ce stade de ton périple ce jour-là, non seulement ça commence à piquer grave dans le slip, ça glisse toujours autant en alternance de brumes et d’éclaircies magnifiques mais il devient de plus en plus évident que ça va être compliqué de rester un temps soit peu présentable, je n’ose dire propre … ça commence à faire vrai Tarmo de la route là !!!

De toute façon, comme le dit ce vieux proverbe bantoulé que j’aime beaucoup : – « Real riders have dirty bike » …  Ce qui d’ailleurs m’arrange bien, n’étant pas un grand fan de la chiffonnette … ce qui dans le milieu Harley me fait passer au mieux pour un fantaisiste (qui roule) au pire pour un hérétique (qui roule …lui) …

Aller, hop, en selle, c’est reparti, droit sur Chalons-en-Champagne que l’on traverse par le centre ville, direction Verdun sur la D3N3 (plein est), et 20 minutes plus tard tu arrives à l’intersection avec la D284 (à main gauche), minuscule route qui, au milieu de nulle part va te faire passer sous l’autoroute A4 et t’abandonner totalement seul aux portes du village de VALMY, enfin !

Fameux dans l’histoire de France, ce petit village de presque 300 âmes semble quasiment isolé du reste de la galaxie. On comprends que biffins, cavaliers et autres artilleurs soient venu ici s’éclater au fil des siècles, ça n’est pas l’espace qui manque …

A perte de vue … le lointain …

Et sur ces plateaux, un vent de gueux qui traverse tout … il est 13h30, j’ai du mal à faire mes photos tellement je tremble. Ceci dit, tout va bien, c’est du bonheur sur pneumatiques, il n’y a pas âme qui vive, le site est entièrement à moi (surtout ne pas glisser et faire tomber le brélon de 350kg parce que sinon tu dors ici ce soir lapin) …

Motard frigorifié à nez rouge morveux content d’être ici. Youpi !

La bataille de Valmy, également appelée bataille ou affaire du camp de la Lune (c’est chouette comme un épisode de Star Wars ce nom !!), est la première victoire décisive de l’armée française pendant les guerres de la Révolution ayant suivi le renversement de la monarchie des Bourbons …

Le camp de la Lune est le nom de la position retranchée occupée par l’armée prussienne. Le roi de Prusse s’étant logé dans une auberge appelée Auberge de la Lune, le bivouac de son armée prit le nom de camp de la Lune …

La bataille eut lieu le 20 septembre 1792 lorsqu’une armée prussienne, commandée par le duc de Brunswick, essaya de marcher sur Paris. Les généraux François Christophe Kellermann et Charles François Dumouriez réussirent à arrêter l’avancée prussienne près du village de Valmy en cette vaste Champagne-Ardenne …

A quelques centaines de mètres du célèbre moulin (reconstruit en 2005), un monument à la gloire de Kellermann …

En ces premiers mois des guerres de la Révolution — plus tard appelée guerre de la première coalition —, le nouveau gouvernement français était presque sans légitimité ; par conséquent, la victoire à Valmy devint une victoire psychologique décisive pour la Révolution et ses partisans. L’issue de la bataille est considérée comme « miraculeuse » et est présentée comme une « défaite décisive » de l’armée prussienne. Après la bataille, la jeune Convention nationale est suffisamment revigorée pour déclarer la fin officielle de la monarchie en France, et l’avènement de la Première République. Valmy permet à la Révolution de s’établir, étant ainsi considérée comme l’une des batailles les plus décisives de l’Histoire.

En résumant à peine, c’est ici que la France contemporaine prend ses racines …

Une chapelle a aussi été construite sur le site. Elle renferme les cendres de la princesse Ginetti, arrière-petite-fille du général Kellermann, qui par ses dons avait permis l’aménagement du site …

Le Centre historique Valmy 1792 (fermé évidement ce jour-là) a ouvert ses portes en 2014. Situé en contre-bas du moulin, son architecture est semi-enterrée. Il propose une visite au cœur de la tourmente révolutionnaire et permet de comprendre les enjeux, le déroulement et les conséquences de cette bataille. Une grande maquette en relief et animée permet comprendre la stratégie imaginée par Dumouriez

Bon, en redescendant du site, tu jetteras tout de même un oeil à tes pneumatiques, il ne faudrait surtout pas que la boue les ait rendu glissants … Oui, allons tout de même remonter la rue principale de Valmy pour voir à quoi ressemble ce petit village …

Et là, surprise, ça commémore de tous côtés …

Plusieurs généraux étrangers se sont illustrés à Valmy, le plus fameux étant sans doute Francisco de Miranda (1750-1816). Sa statue rappelle encore le rôle qu’il a joué en Argonne en 1792.  Arrivée pour la seconde fois en France en mars 1792, Francisco de Miranda, vénézuélien, fut nommé sur les conseils de Danton, brigadier dans l’armée de la Meuse. Après des exploits militaires, il devint général et participa au duel d’artillerie de la bataille de Valmy (qui fût essentielle : les 36 canons français y ont tiré 20.000 boulets) …

De retour en Amérique du Sud, il combattit aux côtés de Bolivar pour l’indépendance de son pays. Battu par les Espagnols, il fut emprisonné à Cadix où il mourut en 1816…un 14 juillet .

Attends, ça n’est pas fini … À quelques mètres de la statue de Miranda, le buste de Simon Bolivar rappelle cet autre héros du Venezuela. Il n’était pas présent à la bataille de Valmy …

Le général Simon Bolivar avait repris l’œuvre de libération de l’Amérique du sud de Miranda et affranchit le Vénézuéla de la domination espagnole pour la seconde fois (1822). Aussi, en souvenir son buste fut installé en 1983 en face de la statue de Miranda …

Attends te dis-je, ça n’est toujours pas fini !

Au moment de faire demi-tour : bingo, tu tombes sur ce que l’on appelle un « Char pot de fleurs » …

Quelques mètres après la statue de Miranda, un char M-47 Patton en train de pourrir sur chenilles, pas valorisé, sans le moindre entretien ni aucune autre plaque commémorative / explicative … C’est nul, franchement !!

Le M47 Patton char moyen, est destiné à remplacer tous les Sherman M4 et les M26 Pershing développés pendant la Deuxième Guerre mondiale et qui s’avèrent être vraiment faibles vis-à-vis de la concurrence. Il est le deuxième char portant le nom de Patton. Peu utilisé par l’US Army et l’US Marine Corps, il est abondamment livré aux pays de l’OTAN et de l’OTASE par le biais du Military Assistance Program

On trouve très peu d’information sur le Patton de Valmy. Il a été donné à la commune (par l’armée française je suppose) afin de commémorer la libération de Valmy en août 1944 par la troisième armée du général Patton … nombre de personnes pensent que ce char a participé à cet évènement, ce qui est techniquement impossible puisque ce modèle a été produit à partir des années cinquante …

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Aller, retour par la D3 N3, Chalons, la D933 (faut tracer pour être à Paname avant la nuit) jusqu’à Viels-Maison, à gauche plein sud pour deux dernières photos que je voulais prendre depuis longtemps … à Bellot sur la D45 en direction de Coulommiers …

Le superbe Poilu remis en peinture sur la place du village

Et 100 mètres plus loin, la photo très UrbEx devant l’ancienne usine de cidres et dérivés (je me demande ce que peuvent bien être ces fameux dérivés) …

Franchement, cette petite sortie à Valmy a tenu toutes ses promesses, elle en valait la peine ! Vas y faire un tour, tu vas adorer …

Aller mon titou, la bise, la bonne année et la santé !!!

L’Hervé, your berrichon friend

Une idée de ride : l’Hôtel de France


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Un moment que je n’ai pas posté un nouveau billet… Simple paresse de ma part … Mis à part la première période de confinement, j’ai malgré tout beaucoup roulé entre juin et mi-novembre … et vu pas mal de choses intéressantes … dont l’étonnant HOTEL DE FRANCE

Je te propose ici un beau prétexte à balade, d’ouvrir tes chakras sur le monde de l’endurance automobile et de compléter ta culture déjà énorme du sport mécanique. Pas moins !

Je sais que nous traversons une étrange période et j’espère sincèrement que tu es en grande forme, que la situation n’est pas trop pénible pour toi.

Oui, étrange époque, car même en plein second confinement, il est encore possible de connaître de bons moments. Par exemple, il y a quelques jours le Harley Owners Group / HOG m’a cueilli par surprise en m’envoyant un patch et ses compliments pour en être membre depuis … 25 ans. Je sais bien que c’est un peu ridicule, mais j’ai apprécié. Petit plaisir du quotidien.

Déjà 25 ans ?!?!?!?! J’ai pourtant l’impression que cela remonte à hier …

Donc, pour oublier l’actuelle situation j’ai roulé comme jamais ces derniers mois. Nombre d’évènements moto ont été annulés (les américains ont tout de même maintenu la Biketoberfest 2020 à Daytona le mois dernier – même pô peur les gars !!!!!). J’étudiais les cartes routières en ce début octobre lorsque mon pote de la route Thierry le Porscheman m’a envoyé le dépliant de la toute dernière exposition provisoire du circuit du MANS dédiée à la fabuleuse PORSCHE 917 

Comme tu le sais, je n’ai vraiment aucun intérêt pour le monde de l’automobile, mais quand j’ai l’opportunité de rencontrer une légende, je ne dis jamais non : nous avions un nouveau plan, en route pour LE MANS !

Cette exposition est tout simplement fabuleuse. Vas-y ! Actuellement le musée est à nouveau fermé mais dès sa réouverture, fonce ! Pour un prix dérisoire tu vas approcher des objets à quatre roues mythiques. Ce ne sont plus des wouatures, c’est de l’art, du design, des performances de science-fiction (à replacer dans les années 70), des histoires et anecdotes à peine croyables. Magique !!!

L’expo’ te propose même d’admirer la seule 917 au monde qui soit immatriculée (en Alabama à l’époque) pour la route par le comte Rossi di Montelera. Complétement dingue ce truc … En gros, cela revient à coller une immat’ à un avion de chasse pour le faire rouler dans le trafic routier classique … Euh ????

A la sortie de l’expo’ 917, tu accèdes (pour le même prix) directement au musée lui-même et à sa fabuleuse collection permanente d’automobiles et motocyclettes de toutes les époques. Le plaisir est intact à chaque fois que j’y retourne …

Cette fois-ci,  j’ai particulièrement apprécié cette très, très rare (un seul exemplaire produit en 1907 en Mayenne) PAUL BUARD. Un cylindre vertical … A vapeur !!! Atteignant les 30km/h. Fabuleux génie français de ce début de XXème siècle où tout  était possible / permis …

Et puis, après deux bonnes heures de pur bonheur sur pneu, vint le moment de reprendre la route …

Direction l’HOTEL DE FRANCE à la Chartre sur le Loire

Bienvenue dans notre belle France profonde et dans l’histoire du sport l’automobile. Trouver un endroit paisible (notamment pour dormir) pendant la semaine de course au Mans peut être un vrai défi. C’est pourquoi les équipes de course des années 1950 à 1970 venaient à l’Hôtel de France, à 26 miles (pour les anglo-américains) au sud-est du circuit. L’hôtel de 22 chambres, avec sa façade Art Déco (située au 20, place de la République), est célèbre pour sa longue association avec les pilotes, les équipes et les voitures des 24 Heures du Mans

Depuis près de 65 ans, l’Hôtel de France est LE refuge secret de choix pour certains des plus grands pilotes participant aux 24 heures du Mans. Il a d’abord été découvert par les directeurs de course au début des années 50 et au fil des ans, les équipes d’Aston Martin, Porsche, Ford, Ferrari, Triumph et TVR ont tous préparé leurs voitures dans la cour de l’hôtel, puis les ont conduites vers et depuis le circuit sur la voie publique. Derek Bell, Jacky Ickx, Jochen Rindt, Bruce McLaren, Sir Stirling Moss, Jackie Stewart, Mario Andretti, Caroll Shelby et bien d’autres y ont séjourné, revenant souvent encore et encore … Les chambres portent leur nom en hommage

Les amateurs de voitures de course et classiques peuvent lire toute l’histoire de l’Hôtel de France (je te rassure, les motards aussi) ici : https://lhoteldefrance.fr/wp-content/uploads/2017/06/Hotel-de-France-Hostory-11.pdf

Franchement, prend le temps de regarder ce fichier pdf. C’est un document exceptionnel et rare. Tu n’as jamais vu un tel « témoin » du bon temps passé de la course / mécanique automobile d’antan

L’hôtel a ouvert ses portes en 1905, après avoir été géré par la famille Pasteau au cours des quatre dernières générations, avant un changement de propriétaire à la fin de 2013. A partir de 1953, il est utilisé comme siège des équipes de course du Mans, notamment par des équipes dirigées par John Wyer. Wyer a conduit les équipes victorieuses Aston Martin et Gulf Oil, et sa première victoire au Mans, en 1959, a été célébrée à l’Hôtel de France

L’hôtel est un réceptacle rempli d’anecdotes de l’histoire de la course automobile de cette seconde moitié du XXème siècle. Et cela continue car tout amateur de sport automobile se doit de passer au moins une fois une nuit ici. Le nombre de voitures de sport (immatriculées dans toute l’Europe) garées tout au long de l’année sur la petite place devant l’hôtel où dans son parking privé est proprement étonnant

A la grande époque, le garage Renault sur le côté de l’hôtel et ce qui est maintenant un parking à l’arrière de l’hôtel ont longtemps été utilisés par les mécaniciens pour travailler sur les voitures de course …

N’est-elle pas incroyablement géniale cette photo ? Qui imaginerait ça aujourd’hui ? Un jeune garçon au milieu des bolides, qui vont courir aux 24h du Mans, en pleine préparation au garage Renault du coin de la rue …Totalement inconcevable … et c’est bien dommage.

Voitures qui ensuite rejoignaient le circuit (et en revenaient), par les petites routes locales et ce jusqu’à la fin des années 70. Dingue  …

L’hôtel est la Mecque des fans des 24 Heures du Mans. Les murs du bar sont recouverts de photos de pilotes de course passés et présents, dont beaucoup ont été signés par eux-mêmes. L’extraordinaire patrimoine automobile de l’hôtel prend vie dans la brasserie avec ce papier mural spécialement conçu. Des souvenirs ornent également les murs … impossible de ne pas éprouver une vraie nostalgie (même pour un Tarmo je te jure) de ce temps passé …

L’hôtel a fait l’objet d’importants travaux de rénovation début 2014, conservant et mettant en valeur son patrimoine automobile. Quand tu arrives dans ce petit village français typique, c’est comme faire un pas dans un passé glorieux… j’adore !!!

Carroll Shelby vainqueur des 24h en 1959 (je suppose que comme nombre d’entre nous tu as du voir Le MANS 66 ces derniers mois), Steve Mc Queen lors de la préparation pour le film culte 1971 Le Mans, célébrités, politiciens et mondains ont afflué ici pendant les courses du Mans d’antan, Jackie Onassis, Bobby Kennedy, le président René Coty … Les Clubs de propriétaires d’Aston Martin et Ford et de nombreuses associations et constructeurs automobiles ont régulièrement tenu des réunions, des célébrations à l’hôtel depuis ses jours de gloire. Ils reviennent encore régulièrement

Sans oublier que cet hôtel est une excellente base arrière pour rayonner dans la région via ses superbes petites routes. Découverte du patrimoine architectural français assurée

N’oublie pas de prendre des photos  …

L’hôtel dispose d’un parking sécurisé, une aubaine pour ceux qui ont des voitures de sport ou des anciennes classiques ou des motos. Au passage, tu en profiteras pour admirer le vieux camion Citroën HY, « Tube », de l’hôtel, dans la cour arrière …

ASTON MARTIN RACING, TVR et FORD ne sont que quelques-unes des grandes équipes d’usine qui ont utilisé l’hôtel à l’époque. Tout et n’importe quoi, des Porsche 917 aux Ford GT40, a été préparé, stocké et conduit sur le circuit depuis les garages de chaque côté du bâtiment. C’est la crise pétrolière dans les années 70 qui a redistribué les cartes et a notamment mis fin à la participation de GULF …

L’HOTEL DE FRANCE n’est pas un hôtel extravagant qui suinte la richesse. Au contraire, il a une vraie ambiance, une équipe des plus sympathiques, d’excellente chambres et une cuisine traditionnelle d’excellente niveau. C’est un vieil hôtel riche en caractère et, après sa restauration, moderne et très confortable. On y a aussi tout à fait le droit de ne pas apprécier les sports mécaniques, il est tout aussi attrayant pour ceux qui sont à la recherche d’un week-end romantique

Après un excellent dîner ce samedi soir-là et une très bonne nuit de sommeil, il était temps de partir. Mais, à 8 heures le dimanche matin, dans cette partie de France, prépare-toi (mi-octobre, mais je suppose que c’est pareil … toute l’année) à faire face à une spécialité locale : le fameux brouillard de la Vallée de la Loire… drôle, mais assez dangereux sur les petites routes locales

Ceci dit ce jour-là, le soleil de cet incroyable automne 2020 et revenu relativement vite, nous permettant d’admirer de nombreux sites tous plus beaux les uns que les autres …

Villages après villages …

Finalement, il a bien fallut rentrer à Paname après ces deux fantastiques journées et ce petit tour de pas tout à fait 500km … la tête pleine d’images fantastiques …

Bon, tu sais ce qu’il te reste à faire : fonce voir l’expo’ 917 au musée du circuit du Mans et va passer une nuit à l’Hôtel de France. Christophe le sympathique taulier a un nombre proprement incroyable d’histoires de champions, d’écuries et d’automobiles à te raconter …

Aller mon titou, je te claque la bise (Houlala, je prends des risques là, en pareille époque …).

L’Hervé, your Berrichon friend

Noémie … alias GASOLINE MAAB


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai toujours été fasciné par les artistes : musiciens, sculpteurs, peintres, dessinateurs… je leur voue une admiration proportionnelle à l’abysale absence de talent artistique qui est la mienne … (je compense naturellement en ayant la plus belle motocyclette de le mon dentier, bin wouiche) …

Et quand de plus, certains donnent libre court à leur créativité dans le domaine de la motocyclette, c’est simple je me transforme en midinet(te) total(e) fan hystéro …

Aussi, laisse moi partager mon nouvel enthousiasme pour une jeune artiste française, une (déjà) future grande que je n’ai pas rencontrée sur la route mais … sur un fameux réseau social. Chance, après quelques échanges sur messagerie, cette charmante jeune personne a accepté que j’écrive quelques lignes sur elle et son magnifique travail …

Elle se nomme Noémie MARMORAT, a 26 ans, est designer produit et accessoirement artiste dans l’univers de la moto et de la wouature (je crois que le terme officiel est « automobile ») …

Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Noémie a suivi des études d’arts appliqués pour devenir designer produit…

 » C’est en devenant designer que je me suis intéressée de plus près au monde de l’automobile et de la moto. Je suis issue d’une famille de motards et j’ai toujours été passionnée par ce milieu« Lorsque son frère jumeau a eut sa première moto, il lui a demandé de la lui dessiner, c’était une Kawasaki Ninja 300. Noémie n’avait jamais dessiné de moto auparavant…

Trouvant que le résultat était plutôt satisfaisant, elle a commencé à dessiner quelques motos et voitures pour le plaisir et à les poster sur les réseaux sociaux …

Les gens ont commencé à suivre son travail et à la contacter pour lui demander de leur dessiner leur moto ou voiture. C’est à partir de ce moment là que Noémi a réuni ses deux plus grandes passions : le milieu de la moto et le dessin… Lucky girl!!!

« Petit, on s’est tous essayé au dessin timidement, aux crayons de papier ou plus franchement aux feutres et aux crayons de couleur » …

« Et puis, il y a ceux qui ont acté que le dessin n’était pas fait pour eux. Je fais partie de ceux qui n’ont jamais vraiment lâché le crayon« …

En fait, contrairement à la plupart des gens, Noémie a juste continué de dessiner en grandissant …

Et elle considère que cela a développé son sens de l’observation …

D’après Noémie, peu importe le milieu artistique dans lequel on évolue, il lui semble important de développer sa sensibilité et son trait avec les outils manuels « classiques » tout en étant conscient des possibilités qu’offre le digital aujourd’hui …

Elle utilise principalement des promarkers et crayons de couleur…

Depuis peu le posca, pour accentuer la lumière et donner encore plus de relief à certaines parties/pièces de la voiture/moto …

Son style de dessin se veut au plus près de la réalité …

A force d’observation et de réflexion, Noémie a pu comprendre comment la lumière interagissait avec les matériaux. Son but pour chaque œuvre est de rendre difficile le discernement entre le dessin et l’objet …

En fonction du modèle, elle passe entre 10/20 heures sur chaque dessin pour leur donner vie…

Aujourd’hui Noémie réalise les dessins sur commandes personnelles. Il suffit de lui  envoyer une photo en haute définition de ton brélon d’amour (ou de ta caisse à savon/wouature – bon sang que ce mot est laid) …

Elle a comme projet de se développer également dans le domaine de l’aviation et du bateau. D’où l’intitulé de mon nom d’artiste GASOLINE MAAB (Motorcycle/ Automotive/Aviation/Boat) … CQFD !!!!

Designer de métier, Noémie a travaillé quelques mois en entreprise mais s’est rendue compte qu’il lui manquait le contact, les aventures humaines et les voyages …

Noémie avec son altesse Ago’… pas mal question contact non ?!?!

Depuis, de rencontres magiques en lieux hétéroclites, elle emballe et déballe ses tableaux tous les mois, (et parfois plus), et selon ses propres termes s’éclate grâce à vie riche et nomade …

 » J’enchaîne et je multiplie de grands bonheurs, par la diversité des lieux et la variété des personnes que je rencontre » ...

«Je dessine tous les jours et je vois mon trait changer, j’ai encore plein de choses à apprendre, c’est sans fin et c’est sûrement ce qui me plait le plus» …

Et ce qui a commencé comme un service familial est rapidement devenu une petite entreprise. Noémie / GASOLINE MAAB vit désormais de son art mécanique …

Noémie aime se rappeler que  « Ce qui est différent m’enrichit » disait un certain Saint-Exupéry. Son coup de crayon est son plus bel alibi pour découvrir et investir des lieux et vous rencontrer …

Voilà mon titou, si tu cherches GASOLINE MAAB, tu la trouveras ici :

PHONE: + 33 6 35 52 01 99
SOCIAL NETWORKS : INSTAGRAM : GASOLINE_MAAB FACEBOOK : GASOLINEMAAB
EMAIL : GASOLINECONTACT@GMAIL.COMWEBSITE: HTTPS://GASOLINEMAAB.BIGCARTEL.COM

Vas-y, fonce ! Noémie pratique des prix tout à fait abordables au regard de son talent, fais-moi confiance …

Pour ma part je ne vais pas tarder à la faire bosser, mon anniversaire arrive et mon brélon me supplie de se faire tirer le portrait (bin woui, ma moto me parle tous les jours … pas la tienne ??????????)…

Aller, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend …

ns total fan .

Ride to the Belgian Liberator


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Laisse moi te donner une idée de balade avec un objectif assez peu connu qui va de plus élever (encore) ton niveau de culture générale …

Quelques temps avant Noël dernier j’étudiais les cartes routières du nord de la France pour tenter de dénicher quelques petites routes improbables. Mon intention étant d’aller rendre visite à ma fille qui vit à Lille en faisant un petit crochet par la Belgique pour aller boire une petite mousse et accessoirement un café à la concession Harley-Davidson de Mons…

Bien évidemment, il n’est pas toujours aisé de rouler en hiver. Mais j’apprécie beaucoup cette saison qui apporte toujours une réponse appropriée, naturelle et écologique au problème de la prolifération des radars sur nos routes.

Ainsi, préparant mon trajet je consultais le Net et tombais totalement par hasard sur une étonnante histoire de motard égaré qui allait définitivement donner un sens très intéressant à mon voyage : je me préparais à rencontrer le Belgian Liberator

Chaque année, c’est en septembre que la Belgique célèbre l’anniversaire de la libération du pays du joug nazie pendant la seconde guerre mondiale. Il y a 75 ans, les citoyens belges accueillaient les premiers libérateurs Alliés après quatre années d’une dure occupation …

J’ai découvert qu’un monument représentant un motard américain sur sa WLA avait été inauguré à Rumes / La Glanerie, en Belgique en 2009 … Je n’en revenais pas ; jamais je n’avais entendu parler de cette étonnante sculpture… à moins de cinq heures de (petites) routes de chez moi. Je devais absolument voir ceci de mes propres yeux : un monument commémoratif dédié à ma marque favorite de motocyclettes et un grand (petit) fait historique quasiment inconnu du grand public …

Rumes / La Glanerie est un très petit village non loin de la frontière franco-belge (à moins d’une heure à l’est de Lille) qui a été « libéré » par un motard pilotant une Harley Davidson WLA appartement à la seconde division blindée américaine (la fameuse 2nd Armored Division dite “Hell on wheels”) début septembre 1944…

Quand le motard réalisa qu’il avait franchi la frontière il fit demi-tour car il n’était pas supposé être si loin en avant de son unité en ce samedi 2 septembre 1944, vers 9 heures du matin. Mais ce petit “incident” fit de lui le premier américain à entrer en Belgique ce jour-là …

Officiellement, le Liberator le plus célèbre en Belgique (commémoré tous les ans dans la ville de Peruwelz), est James Carroll du 628ème Chasseur de Chars (628th Tank Destroyer) qui fût le premier GI à entrer dans ce village le 03 septembre, c’est-à-dire le lendemain seulement de l’intrusion à la Glanerie. Une photo de James Carroll sur sa WLA, acclamé par une foule en liesse à Peruwelz ce 03 septembre 1944, est assez connue d’ailleurs…
Harley-Davidson a produit de l’ordre de 70.000 WLA et WLC pour la US Army et ses alliés durant la seconde guerre mondiale…

Ces motos furent surnommées en Europe “Liberator
A l’occasion on se souviendra aussi d’une autre photo de la première Harley-Davidson entrant en Allemagne à la fin de première guerre mondiale, celle du caporal Holtz sur son side-car, le first Yank to enter Germany at the end of the Great War

Donc, Belgique, me voici, en route pour un petit week-end de trip hivernal aller-retours de l’ordre de 900km / 560 miles…

La « libération » de la Belgique débuta la veille du jour ou James Carroll entra dans Perulwez, le matin du 02 septembre … quasiment par accident. En fait, lorsque ce motard eut traversé une petite rivière (l’Elnon) à l’entrée de La Glanerie, il remarque un villageois agitant un drapeau tricolore noir, jaune, rouge …

Après avoir demandé au villageois pourquoi il n’avait pas un drapeau bleu, blanc, rouge, il comprit qu’il avait été trop loin et qu’il avait quitté le territoire français. Il fit immédiatement demi-tour, n’ayant pas reçu l’ordre de passer la frontière. Il sera suivi, une demi-heure plus tard, par une jeep puis, vers 11 h 30, par les engins lourds de la même unité : le 82e bataillon de reconnaissance de la division Heel on Wheels. Ces éléments appartiennent à la 1ère armée du général Hodges qui, avec la 3ème armée de Patton, forment le 12e groupe d’armées…

Fait surprenant et finalement assez incroyable : personne ne connait le nom de ce motard de la Hell on Wheels…

Larmée américaine n’a pas mentionné cet évènement dans ses archives. On trouve simplement sur le Net une photo mise en ligne par un homme dont le père, Zeke DeVane, qui était pilote de WLA se souvenait avoir « libéré » une ville en Belgique ou aux Pays-Bas où il se souvenait avoir été le premier soldat US à arriver sur place. Mais l’homme n’est pas sûr de lui…

Même si effectivement la photo sur laquelle on le voit avec sa moto fait sens : on y distingue bien le marquage distinctif de la 2nd Armored Division sur le garde-boue.

Le lieu où se trouve cette superbe sculpture n’est pas aisé à trouver. Etant installée dans la campagne belge, très à l’écart des axes principaux, presque au milieu de nulle part c’est un challenge très excitant que d’essayer de la localiser. On peut aisément tourner un peu dans le coin avant de trouver ce petit trésor…

L’artiste qui a produit cette œuvre très détaillée (résine qui imite le bronze, l’effet est spectaculaire, même à quelques mètres on ne fait pas la différence) est un belge dénommé Erik Dupon qui vit à une quarantaine de kilomètres de Rumes / La Glanerie. Il est né en 1944, l’année même où se déroulèrent les faits…

Mais une bonne histoire ne va jamais sans quelques polémiques.
Les unités qui, ce matin-là, pénètrent à La Glanerie sans coup férir et prennent contact, vers 11 h 30, avec les résistants seraient même les premières troupes américaines entrées en Belgique qui ainsi marquèrent le début de la délivrance du pays, selon un arrêté du Régent du 22 mai 1945 qui cite les GI de la deuxième division blindée à l’ordre du jour de l’armée belge…

Ce texte, sur la foi duquel les autorités communales de Rumes firent graver en 1984 une plaque commémorant l’arrivée à La Glanerie des premiers Américains entrés en Belgique, est toutefois contredit, depuis novembre 1948, par un document provenant du centre de recherches historiques attaché aux quartiers généraux du commandement européen de l’armée américaine.

Les premières troupes américaines, écrit son responsable, le colonel Harry Larter, ont pénétré en territoire belge aux environs du village de Forge-Philippe. En particulier, les unités de reconnaissance de la neuvième division d’infanterie, 7e corps, de la 1re armée U.S. ont franchi la frontière belge près de Forge-Philippe à 11 h 07 (soit à 9 h 07, heure locale) près de Rongy…

Un habitant de Forge-Philippe prétendra même avoir rencontré au Long Wez, le vendredi 1er septembre, à 19h30, une jeep occupée par quatre voltigeurs de la neuvième division U.S.…

Sauf à considérer que le demi-tour d’un motocycliste distrait constitue une libération en bonne et due forme de La Glanerie, ce samedi-là, il aurait donc été coiffé sur le poteau frontalier par l’avant-garde de la neuvième division d’infanterie qui investit Cendron (Momignies), à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Chimay: ici aussi, une plaque commémorative rappelle l’événement…

Une belle querelle de clocher, comme nous les aimons nous aussi en France.

Ride hard, stay humble and learn everyday!!

Quoi qu’il en soit, ce fût une très belle balade …

L’Hervé, your Berrichon friend

Les photos de la 79ème Daytona Bike Week


Hervé

Bonjour copain (et copine),

La 79ème semaine de la motocyclette de Daytona en Floride à les Z’USA vient de fermer ses portes ce dimanche 15 mars …

Et mon ami Jack McINTYRE, a une nouvelle fois couvert l’évènement en tant que photographe pour IRON TRADER MAGAZINE ( https://irontradernews.com/ ) …

Jack est un excellent photographe, un vrai biker et un type fantastique que j’aime beaucoup …

Nous avons roulé ensemble l’été dernier à Sturgis et nous sommes retrouvés au Bike Expo de Vérone en janvier dernier …

Il a pris quelques milliers de clichés à Daytona …

Je te propose de te rendre sur son site dédié pour retrouver l’ambiance de l’évènement et de tous les shows qui s’y sont déroulés : https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS

Tu y retrouveras la vie sur Main street … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/DAYTONA-BIKEWEEK-2020-A-VIEW-FROM-MAIN-STREET-/

Le Billy LANE’S SONS OF SPEED … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/SONS-OF-SPEED-DAYTONA-BIKEWEEK-2020

Le PEREWITZ PAINT SHOWhttps://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/THE-PEREWITZ-PAINT-SHOW-BROKEN-SPOKE-BIKEWEEK-2020

La HARLEN FATLAND’S PARTYhttps://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/-ARLEN-FATLANDS-50TH-ANNIVERSAY-IN-DAYTONA/

La vie nocturne du BROKEN SPOKE SALOON https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/WONDERFUL-LIGHTS-OF-THE-BROKEN-SPOKE-DAYTONA-BIKEWEEK-2020

Et le super WARREN LANE’S TRUE GRIT … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/WARREN-LANES-TRUE-GRIT-SHOW-2020-DAYTONA-BIKEWEEK

Tu y trouveras aussi de nombreuses autres photographies d’évènements bikers américains au fil des années (je crois que le site propose des séries de shootings remontant jusqu’en 2001) …

Bon visionnage mon titou ! En cette période de confinement, en voici une belle occupation.

L’Hervé, your Berrichon friend

La moto officielle de la Daytona Bike Week 2020


Hervé

Bonjour copain (et copine),

La 79ème DAYTONA BIKE WEEK 2020 vient tout juste de se terminer ce dimanche 15 mars …

Cette année la moto officielle de la bike week sacrifie à la mode qui fait fureur chez les bikers américains (depuis 4 à 5 ans) et européens (depuis deux ans) en donnant à fond dans le genre DYNA CLUB STYLE

On se souviendra que chaque année cette moto (toujours préparée par quelques grands noms de la custom culture US) fait l’objet d’une loterie qui permet à l’heureux gagnant de repartir au guidon de la belle …

C’est un certain King Pickett, habitant de la Floride qui à gagné l’engin, gros veinard …

Sur une base de Dyna Glide Harley-Davidson (of course), ce sont Dave et Jody Perewitz (père et fille) qui ont réalisé le travail …

Perso’, j’adore le genre et le look …

Aller, la bise mon titou, bon confinement !!!

L’Hervé, you Berrichon friend …

Motor Bike Expo Vérone 2020 : le triomphe des Club Style


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Il est encore temps de te présenter tous mes voeux d’excellente année 2020 …

Par contre, il est trop tard pour te suggérer de te rendre au MOTOR BIKE EXPO de Vérone / Italie qui vient de se tenir de ce jeudi 16 au dimanche 19 janvier dernier  …

J’adore l’Italie qui même dans le froid et sous la pluie donne à voir des sites toujours magnifiques (le centre de Vérone est dans un superbe état de restauration) …

Permet d’excellents repas en des lieux exceptionnels …

Et offre toujours ce petit grain de folie si propre aux italiens qui par exemple, sous prétexte de salon moto aux portes de la ville, n’hésiteront jamais à installer un brélon dans la vitrine d’une boutique de lingerie de la rue principale (faut oser tout de même)…

On se souviendra au passage que de longue date Vérone connait le monde de la motocyclette puisqu’elle est la ville natale de Bruno RUFFO (né le 9 décembre 1920 à Vérone et mort le 10 février 2007 en Italie) … La ville lui a dédié ce petit monument commémoratif à quelques mètres des arènes …

Il fut trois fois champion du monde en vitesse (1949 et 1951 en 250 cm3 et 1950 en 125 cm3). Il compte quatre victoires en Grand prix des championnats du monde pour 10 podiums …

Bruno Ruffo mit un terme à sa carrière sportive en 1953 à la suite d’un accident et se retira dans sa ville natale, Vérone …

On n’oubliera pas au passage d’aller taper un burger au Motociclette Speciali, via Tombetta, le restau’ pour motards de la ville qui jouxte bien heureusement la concess’ Triumph locale (à mi-chemin du centre ville et du site de l’exposition) …

Qui profitait ce vendredi soir là des milliers de motards déambulant dans la cité pour exposer les derniers bijoux de la marque  …

Quant à moi, je ne l’ai toujours pas encore roulée celle-ci …  🙁

Ainsi donc, en ce samedi matin, direction la Verona fiere ou plusieurs dizaines de milliers de motards convergent … dont énormément de fans de la marque Harley Davidson, de la Kustom Kulture et autres dingues du chop’ rigid sans freins …

Et une fois le sésame en poche (pour 20€), welcome to the show  … Le MBE n’est pas exclusivement réservé aux marques américaines et aux prépa’ des seuls customiseurs. Toutes les marques sont présentes, c’est bien un salon de la moto. Mais il est évident que les hall 1, 3 et 5 font à eux seuls le show, totalement dédiés aux showbikes majoritairement sur bases américaines … et c’est du meilleur niveau !

D’ailleurs, le ton est donné dès l’entrée avec cet hommage géant au great Master Arlen NESS décédé il y a quelques mois à peine …

Et bien évidemment, on retrouve tous les tenants de la mechanical culture américaine qui foisonnent à chaque coin de stand …

Les automobiles ne sont pas en reste, elles sont nombreuses à être exposées …

Parmi les visiteurs et exposants, grosse présence italienne bien évidemment mais aussi suisse, française et américaine …

RAY DREA lui-même (chief stylist de la Harley Davidson company) a fait le déplacement …

Il œuvre en direct devant les fans …

Et certaines de ses œuvres vont même aller récompenser les participants aux divers bikeshows …

Mes amis (Rod, Marilyn, Jack) du magazine IRON TRADER NEWS sont là : https://irontradernews.com/the-motor-bike-expo-verona-italy-2020/

Ma pomme, Marilyn (boss du Iron Trader News mag‘) et Rod (prorio’ du Buffalo Chip)

L’équipe du BUFFALO CHIP a fait le déplacement pour faire la promo’ du site à l’occasion du prochain Sturgis Rally 2020 … : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2019/09/14/sturgis-bike-week-2019-au-buffalo-chip/

Les français sont donc bien là eux aussi … l’une des créatures de LAZARETH est présente … et le salon moto de Lyon fait la promo’ de son édition 2020 …

Et PUNTA BAGNA, venu en force avec un très beau stand, promeut son évènement en juin 2020 qui va faire la place belle aux CLUB STYLE !!!

Car effectivement si cette année à Verone il y a une vedette c’est bien cette nouvelle mode qui déferle sur les harleyistes européens depuis deux années de cela : le CLUB STYLE (tendance directement inspirée des clubs one percenters américains et qui doit sa reconnaissance internationale au fameux FXR SHOW de STURGIS) …

C’est de loin parmi les centaines de motos exposées celles qui ont eu le plus de succès cette année …

On peut ne pas aimer (perso’ j’adore, j’en ai même un), mais pour le moins ces engins ne laissent personne indifférent …

Bon, Vérone 2020 a donc été un excellent cru …

Espérons que le salon du deux roues à Lyon du 13 au 16 février prochain nous donnera autant de plaisir …

Pour ma part, je reviendrai à Vérone en 2021 c’est certain …

Aller, la bise mon titou …

On se retrouve sur la route tout bientôt … who knows?!?

L’Hervé, your berrichon friend …

Ace Café : ride with the Rockers to Brighton (3)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ainsi donc, ce dimanche matin, retour à l’ACE CAFE pour un breakfast bien gras parmi les bikers et autres rockers anglais sous un magnifique soleil londonien … La journée promet d’être belle …

L’objectif du jour est de rejoindre Brighton avec plusieurs centaines de motards qui participent eux aussi a cet évènement annuel, le BRIGHTON BURN-UP

Ce matin là donc, le pasteur du fameux CLUB 59 est présent. Le Father Sergiy Diduk a été nommé vicaire du club en juin 2018 … Bénédiction dominicale assurée donc !!

Ainsi que le maire de l’arrondissement de Brent (où se trouve l’ACE CAFE), natif du Nigéria, le Councillor Ernest Ezeajughi, élu en mai dernier …

Ils vont donner le départ du ride vers Brighton (dans une joyeuse pagaille) aux côtés des organisateurs  …

Et là, deux grosses (décevantes) surprises … la pagaille est telle que presque 500 bikers quittent ensemble l’ACE CAFE, sans aucun accompagnement (pas d’ouvreurs, pas de serre-file, aucune indication de trajet) et contrairement à ce que l’ami Nicholas et moi avions espéré, le trajet ne se fait pas par les fameuses petites routes de la verdoyante Angleterre ensoleillée en ce beau Sunday morning mais par  … l’autoroute.

L’horreur !!!!

Naturellement, arrivés sur la bretelle d’accès autoroutière, imbroglio monstre au milieu des wouatures et bien évidement, ça n’a pas raté, une moto et son motard par terre au milieu du trafic, ça fait 5 minutes que nous roulons … ajoute à cela que le motard anglais roule comme un dingue (ce jour là en tous cas) et nous comprenons pourquoi la veille nous avions trouvé que les caisseux locaux n’appréciaient les tarmo’ …

Je te laisse imaginer une autoroute en sortie de Londres un beau dimanche matin en direction de la côte … l’enfer : embouteillages, travaux, chaussée pourrie et des bikers anglais déchainés qui roulent comme des frapadingues … le ride vers Brighton donc est complètement raté  …

Enfin, ceci dit, une fois arrivé, le site est simplement exceptionnel … surtout sous un pareil soleil …

Rendez-vous sur Madera Drive, entre la route de bord de mer et la plage … le lieu est remarquablement bien choisi et vraiment agréable …

Et les quelques milliers de motards présents (venus de toute l’Angleterre / l’Europe) sont enchantés de retrouver ici …

Tous les tenants de la culture Café Racer, Mods, Rockers sont rassemblés en ce lieu des plus plaisants ce début septembre …

Faire plus British, c’est impossible !

L’un des nombreux stands où se laisse admirer l’un des scooters vedettes du film QUADROPHENIA (avec cet acteur inconnu, un dénommé Sting en 1979 – les fans des WHO connaissent ne t’en fais pas) …

Les plus belles motos du genre sont là …

Et quand elles ne sont pas anglaises …

… elles ont un look qui s’adapte parfaitement à l’ambiance générale …

Le tout dans un décor de carte postale …

… pour vieux rockers nostalgiques peut-être mais sur deux roues certainement  …

En fin de journée, direction les hauteurs nord de Brighton pour retouver une sympathique auberge au charme typiquement anglais et au parking particulièrement bien achalandé …

Une bonne nuit de sommeil …

… et en ce nouveau lundi matin, on the road again, pour rejoindre Douvres, encore une fois par l’autoroute … sous des trombes d’eau cette fois-ci, à te faire croire que tu n’as fait que rêver la journée précédente …

Tu connais certainement ces conditions de pluie au cours desquelles la combarde ne te sert plus à rien … ta seule certitude étant que lorsque tu vas t’arrêter, toute cette eau, tout ce cuir détrempé et ces gants que tu vas devoir enlever (et remettre) vont te pourrir le reste de ta journée / ton trajet … Biker life !!!!!! 

Naturellement, sur le bateau, tu vas tout faire pour tenter de faire sécher le tas de loques qui pue le chien (de la route) mouillé qui te servent de fringues  …

Après 40 années de deux roues motorisées je reste un éternel pôv’ naïf … Bien évidement, rien n’a séché …

Nous n’étions pas les seuls à faire sécher le linge, l’espace réservé aux motocyclettes sur le pont du ferry ressemblait à un camp de clochards de la route …

Finalement, chance, de retour sur les routes gauloises la météo sans être fantastique nous a épargné averse et autre pluie jusqu’à Paname …

Bon, conclusion de ces quatre British days : c’était top, on y retourne en 2020 !!!

Tu viens avec nous ?

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend.

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (2)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bien évidement, se rendre à l’ACE CAFE, ça veut forcément dire … se rendre en Angleterre (fûté le tarmo’, il a tout compris) …

Donc, motocyclettes tankées à Levaloïsse Perrette (c’est comme cela que l’on prononce en angliche Sir) vers 09h00 ce vendredi matin ensoleillé du 06 septembre 2019 et hop …

… un peu plus de trois heures plus tard, Calais !! Woui, je sais, c’est la honte intégrale, nous avons pris la highway (je refuse d’écrire le mot « autoroute ») … ça reste entre nous, n’en parle (verbe du 1er groupe conjugué au présent de l’impératif !!!) à personne stp…

… nombre de motards allemands, belges, néerlandais semblent avoir eu la même idée que nous …

… et dans la file d’attente pour embarquer sur le prochain ferry, on observe toutes marques de motocyclettes et tous les genres de deux roues …

Chance, i’ pleut pô !!

Brélons arrimés !

En sécurité sur le pont numéro 4 (celui du bar), casques enlevés pour siroter notre premier café … anglais ….Et moins de deux heures plus tard nous sommes sur les English roads

Bien évidement, après à peine un quart d’heure de route, il faut sortir la combard’ …

Bienvenue en Angleterre gentlemen !

Remarque, quand tu vois l’air martial et la saillance de la tenue de mon Nicho’ ç’aurait été dommage de se priver non ? (sérieux, j’adore cette photo … à noter que celle prise une demi seconde après celle-ci, je ne peux te la montrer, vu l’énorme Irish finger qu’elle m’a valu de la part dudit Sir Nicho’) …

Enfin, ça y est, nous sommes à Londres !!! Et il fait beau et doux …Hurray!!!

Il n’y a plus qu’à nous rendre au pub dans lequel nous allons séjourner deux nuits à l’ouest de Londres … le bien nommé KINGS ARMS … à Brentford (à recommander, le lieu est vraiment sympathique, impossible de faire plus typique dans le style pub, situé dans un quartier calme pas très loin de la M4) …

… et le soir venu, cuando es la noche, vamonos al ACE CAFE para hacer la fiesta con los motocicletos ingles …

C’est le lendemain matin que les choses sérieuses débutent avec un solide breakfast en terrasse (woui, il fait encore beau), à la diététique so British … il nous faut au moins cela pour aller visiter une légende européenne que tout harleysite qui se respecte se doit de voir une fois dans sa carrière de baill’keur … WARR’S !!!

EUROPE’S OLDEST HARLEY DEALERSHIP

Le concessionnaire Harley le plus ancien d’Europe, pas moins … ouvert en 1924… C’est remarquable quant tu sais que la MoCo aux USA a, elle, « ouvert » à peine onze ans plus tôt (1913) et ne couvre pas, loin de là, l’ensemble du territoire américain de l’époque. En France, le premier concessionnaire Harley Davidson (qui sera le seul et unique pendant de nombreuses années), les établissements BORIE, ouvrira à Paris en 1946 …

WARR’S est aussi très connu pour les nombreuses transformations et autres custom bikes produits ici depuis très longtemps …

Quelques belles machines en exposition permanente …

Café, achat du pacht WARR’S, blablatage avec deux néerlandaises qui traversent l’Angleterre sur leur Sportster avec leur papa. Que dire d’autre ? Que le lieux est aséptisé comme toute bonne concess’ Harley contemporaine qui se respecte et que le stationnement se fait carrément sur la chaussée, en virage, dans une rue où passe un trafic conséquent (le premier caisseux qui se rate te fait le strike de l’année) … c’est simple pour te permettre de garer ton brélon les woautures sont obligées de stopper … pas glop !

Bon, c’est pas tout ça, direction la City pour le grand free ride londonien de ce jour que nous attendons depuis des mois avec l’ami Nicholas … C’mon baby!!!! (et il fait toujours un temps de rêve ) …

Et là, mon titou, ç’a l’a fait grave pour les ceusses qui en étaient …

LONDON TOWER

TOWER BRIDGE

Tiens !?!? … encore un cycliste ..

Big Ben et le Parliament, en travaux, nous ont échappé … aucun intérêt à photographier nos motocyclettes d’amour devant des échafaudages …

IRON HORSE GUARD AT BUCKINGHAM PALACE

 Hé, tu en as beaucoup des photos comme celle-ci ????!!!! … devant le palais … oùkilé forbidden de stationner … avec la reine Elisabeth qui me fait signe derrière les rideaux depuis sa fenêtre … si, si, regarde bien … et appelle moi des que tu l’as trouvée, il y a une machine à timbrer les bananes à gagner …

Magie du Softail Heritage Deluxe, je suppose, de nombreux touristes ont demandé au Nicho’ s’ils pouvaient se faire photographier avec l’engin … par contre pas un seul n’a approché mon Club Style

… c’t’incroyable ce manque de discernement et de goût des gens …

Toute une après-midi à déambuler dans le centre de Londres ensoleillé …

A noter que l’automobiliste londonien est beaucoup moins attentif aux deux roues que son homologue parisien. Il faut aussi dire qu’il n’y a pas du tout la même importante quantité de scooters qu’à Paris, loin de là.  A moins que les lane splitters (ceux qui roulent entre les files, qui pratiquent le lane splitting) ne soient pas du tout appréciés (ce qui est fort probable) … globalement, le car driver local ne fait absolument aucun effort pour faciliter le passage des deux roues …

Bon, aller mon titou, à très vite, pour te raconter la suite …

Notamment, le ride to Brighton with the Rockers du lendemain on a Sunny Sunday morning

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

De retours des USA j’ai eu le plaisir d’enchaîner directement par … l’Angleterre.

Yes sir !

Direction Londres pour rejoindre l’ACE CAFE qui organisait son 26ème BRIGHTON BURN-UP annuel …

Bon, un(e) motard(e) comme toi connait forcément l’ACE (comme on dit quand c’est’y qu’on est un(e) vrai(e), hein ?!?!?!)

A NEW FACE AT THE ACE (David UHL /2013)

On peut soutenir sans craindre de passer pour un gaulois ignare que c’est LE lieu qui, dans le monde de la motocyclette, a vu naître et surtout qui a su matérialiser sur cette planète, le fameux style et l’esprit dit CAFE RACER. Ni plus, ni moins !

A un point tel que lorsque les constructeurs veulent s’implanter sur ce marché du « vintage british » ou du « Café racer style », la première chose qu’ils font s’est d’accourir à l’ACE. Comme en 2014 quand TRIUMPH honorait l’ACE CAFE avec son édition spéciale THRUXTON ACE.

Et comme le business arrive toujours après la gloire, de nos jours ACE CAFE est une marque exploitée dans le monde entier (Allemagne, Chine, Espagne, Finlande, Japon, Suisse et bien évidement USA) …

C’est un héritage que les propriétaires initiaux du café n’auraient sans doute pas pu imaginer lors de son ouverture en 1938 sur la toute nouvelle North Circular Road, qui entourait Londres. C’était un simple café en bordure de route destiné aux voyageurs, notamment aux camionneurs. A proximité du réseau d’artères rapides de Grande-Bretagne et ouvert 24h / 24, l’ACE CAFE a rapidement attiré les motards …

Une fois le café installé, son propriétaire s’est tourné vers le commerce automobile. En 1939, il ouvrit une station-service avec une batterie de 8 pompes sur un terrain attenant, avec une grande aire de lavage, une salle d’exposition et un atelier de réparation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment a été gravement endommagé lors d’un raid aérien sur les gares de triage adjacentes …

L’ACE CAFE a célébré le couronnement de Sa Majesté la Reine, Elizabeth II en 1953. L’augmentation du trafic routier après la guerre et l’avènement du phénomène teenagers ont vu l’essor de l’ACE et, avec lui, l’avènement des TON-UP-BOYS

Pas simple de traduire ce que signifie cette expression et surtout l’esprit qui s’en dégage. Disons simplement que les TON-UP-BOYS ont été nommés ainsi parce qu’ils étaient motivés par l’objectif commun de faire «la tonne» – dépasser 100 milles à l’heure, ce qui était à l’époque un bel exploit …

Pour ce faire, il fallait apporter des modifications importantes à sa moto …

Les engins ont été modifiées pour maximiser la vitesse et la maniabilité, pas pour l’esthétique ni pour le confort – bien que les café racers (littéralement les coureurs de café – qui se tiraient des bourres d’un bistrot à l’autre) aient été tellement stylisés qu’ils ont donné naissance à un tout nouveau type de moto emblématique. Qui semble vouloir perdurer depuis de générations en générations …

Les TON-UP-BOYS dépouillaient leurs motos au maximum, supprimant tout élément inutile qui les alourdirait, augmenterait la résistance de l’air ou nuirait aux performances globales de l’engin …

C’est ainsi qu’est né ce style de motocyclettes …

L’industrie britannique de la moto était à son apogée, suivie par le Rock ’n’ Roll …

Pas joué sur les stations de radio, le seul endroit où on pouvait l’entendre était au début, dans les foires, sur les juke-box dans les cafés de bord de route …

Et l’ACE CAFE est devenu l’endroit idéal pour se rencontrer, prendre un repas ou une tasse de thé, organiser des descentes (souvent vers d’autres cafés ou sur la côte, Brighton, Eastbourne, … ) …

 …ou tout simplement pour réparer son engin…

Les gens venaient écouter le juke-box, beaucoup d’entre eux fondant par la suite des groupes ou des clubs, certains obtenant un succès et une réputation considérable…

De cette puissante fusion entre la motos et le Rock ’n’ Roll sont nées les légendaires RECORD RACING

… que l’on peut tenter de traduire par  : – « Mettez la pièce dans la fente » (du juke box) …

… et faites la course jusqu’à tel endroit puis revenez avant la fin du morceau …

Et ainsi, l’ACE CAFE, est devenu le berceau d’une nouvelle génération de motos – les fameux CAFE RACERS

Cette combinaison de motocyclettes, de vitesse et de Rock ’n’ Roll a été le tremplin de nombreux coureurs de renom et de nombreux groupes …

Le célèbre 59 CLUB est essentiellement né ici lorsque le père Bill Shergold, motocycliste, s’est rendu à l’ACE CAFE, puis a invité les jeunes à se rendre dans son église et son club. Le 59 est ensuite devenu l’un des plus grands club moto du monde …

La presse à sensation (les célèbres tabloïds anglais) a publié de nombreux articles décrivant les cafés comme des endroits où les honnêtes gens ne vont pas …

Le bâtiment a servi de café, de station-service, de bureau de bookmakers, de dépôt de pneus mais au fil du temps il est resté cependant en grande partie inchangé …

La légende de l’ACE CAFE est présente dans l’esprit des motards qui y sont allés, de ceux qui souhaitent y aller et de ceux qui sont trop jeunes pour y être allés …

Et pourtant, son histoire bien failli s’arrêter à la fin des sixties. L’évolution de l’ordre social, la croissance du marché automobile aux dépens de l’industrie de la moto et l’expansion du réseau autoroutier anglais ont amené l’ACE CAFE à servir ses derniers  œufs au plat en 1969 …

Et ça ne sera qu’en 1993 que l’ACE CAFE reprendra une forme de service …

Mark WILSMORE 

(cette photo n’est pas de moi mais du photographe américain Michael Lichter)

L’ACE CAFE REUNION est sorti du cerveau de Mark Wilsmore. En 1993, il a lancé l’idée d’un événement annuel marquant la fermeture du premier ACE CAFE ainsi qu’un livre et un film décrivant l’histoire du ACE. Il s’est efforcé de faire en sorte que le premier café ACE soit rouvert et que des produits dérivés oient disponibles …

À l’occasion du 25e anniversaire de la fermeture du café, Mark a formé avec des amis l’équipe qui a organisé la Réunion et la venue de nombreux motards sur l’ancien site de l’ACE CAFE le dimanche 4 septembre 1994. L’idée a été bien accueillie par les clubs motocyclistes …

Les médias ont été sollicités et l’événement s’est transformé en un grand rassemblement gratuit pour motos et rock ’n’ roll …

On estime que plus de 12 000 personnes se sont rassemblées sur le site du vieux café à cette occasion …

Par la suite, dès 1996, les réunions annuelles, connues sous le nom de ACE DAYS, se tirent à Brighton, le long de la plage sur le fameux Madeira Drive (je t’en reparle très bientôt, stay tuned!) …

Madeira Drive

Et de fil en aiguille, entre 1997 et 2001, avec beaucoup de travail l’ ACE CAFE a réouvert sur son site original …

L’ACE est bien un lieu à voir au moins une fois dans une vie de motard (encore plus si tu es francilien c’est l’occasion de réaliser un ride très sympatique depuis Paname) …

A noter que l’ACE accueille les vieux rockers, les anciens Teddy boys, les actuels Ton-up, les membres du club 59 du monde entier mais aussi et surtout tous les motards, peu importe la marque de leur motocyclette. Et ça c’est super coolos !!!!

Je te raconte la suite de ces superbes quatre jours très bientôt …

La bise mon titou

L’Hervé, your Berrichon friend