Designer en double file


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Entre deux rides, je l’avoue … je traine sur certains réseaux sociaux. Ne le dis à personne mais j’en ai presque honte à notre époque de trolls robots, de Donald / Vladimir et autre néo-beaufs qui donnent leur avis sur tout  … Néanmoins il est encore possible de faire de chouettes rencontres et voir de bien jolies choses  … c’est ainsi que totalement par hasard je suis tombé sur le Stéph’ …

Ou plutôt, monsieur Stéphane PLASSART, passionné d’auto / moto / graphisme … ça démarre bien, franchement, ce garçon-là a tout pour plaire avec d’aussi bonnes bases !

Stéphane Plassart a suivi une formation de designer industriel mais n’a jamais exercé dans ce domaine. Cependant, il s’est servi de ses compétences pour travailler en agence de pub en tant que graphiste, puis comme directeur artistique, avant de devenir responsable de création. En 2010, il décide de se détourner de ce travail à la commande pour développer l’activité de design d’espaces et de « branding », l’image et le design de marque. Il s’associe à un ancien collègue pour créer une petite agence en « branding ». Ensemble ils répondent notamment à des demandes d’aménagement d’espace et de stands pour salons.

Accro’ au dessin depuis sa plus tendre enfance, Stéphane a bâti sa vie autour de son addiction et en a logiquement fait son métier. Passionné d’automobiles et de motos anciennes d’aussi loin qu’il se souvienne, il a décidé il y a quelques années de consacrer une partie de son temps libre à réunir ses passions pour à la fois exprimer et partager ce qui le fait vibrer. C’est ainsi qu’il a choisi de partager son goût pour tout ce qui roule par le biais des arts graphiques en s’intéressant à l’histoire de l’art, la typographie, les réclames anciennes, la littérature. Il tente dans ses créations picturales une approche non conventionnelle du sujet sur deux ou quatre roues.

Pour cela, Stéphane collabore régulièrement avec des passionnés du monde de l’ancienne (auto / moto) pour lesquels il prépare des visuels, des logos (Rallye Napa valley 750 en Californie par exemple) et notamment le team Los Amigos qui l’a sollicité il y a 2 ans pour réaliser des logos et affiches pour leur participation au tour auto, aux Classic Days au Mans.

Stéphane conduit (plus qu’il ne pilote confie-t-il lui-même) une Ducati ST2 de 1988 et restaure actuellement une BMW r100rs de 1979…

Et parce que sa passion mécanique le pousse aussi vers l’automobile, sa première et seule auto ancienne, une Simca 1100 GLS de novembre 1969, achetée en 2006 et vendue en 2012…

Du début classique d’un apprenti graphiste de la fin des années 80, il a trouvé sa voie grâce au numérique au début des années 90. Depuis lors il développe le dessin vectoriel, mettant à profit le potentiel des outils disponibles sur le marché. Tout un panel que Stéphane adapte selon les besoins du moment et les projets.

Il travaille en général sur coup de cœur, qui l’entraine dans des recherches de documentations, de visuels, d’historique, puis premiers croquis à la main avant mise au propre sur son Mac

Certains dessins donnent lieu à 3, 4 versions différentes qu’il commercialise sous forme d’affiches (40x60cm, cartes postales…) sous la marque « En double file ».

La petite entreprise est présente sur le Net, chez quelques revendeurs …

Il essaye de participer à des événements auto / moto lorsque c’est possible …

En 2020, ce fût compliqué bien évidement …

Stéphane n’a pu participé qu’à Charade Heroes, fin septembre sur le circuit de Charade …

Tu peux retrouver son travail sur Insta’ : https://www.instagram.com/steffgraphik/?hl=fr

Et sur son site : https://www.endoublefile.fr

J’espère que le travail de Stéphane te plaira autant qu’à moi, n’hésite pas à le contacter, le gars est des plus sympathiques …

Contact : Stéphane PLASSART, 11 rue comte Claude-Louis Berthollet, 49300 Cholet

Mob. 07 60 41 9000 / plassart1973@gmail.com  steffgraphik

Aller, la bise mon titou.

L’Hervé, your Berrichon friend

Le dernier ride 2020 : go East!


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Pas question de terminer l’année 2020 sur une coupe de champagne et encore moins un virus ! Sauf celui de la motocyclette.

Aller, viens, je te propose de découvrir un dernier ride qui va te permettre d’améliorer ta résistance au froid, ta capacité à rouler sur petites routes piégeuses à la glisse et de compléter ta culture générale déjà immense …

Ainsi donc, ce samedi matin 26 décembre ne pleut-il pas, ça pique aux extrémités et glisse dans les coins (entrée en douceur sur les ronds-points dont on sort en seconde, surtout sans accélérer, en serrant bien les fesses) … VALMY, me voici !!!

L’idée : un petit ride de 450 kilo’ dans la journée, départ neuf du mat’ de Paname et retour avant la tombée du jour, un max’ de petites routes et, « cerise sur le paquebot », tenter d’apprendre quelque-chose qui pourra toujours servir à faire le kéké en soirée …

Go East!!

Direction Coulommiers, sa sortie Est au rond point derrière l’église …

… qui va te faire enquiller la D66 le long du Grand Morin (rivière) jusqu’à la Ferté-Gaucher (centre-ville) où tu repiques Nord-Est vers Montmirail par la D215 pour aller retrouver le Petit-Morin (rivière) que tu vas longer par la D43 jusqu’à Croizar-Joches. Là, tu montes sur la D45 pour rejoindre Bergères-les-Vertus sur la D933 tout droit jusqu’à Chalons-en-Champagne (tu es au nord de Sézanne, au sud d’Epernay) …

La D933 n’a aucun intérêt, c’est une longue ligne droite … si ce n’est qu’elle va te permettre quelques arrêts photo’ sympa’. ça t’occupera car en ces temps de covid, oublie les bistrots et leur café chaud, faut rouler au thermos …

Fermé !

A Vertu, après avoir pris le rond-point (toujours sans te mettre par terre), tu sors le Kodak et penses à tes potes américains / japonais qui vont une fois encore mousser quand tu leur enverras la photo de ton brélon avec cette bouteille …

Et puis, surtout, surtout, quelques kilomètres plus loin, après être revenu sur la D933, la fameuse photo que tout bon motard parigot se doit d’avoir fait une fois dans sa vie sur deux roues (qu’on se rassure, la photo est aussi possible avec motard breton, corse, marseillais, normand, etc.) …

Woui, je sais, c’est très … bête …

Aller, hop, retour sur la D933 jusqu’au carrefour de la bataille de Champaubert qui comme tu le sais déjà est une des batailles de la campagne de France qui se déroule de fin décembre 1813 à avril 1814 et durant laquelle, le boss, Napoléon 1er tente d’arrêter l’invasion de la France et conserver son trône. Malgré plusieurs victoires, dont celle de Champaubert, et après l’entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l’empereur abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l’île d’Elbe …

La bataille de Champaubert s’est déroulée le 10 février 1814. Elle s’est soldée par une victoire des troupes de Napoléon Ier, commandées par le maréchal Marmont, sur les russes. Cet épisode fait partie des événements de la campagne des Six-jours …

A ce stade de ton périple ce jour-là, non seulement ça commence à piquer grave dans le slip, ça glisse toujours autant en alternance de brumes et d’éclaircies magnifiques mais il devient de plus en plus évident que ça va être compliqué de rester un temps soit peu présentable, je n’ose dire propre … ça commence à faire vrai Tarmo de la route là !!!

De toute façon, comme le dit ce vieux proverbe bantoulé que j’aime beaucoup : – « Real riders have dirty bike » …  Ce qui d’ailleurs m’arrange bien, n’étant pas un grand fan de la chiffonnette … ce qui dans le milieu Harley me fait passer au mieux pour un fantaisiste (qui roule) au pire pour un hérétique (qui roule …lui) …

Aller, hop, en selle, c’est reparti, droit sur Chalons-en-Champagne que l’on traverse par le centre ville, direction Verdun sur la D3N3 (plein est), et 20 minutes plus tard tu arrives à l’intersection avec la D284 (à main gauche), minuscule route qui, au milieu de nulle part va te faire passer sous l’autoroute A4 et t’abandonner totalement seul aux portes du village de VALMY, enfin !

Fameux dans l’histoire de France, ce petit village de presque 300 âmes semble quasiment isolé du reste de la galaxie. On comprends que biffins, cavaliers et autres artilleurs soient venu ici s’éclater au fil des siècles, ça n’est pas l’espace qui manque …

A perte de vue … le lointain …

Et sur ces plateaux, un vent de gueux qui traverse tout … il est 13h30, j’ai du mal à faire mes photos tellement je tremble. Ceci dit, tout va bien, c’est du bonheur sur pneumatiques, il n’y a pas âme qui vive, le site est entièrement à moi (surtout ne pas glisser et faire tomber le brélon de 350kg parce que sinon tu dors ici ce soir lapin) …

Motard frigorifié à nez rouge morveux content d’être ici. Youpi !

La bataille de Valmy, également appelée bataille ou affaire du camp de la Lune (c’est chouette comme un épisode de Star Wars ce nom !!), est la première victoire décisive de l’armée française pendant les guerres de la Révolution ayant suivi le renversement de la monarchie des Bourbons …

Le camp de la Lune est le nom de la position retranchée occupée par l’armée prussienne. Le roi de Prusse s’étant logé dans une auberge appelée Auberge de la Lune, le bivouac de son armée prit le nom de camp de la Lune …

La bataille eut lieu le 20 septembre 1792 lorsqu’une armée prussienne, commandée par le duc de Brunswick, essaya de marcher sur Paris. Les généraux François Christophe Kellermann et Charles François Dumouriez réussirent à arrêter l’avancée prussienne près du village de Valmy en cette vaste Champagne-Ardenne …

A quelques centaines de mètres du célèbre moulin (reconstruit en 2005), un monument à la gloire de Kellermann …

En ces premiers mois des guerres de la Révolution — plus tard appelée guerre de la première coalition —, le nouveau gouvernement français était presque sans légitimité ; par conséquent, la victoire à Valmy devint une victoire psychologique décisive pour la Révolution et ses partisans. L’issue de la bataille est considérée comme « miraculeuse » et est présentée comme une « défaite décisive » de l’armée prussienne. Après la bataille, la jeune Convention nationale est suffisamment revigorée pour déclarer la fin officielle de la monarchie en France, et l’avènement de la Première République. Valmy permet à la Révolution de s’établir, étant ainsi considérée comme l’une des batailles les plus décisives de l’Histoire.

En résumant à peine, c’est ici que la France contemporaine prend ses racines …

Une chapelle a aussi été construite sur le site. Elle renferme les cendres de la princesse Ginetti, arrière-petite-fille du général Kellermann, qui par ses dons avait permis l’aménagement du site …

Le Centre historique Valmy 1792 (fermé évidement ce jour-là) a ouvert ses portes en 2014. Situé en contre-bas du moulin, son architecture est semi-enterrée. Il propose une visite au cœur de la tourmente révolutionnaire et permet de comprendre les enjeux, le déroulement et les conséquences de cette bataille. Une grande maquette en relief et animée permet comprendre la stratégie imaginée par Dumouriez

Bon, en redescendant du site, tu jetteras tout de même un oeil à tes pneumatiques, il ne faudrait surtout pas que la boue les ait rendu glissants … Oui, allons tout de même remonter la rue principale de Valmy pour voir à quoi ressemble ce petit village …

Et là, surprise, ça commémore de tous côtés …

Plusieurs généraux étrangers se sont illustrés à Valmy, le plus fameux étant sans doute Francisco de Miranda (1750-1816). Sa statue rappelle encore le rôle qu’il a joué en Argonne en 1792.  Arrivée pour la seconde fois en France en mars 1792, Francisco de Miranda, vénézuélien, fut nommé sur les conseils de Danton, brigadier dans l’armée de la Meuse. Après des exploits militaires, il devint général et participa au duel d’artillerie de la bataille de Valmy (qui fût essentielle : les 36 canons français y ont tiré 20.000 boulets) …

De retour en Amérique du Sud, il combattit aux côtés de Bolivar pour l’indépendance de son pays. Battu par les Espagnols, il fut emprisonné à Cadix où il mourut en 1816…un 14 juillet .

Attends, ça n’est pas fini … À quelques mètres de la statue de Miranda, le buste de Simon Bolivar rappelle cet autre héros du Venezuela. Il n’était pas présent à la bataille de Valmy …

Le général Simon Bolivar avait repris l’œuvre de libération de l’Amérique du sud de Miranda et affranchit le Vénézuéla de la domination espagnole pour la seconde fois (1822). Aussi, en souvenir son buste fut installé en 1983 en face de la statue de Miranda …

Attends te dis-je, ça n’est toujours pas fini !

Au moment de faire demi-tour : bingo, tu tombes sur ce que l’on appelle un « Char pot de fleurs » …

Quelques mètres après la statue de Miranda, un char M-47 Patton en train de pourrir sur chenilles, pas valorisé, sans le moindre entretien ni aucune autre plaque commémorative / explicative … C’est nul, franchement !!

Le M47 Patton char moyen, est destiné à remplacer tous les Sherman M4 et les M26 Pershing développés pendant la Deuxième Guerre mondiale et qui s’avèrent être vraiment faibles vis-à-vis de la concurrence. Il est le deuxième char portant le nom de Patton. Peu utilisé par l’US Army et l’US Marine Corps, il est abondamment livré aux pays de l’OTAN et de l’OTASE par le biais du Military Assistance Program

On trouve très peu d’information sur le Patton de Valmy. Il a été donné à la commune (par l’armée française je suppose) afin de commémorer la libération de Valmy en août 1944 par la troisième armée du général Patton … nombre de personnes pensent que ce char a participé à cet évènement, ce qui est techniquement impossible puisque ce modèle a été produit à partir des années cinquante …

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Aller, retour par la D3 N3, Chalons, la D933 (faut tracer pour être à Paname avant la nuit) jusqu’à Viels-Maison, à gauche plein sud pour deux dernières photos que je voulais prendre depuis longtemps … à Bellot sur la D45 en direction de Coulommiers …

Le superbe Poilu remis en peinture sur la place du village

Et 100 mètres plus loin, la photo très UrbEx devant l’ancienne usine de cidres et dérivés (je me demande ce que peuvent bien être ces fameux dérivés) …

Franchement, cette petite sortie à Valmy a tenu toutes ses promesses, elle en valait la peine ! Vas y faire un tour, tu vas adorer …

Aller mon titou, la bise, la bonne année et la santé !!!

L’Hervé, your berrichon friend

Une idée de ride : l’Hôtel de France


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Un moment que je n’ai pas posté un nouveau billet… Simple paresse de ma part … Mis à part la première période de confinement, j’ai malgré tout beaucoup roulé entre juin et mi-novembre … et vu pas mal de choses intéressantes … dont l’étonnant HOTEL DE FRANCE

Je te propose ici un beau prétexte à balade, d’ouvrir tes chakras sur le monde de l’endurance automobile et de compléter ta culture déjà énorme du sport mécanique. Pas moins !

Je sais que nous traversons une étrange période et j’espère sincèrement que tu es en grande forme, que la situation n’est pas trop pénible pour toi.

Oui, étrange époque, car même en plein second confinement, il est encore possible de connaître de bons moments. Par exemple, il y a quelques jours le Harley Owners Group / HOG m’a cueilli par surprise en m’envoyant un patch et ses compliments pour en être membre depuis … 25 ans. Je sais bien que c’est un peu ridicule, mais j’ai apprécié. Petit plaisir du quotidien.

Déjà 25 ans ?!?!?!?! J’ai pourtant l’impression que cela remonte à hier …

Donc, pour oublier l’actuelle situation j’ai roulé comme jamais ces derniers mois. Nombre d’évènements moto ont été annulés (les américains ont tout de même maintenu la Biketoberfest 2020 à Daytona le mois dernier – même pô peur les gars !!!!!). J’étudiais les cartes routières en ce début octobre lorsque mon pote de la route Thierry le Porscheman m’a envoyé le dépliant de la toute dernière exposition provisoire du circuit du MANS dédiée à la fabuleuse PORSCHE 917 

Comme tu le sais, je n’ai vraiment aucun intérêt pour le monde de l’automobile, mais quand j’ai l’opportunité de rencontrer une légende, je ne dis jamais non : nous avions un nouveau plan, en route pour LE MANS !

Cette exposition est tout simplement fabuleuse. Vas-y ! Actuellement le musée est à nouveau fermé mais dès sa réouverture, fonce ! Pour un prix dérisoire tu vas approcher des objets à quatre roues mythiques. Ce ne sont plus des wouatures, c’est de l’art, du design, des performances de science-fiction (à replacer dans les années 70), des histoires et anecdotes à peine croyables. Magique !!!

L’expo’ te propose même d’admirer la seule 917 au monde qui soit immatriculée (en Alabama à l’époque) pour la route par le comte Rossi di Montelera. Complétement dingue ce truc … En gros, cela revient à coller une immat’ à un avion de chasse pour le faire rouler dans le trafic routier classique … Euh ????

A la sortie de l’expo’ 917, tu accèdes (pour le même prix) directement au musée lui-même et à sa fabuleuse collection permanente d’automobiles et motocyclettes de toutes les époques. Le plaisir est intact à chaque fois que j’y retourne …

Cette fois-ci,  j’ai particulièrement apprécié cette très, très rare (un seul exemplaire produit en 1907 en Mayenne) PAUL BUARD. Un cylindre vertical … A vapeur !!! Atteignant les 30km/h. Fabuleux génie français de ce début de XXème siècle où tout  était possible / permis …

Et puis, après deux bonnes heures de pur bonheur sur pneu, vint le moment de reprendre la route …

Direction l’HOTEL DE FRANCE à la Chartre sur le Loire

Bienvenue dans notre belle France profonde et dans l’histoire du sport l’automobile. Trouver un endroit paisible (notamment pour dormir) pendant la semaine de course au Mans peut être un vrai défi. C’est pourquoi les équipes de course des années 1950 à 1970 venaient à l’Hôtel de France, à 26 miles (pour les anglo-américains) au sud-est du circuit. L’hôtel de 22 chambres, avec sa façade Art Déco (située au 20, place de la République), est célèbre pour sa longue association avec les pilotes, les équipes et les voitures des 24 Heures du Mans

Depuis près de 65 ans, l’Hôtel de France est LE refuge secret de choix pour certains des plus grands pilotes participant aux 24 heures du Mans. Il a d’abord été découvert par les directeurs de course au début des années 50 et au fil des ans, les équipes d’Aston Martin, Porsche, Ford, Ferrari, Triumph et TVR ont tous préparé leurs voitures dans la cour de l’hôtel, puis les ont conduites vers et depuis le circuit sur la voie publique. Derek Bell, Jacky Ickx, Jochen Rindt, Bruce McLaren, Sir Stirling Moss, Jackie Stewart, Mario Andretti, Caroll Shelby et bien d’autres y ont séjourné, revenant souvent encore et encore … Les chambres portent leur nom en hommage

Les amateurs de voitures de course et classiques peuvent lire toute l’histoire de l’Hôtel de France (je te rassure, les motards aussi) ici : https://lhoteldefrance.fr/wp-content/uploads/2017/06/Hotel-de-France-Hostory-11.pdf

Franchement, prend le temps de regarder ce fichier pdf. C’est un document exceptionnel et rare. Tu n’as jamais vu un tel « témoin » du bon temps passé de la course / mécanique automobile d’antan

L’hôtel a ouvert ses portes en 1905, après avoir été géré par la famille Pasteau au cours des quatre dernières générations, avant un changement de propriétaire à la fin de 2013. A partir de 1953, il est utilisé comme siège des équipes de course du Mans, notamment par des équipes dirigées par John Wyer. Wyer a conduit les équipes victorieuses Aston Martin et Gulf Oil, et sa première victoire au Mans, en 1959, a été célébrée à l’Hôtel de France

L’hôtel est un réceptacle rempli d’anecdotes de l’histoire de la course automobile de cette seconde moitié du XXème siècle. Et cela continue car tout amateur de sport automobile se doit de passer au moins une fois une nuit ici. Le nombre de voitures de sport (immatriculées dans toute l’Europe) garées tout au long de l’année sur la petite place devant l’hôtel où dans son parking privé est proprement étonnant

A la grande époque, le garage Renault sur le côté de l’hôtel et ce qui est maintenant un parking à l’arrière de l’hôtel ont longtemps été utilisés par les mécaniciens pour travailler sur les voitures de course …

N’est-elle pas incroyablement géniale cette photo ? Qui imaginerait ça aujourd’hui ? Un jeune garçon au milieu des bolides, qui vont courir aux 24h du Mans, en pleine préparation au garage Renault du coin de la rue …Totalement inconcevable … et c’est bien dommage.

Voitures qui ensuite rejoignaient le circuit (et en revenaient), par les petites routes locales et ce jusqu’à la fin des années 70. Dingue  …

L’hôtel est la Mecque des fans des 24 Heures du Mans. Les murs du bar sont recouverts de photos de pilotes de course passés et présents, dont beaucoup ont été signés par eux-mêmes. L’extraordinaire patrimoine automobile de l’hôtel prend vie dans la brasserie avec ce papier mural spécialement conçu. Des souvenirs ornent également les murs … impossible de ne pas éprouver une vraie nostalgie (même pour un Tarmo je te jure) de ce temps passé …

L’hôtel a fait l’objet d’importants travaux de rénovation début 2014, conservant et mettant en valeur son patrimoine automobile. Quand tu arrives dans ce petit village français typique, c’est comme faire un pas dans un passé glorieux… j’adore !!!

Carroll Shelby vainqueur des 24h en 1959 (je suppose que comme nombre d’entre nous tu as du voir Le MANS 66 ces derniers mois), Steve Mc Queen lors de la préparation pour le film culte 1971 Le Mans, célébrités, politiciens et mondains ont afflué ici pendant les courses du Mans d’antan, Jackie Onassis, Bobby Kennedy, le président René Coty … Les Clubs de propriétaires d’Aston Martin et Ford et de nombreuses associations et constructeurs automobiles ont régulièrement tenu des réunions, des célébrations à l’hôtel depuis ses jours de gloire. Ils reviennent encore régulièrement

Sans oublier que cet hôtel est une excellente base arrière pour rayonner dans la région via ses superbes petites routes. Découverte du patrimoine architectural français assurée

N’oublie pas de prendre des photos  …

L’hôtel dispose d’un parking sécurisé, une aubaine pour ceux qui ont des voitures de sport ou des anciennes classiques ou des motos. Au passage, tu en profiteras pour admirer le vieux camion Citroën HY, « Tube », de l’hôtel, dans la cour arrière …

ASTON MARTIN RACING, TVR et FORD ne sont que quelques-unes des grandes équipes d’usine qui ont utilisé l’hôtel à l’époque. Tout et n’importe quoi, des Porsche 917 aux Ford GT40, a été préparé, stocké et conduit sur le circuit depuis les garages de chaque côté du bâtiment. C’est la crise pétrolière dans les années 70 qui a redistribué les cartes et a notamment mis fin à la participation de GULF …

L’HOTEL DE FRANCE n’est pas un hôtel extravagant qui suinte la richesse. Au contraire, il a une vraie ambiance, une équipe des plus sympathiques, d’excellente chambres et une cuisine traditionnelle d’excellente niveau. C’est un vieil hôtel riche en caractère et, après sa restauration, moderne et très confortable. On y a aussi tout à fait le droit de ne pas apprécier les sports mécaniques, il est tout aussi attrayant pour ceux qui sont à la recherche d’un week-end romantique

Après un excellent dîner ce samedi soir-là et une très bonne nuit de sommeil, il était temps de partir. Mais, à 8 heures le dimanche matin, dans cette partie de France, prépare-toi (mi-octobre, mais je suppose que c’est pareil … toute l’année) à faire face à une spécialité locale : le fameux brouillard de la Vallée de la Loire… drôle, mais assez dangereux sur les petites routes locales

Ceci dit ce jour-là, le soleil de cet incroyable automne 2020 et revenu relativement vite, nous permettant d’admirer de nombreux sites tous plus beaux les uns que les autres …

Villages après villages …

Finalement, il a bien fallut rentrer à Paname après ces deux fantastiques journées et ce petit tour de pas tout à fait 500km … la tête pleine d’images fantastiques …

Bon, tu sais ce qu’il te reste à faire : fonce voir l’expo’ 917 au musée du circuit du Mans et va passer une nuit à l’Hôtel de France. Christophe le sympathique taulier a un nombre proprement incroyable d’histoires de champions, d’écuries et d’automobiles à te raconter …

Aller mon titou, je te claque la bise (Houlala, je prends des risques là, en pareille époque …).

L’Hervé, your Berrichon friend

Noémie … alias GASOLINE MAAB


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai toujours été fasciné par les artistes : musiciens, sculpteurs, peintres, dessinateurs… je leur voue une admiration proportionnelle à l’abysale absence de talent artistique qui est la mienne … (je compense naturellement en ayant la plus belle motocyclette de le mon dentier, bin wouiche) …

Et quand de plus, certains donnent libre court à leur créativité dans le domaine de la motocyclette, c’est simple je me transforme en midinet(te) total(e) fan hystéro …

Aussi, laisse moi partager mon nouvel enthousiasme pour une jeune artiste française, une (déjà) future grande que je n’ai pas rencontrée sur la route mais … sur un fameux réseau social. Chance, après quelques échanges sur messagerie, cette charmante jeune personne a accepté que j’écrive quelques lignes sur elle et son magnifique travail …

Elle se nomme Noémie MARMORAT, a 26 ans, est designer produit et accessoirement artiste dans l’univers de la moto et de la wouature (je crois que le terme officiel est « automobile ») …

Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Noémie a suivi des études d’arts appliqués pour devenir designer produit…

 » C’est en devenant designer que je me suis intéressée de plus près au monde de l’automobile et de la moto. Je suis issue d’une famille de motards et j’ai toujours été passionnée par ce milieu« Lorsque son frère jumeau a eut sa première moto, il lui a demandé de la lui dessiner, c’était une Kawasaki Ninja 300. Noémie n’avait jamais dessiné de moto auparavant…

Trouvant que le résultat était plutôt satisfaisant, elle a commencé à dessiner quelques motos et voitures pour le plaisir et à les poster sur les réseaux sociaux …

Les gens ont commencé à suivre son travail et à la contacter pour lui demander de leur dessiner leur moto ou voiture. C’est à partir de ce moment là que Noémi a réuni ses deux plus grandes passions : le milieu de la moto et le dessin… Lucky girl!!!

« Petit, on s’est tous essayé au dessin timidement, aux crayons de papier ou plus franchement aux feutres et aux crayons de couleur » …

« Et puis, il y a ceux qui ont acté que le dessin n’était pas fait pour eux. Je fais partie de ceux qui n’ont jamais vraiment lâché le crayon« …

En fait, contrairement à la plupart des gens, Noémie a juste continué de dessiner en grandissant …

Et elle considère que cela a développé son sens de l’observation …

D’après Noémie, peu importe le milieu artistique dans lequel on évolue, il lui semble important de développer sa sensibilité et son trait avec les outils manuels « classiques » tout en étant conscient des possibilités qu’offre le digital aujourd’hui …

Elle utilise principalement des promarkers et crayons de couleur…

Depuis peu le posca, pour accentuer la lumière et donner encore plus de relief à certaines parties/pièces de la voiture/moto …

Son style de dessin se veut au plus près de la réalité …

A force d’observation et de réflexion, Noémie a pu comprendre comment la lumière interagissait avec les matériaux. Son but pour chaque œuvre est de rendre difficile le discernement entre le dessin et l’objet …

En fonction du modèle, elle passe entre 10/20 heures sur chaque dessin pour leur donner vie…

Aujourd’hui Noémie réalise les dessins sur commandes personnelles. Il suffit de lui  envoyer une photo en haute définition de ton brélon d’amour (ou de ta caisse à savon/wouature – bon sang que ce mot est laid) …

Elle a comme projet de se développer également dans le domaine de l’aviation et du bateau. D’où l’intitulé de mon nom d’artiste GASOLINE MAAB (Motorcycle/ Automotive/Aviation/Boat) … CQFD !!!!

Designer de métier, Noémie a travaillé quelques mois en entreprise mais s’est rendue compte qu’il lui manquait le contact, les aventures humaines et les voyages …

Noémie avec son altesse Ago’… pas mal question contact non ?!?!

Depuis, de rencontres magiques en lieux hétéroclites, elle emballe et déballe ses tableaux tous les mois, (et parfois plus), et selon ses propres termes s’éclate grâce à vie riche et nomade …

 » J’enchaîne et je multiplie de grands bonheurs, par la diversité des lieux et la variété des personnes que je rencontre » ...

«Je dessine tous les jours et je vois mon trait changer, j’ai encore plein de choses à apprendre, c’est sans fin et c’est sûrement ce qui me plait le plus» …

Et ce qui a commencé comme un service familial est rapidement devenu une petite entreprise. Noémie / GASOLINE MAAB vit désormais de son art mécanique …

Noémie aime se rappeler que  « Ce qui est différent m’enrichit » disait un certain Saint-Exupéry. Son coup de crayon est son plus bel alibi pour découvrir et investir des lieux et vous rencontrer …

Voilà mon titou, si tu cherches GASOLINE MAAB, tu la trouveras ici :

PHONE: + 33 6 35 52 01 99
SOCIAL NETWORKS : INSTAGRAM : GASOLINE_MAAB FACEBOOK : GASOLINEMAAB
EMAIL : GASOLINECONTACT@GMAIL.COMWEBSITE: HTTPS://GASOLINEMAAB.BIGCARTEL.COM

Vas-y, fonce ! Noémie pratique des prix tout à fait abordables au regard de son talent, fais-moi confiance …

Pour ma part je ne vais pas tarder à la faire bosser, mon anniversaire arrive et mon brélon me supplie de se faire tirer le portrait (bin woui, ma moto me parle tous les jours … pas la tienne ??????????)…

Aller, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend …

ns total fan .

Ride to the Belgian Liberator


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Laisse moi te donner une idée de balade avec un objectif assez peu connu qui va de plus élever (encore) ton niveau de culture générale …

Quelques temps avant Noël dernier j’étudiais les cartes routières du nord de la France pour tenter de dénicher quelques petites routes improbables. Mon intention étant d’aller rendre visite à ma fille qui vit à Lille en faisant un petit crochet par la Belgique pour aller boire une petite mousse et accessoirement un café à la concession Harley-Davidson de Mons…

Bien évidemment, il n’est pas toujours aisé de rouler en hiver. Mais j’apprécie beaucoup cette saison qui apporte toujours une réponse appropriée, naturelle et écologique au problème de la prolifération des radars sur nos routes.

Ainsi, préparant mon trajet je consultais le Net et tombais totalement par hasard sur une étonnante histoire de motard égaré qui allait définitivement donner un sens très intéressant à mon voyage : je me préparais à rencontrer le Belgian Liberator

Chaque année, c’est en septembre que la Belgique célèbre l’anniversaire de la libération du pays du joug nazie pendant la seconde guerre mondiale. Il y a 75 ans, les citoyens belges accueillaient les premiers libérateurs Alliés après quatre années d’une dure occupation …

J’ai découvert qu’un monument représentant un motard américain sur sa WLA avait été inauguré à Rumes / La Glanerie, en Belgique en 2009 … Je n’en revenais pas ; jamais je n’avais entendu parler de cette étonnante sculpture… à moins de cinq heures de (petites) routes de chez moi. Je devais absolument voir ceci de mes propres yeux : un monument commémoratif dédié à ma marque favorite de motocyclettes et un grand (petit) fait historique quasiment inconnu du grand public …

Rumes / La Glanerie est un très petit village non loin de la frontière franco-belge (à moins d’une heure à l’est de Lille) qui a été « libéré » par un motard pilotant une Harley Davidson WLA appartement à la seconde division blindée américaine (la fameuse 2nd Armored Division dite “Hell on wheels”) début septembre 1944…

Quand le motard réalisa qu’il avait franchi la frontière il fit demi-tour car il n’était pas supposé être si loin en avant de son unité en ce samedi 2 septembre 1944, vers 9 heures du matin. Mais ce petit “incident” fit de lui le premier américain à entrer en Belgique ce jour-là …

Officiellement, le Liberator le plus célèbre en Belgique (commémoré tous les ans dans la ville de Peruwelz), est James Carroll du 628ème Chasseur de Chars (628th Tank Destroyer) qui fût le premier GI à entrer dans ce village le 03 septembre, c’est-à-dire le lendemain seulement de l’intrusion à la Glanerie. Une photo de James Carroll sur sa WLA, acclamé par une foule en liesse à Peruwelz ce 03 septembre 1944, est assez connue d’ailleurs…
Harley-Davidson a produit de l’ordre de 70.000 WLA et WLC pour la US Army et ses alliés durant la seconde guerre mondiale…

Ces motos furent surnommées en Europe “Liberator
A l’occasion on se souviendra aussi d’une autre photo de la première Harley-Davidson entrant en Allemagne à la fin de première guerre mondiale, celle du caporal Holtz sur son side-car, le first Yank to enter Germany at the end of the Great War

Donc, Belgique, me voici, en route pour un petit week-end de trip hivernal aller-retours de l’ordre de 900km / 560 miles…

La « libération » de la Belgique débuta la veille du jour ou James Carroll entra dans Perulwez, le matin du 02 septembre … quasiment par accident. En fait, lorsque ce motard eut traversé une petite rivière (l’Elnon) à l’entrée de La Glanerie, il remarque un villageois agitant un drapeau tricolore noir, jaune, rouge …

Après avoir demandé au villageois pourquoi il n’avait pas un drapeau bleu, blanc, rouge, il comprit qu’il avait été trop loin et qu’il avait quitté le territoire français. Il fit immédiatement demi-tour, n’ayant pas reçu l’ordre de passer la frontière. Il sera suivi, une demi-heure plus tard, par une jeep puis, vers 11 h 30, par les engins lourds de la même unité : le 82e bataillon de reconnaissance de la division Heel on Wheels. Ces éléments appartiennent à la 1ère armée du général Hodges qui, avec la 3ème armée de Patton, forment le 12e groupe d’armées…

Fait surprenant et finalement assez incroyable : personne ne connait le nom de ce motard de la Hell on Wheels…

Larmée américaine n’a pas mentionné cet évènement dans ses archives. On trouve simplement sur le Net une photo mise en ligne par un homme dont le père, Zeke DeVane, qui était pilote de WLA se souvenait avoir « libéré » une ville en Belgique ou aux Pays-Bas où il se souvenait avoir été le premier soldat US à arriver sur place. Mais l’homme n’est pas sûr de lui…

Même si effectivement la photo sur laquelle on le voit avec sa moto fait sens : on y distingue bien le marquage distinctif de la 2nd Armored Division sur le garde-boue.

Le lieu où se trouve cette superbe sculpture n’est pas aisé à trouver. Etant installée dans la campagne belge, très à l’écart des axes principaux, presque au milieu de nulle part c’est un challenge très excitant que d’essayer de la localiser. On peut aisément tourner un peu dans le coin avant de trouver ce petit trésor…

L’artiste qui a produit cette œuvre très détaillée (résine qui imite le bronze, l’effet est spectaculaire, même à quelques mètres on ne fait pas la différence) est un belge dénommé Erik Dupon qui vit à une quarantaine de kilomètres de Rumes / La Glanerie. Il est né en 1944, l’année même où se déroulèrent les faits…

Mais une bonne histoire ne va jamais sans quelques polémiques.
Les unités qui, ce matin-là, pénètrent à La Glanerie sans coup férir et prennent contact, vers 11 h 30, avec les résistants seraient même les premières troupes américaines entrées en Belgique qui ainsi marquèrent le début de la délivrance du pays, selon un arrêté du Régent du 22 mai 1945 qui cite les GI de la deuxième division blindée à l’ordre du jour de l’armée belge…

Ce texte, sur la foi duquel les autorités communales de Rumes firent graver en 1984 une plaque commémorant l’arrivée à La Glanerie des premiers Américains entrés en Belgique, est toutefois contredit, depuis novembre 1948, par un document provenant du centre de recherches historiques attaché aux quartiers généraux du commandement européen de l’armée américaine.

Les premières troupes américaines, écrit son responsable, le colonel Harry Larter, ont pénétré en territoire belge aux environs du village de Forge-Philippe. En particulier, les unités de reconnaissance de la neuvième division d’infanterie, 7e corps, de la 1re armée U.S. ont franchi la frontière belge près de Forge-Philippe à 11 h 07 (soit à 9 h 07, heure locale) près de Rongy…

Un habitant de Forge-Philippe prétendra même avoir rencontré au Long Wez, le vendredi 1er septembre, à 19h30, une jeep occupée par quatre voltigeurs de la neuvième division U.S.…

Sauf à considérer que le demi-tour d’un motocycliste distrait constitue une libération en bonne et due forme de La Glanerie, ce samedi-là, il aurait donc été coiffé sur le poteau frontalier par l’avant-garde de la neuvième division d’infanterie qui investit Cendron (Momignies), à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Chimay: ici aussi, une plaque commémorative rappelle l’événement…

Une belle querelle de clocher, comme nous les aimons nous aussi en France.

Ride hard, stay humble and learn everyday!!

Quoi qu’il en soit, ce fût une très belle balade …

L’Hervé, your Berrichon friend

Ace Café : ride with the Rockers to Brighton (3)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ainsi donc, ce dimanche matin, retour à l’ACE CAFE pour un breakfast bien gras parmi les bikers et autres rockers anglais sous un magnifique soleil londonien … La journée promet d’être belle …

L’objectif du jour est de rejoindre Brighton avec plusieurs centaines de motards qui participent eux aussi a cet évènement annuel, le BRIGHTON BURN-UP

Ce matin là donc, le pasteur du fameux CLUB 59 est présent. Le Father Sergiy Diduk a été nommé vicaire du club en juin 2018 … Bénédiction dominicale assurée donc !!

Ainsi que le maire de l’arrondissement de Brent (où se trouve l’ACE CAFE), natif du Nigéria, le Councillor Ernest Ezeajughi, élu en mai dernier …

Ils vont donner le départ du ride vers Brighton (dans une joyeuse pagaille) aux côtés des organisateurs  …

Et là, deux grosses (décevantes) surprises … la pagaille est telle que presque 500 bikers quittent ensemble l’ACE CAFE, sans aucun accompagnement (pas d’ouvreurs, pas de serre-file, aucune indication de trajet) et contrairement à ce que l’ami Nicholas et moi avions espéré, le trajet ne se fait pas par les fameuses petites routes de la verdoyante Angleterre ensoleillée en ce beau Sunday morning mais par  … l’autoroute.

L’horreur !!!!

Naturellement, arrivés sur la bretelle d’accès autoroutière, imbroglio monstre au milieu des wouatures et bien évidement, ça n’a pas raté, une moto et son motard par terre au milieu du trafic, ça fait 5 minutes que nous roulons … ajoute à cela que le motard anglais roule comme un dingue (ce jour là en tous cas) et nous comprenons pourquoi la veille nous avions trouvé que les caisseux locaux n’appréciaient les tarmo’ …

Je te laisse imaginer une autoroute en sortie de Londres un beau dimanche matin en direction de la côte … l’enfer : embouteillages, travaux, chaussée pourrie et des bikers anglais déchainés qui roulent comme des frapadingues … le ride vers Brighton donc est complètement raté  …

Enfin, ceci dit, une fois arrivé, le site est simplement exceptionnel … surtout sous un pareil soleil …

Rendez-vous sur Madera Drive, entre la route de bord de mer et la plage … le lieu est remarquablement bien choisi et vraiment agréable …

Et les quelques milliers de motards présents (venus de toute l’Angleterre / l’Europe) sont enchantés de retrouver ici …

Tous les tenants de la culture Café Racer, Mods, Rockers sont rassemblés en ce lieu des plus plaisants ce début septembre …

Faire plus British, c’est impossible !

L’un des nombreux stands où se laisse admirer l’un des scooters vedettes du film QUADROPHENIA (avec cet acteur inconnu, un dénommé Sting en 1979 – les fans des WHO connaissent ne t’en fais pas) …

Les plus belles motos du genre sont là …

Et quand elles ne sont pas anglaises …

… elles ont un look qui s’adapte parfaitement à l’ambiance générale …

Le tout dans un décor de carte postale …

… pour vieux rockers nostalgiques peut-être mais sur deux roues certainement  …

En fin de journée, direction les hauteurs nord de Brighton pour retouver une sympathique auberge au charme typiquement anglais et au parking particulièrement bien achalandé …

Une bonne nuit de sommeil …

… et en ce nouveau lundi matin, on the road again, pour rejoindre Douvres, encore une fois par l’autoroute … sous des trombes d’eau cette fois-ci, à te faire croire que tu n’as fait que rêver la journée précédente …

Tu connais certainement ces conditions de pluie au cours desquelles la combarde ne te sert plus à rien … ta seule certitude étant que lorsque tu vas t’arrêter, toute cette eau, tout ce cuir détrempé et ces gants que tu vas devoir enlever (et remettre) vont te pourrir le reste de ta journée / ton trajet … Biker life !!!!!! 

Naturellement, sur le bateau, tu vas tout faire pour tenter de faire sécher le tas de loques qui pue le chien (de la route) mouillé qui te servent de fringues  …

Après 40 années de deux roues motorisées je reste un éternel pôv’ naïf … Bien évidement, rien n’a séché …

Nous n’étions pas les seuls à faire sécher le linge, l’espace réservé aux motocyclettes sur le pont du ferry ressemblait à un camp de clochards de la route …

Finalement, chance, de retour sur les routes gauloises la météo sans être fantastique nous a épargné averse et autre pluie jusqu’à Paname …

Bon, conclusion de ces quatre British days : c’était top, on y retourne en 2020 !!!

Tu viens avec nous ?

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend.

STURGIS BIKE WEEK 2019 au BUFFALO CHIP


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai eu l’immense plaisir de participer à nouveau cet été à la bike week de STURGIS, 79ème du genre ; dont la date officielle d’ouverture était fixée au 02 août (elle s’achevait le dimanche 11 août) …

Départ de bon matin de Denver (Colorado), plein nord à travers le Wyoming pour rejoindre le Dakota du Sud … c’est tout à fait jouable dans la journée (600km). A condition bien sûr de bien se souvenir que sur la 85 Nord, entre Lusk et Newcastle (presque 200km) il n’y a aucune station service. J’ai oublié ce « petit » détail et donc failli tomber en panne d’essence pour la première fois de ma vie sur deux roues. J’étions pô fier au milieu de ces plaines désertiques … heureusement traversées par des milliers de bikers … toujours prêts à filer un galon d’essence à un pauvre gaulois en (presque) panne et vexé comme un poux …

Mon ami David Uhl m’avait prêté son Springer 2005 au réglage moteur si particulier qui associe confort, puissance et fiabilité. Du bonheur sur pneumatiques que de gommer le bitume sur ce brélon …

David de son côté se rendait à Sturgis comme chaque année pour y installer deux stands sur lesquels, avec son équipe …

… il rencontre ses clients (fans devrais-je dire)

Il expose à DEADWOOD et au BUFFALO CHIP à STURGIS

Cerise sur le paquebot, cette année j’étais accueilli sur place par mon amie Marylin STEMP (la proprio’ du magazine IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com ), qui est en charge de l’organisation d’une partie des festivités du fameux BUFFALO CHIP… ce qui m’a permis de voir les coulisses de toute cette immense organisation …

Mais késako ça le BUFFALO CHIP  dont je te ressasse les oreilles depuis  5 minutes???

Le BUFFALO CHIP, situé à la sortie ouest (en direction de Fort Meade) de STURGIS est  un camp / camping qui peut accueillir plusieurs dizaines de milliers de bikers …

C’est un lieu de légende pour tous les bikers américains

Ici, pendant presque deux semaines vont se dérouler bike-shows …

… courses du championnat US de flat-track, …

… stunt, essais / démo’ …

…expositions des plus belles machines du moment.

Souviens-toi du post que je t’ai proposé il y a quelques semaines sur l’exposition de Michael LICHTER : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2019/05/26/michael-lichter-prepare-une-nouvelle-exposition-pour-la-sturgis-bike-week-2019/

… concerts géants tous les soirs … La scène a vu défiler sur ses planches STYX, Dee Snyder, Keith Urban, Toby Keith, Snoop Dog et bien d’autres. Programmation de très bon niveau et non-stop tout au long de la semaine (les plus grands groupes rock américains passent au BUFFALO CHIP au moins une fois dans leur carrière). Chacun de ces concerts réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes …

… et où bars, restaurants, exposants accueillent motards, touristes et autres curieux, seuls ou en famille …

Et comme le lieu est privé, inutile de préciser que … la nuit venue, les excès en tous genres y sont … nombreux et variés …

Cette photo ci-dessus, je peux te la montrer, ça n’est pas le cas de toutes …

Fréquentation titanesque, le BUFFALO CHIP se transforme littéralement en ville – éphémère – de plusieurs dizaines de milliers « d’habitants », on ne sait jamais exactement combien …

J’y retrouvais aussi mon ami Jack McIntyre l’un des photographes accrédités du lieu (à l’issue de la semaine ce sont plusieurs dizaines de milliers de photos prises) qui me logeait dans son R.V.

Pour ce qui est de notre camps de base, où je retrouvais quelques connaissances américaines, nous étions idéalement installés au cœur du dispositif …

Comme tu peux le constater, c’est du lourd dans l’escadrille …

Un seul inconvénient : impossible de dormir avec le barouf ambiant permanent around the clock

Va voir ici ce qu’est le BUFFALO CHIP, véritable institution / poumon au cœur de la bike week de Sturgis : https://www.buffalochip.com/HOME/Why-The-Chip

Fidèle à sa réputation le BUFFALO CHIP a été une fois encore formidable en 2019. Une vraie ambiance, absolument unique : la famille bikers / master builders s’y retrouve …

… avec plaisir et décontraction en une joyeuse pagaille colorée !

Bravo à l’organisation !

Si tu veux admirer les bécanes, les bike-shows, l’ambiance, les bikers, les concerts, les expos jette un œil sur le travail photographique de Jack sur le lien suivant : https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/2019-STURGIS-MY-FAVORITE-SHOTS/

Bah wouiche, comme j’étais avec les organisateurs / photographes j’ai pu tripatouiller pratiquement toutes les mobylettes qui me passaient à portée de fesses … et faire plein de chouettos photos … notamment avec quelques célébrités du milieu custom US …

Ma copine Jessi COMBS (qui allait se tuer au volant de son bolide quelques semaines plus tard sur le grand lac salé) …

Mon pote Brian KLOCK (j’adore le travail de cet homme et de son incroyable famille) …

Avec mister vintage himself, Billy LANE (il a, ces deux dernières années, littéralement relancé les courses en anciennes à Daytona à lui seul) …

Et l’un des plus fameux show-bike, toujours par Jack, celui du RAT’S HOLE :
https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/THE-2019-RATS-HOLS-CUSTOM-BIKE-SHOW/

Impossible de tout te montrer, c’est trop énorme !

« Welcome Home » était le thème de cette année et c’est exactement l’impression que nombre de participants ont éprouvée : être de retour chez eux en terre de biker … oui, je sais, écrit comme cela, ça fait un peu neuneu … et pourtant !

Avec une météo qui a été parfaite (à peine quelques épisodes pluvieux espacés – il valait mieux ne pas avoir oublié lunettes et couvre-chef), aucun des méga concerts, spectacles ou concours n’ont été interrompus. Les journées ont été chaudes et ensoleillées, les nuits fraîches et agréables …

Ainsi donc le BUFFALO CHIP permet aux bikers, quand ils ne « rident » pas dans les Black Hills ou Bad Lands, de pouvoir faire la fête toute la journée / nuit totalement à l’écart des autorités locales qui, à l’extérieur, veillent strictement à la conduite des motards et « allument » à tour de bras …

Aucun écart de conduite n’est toléré (comme partout aux USA d’ailleurs) par le bureau du shérif sur les routes aux alentours proches de Sturgis, les amendent pleuvent littéralement. 199 arrestations annoncées officiellement cette année, en hausse par rapport à 2018 : ce qui est finalement assez peu au regard des quelques 700000 mille participants qui veillent à maintenir une ambiance des plus conviviales…

L’autre lieu proche de Sturgis qui est un point de passage obligé, est la ville de DEADWOOD (j’ai déjà décrit tous les sites alentours, tu peux relire cela en te rendant ici : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2015/01/26/sturgis-bike-week-9-deadwood-ville-de-legende/ )

La rue principale est toujours aussi agréable à remonter / descendre (woui, ça marche dans les deux sens). Sur le trottoir de droite, en haut, au Gold Dust Casino tu ne manqueras pas d’aller admirer / saluer DAVID UHL qui travaille et expose ses peintures (Va voir son travail ici : https://www.uhlstudios.com )

Cette année, il inaugurait spécialement pour la bike-week une série totalement nouvelle (par rapport à ce qu’il propose habituellement), dans le genre univers Mad Max /  motard post apocalyptique. L’accueil du public a été excellent.

Et pour finir, c’est d’ailleurs surtout pour cela que l’on vient ici, les routes sont magnifiques et le sentiment de liberté qui s’en dégage est absolument unique
(wouiche, je sais, j’ai pô de gants ni de kaskeu … c’est pô bien, faut pas faire ça)

Et bien évidement, ne surtout pas z’oublier de faire l’acquisition du patch qui va te permettre de faire l’arrogant-suffisant tout au long de l’année auprès des ceusses qui eux n’y étaient pas les pôvreux …

Aller la bise mon titou, on se retrouve à Sturgis pour la 80ème édition en 2020 qui, comme le veut la tradition tous les cinq ans, promet d’être un cru exceptionnel !!

L’Hervé, your Berrichon friend.

Daytona Bike Week 2019 : la moto officielle (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon, comme tu es un motard averti, tu sais que la Daytona Bike Week 2019 bat son plein …

 … et que je ne vais pas résister à t’en causer un p’tit peu …

Commençons par le début : le brélon officiel de l’évènement, ou encore très exactement le bien dénommé : Grand Prize

La moto officielle de la Bike Week 2019 est cette année une Harley-Davidson FXLR customisée de 2018 …

A noter que les organisateurs précisent que cet engin n’est pas conforme à la réglementation californienne …Zutalor, c’est ballot !

C’est le grand BRIAN KLOCK le boss de KLOCK WERKS qui a commis la chose cette année (son logo, le fameux Ace of Spade, est reconnaissable sur le filtre à air).

J’adore le travail de ce master builder qui se trouve en plus être un type très sympa …

Avec BRIAN et LAURA KLOCK à Sturgis, j’avais écrit quelques articles sur eux, notamment ici pour le NEWYORK RIDER MAG’ …

Laura est aussi une grande championne de vitesse, elle a déjà couru sur le grand lac salé  … et leur filles  …tout pareil … quelle magnifique famille !

C’est dans le magazine AMERICAN IRON que tu trouveras tous les détails sur les spécif’ de l’engin …

Il ne te reste qu’à faire l’aquisition dudit mag’ …

Sinon tu peux lire (en anglais) une petit interview de Brian Klock ici où il dévoile qu’en plus de sa cosmétique, l’engin a un peu été vitaminé :

https://officialbikeweek.com/read-blog/2019-Official-Bike-Week-Motorcycle-Builder/

Alors pourquoi, au-delà de son esthétique (qui me plait beaucoup), cette motocyclette est-elle si intéressante ?

Et bien parce que, comme tous les ans, elle fait l’objet d’une loterie dont elle est le Grand Prize. YES !

Donc mon titou, il te reste deux choses à faire :

  • foncer à Daytona t’acheter un billet pour participer au tirage au sort et gagner cette beauté orange,
  • ne pas aller rouler en Californie puisque la bécane n’y est réglementairement pas autorisée mais la ramener vite à Paname, nous irons la roder du côté de Vierzon toi et moi …

Aller, la bise, bonne bike Week

L’Hervé, your Berrichon friend

Souviens toi de Sturgis 2018 … Petite mise en condition hivernale pour l’édition 2019 !!


Hervé

Bonjour copain (et copine),

C’est l’hiver, mais bien sûr, ça ne nous empêche pas de rouler, car nous sommes de vrais motards après tout …

Cette semaine pour le boulot c’est scooter sous la neige …

Et ce week-end, pour la détente …

C’est 600km de pluie, neige fondue et nuit qui arrive trop vite  … cool !

Alors pour se remettre un peu de soleil dans la tête et bien se conditionner pour les prochaines vacances à les z’USA, revisionnons-nous la vidéo officielle du STURGIS BUFFALO CHIP 2018. Yes !!!!Si tu as manqué le célèbre festival de musique et moto 2018 du STURGIS BUFFALO CHIP, aucun mot, aucune phrase ne saurait exprimer ce que tu as raté…

Ou peut-être des mots comme Holy flat-trackin’, dragster driftin’, tire roastin’, Dirt-riotin’, Moto-Stampedin’, guitar-shreddin’, rock-n-rollin’, mini Gamblers et Batman pourraient s’en rapprocher …

Heureusement, la vidéo suivante va, tout en vrac, te faire un (tout) petit résumé des moments forts de l’événement …

Un clic ici : https://youtu.be/RDI5Td3kdhQ

Woui, je sais, cette dernière photo va certainement me valoir un ou deux commentaires outrés … pourtant au pays de Donald la Trompette, des télé-évangélistes et des flingues dégainés au nom du second amendement, Strugis revendique totalement ce positionnement … pour le plus grand plaisir du presque million de bikers (et bikeuzeuuuux) qui s’y retrouvent tous les ans …

Allez, la bise mon titou

L’Hervé your Berrichon friend

Daytona Bike Week 2018 : painting tribute par David Uhl


Hervé

Bonjour copain (et copine),

tu es certainement au courant qu’en ce vendredi 09 mars 2018 a officiellement débuté la 77ème Bike Week de DAYTONA / Floride …

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A mon grand dam je ne peux m’y rendre cette année, ce qui ne m’empêchera pas de suivre cet évènement via les médias et les amis qui, eux, ne manqueront ça pour rien au monde … Lucky them !!!

Et notamment mon ami David UHL qui exposera son artwork painting à Ormond à la sortie de la concession Harley-Davidson ROSSMEYER

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Daytona Dippin’ 

Et comme chaque année David proposera au public une peinture célébrant l’évènement dans la série Daytona Commémorative

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Jeff DECKER et David UHL en 2010 sur le stand qu’ils partageaient à Ormond pendant la bike week quand j’ai fais leur connaissance (la photo n’est pas de moi)

Pour mémoire tu te rappelles que David Uhl diffuse son art notamment par le biais de série de peintures : Steampunk Ladies, Sturgis / Daytona Commemorative, Woman of Harley-Davidson, the Graceland Project, Across America,

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Souviens toi de la magnifique The Women of Harley Davidson lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2014/01/27/motorcyle-painting/

Pour ce qui concerne la série commémorative de Daytona, elle a commencé en 2003 avec The Witness

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Une œuvre unique créée pour commémorer la célébration du 100e anniversaire de Harley-Davidson à Milwaukee. Son titre (en français, Le Témoin) fait référence à un vieux motard, qui visiblement est imprégné de l’histoire de la Motor Company (la MoCo) ainsi que la fête de Daytona qui la célèbre …

Avec cette œuvre d’art, les Uhl Studios inauguraient une nouvelle approche pour sa sortie. Des tirages de la peinture originale ont été offerts à un prix inférieur à la normale pendant la durée de la bike week. A l’issue, l’œuvre n’a plus jamais été reproduite, protégeant ainsi la valeur de l’investissement des acheteurs. Oui, c’est de l’art et du business …

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Censored 1933

L’idée ayant très bien fonctionné auprès de la clientèle, il fût alors décidé de la poursuivre à l’occasion des deux évènements biker majeurs que sont la Daytona Bike Week et le Sturgis Rallye.

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C’est ainsi qu’en 2005 David va proposer une peinture intitulée Censored 1933 d’après une photo d’archive qu’il avait dénichée ; qui était à l’origine une séance photographique publicitaire sur les rives du lac Michigan (qui serviront ainsi de référence à la fameuse plage de Daytona). A l’époque, cette photo n’avait pas été retenue pour la publicité car les deux jeunes femmes qui servent de modèles ne posaient pas et avaient été à cet instant précis photographiées au naturel. Leur attitude unposed rendait le cliché impropre à la publicité, mais parfait pour la peinture …
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 Daytona 2006 fût célébré avec Rumblefish.
Un biker qui passe outre les restrictions locales et pêche certainement sans permis dans la rivière Halifax ….
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 En 2007, la Daytona bike week est fêtée avec Buried Treasure, où en 1926 un bon samaritain tente d’aider une jolie jeune femme sur la plage …
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En 2008, c’est Babe, une interprétation personnelle par David de Babe Tancrede qui remporta la Daytona 200 race en 1940 …
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Hommage à tous ces racers qui ont fait la renommée de Daytona …
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Avec Daytona Ink en 2009, c’est Elizabeth, l’épouse de David qui lui sert de modèle sur la célèbre jetée de Daytona …
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 David a régulièrement peint son épouse au fils des années …
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En 2010 avec Rebel Yell David voulait illustrer l’esprit de la bike week du point de vue d’une bande de gosses, le cœur libre, rejetant les interdits, un peu imprudents et tellement heureux. La scène se déroule dans les années 40, derrière eux on aperçoit l’archétype du biker de l’époque. Un vétéran de retour de la guerre, attiré par les rallyes moto et l’excitation des courses folles sur la plage. Bien sûr, tout le monde dans la région était affecté par cette énergie, ce bruit, cette ambiance, en particulier les jeunes garçons faisant échos au climat d’euphorie générale …
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 Ready to rally
C’est en 2011, année anniversaire symbolique pour la bike week de Daytona (70ème anniversaire), que David Uhl s’aperçoit qu’il n’a jamais peint jusqu’alors quelque-chose qui soit spécifique à ce que l’on peut croiser dans les rues lors de l’évènement … Il peint alors Ready to rally (une nouvelle fois le modèle est Elizabeth son épouse – quand tu la connais, c’est incroyable ce que cette peinture lui ressemble), une motarde devant la concession Harley-Davidson Rossmeyer de Daytona qui nettoie une dernière fois son 1340 avant de prendre la route …
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 Above the law
S’étant rappelé une ancienne photographie en noir et blanc, en 2012, et voyant qu’elle était très populaire sur le Net, David la transforme pour nous proposer cette scène qui se déroule cent ans plus tôt en 1912 …
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… Hommage à toutes ces femmes qui ne se conforment pas à la règle  …
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Wing and a prayer 
2013 nous ramène dans les années vingt avec un Dale Walksler (sur l’échelle), transformé en cascadeur des années folles …Peu ou pas connu en Europe / France, il est présentateur télé et fondateur du fantastique Wheels Through Time Museum
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 En 2015, David Uhl va produire deux œuvres pour commémorer la bike week …
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D’après cette photographie de 1922 il va peindre Lucky dog
Où l’on retrouve une fois encore cette volonté de rendre hommage aux femmes …
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Et une seconde peinture où l’on peut admirer toute la maitrise de l’artiste dans son rendu des reflets et le réalisme de son travail …
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Spring break
Cette huile est inspirée d’une photographie prise par Michael Lichter (célèbre photographe américain à qui l’on doit de très nombreux clichés de motocyclettes, hot-rods, évènements biker), ami de David …
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L’idée était ici de proposer un rappel des couleurs si spécifiques de la Floride dans un style le plus réaliste possible afin d’entrer en résonnance avec une autre oeuvre intitulée :
Autumn Knuckle
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Retour à l’esprit de la peinture expressive en 2015 avec l’accentuation de l’impression de vent et de mouvement. La peinture à l’huile est le moyen idéal pour peindre des figures ou des mouvements, elle permet d’altérer les bords et d’empêcher les figures d’être des découpes « rigides cartonnées ». Elle fournit également une profondeur et une dimension inégalée avec d’autres médias …
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Daytona duel
2016 a marqué le 74ème anniversaire de la Daytona Bike Week. David compose à cette occasion deux pièces pour commémorer l’événement. Love Triangle est l’une de ses œuvres préférées. En 2015, il avait participé à la Race of Gentlemen à Wildwood, dans le New Jersey, et photographié plusieurs belles motos et voitures …
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L’engin à la superbe patine est  la propriété de Mike Silvio …
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 Love triangle
La seconde oeuvre, 75th and Main est une pièce très impressionniste, montrant une scène que beaucoup de participants à la Bike Week ont vécu au fil des années …
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75th and Main
Cette œuvre, par l’atmosphère qui s’en dégage est une de mes préférées de David Uhl … Avec celle intitulée Modesto Motorcylce Club
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Œuvre extraite de la série Racing and Hill Climb
J’aurais appelé cette scène Un dimanche à la campagne
David aborde 2017 par une approche totalement différente. Cette fois-ci, il illustre le début du voyage vers Daytona. La moto encore « dans son jus » mais qui fonctionne toujours parfaitement et son vieux biker sont prêts à partir …
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Still kickin’

David avait demandé à ses fans de l’aider à trouver un nom à cette œuvre. Après de nombreuses heures de délibérations difficiles avec son équipe, une fois que plus de 1200 personnes aient fait une proposition, Still Kickin’  suggéré par Jeffrey Quesenberry a été retenu …

Et enfin, en ce mois de mars 2018, retour à Daytona et ses plaisirs de la plage. La route a été longue, il est temps d’aller piquer une tête …
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Daytona Dippin’
A savoir que David réalise un petit exploit physique avec cette œuvre. Blessé depuis quelques temps il a peint cette œuvre de sa seule main gauche. Artiste ambidextre …

Tu peux voir ici toute la série Daytona de David UHL :

http://www.uhlstudios.com/fine-art/collections/daytona-commemorative/?id=26

Et si tu ne te rends pas à cette 77ème Daytona Bike Week 2019, MOTOMAG te propose le bouquin qui va bien pour tout savoir sur cet évènement mythique  : http://boutique.motomag.com/livres-romans-moto/989-livre-ma-daytona-bike-week-a-moi-de-herve-rebollo.html

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Allez, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend

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