Noémie … alias GASOLINE MAAB


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai toujours été fasciné par les artistes : musiciens, sculpteurs, peintres, dessinateurs… je leur voue une admiration proportionnelle à l’abysale absence de talent artistique qui est la mienne … (je compense naturellement en ayant la plus belle motocyclette de le mon dentier, bin wouiche) …

Et quand de plus, certains donnent libre court à leur créativité dans le domaine de la motocyclette, c’est simple je me transforme en midinet(te) total(e) fan hystéro …

Aussi, laisse moi partager mon nouvel enthousiasme pour une jeune artiste française, une (déjà) future grande que je n’ai pas rencontrée sur la route mais … sur un fameux réseau social. Chance, après quelques échanges sur messagerie, cette charmante jeune personne a accepté que j’écrive quelques lignes sur elle et son magnifique travail …

Elle se nomme Noémie MARMORAT, a 26 ans, est designer produit et accessoirement artiste dans l’univers de la moto et de la wouature (je crois que le terme officiel est « automobile ») …

Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Noémie a suivi des études d’arts appliqués pour devenir designer produit…

 » C’est en devenant designer que je me suis intéressée de plus près au monde de l’automobile et de la moto. Je suis issue d’une famille de motards et j’ai toujours été passionnée par ce milieu« Lorsque son frère jumeau a eut sa première moto, il lui a demandé de la lui dessiner, c’était une Kawasaki Ninja 300. Noémie n’avait jamais dessiné de moto auparavant…

Trouvant que le résultat était plutôt satisfaisant, elle a commencé à dessiner quelques motos et voitures pour le plaisir et à les poster sur les réseaux sociaux …

Les gens ont commencé à suivre son travail et à la contacter pour lui demander de leur dessiner leur moto ou voiture. C’est à partir de ce moment là que Noémi a réuni ses deux plus grandes passions : le milieu de la moto et le dessin… Lucky girl!!!

« Petit, on s’est tous essayé au dessin timidement, aux crayons de papier ou plus franchement aux feutres et aux crayons de couleur » …

« Et puis, il y a ceux qui ont acté que le dessin n’était pas fait pour eux. Je fais partie de ceux qui n’ont jamais vraiment lâché le crayon« …

En fait, contrairement à la plupart des gens, Noémie a juste continué de dessiner en grandissant …

Et elle considère que cela a développé son sens de l’observation …

D’après Noémie, peu importe le milieu artistique dans lequel on évolue, il lui semble important de développer sa sensibilité et son trait avec les outils manuels « classiques » tout en étant conscient des possibilités qu’offre le digital aujourd’hui …

Elle utilise principalement des promarkers et crayons de couleur…

Depuis peu le posca, pour accentuer la lumière et donner encore plus de relief à certaines parties/pièces de la voiture/moto …

Son style de dessin se veut au plus près de la réalité …

A force d’observation et de réflexion, Noémie a pu comprendre comment la lumière interagissait avec les matériaux. Son but pour chaque œuvre est de rendre difficile le discernement entre le dessin et l’objet …

En fonction du modèle, elle passe entre 10/20 heures sur chaque dessin pour leur donner vie…

Aujourd’hui Noémie réalise les dessins sur commandes personnelles. Il suffit de lui  envoyer une photo en haute définition de ton brélon d’amour (ou de ta caisse à savon/wouature – bon sang que ce mot est laid) …

Elle a comme projet de se développer également dans le domaine de l’aviation et du bateau. D’où l’intitulé de mon nom d’artiste GASOLINE MAAB (Motorcycle/ Automotive/Aviation/Boat) … CQFD !!!!

Designer de métier, Noémie a travaillé quelques mois en entreprise mais s’est rendue compte qu’il lui manquait le contact, les aventures humaines et les voyages …

Noémie avec son altesse Ago’… pas mal question contact non ?!?!

Depuis, de rencontres magiques en lieux hétéroclites, elle emballe et déballe ses tableaux tous les mois, (et parfois plus), et selon ses propres termes s’éclate grâce à vie riche et nomade …

 » J’enchaîne et je multiplie de grands bonheurs, par la diversité des lieux et la variété des personnes que je rencontre » ...

«Je dessine tous les jours et je vois mon trait changer, j’ai encore plein de choses à apprendre, c’est sans fin et c’est sûrement ce qui me plait le plus» …

Et ce qui a commencé comme un service familial est rapidement devenu une petite entreprise. Noémie / GASOLINE MAAB vit désormais de son art mécanique …

Noémie aime se rappeler que  « Ce qui est différent m’enrichit » disait un certain Saint-Exupéry. Son coup de crayon est son plus bel alibi pour découvrir et investir des lieux et vous rencontrer …

Voilà mon titou, si tu cherches GASOLINE MAAB, tu la trouveras ici :

PHONE: + 33 6 35 52 01 99
SOCIAL NETWORKS : INSTAGRAM : GASOLINE_MAAB FACEBOOK : GASOLINEMAAB
EMAIL : GASOLINECONTACT@GMAIL.COMWEBSITE: HTTPS://GASOLINEMAAB.BIGCARTEL.COM

Vas-y, fonce ! Noémie pratique des prix tout à fait abordables au regard de son talent, fais-moi confiance …

Pour ma part je ne vais pas tarder à la faire bosser, mon anniversaire arrive et mon brélon me supplie de se faire tirer le portrait (bin woui, ma moto me parle tous les jours … pas la tienne ??????????)…

Aller, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend …

ns total fan .

Ride to the Belgian Liberator


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Laisse moi te donner une idée de balade avec un objectif assez peu connu qui va de plus élever (encore) ton niveau de culture générale …

Quelques temps avant Noël dernier j’étudiais les cartes routières du nord de la France pour tenter de dénicher quelques petites routes improbables. Mon intention étant d’aller rendre visite à ma fille qui vit à Lille en faisant un petit crochet par la Belgique pour aller boire une petite mousse et accessoirement un café à la concession Harley-Davidson de Mons…

Bien évidemment, il n’est pas toujours aisé de rouler en hiver. Mais j’apprécie beaucoup cette saison qui apporte toujours une réponse appropriée, naturelle et écologique au problème de la prolifération des radars sur nos routes.

Ainsi, préparant mon trajet je consultais le Net et tombais totalement par hasard sur une étonnante histoire de motard égaré qui allait définitivement donner un sens très intéressant à mon voyage : je me préparais à rencontrer le Belgian Liberator

Chaque année, c’est en septembre que la Belgique célèbre l’anniversaire de la libération du pays du joug nazie pendant la seconde guerre mondiale. Il y a 75 ans, les citoyens belges accueillaient les premiers libérateurs Alliés après quatre années d’une dure occupation …

J’ai découvert qu’un monument représentant un motard américain sur sa WLA avait été inauguré à Rumes / La Glanerie, en Belgique en 2009 … Je n’en revenais pas ; jamais je n’avais entendu parler de cette étonnante sculpture… à moins de cinq heures de (petites) routes de chez moi. Je devais absolument voir ceci de mes propres yeux : un monument commémoratif dédié à ma marque favorite de motocyclettes et un grand (petit) fait historique quasiment inconnu du grand public …

Rumes / La Glanerie est un très petit village non loin de la frontière franco-belge (à moins d’une heure à l’est de Lille) qui a été « libéré » par un motard pilotant une Harley Davidson WLA appartement à la seconde division blindée américaine (la fameuse 2nd Armored Division dite “Hell on wheels”) début septembre 1944…

Quand le motard réalisa qu’il avait franchi la frontière il fit demi-tour car il n’était pas supposé être si loin en avant de son unité en ce samedi 2 septembre 1944, vers 9 heures du matin. Mais ce petit “incident” fit de lui le premier américain à entrer en Belgique ce jour-là …

Officiellement, le Liberator le plus célèbre en Belgique (commémoré tous les ans dans la ville de Peruwelz), est James Carroll du 628ème Chasseur de Chars (628th Tank Destroyer) qui fût le premier GI à entrer dans ce village le 03 septembre, c’est-à-dire le lendemain seulement de l’intrusion à la Glanerie. Une photo de James Carroll sur sa WLA, acclamé par une foule en liesse à Peruwelz ce 03 septembre 1944, est assez connue d’ailleurs…
Harley-Davidson a produit de l’ordre de 70.000 WLA et WLC pour la US Army et ses alliés durant la seconde guerre mondiale…

Ces motos furent surnommées en Europe “Liberator
A l’occasion on se souviendra aussi d’une autre photo de la première Harley-Davidson entrant en Allemagne à la fin de première guerre mondiale, celle du caporal Holtz sur son side-car, le first Yank to enter Germany at the end of the Great War

Donc, Belgique, me voici, en route pour un petit week-end de trip hivernal aller-retours de l’ordre de 900km / 560 miles…

La « libération » de la Belgique débuta la veille du jour ou James Carroll entra dans Perulwez, le matin du 02 septembre … quasiment par accident. En fait, lorsque ce motard eut traversé une petite rivière (l’Elnon) à l’entrée de La Glanerie, il remarque un villageois agitant un drapeau tricolore noir, jaune, rouge …

Après avoir demandé au villageois pourquoi il n’avait pas un drapeau bleu, blanc, rouge, il comprit qu’il avait été trop loin et qu’il avait quitté le territoire français. Il fit immédiatement demi-tour, n’ayant pas reçu l’ordre de passer la frontière. Il sera suivi, une demi-heure plus tard, par une jeep puis, vers 11 h 30, par les engins lourds de la même unité : le 82e bataillon de reconnaissance de la division Heel on Wheels. Ces éléments appartiennent à la 1ère armée du général Hodges qui, avec la 3ème armée de Patton, forment le 12e groupe d’armées…

Fait surprenant et finalement assez incroyable : personne ne connait le nom de ce motard de la Hell on Wheels…

Larmée américaine n’a pas mentionné cet évènement dans ses archives. On trouve simplement sur le Net une photo mise en ligne par un homme dont le père, Zeke DeVane, qui était pilote de WLA se souvenait avoir « libéré » une ville en Belgique ou aux Pays-Bas où il se souvenait avoir été le premier soldat US à arriver sur place. Mais l’homme n’est pas sûr de lui…

Même si effectivement la photo sur laquelle on le voit avec sa moto fait sens : on y distingue bien le marquage distinctif de la 2nd Armored Division sur le garde-boue.

Le lieu où se trouve cette superbe sculpture n’est pas aisé à trouver. Etant installée dans la campagne belge, très à l’écart des axes principaux, presque au milieu de nulle part c’est un challenge très excitant que d’essayer de la localiser. On peut aisément tourner un peu dans le coin avant de trouver ce petit trésor…

L’artiste qui a produit cette œuvre très détaillée (résine qui imite le bronze, l’effet est spectaculaire, même à quelques mètres on ne fait pas la différence) est un belge dénommé Erik Dupon qui vit à une quarantaine de kilomètres de Rumes / La Glanerie. Il est né en 1944, l’année même où se déroulèrent les faits…

Mais une bonne histoire ne va jamais sans quelques polémiques.
Les unités qui, ce matin-là, pénètrent à La Glanerie sans coup férir et prennent contact, vers 11 h 30, avec les résistants seraient même les premières troupes américaines entrées en Belgique qui ainsi marquèrent le début de la délivrance du pays, selon un arrêté du Régent du 22 mai 1945 qui cite les GI de la deuxième division blindée à l’ordre du jour de l’armée belge…

Ce texte, sur la foi duquel les autorités communales de Rumes firent graver en 1984 une plaque commémorant l’arrivée à La Glanerie des premiers Américains entrés en Belgique, est toutefois contredit, depuis novembre 1948, par un document provenant du centre de recherches historiques attaché aux quartiers généraux du commandement européen de l’armée américaine.

Les premières troupes américaines, écrit son responsable, le colonel Harry Larter, ont pénétré en territoire belge aux environs du village de Forge-Philippe. En particulier, les unités de reconnaissance de la neuvième division d’infanterie, 7e corps, de la 1re armée U.S. ont franchi la frontière belge près de Forge-Philippe à 11 h 07 (soit à 9 h 07, heure locale) près de Rongy…

Un habitant de Forge-Philippe prétendra même avoir rencontré au Long Wez, le vendredi 1er septembre, à 19h30, une jeep occupée par quatre voltigeurs de la neuvième division U.S.…

Sauf à considérer que le demi-tour d’un motocycliste distrait constitue une libération en bonne et due forme de La Glanerie, ce samedi-là, il aurait donc été coiffé sur le poteau frontalier par l’avant-garde de la neuvième division d’infanterie qui investit Cendron (Momignies), à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Chimay: ici aussi, une plaque commémorative rappelle l’événement…

Une belle querelle de clocher, comme nous les aimons nous aussi en France.

Ride hard, stay humble and learn everyday!!

Quoi qu’il en soit, ce fût une très belle balade …

L’Hervé, your Berrichon friend

Les photos de la 79ème Daytona Bike Week


Hervé

Bonjour copain (et copine),

La 79ème semaine de la motocyclette de Daytona en Floride à les Z’USA vient de fermer ses portes ce dimanche 15 mars …

Et mon ami Jack McINTYRE, a une nouvelle fois couvert l’évènement en tant que photographe pour IRON TRADER MAGAZINE ( https://irontradernews.com/ ) …

Jack est un excellent photographe, un vrai biker et un type fantastique que j’aime beaucoup …

Nous avons roulé ensemble l’été dernier à Sturgis et nous sommes retrouvés au Bike Expo de Vérone en janvier dernier …

Il a pris quelques milliers de clichés à Daytona …

Je te propose de te rendre sur son site dédié pour retrouver l’ambiance de l’évènement et de tous les shows qui s’y sont déroulés : https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS

Tu y retrouveras la vie sur Main street … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/DAYTONA-BIKEWEEK-2020-A-VIEW-FROM-MAIN-STREET-/

Le Billy LANE’S SONS OF SPEED … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/SONS-OF-SPEED-DAYTONA-BIKEWEEK-2020

Le PEREWITZ PAINT SHOWhttps://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/THE-PEREWITZ-PAINT-SHOW-BROKEN-SPOKE-BIKEWEEK-2020

La HARLEN FATLAND’S PARTYhttps://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/-ARLEN-FATLANDS-50TH-ANNIVERSAY-IN-DAYTONA/

La vie nocturne du BROKEN SPOKE SALOON https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/WONDERFUL-LIGHTS-OF-THE-BROKEN-SPOKE-DAYTONA-BIKEWEEK-2020

Et le super WARREN LANE’S TRUE GRIT … https://bikerpics.smugmug.com/DAYTONA-EVENTS/WARREN-LANES-TRUE-GRIT-SHOW-2020-DAYTONA-BIKEWEEK

Tu y trouveras aussi de nombreuses autres photographies d’évènements bikers américains au fil des années (je crois que le site propose des séries de shootings remontant jusqu’en 2001) …

Bon visionnage mon titou ! En cette période de confinement, en voici une belle occupation.

L’Hervé, your Berrichon friend

La moto officielle de la Daytona Bike Week 2020


Hervé

Bonjour copain (et copine),

La 79ème DAYTONA BIKE WEEK 2020 vient tout juste de se terminer ce dimanche 15 mars …

Cette année la moto officielle de la bike week sacrifie à la mode qui fait fureur chez les bikers américains (depuis 4 à 5 ans) et européens (depuis deux ans) en donnant à fond dans le genre DYNA CLUB STYLE

On se souviendra que chaque année cette moto (toujours préparée par quelques grands noms de la custom culture US) fait l’objet d’une loterie qui permet à l’heureux gagnant de repartir au guidon de la belle …

C’est un certain King Pickett, habitant de la Floride qui à gagné l’engin, gros veinard …

Sur une base de Dyna Glide Harley-Davidson (of course), ce sont Dave et Jody Perewitz (père et fille) qui ont réalisé le travail …

Perso’, j’adore le genre et le look …

Aller, la bise mon titou, bon confinement !!!

L’Hervé, you Berrichon friend …

Motor Bike Expo Vérone 2020 : le triomphe des Club Style


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Il est encore temps de te présenter tous mes voeux d’excellente année 2020 …

Par contre, il est trop tard pour te suggérer de te rendre au MOTOR BIKE EXPO de Vérone / Italie qui vient de se tenir de ce jeudi 16 au dimanche 19 janvier dernier  …

J’adore l’Italie qui même dans le froid et sous la pluie donne à voir des sites toujours magnifiques (le centre de Vérone est dans un superbe état de restauration) …

Permet d’excellents repas en des lieux exceptionnels …

Et offre toujours ce petit grain de folie si propre aux italiens qui par exemple, sous prétexte de salon moto aux portes de la ville, n’hésiteront jamais à installer un brélon dans la vitrine d’une boutique de lingerie de la rue principale (faut oser tout de même)…

On se souviendra au passage que de longue date Vérone connait le monde de la motocyclette puisqu’elle est la ville natale de Bruno RUFFO (né le 9 décembre 1920 à Vérone et mort le 10 février 2007 en Italie) … La ville lui a dédié ce petit monument commémoratif à quelques mètres des arènes …

Il fut trois fois champion du monde en vitesse (1949 et 1951 en 250 cm3 et 1950 en 125 cm3). Il compte quatre victoires en Grand prix des championnats du monde pour 10 podiums …

Bruno Ruffo mit un terme à sa carrière sportive en 1953 à la suite d’un accident et se retira dans sa ville natale, Vérone …

On n’oubliera pas au passage d’aller taper un burger au Motociclette Speciali, via Tombetta, le restau’ pour motards de la ville qui jouxte bien heureusement la concess’ Triumph locale (à mi-chemin du centre ville et du site de l’exposition) …

Qui profitait ce vendredi soir là des milliers de motards déambulant dans la cité pour exposer les derniers bijoux de la marque  …

Quant à moi, je ne l’ai toujours pas encore roulée celle-ci …  🙁

Ainsi donc, en ce samedi matin, direction la Verona fiere ou plusieurs dizaines de milliers de motards convergent … dont énormément de fans de la marque Harley Davidson, de la Kustom Kulture et autres dingues du chop’ rigid sans freins …

Et une fois le sésame en poche (pour 20€), welcome to the show  … Le MBE n’est pas exclusivement réservé aux marques américaines et aux prépa’ des seuls customiseurs. Toutes les marques sont présentes, c’est bien un salon de la moto. Mais il est évident que les hall 1, 3 et 5 font à eux seuls le show, totalement dédiés aux showbikes majoritairement sur bases américaines … et c’est du meilleur niveau !

D’ailleurs, le ton est donné dès l’entrée avec cet hommage géant au great Master Arlen NESS décédé il y a quelques mois à peine …

Et bien évidemment, on retrouve tous les tenants de la mechanical culture américaine qui foisonnent à chaque coin de stand …

Les automobiles ne sont pas en reste, elles sont nombreuses à être exposées …

Parmi les visiteurs et exposants, grosse présence italienne bien évidemment mais aussi suisse, française et américaine …

RAY DREA lui-même (chief stylist de la Harley Davidson company) a fait le déplacement …

Il œuvre en direct devant les fans …

Et certaines de ses œuvres vont même aller récompenser les participants aux divers bikeshows …

Mes amis (Rod, Marilyn, Jack) du magazine IRON TRADER NEWS sont là : https://irontradernews.com/the-motor-bike-expo-verona-italy-2020/

Ma pomme, Marilyn (boss du Iron Trader News mag‘) et Rod (prorio’ du Buffalo Chip)

L’équipe du BUFFALO CHIP a fait le déplacement pour faire la promo’ du site à l’occasion du prochain Sturgis Rally 2020 … : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2019/09/14/sturgis-bike-week-2019-au-buffalo-chip/

Les français sont donc bien là eux aussi … l’une des créatures de LAZARETH est présente … et le salon moto de Lyon fait la promo’ de son édition 2020 …

Et PUNTA BAGNA, venu en force avec un très beau stand, promeut son évènement en juin 2020 qui va faire la place belle aux CLUB STYLE !!!

Car effectivement si cette année à Verone il y a une vedette c’est bien cette nouvelle mode qui déferle sur les harleyistes européens depuis deux années de cela : le CLUB STYLE (tendance directement inspirée des clubs one percenters américains et qui doit sa reconnaissance internationale au fameux FXR SHOW de STURGIS) …

C’est de loin parmi les centaines de motos exposées celles qui ont eu le plus de succès cette année …

On peut ne pas aimer (perso’ j’adore, j’en ai même un), mais pour le moins ces engins ne laissent personne indifférent …

Bon, Vérone 2020 a donc été un excellent cru …

Espérons que le salon du deux roues à Lyon du 13 au 16 février prochain nous donnera autant de plaisir …

Pour ma part, je reviendrai à Vérone en 2021 c’est certain …

Aller, la bise mon titou …

On se retrouve sur la route tout bientôt … who knows?!?

L’Hervé, your berrichon friend …

Ace Café : ride with the Rockers to Brighton (3)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ainsi donc, ce dimanche matin, retour à l’ACE CAFE pour un breakfast bien gras parmi les bikers et autres rockers anglais sous un magnifique soleil londonien … La journée promet d’être belle …

L’objectif du jour est de rejoindre Brighton avec plusieurs centaines de motards qui participent eux aussi a cet évènement annuel, le BRIGHTON BURN-UP

Ce matin là donc, le pasteur du fameux CLUB 59 est présent. Le Father Sergiy Diduk a été nommé vicaire du club en juin 2018 … Bénédiction dominicale assurée donc !!

Ainsi que le maire de l’arrondissement de Brent (où se trouve l’ACE CAFE), natif du Nigéria, le Councillor Ernest Ezeajughi, élu en mai dernier …

Ils vont donner le départ du ride vers Brighton (dans une joyeuse pagaille) aux côtés des organisateurs  …

Et là, deux grosses (décevantes) surprises … la pagaille est telle que presque 500 bikers quittent ensemble l’ACE CAFE, sans aucun accompagnement (pas d’ouvreurs, pas de serre-file, aucune indication de trajet) et contrairement à ce que l’ami Nicholas et moi avions espéré, le trajet ne se fait pas par les fameuses petites routes de la verdoyante Angleterre ensoleillée en ce beau Sunday morning mais par  … l’autoroute.

L’horreur !!!!

Naturellement, arrivés sur la bretelle d’accès autoroutière, imbroglio monstre au milieu des wouatures et bien évidement, ça n’a pas raté, une moto et son motard par terre au milieu du trafic, ça fait 5 minutes que nous roulons … ajoute à cela que le motard anglais roule comme un dingue (ce jour là en tous cas) et nous comprenons pourquoi la veille nous avions trouvé que les caisseux locaux n’appréciaient les tarmo’ …

Je te laisse imaginer une autoroute en sortie de Londres un beau dimanche matin en direction de la côte … l’enfer : embouteillages, travaux, chaussée pourrie et des bikers anglais déchainés qui roulent comme des frapadingues … le ride vers Brighton donc est complètement raté  …

Enfin, ceci dit, une fois arrivé, le site est simplement exceptionnel … surtout sous un pareil soleil …

Rendez-vous sur Madera Drive, entre la route de bord de mer et la plage … le lieu est remarquablement bien choisi et vraiment agréable …

Et les quelques milliers de motards présents (venus de toute l’Angleterre / l’Europe) sont enchantés de retrouver ici …

Tous les tenants de la culture Café Racer, Mods, Rockers sont rassemblés en ce lieu des plus plaisants ce début septembre …

Faire plus British, c’est impossible !

L’un des nombreux stands où se laisse admirer l’un des scooters vedettes du film QUADROPHENIA (avec cet acteur inconnu, un dénommé Sting en 1979 – les fans des WHO connaissent ne t’en fais pas) …

Les plus belles motos du genre sont là …

Et quand elles ne sont pas anglaises …

… elles ont un look qui s’adapte parfaitement à l’ambiance générale …

Le tout dans un décor de carte postale …

… pour vieux rockers nostalgiques peut-être mais sur deux roues certainement  …

En fin de journée, direction les hauteurs nord de Brighton pour retouver une sympathique auberge au charme typiquement anglais et au parking particulièrement bien achalandé …

Une bonne nuit de sommeil …

… et en ce nouveau lundi matin, on the road again, pour rejoindre Douvres, encore une fois par l’autoroute … sous des trombes d’eau cette fois-ci, à te faire croire que tu n’as fait que rêver la journée précédente …

Tu connais certainement ces conditions de pluie au cours desquelles la combarde ne te sert plus à rien … ta seule certitude étant que lorsque tu vas t’arrêter, toute cette eau, tout ce cuir détrempé et ces gants que tu vas devoir enlever (et remettre) vont te pourrir le reste de ta journée / ton trajet … Biker life !!!!!! 

Naturellement, sur le bateau, tu vas tout faire pour tenter de faire sécher le tas de loques qui pue le chien (de la route) mouillé qui te servent de fringues  …

Après 40 années de deux roues motorisées je reste un éternel pôv’ naïf … Bien évidement, rien n’a séché …

Nous n’étions pas les seuls à faire sécher le linge, l’espace réservé aux motocyclettes sur le pont du ferry ressemblait à un camp de clochards de la route …

Finalement, chance, de retour sur les routes gauloises la météo sans être fantastique nous a épargné averse et autre pluie jusqu’à Paname …

Bon, conclusion de ces quatre British days : c’était top, on y retourne en 2020 !!!

Tu viens avec nous ?

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend.

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (2)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bien évidement, se rendre à l’ACE CAFE, ça veut forcément dire … se rendre en Angleterre (fûté le tarmo’, il a tout compris) …

Donc, motocyclettes tankées à Levaloïsse Perrette (c’est comme cela que l’on prononce en angliche Sir) vers 09h00 ce vendredi matin ensoleillé du 06 septembre 2019 et hop …

… un peu plus de trois heures plus tard, Calais !! Woui, je sais, c’est la honte intégrale, nous avons pris la highway (je refuse d’écrire le mot « autoroute ») … ça reste entre nous, n’en parle (verbe du 1er groupe conjugué au présent de l’impératif !!!) à personne stp…

… nombre de motards allemands, belges, néerlandais semblent avoir eu la même idée que nous …

… et dans la file d’attente pour embarquer sur le prochain ferry, on observe toutes marques de motocyclettes et tous les genres de deux roues …

Chance, i’ pleut pô !!

Brélons arrimés !

En sécurité sur le pont numéro 4 (celui du bar), casques enlevés pour siroter notre premier café … anglais ….Et moins de deux heures plus tard nous sommes sur les English roads

Bien évidement, après à peine un quart d’heure de route, il faut sortir la combard’ …

Bienvenue en Angleterre gentlemen !

Remarque, quand tu vois l’air martial et la saillance de la tenue de mon Nicho’ ç’aurait été dommage de se priver non ? (sérieux, j’adore cette photo … à noter que celle prise une demi seconde après celle-ci, je ne peux te la montrer, vu l’énorme Irish finger qu’elle m’a valu de la part dudit Sir Nicho’) …

Enfin, ça y est, nous sommes à Londres !!! Et il fait beau et doux …Hurray!!!

Il n’y a plus qu’à nous rendre au pub dans lequel nous allons séjourner deux nuits à l’ouest de Londres … le bien nommé KINGS ARMS … à Brentford (à recommander, le lieu est vraiment sympathique, impossible de faire plus typique dans le style pub, situé dans un quartier calme pas très loin de la M4) …

… et le soir venu, cuando es la noche, vamonos al ACE CAFE para hacer la fiesta con los motocicletos ingles …

C’est le lendemain matin que les choses sérieuses débutent avec un solide breakfast en terrasse (woui, il fait encore beau), à la diététique so British … il nous faut au moins cela pour aller visiter une légende européenne que tout harleysite qui se respecte se doit de voir une fois dans sa carrière de baill’keur … WARR’S !!!

EUROPE’S OLDEST HARLEY DEALERSHIP

Le concessionnaire Harley le plus ancien d’Europe, pas moins … ouvert en 1924… C’est remarquable quant tu sais que la MoCo aux USA a, elle, « ouvert » à peine onze ans plus tôt (1913) et ne couvre pas, loin de là, l’ensemble du territoire américain de l’époque. En France, le premier concessionnaire Harley Davidson (qui sera le seul et unique pendant de nombreuses années), les établissements BORIE, ouvrira à Paris en 1946 …

WARR’S est aussi très connu pour les nombreuses transformations et autres custom bikes produits ici depuis très longtemps …

Quelques belles machines en exposition permanente …

Café, achat du pacht WARR’S, blablatage avec deux néerlandaises qui traversent l’Angleterre sur leur Sportster avec leur papa. Que dire d’autre ? Que le lieux est aséptisé comme toute bonne concess’ Harley contemporaine qui se respecte et que le stationnement se fait carrément sur la chaussée, en virage, dans une rue où passe un trafic conséquent (le premier caisseux qui se rate te fait le strike de l’année) … c’est simple pour te permettre de garer ton brélon les woautures sont obligées de stopper … pas glop !

Bon, c’est pas tout ça, direction la City pour le grand free ride londonien de ce jour que nous attendons depuis des mois avec l’ami Nicholas … C’mon baby!!!! (et il fait toujours un temps de rêve ) …

Et là, mon titou, ç’a l’a fait grave pour les ceusses qui en étaient …

LONDON TOWER

TOWER BRIDGE

Tiens !?!? … encore un cycliste ..

Big Ben et le Parliament, en travaux, nous ont échappé … aucun intérêt à photographier nos motocyclettes d’amour devant des échafaudages …

IRON HORSE GUARD AT BUCKINGHAM PALACE

 Hé, tu en as beaucoup des photos comme celle-ci ????!!!! … devant le palais … oùkilé forbidden de stationner … avec la reine Elisabeth qui me fait signe derrière les rideaux depuis sa fenêtre … si, si, regarde bien … et appelle moi des que tu l’as trouvée, il y a une machine à timbrer les bananes à gagner …

Magie du Softail Heritage Deluxe, je suppose, de nombreux touristes ont demandé au Nicho’ s’ils pouvaient se faire photographier avec l’engin … par contre pas un seul n’a approché mon Club Style

… c’t’incroyable ce manque de discernement et de goût des gens …

Toute une après-midi à déambuler dans le centre de Londres ensoleillé …

A noter que l’automobiliste londonien est beaucoup moins attentif aux deux roues que son homologue parisien. Il faut aussi dire qu’il n’y a pas du tout la même importante quantité de scooters qu’à Paris, loin de là.  A moins que les lane splitters (ceux qui roulent entre les files, qui pratiquent le lane splitting) ne soient pas du tout appréciés (ce qui est fort probable) … globalement, le car driver local ne fait absolument aucun effort pour faciliter le passage des deux roues …

Bon, aller mon titou, à très vite, pour te raconter la suite …

Notamment, le ride to Brighton with the Rockers du lendemain on a Sunny Sunday morning

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

De retours des USA j’ai eu le plaisir d’enchaîner directement par … l’Angleterre.

Yes sir !

Direction Londres pour rejoindre l’ACE CAFE qui organisait son 26ème BRIGHTON BURN-UP annuel …

Bon, un(e) motard(e) comme toi connait forcément l’ACE (comme on dit quand c’est’y qu’on est un(e) vrai(e), hein ?!?!?!)

A NEW FACE AT THE ACE (David UHL /2013)

On peut soutenir sans craindre de passer pour un gaulois ignare que c’est LE lieu qui, dans le monde de la motocyclette, a vu naître et surtout qui a su matérialiser sur cette planète, le fameux style et l’esprit dit CAFE RACER. Ni plus, ni moins !

A un point tel que lorsque les constructeurs veulent s’implanter sur ce marché du « vintage british » ou du « Café racer style », la première chose qu’ils font s’est d’accourir à l’ACE. Comme en 2014 quand TRIUMPH honorait l’ACE CAFE avec son édition spéciale THRUXTON ACE.

Et comme le business arrive toujours après la gloire, de nos jours ACE CAFE est une marque exploitée dans le monde entier (Allemagne, Chine, Espagne, Finlande, Japon, Suisse et bien évidement USA) …

C’est un héritage que les propriétaires initiaux du café n’auraient sans doute pas pu imaginer lors de son ouverture en 1938 sur la toute nouvelle North Circular Road, qui entourait Londres. C’était un simple café en bordure de route destiné aux voyageurs, notamment aux camionneurs. A proximité du réseau d’artères rapides de Grande-Bretagne et ouvert 24h / 24, l’ACE CAFE a rapidement attiré les motards …

Une fois le café installé, son propriétaire s’est tourné vers le commerce automobile. En 1939, il ouvrit une station-service avec une batterie de 8 pompes sur un terrain attenant, avec une grande aire de lavage, une salle d’exposition et un atelier de réparation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment a été gravement endommagé lors d’un raid aérien sur les gares de triage adjacentes …

L’ACE CAFE a célébré le couronnement de Sa Majesté la Reine, Elizabeth II en 1953. L’augmentation du trafic routier après la guerre et l’avènement du phénomène teenagers ont vu l’essor de l’ACE et, avec lui, l’avènement des TON-UP-BOYS

Pas simple de traduire ce que signifie cette expression et surtout l’esprit qui s’en dégage. Disons simplement que les TON-UP-BOYS ont été nommés ainsi parce qu’ils étaient motivés par l’objectif commun de faire «la tonne» – dépasser 100 milles à l’heure, ce qui était à l’époque un bel exploit …

Pour ce faire, il fallait apporter des modifications importantes à sa moto …

Les engins ont été modifiées pour maximiser la vitesse et la maniabilité, pas pour l’esthétique ni pour le confort – bien que les café racers (littéralement les coureurs de café – qui se tiraient des bourres d’un bistrot à l’autre) aient été tellement stylisés qu’ils ont donné naissance à un tout nouveau type de moto emblématique. Qui semble vouloir perdurer depuis de générations en générations …

Les TON-UP-BOYS dépouillaient leurs motos au maximum, supprimant tout élément inutile qui les alourdirait, augmenterait la résistance de l’air ou nuirait aux performances globales de l’engin …

C’est ainsi qu’est né ce style de motocyclettes …

L’industrie britannique de la moto était à son apogée, suivie par le Rock ’n’ Roll …

Pas joué sur les stations de radio, le seul endroit où on pouvait l’entendre était au début, dans les foires, sur les juke-box dans les cafés de bord de route …

Et l’ACE CAFE est devenu l’endroit idéal pour se rencontrer, prendre un repas ou une tasse de thé, organiser des descentes (souvent vers d’autres cafés ou sur la côte, Brighton, Eastbourne, … ) …

 …ou tout simplement pour réparer son engin…

Les gens venaient écouter le juke-box, beaucoup d’entre eux fondant par la suite des groupes ou des clubs, certains obtenant un succès et une réputation considérable…

De cette puissante fusion entre la motos et le Rock ’n’ Roll sont nées les légendaires RECORD RACING

… que l’on peut tenter de traduire par  : – « Mettez la pièce dans la fente » (du juke box) …

… et faites la course jusqu’à tel endroit puis revenez avant la fin du morceau …

Et ainsi, l’ACE CAFE, est devenu le berceau d’une nouvelle génération de motos – les fameux CAFE RACERS

Cette combinaison de motocyclettes, de vitesse et de Rock ’n’ Roll a été le tremplin de nombreux coureurs de renom et de nombreux groupes …

Le célèbre 59 CLUB est essentiellement né ici lorsque le père Bill Shergold, motocycliste, s’est rendu à l’ACE CAFE, puis a invité les jeunes à se rendre dans son église et son club. Le 59 est ensuite devenu l’un des plus grands club moto du monde …

La presse à sensation (les célèbres tabloïds anglais) a publié de nombreux articles décrivant les cafés comme des endroits où les honnêtes gens ne vont pas …

Le bâtiment a servi de café, de station-service, de bureau de bookmakers, de dépôt de pneus mais au fil du temps il est resté cependant en grande partie inchangé …

La légende de l’ACE CAFE est présente dans l’esprit des motards qui y sont allés, de ceux qui souhaitent y aller et de ceux qui sont trop jeunes pour y être allés …

Et pourtant, son histoire bien failli s’arrêter à la fin des sixties. L’évolution de l’ordre social, la croissance du marché automobile aux dépens de l’industrie de la moto et l’expansion du réseau autoroutier anglais ont amené l’ACE CAFE à servir ses derniers  œufs au plat en 1969 …

Et ça ne sera qu’en 1993 que l’ACE CAFE reprendra une forme de service …

Mark WILSMORE 

(cette photo n’est pas de moi mais du photographe américain Michael Lichter)

L’ACE CAFE REUNION est sorti du cerveau de Mark Wilsmore. En 1993, il a lancé l’idée d’un événement annuel marquant la fermeture du premier ACE CAFE ainsi qu’un livre et un film décrivant l’histoire du ACE. Il s’est efforcé de faire en sorte que le premier café ACE soit rouvert et que des produits dérivés oient disponibles …

À l’occasion du 25e anniversaire de la fermeture du café, Mark a formé avec des amis l’équipe qui a organisé la Réunion et la venue de nombreux motards sur l’ancien site de l’ACE CAFE le dimanche 4 septembre 1994. L’idée a été bien accueillie par les clubs motocyclistes …

Les médias ont été sollicités et l’événement s’est transformé en un grand rassemblement gratuit pour motos et rock ’n’ roll …

On estime que plus de 12 000 personnes se sont rassemblées sur le site du vieux café à cette occasion …

Par la suite, dès 1996, les réunions annuelles, connues sous le nom de ACE DAYS, se tirent à Brighton, le long de la plage sur le fameux Madeira Drive (je t’en reparle très bientôt, stay tuned!) …

Madeira Drive

Et de fil en aiguille, entre 1997 et 2001, avec beaucoup de travail l’ ACE CAFE a réouvert sur son site original …

L’ACE est bien un lieu à voir au moins une fois dans une vie de motard (encore plus si tu es francilien c’est l’occasion de réaliser un ride très sympatique depuis Paname) …

A noter que l’ACE accueille les vieux rockers, les anciens Teddy boys, les actuels Ton-up, les membres du club 59 du monde entier mais aussi et surtout tous les motards, peu importe la marque de leur motocyclette. Et ça c’est super coolos !!!!

Je te raconte la suite de ces superbes quatre jours très bientôt …

La bise mon titou

L’Hervé, your Berrichon friend

STURGIS BIKE WEEK 2019 au BUFFALO CHIP


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai eu l’immense plaisir de participer à nouveau cet été à la bike week de STURGIS, 79ème du genre ; dont la date officielle d’ouverture était fixée au 02 août (elle s’achevait le dimanche 11 août) …

Départ de bon matin de Denver (Colorado), plein nord à travers le Wyoming pour rejoindre le Dakota du Sud … c’est tout à fait jouable dans la journée (600km). A condition bien sûr de bien se souvenir que sur la 85 Nord, entre Lusk et Newcastle (presque 200km) il n’y a aucune station service. J’ai oublié ce « petit » détail et donc failli tomber en panne d’essence pour la première fois de ma vie sur deux roues. J’étions pô fier au milieu de ces plaines désertiques … heureusement traversées par des milliers de bikers … toujours prêts à filer un galon d’essence à un pauvre gaulois en (presque) panne et vexé comme un poux …

Mon ami David Uhl m’avait prêté son Springer 2005 au réglage moteur si particulier qui associe confort, puissance et fiabilité. Du bonheur sur pneumatiques que de gommer le bitume sur ce brélon …

David de son côté se rendait à Sturgis comme chaque année pour y installer deux stands sur lesquels, avec son équipe …

… il rencontre ses clients (fans devrais-je dire)

Il expose à DEADWOOD et au BUFFALO CHIP à STURGIS

Cerise sur le paquebot, cette année j’étais accueilli sur place par mon amie Marylin STEMP (la proprio’ du magazine IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com ), qui est en charge de l’organisation d’une partie des festivités du fameux BUFFALO CHIP… ce qui m’a permis de voir les coulisses de toute cette immense organisation …

Mais késako ça le BUFFALO CHIP  dont je te ressasse les oreilles depuis  5 minutes???

Le BUFFALO CHIP, situé à la sortie ouest (en direction de Fort Meade) de STURGIS est  un camp / camping qui peut accueillir plusieurs dizaines de milliers de bikers …

C’est un lieu de légende pour tous les bikers américains

Ici, pendant presque deux semaines vont se dérouler bike-shows …

… courses du championnat US de flat-track, …

… stunt, essais / démo’ …

…expositions des plus belles machines du moment.

Souviens-toi du post que je t’ai proposé il y a quelques semaines sur l’exposition de Michael LICHTER : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2019/05/26/michael-lichter-prepare-une-nouvelle-exposition-pour-la-sturgis-bike-week-2019/

… concerts géants tous les soirs … La scène a vu défiler sur ses planches STYX, Dee Snyder, Keith Urban, Toby Keith, Snoop Dog et bien d’autres. Programmation de très bon niveau et non-stop tout au long de la semaine (les plus grands groupes rock américains passent au BUFFALO CHIP au moins une fois dans leur carrière). Chacun de ces concerts réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes …

… et où bars, restaurants, exposants accueillent motards, touristes et autres curieux, seuls ou en famille …

Et comme le lieu est privé, inutile de préciser que … la nuit venue, les excès en tous genres y sont … nombreux et variés …

Cette photo ci-dessus, je peux te la montrer, ça n’est pas le cas de toutes …

Fréquentation titanesque, le BUFFALO CHIP se transforme littéralement en ville – éphémère – de plusieurs dizaines de milliers « d’habitants », on ne sait jamais exactement combien …

J’y retrouvais aussi mon ami Jack McIntyre l’un des photographes accrédités du lieu (à l’issue de la semaine ce sont plusieurs dizaines de milliers de photos prises) qui me logeait dans son R.V.

Pour ce qui est de notre camps de base, où je retrouvais quelques connaissances américaines, nous étions idéalement installés au cœur du dispositif …

Comme tu peux le constater, c’est du lourd dans l’escadrille …

Un seul inconvénient : impossible de dormir avec le barouf ambiant permanent around the clock

Va voir ici ce qu’est le BUFFALO CHIP, véritable institution / poumon au cœur de la bike week de Sturgis : https://www.buffalochip.com/HOME/Why-The-Chip

Fidèle à sa réputation le BUFFALO CHIP a été une fois encore formidable en 2019. Une vraie ambiance, absolument unique : la famille bikers / master builders s’y retrouve …

… avec plaisir et décontraction en une joyeuse pagaille colorée !

Bravo à l’organisation !

Si tu veux admirer les bécanes, les bike-shows, l’ambiance, les bikers, les concerts, les expos jette un œil sur le travail photographique de Jack sur le lien suivant : https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/2019-STURGIS-MY-FAVORITE-SHOTS/

Bah wouiche, comme j’étais avec les organisateurs / photographes j’ai pu tripatouiller pratiquement toutes les mobylettes qui me passaient à portée de fesses … et faire plein de chouettos photos … notamment avec quelques célébrités du milieu custom US …

Ma copine Jessi COMBS (qui allait se tuer au volant de son bolide quelques semaines plus tard sur le grand lac salé) …

Mon pote Brian KLOCK (j’adore le travail de cet homme et de son incroyable famille) …

Avec mister vintage himself, Billy LANE (il a, ces deux dernières années, littéralement relancé les courses en anciennes à Daytona à lui seul) …

Et l’un des plus fameux show-bike, toujours par Jack, celui du RAT’S HOLE :
https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/THE-2019-RATS-HOLS-CUSTOM-BIKE-SHOW/

Impossible de tout te montrer, c’est trop énorme !

« Welcome Home » était le thème de cette année et c’est exactement l’impression que nombre de participants ont éprouvée : être de retour chez eux en terre de biker … oui, je sais, écrit comme cela, ça fait un peu neuneu … et pourtant !

Avec une météo qui a été parfaite (à peine quelques épisodes pluvieux espacés – il valait mieux ne pas avoir oublié lunettes et couvre-chef), aucun des méga concerts, spectacles ou concours n’ont été interrompus. Les journées ont été chaudes et ensoleillées, les nuits fraîches et agréables …

Ainsi donc le BUFFALO CHIP permet aux bikers, quand ils ne « rident » pas dans les Black Hills ou Bad Lands, de pouvoir faire la fête toute la journée / nuit totalement à l’écart des autorités locales qui, à l’extérieur, veillent strictement à la conduite des motards et « allument » à tour de bras …

Aucun écart de conduite n’est toléré (comme partout aux USA d’ailleurs) par le bureau du shérif sur les routes aux alentours proches de Sturgis, les amendent pleuvent littéralement. 199 arrestations annoncées officiellement cette année, en hausse par rapport à 2018 : ce qui est finalement assez peu au regard des quelques 700000 mille participants qui veillent à maintenir une ambiance des plus conviviales…

L’autre lieu proche de Sturgis qui est un point de passage obligé, est la ville de DEADWOOD (j’ai déjà décrit tous les sites alentours, tu peux relire cela en te rendant ici : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2015/01/26/sturgis-bike-week-9-deadwood-ville-de-legende/ )

La rue principale est toujours aussi agréable à remonter / descendre (woui, ça marche dans les deux sens). Sur le trottoir de droite, en haut, au Gold Dust Casino tu ne manqueras pas d’aller admirer / saluer DAVID UHL qui travaille et expose ses peintures (Va voir son travail ici : https://www.uhlstudios.com )

Cette année, il inaugurait spécialement pour la bike-week une série totalement nouvelle (par rapport à ce qu’il propose habituellement), dans le genre univers Mad Max /  motard post apocalyptique. L’accueil du public a été excellent.

Et pour finir, c’est d’ailleurs surtout pour cela que l’on vient ici, les routes sont magnifiques et le sentiment de liberté qui s’en dégage est absolument unique
(wouiche, je sais, j’ai pô de gants ni de kaskeu … c’est pô bien, faut pas faire ça)

Et bien évidement, ne surtout pas z’oublier de faire l’acquisition du patch qui va te permettre de faire l’arrogant-suffisant tout au long de l’année auprès des ceusses qui eux n’y étaient pas les pôvreux …

Aller la bise mon titou, on se retrouve à Sturgis pour la 80ème édition en 2020 qui, comme le veut la tradition tous les cinq ans, promet d’être un cru exceptionnel !!

L’Hervé, your Berrichon friend.

JESSI COMBS : mort d’une championne / copine …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

L’été s’achève sur une triste nouvelle : JESSI COMBS, championne de vitesse, femme la plus rapide du monde sur 4 roues, présentatrice de nombreux shows auto / moto pour les télévisions américaines, mécanicienne, pilote de course (principalement auto mais très à l’aise avec une motocyclette aussi) n’est plus …

Je ne vais pas m’appesantir sur sa carrière …

… tu trouveras tous les éléments intéressant dans la presse ou sur le Net …

Tu n’oublieras pas notamment d’admirer la superbe oeuvre que David Uhl avait réalisée avec Jessi en 2014  … c’est l’un des tableau de sa série Women of Harley Davidson. Souviens toi du post que je t’avais proposé à l’époque sur ce superbe travail :

http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2014/01/27/motorcyle-painting/

Je veux juste ici lui rendre hommage et dire combien elle était une personne abordable, sympathique et gentille … à des années lumières de son statut de star (bien qu’en Europe nous ne la connaissions que peu, aux USA elle était connu de tous les amateurs de sports mécaniques) …

Il se trouve que cet été j’ai passé deux jours avec elle début août au fameux Buffalo Chip à Sturgis pendant cette bike Week 2019 …

Je connaissais Jessi depuis 2014, l’année ou notre ami commun David Uhl avait réalisé la peinture d’elle …

A Sturgis, Jessi était comme un poisson dans l’eau, figure incontournable de l’évènement auquel elle participait tous les ans, invitée, au milieu des master builders, champions moto, présentateurs média et autres rock stars  …

Amie de tous, chacun voulait se faire prendre en photo avec elle

et toujours elle jouait le jeu en souriant …

Avec mon ami Jack McIntyre, l’un des douze photographes accrédités du Buffalo Chip cet été …

Qu’est-ce qu’on a rigolé en ce début août … (avec David Big Tow Campbell)

Ce sont les deux dernières photos que j’ai prises d’elle ce 04 août 2019 …

Nous évoquions à cet instant précis l’invitation que je lui avait faite de venir passer quelques jours à Paname …

Salut JESSI, merci pour ta gentillesse, bonne route  …

Hervé, your Berrichon friend