Sara Liberte : another girl of Harley Davidson …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Vive les filles et les motocyclettes !

(t’es d’accord, hein, hein … ?!)

Sara women

Et les artistes aussi bien sûr …

Connais-tu la belle et éclectique américaine Sara LIBERTE ?

Non hein ? … tu m’épaterais là, patate (encore que, si tu as un peu de mémoire tu te souviendras qu’un mag’ spécialisé dans les motocyclettes de marque américaine l’avait invitée à ses kustom days en France en juin 2008 en tant que master builder)

Biker builder, artiste photographe et journaliste

S’cusez du peu … cette jeune femme est un fantasme de biker à elle seule … et bien évidement elle roule en Harley !!!!  … elle est aussi et surtout l’une des figures (pas des plus connues il est vrai) de la scène biker US …

J’adore … normal, je ne suis qu’un homme … I’M ONLY A MAN, par SCORPIONS, extrait de l’album ANIMAL MAGNETISM. 1980, retour des USA et septième album des teutons à pantalon à rayures (autant j’adore leur musique – surtout le concert unplugged de Lisbonne en 2001 et celui d’Athènes en 2013 – autant j’ai toujours trouvé leurs fringues d’un ringard consommé – oui, je sais, on a les combats qu’on peut awouar …).

http://www.youtube.com/watch?v=84QbkA4cF2E

Bon, alors, SARA … ??

BIKER NET lui consacrait une page il y a quelques jours …

Elle est considérée comme faisant partie du top ten des Women Motorcycle Photographers aux USA. Not too bad, n’est-il pas ?!

Sara est devenue une figure influente majeure dans le monde de la photographie moto aux USA après qu’elle eut obtenu son diplôme au Montserrat College of Arts en 1997.

A ce jour, son travail est présenté dans de nombreuses publications de la presse moto biker américaine de premier plan : Easy Rider Magazine, In the Wind, Hot Bike, Street Chopper et IronWorks Magazine (quand il existait encore). Elle travaille également dans la publicité et le marketing. Elle a travaillé avec le Cycle Source Magazine comme photographe maison. Bon, une jeune femme bien intégrée dans le milieu biker quoi …

… au point que notre ami DAVID UHL l’a croquée elle aussi avec son HD XL 1996  …

Sara and her XL, painted by David Uhl

Mais ça va bien plus loin que ça … La motocyclette faisant partie intégrante de sa vie elle fût aussi coproprio et exploitante du bouclard RT’S NORTH HILLS CYCLE Inc. à Pittsburgh de nombreuses années

14 années durant, elle a construit des motos personnalisées et conçu les travaux de peinture qui vont avec …

On lui doit (à elle et Ron Tonetti) d’avoir, entre autres bikes, réalisé pour un joueur des Pittsburgh Steelers ce chopper :

Bike for Barret Brooks of Pittsburgh Steelers

Ou encore … Red and silver qui a gagné en 2007 le HOUSE OF KOLOR / HOK Prestigious Painter price avec ce Custom Pro Street Rod  2006 RTThis red and silver bike won the HOK Prestigious Painter Winner

Pas mal du tout dis donc … respect mademoiselle !

Elle est aussi à ce jour l’auteur de deux livres.

Le premier, “Comment réparer et entretenir les V-Twin américains” en 2006. Guide destiné à ceux d’entre nous qui souhaitent s’occuper eux-mêmes de leur amerloc brélon.

Le second, fin 2013, un book consacré aux tatouages biker …

Book front cover

Book back cover

Whaouu !!!!

Ouchhhhhh … !!!!

Bobo cucul !

La grande classe, i’a pô à dire …

On l’aperçoit aussi régulièrement sur les gros événements bikers qu’elle couvre en tant que journaliste :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hIF8DPVE3Ao

La photo de la mort qui te plante bien l’image du classical bike event … Bon, l’en faut pour tous les goûts, ain’t it ?!                 Même les notres … mdr !

Mais ce sont surtout ses travaux photographiques utilisant la technique de la fusion qui lui ont fait connaître une certaine notoriété … Elle a débuté avec une série sur les femmes et Harley Davidson intitulée  Women and Machine

Dans la continuité de ce travail qu’elle avait entamé il y a quelques années, elle vient d’enchaîner avec les master builders américains  parmi les plus connus (qu’elle côtoie tous, en particulier Dave PEREWITZ et sa fille Jody).

La série s’intitule BUILDER AND MACHINE

Brian Klock

BRIAN KLOCK (j’adore ce type et sa championne de vitesse de femme)

Russell Mitchell RUSSEL MITCHEL d’EXIL CYCLES 

JOHNNY CHOP

Et bien d’autres encore que tu peux voir ici sur son site :

http://www.saraliberte.com/fine_art/builder_machine.php

Alors les garçons … lequel des motards parmi vous aura-t-il l’outrecuidance de m’affirmer qu’il ne vient pas de tomber amoureux de la belle SARA ?

Lequel osera-t-il mentir aussi effrontément !?!?

Eh ben wouala mon pioupiou, on vient à nouveau d’upgrader ton niveau de culture générale biker … (le mien n’atteint pas encore le tien mais ce souffle chaud que tu sens sur la nuque, c’est moi, je te talonne … ne vas surtout pas t’imaginer autre choses, je connais ton imagination  …).

Aller, la bise.

L’Hervé, your Berrichon friend.

Women of Harley-Davidson painting


Hervé

Bonjour copain (et copine aussi, woui c’est nouveau en 2014)

 Tu le sais, je suis un fan inconditionnel du peintre américain DAVID UHL.

jessi

D’autant plus que c’est un ami. Tu imagines donc mon plaisir à parler de lui …

Laisses-moi te narrer l’histoire de sa collection Women of Harley-Davidson series.

Aller, laissons-nous accompagner dans cet hommage à la femme par l’extraordinaire WOMEN IN CHAIN de TEARS FOR FEARS, un chef-d’œuvre :

http://www.youtube.com/watch?v=8Fz5KO4j1Dk

Extrait de l’album SEEDS OF LOVE en 1989 …

Tout a débuté en 1998 lorsque consultant un vieux numéro du Enthusiast magazine (le mag’ historique de la MoCo), il est interpellé par une couverture qui représente une femme, en 1926, en train d’allumer une cigarette assise sur une moto.

David va alors produire le premier tableau de la série et va l’intituler : RUBY.

Cette oeuvre est depuis devenue célèbre aux USA.

Superbe non ?!?!

Tout le monde le sait bien en ville, Ruby est au-delà de toute norme en cette année 1926 avec sa “wild way of life”. Elle a plus de 80 années d’avance sur son temps. Ruby est rapidement devenue une icône aux USA pour les amateurs de femmes indépendantes en Harley-Davidson.

A partir de là, David décide de peindre tous les deux ans, une oeuvre qui représenterait une femme en motocyclette avec l’objectif de produire en tout et pour tout 12 tableaux.

La production suivante fût donc livrée en 2001 : BETTY.

Betty est une femme pionnier pilote dans l’aviation commerciale. Après avoir posé son DC3 Goonie-bird elle se remaquille sur son Knucklehead. Derrière elle, son copilote se dit qu’après tout, une femme qui peut rider une Harley-Davidson peu bien piloter un avion.

Dans cette oeuvre David associe sa passion pour la motocyclette et l’avion (on lui doit aussi de très belles réalisations dans le monde de l’aviation).

Deux années plus tard, David Uhl nous fait traverser l’Atlantique pour rejoindre la verte Angleterre et nous faire rencontrer PEARL.

Par un exceptionnel jour ensoleillé, dans cette Angleterre de l’année 1926, PEARL flirte avec les gars du village devant  l’atelier moto de son boyfriend. On n’a pas envie qu’elle parte mais on aime la regarder s’en aller sur son engin.

En 2003 vînt ROSE. Elle est une créature d’une indépendance rare en cette année 1936. Elle refuse l’aide du pompiste pour faire elle-même le plein de son engin et le cantonne au nettoyage de son feu arrière. 

Deux ans plus tard, David qui voulait évoquer la contribution de la WASP Organization dans les années 40, nous propose RUTH.

Ce tableau est une vision d’artiste de RUTH HELM, qui fût membre du WASP (Women’s Airforce Service Pilots). Cette scène se déroule en 1943 à Sweetwater au Texas et la dépeint juste après l’atterrissage de son P-51 prête à prendre la route sur sa Harley-Davidson 1940 Knucklehead EL bobber (d’après la propre moto de David Uhl).

La vraie RUTH DAILEY HELM

Vint ensuite EVELYN.

Peut-être la plus connue de la série …

Sur la route qui monte à flanc de colline, EVELYN, motarde aguerrie, est arrêtée par un admirateur qui espère avoir enfin trouvé le moyen d’obtenir son attention. Malheureusement pour lui, elle est indifférente et prête à repartir.

Et la scandaleuse STELLA fît son apparition !

David qui en était arrivé à se demander de quelle façon les premières femmes sont-elles montées sur le iron horse fît pas mal de recherches en ce sens et c’est très naturellement qu’il s’est retrouvé au coeur des années 20, ces fameuses années folles, “The Roaring Twenties”. Il a voulu alors reproduire un rendu détaillé de cette période de l’histoire américaine, lui permettant ainsi de boucler avec cette oeuvre la période “Ruby” en suggérant que la motocyclette est l’un des puissants catalyseurs de cette aire de changements.

Stella se trouve devant l’Hôtel Oxford sur une rutilante Harley Davidson au coeur des années 20, déclenchant les réactions offusquées de la précédente génération victorienne qui affiche son mépris. Ces jeunes femmes des années 20 n’auraient pas pu être plus choquantes pour leurs parents : elles ont piloté des avions, conduit des motocyclettes, des voitures, sont allées danser jusqu’aux petites heures du matin, pour ne pas mentionner leurs tenues vestimentaires. Le riche patrimoine de Harley-Davidson comprend nombre de scènes de ce type à l’époque

Avec GLORIA, David nous emmène dans les années 40 / 50 et … dans la réalité contemporaine.

Car David UHL a rencontré GLORIA …

david-gloria

A l’époque, nous sommes en 2011, il y a 70 années qu’elle fait de la moto, elle a 86 ans, pilote un Softail Heritage HD de 2004 et participe encore au rallye de Daytona et Sturgis. Elle a débuté la motocyclette à l’âge de 16 ans.

Voici la photographie qui a inspiré le travail de l’artiste.

Gloria TRAMONTIN y a 25 ans, elle est un superbe symbole de cette Amérique qui nous a tous fait rêver. Elle a rejoint la Motor Maids, Inc. en 1946 (soit 6 ans après la création de ce club qui réuni des motardes de toute l’amérique du nord). C’est l’une des premières et plus anciennes organisations du genre. Elle rassemble aujourd’hui de l’ordre de 1200 membres.

En 2011 Gloria totalisait 500 000 miles au compteur, année où elle a été officiellement introduite au Hall of Fame de Sturgis. Respect Madame !

Et, en 2014 arrive enfin JESSI, qui a ce jour est pour moi la plus belle, la plus accomplie de la série.

Jessi by David Uhl

JESSI trouve son inspiration dans un hommage aux WAVES de la seconde guerre mondiale.

Le 30 juillet 1942 les WAVES furent établies en tant que Division de la US NAVY, intégralement constituée de femmes. Mais c’est seulement le 12 juin 1948 que les femmes ont acquis un statut permanent dans les forces armées des États-Unis. Ce nom, WAVES, était l’acronyme de Women Accepted for Volunteer Emergency Service (femmes admises pour le service des urgences volontaire). C’est aussi une allusion aux vagues (Waves) de l’océan. Le mot «urgence» implique que l’acceptation des femmes était due aux circonstances inhabituelles de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui sous-entendait qu’à la fin de la guerre, elles ne seraient pas autorisées à poursuivre une carrière dans la marine (mais elles et leurs successeurs ont finalement continué pendant les décennies suivantes).

Leur nom officiel est le U.S. Naval Reserve (Women’s Reserve), mais le surnom WAVE leur est resté.

Ainsi, ce tableau JESSI a-t-il été inspiré par ces fameuses WAVES de la Seconde Guerre mondiale, ces femmes qui ont fièrement servi dans la marine américaine.

A l’arrière plan on aperçoit l’un des fameux SJN T-6 Texan.

C’est JESSI COMBS (femme la plus rapide au monde sur 4 roues) qui a servi de modèle.

Le 09 octobre 2013, elle a piloté le North American Eagle (NaE) Supersonic Speed Challenger dans le Alvord desert … 

Jessi Combs this week became the world's fastest woman on four wheels in the 52,000 hp Nor...

… établissant un run officiel à 392.954 mph (soit 632 km/h) et un top speed de 440.709 mph (un dément 709 km/h).

Jim Porter (Rocky Mountain Motorcyle Museum) quant à lui a fourni l’exceptionnel et rare exemplaire d’une Harley-Davdison 1945 de la US Navy.

JESSI sera exposée à Las Vegas et à Barrett-Jackson jusqu’au 19 Janvier.

Voilà mon ami(e), j’espère que ceci t’a plu et qu’au passage tu as appris une ou deux p’tites choses.

La bise.

L’Hervé, your Berrichon friend.