Atelier Moto Vermandel … Je roule en Harley Française …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Comme dis l’ami Franck (Margerin) …

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Et bien figures-toi que grâce à AMV, c’est (presque) possible …

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Mais kesako ça AMV ? … Attends, je tespliiikeuuuu …

ATELIER MOTO VERMANDEL 

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Là où l’on peut voir de bien belles choses …

Oui, oui mon Titou, c’est bien un FXR 1984 à carbu’ cornet …

Bon, aller, cessons de te faire languir c’est sûr, laisse moi te narrer la sympathique histoire de cet atelier sis en notre belle (et profonde) Seine et Marne, propriété de l’ami JiPé

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Crédit pour cette photo Fabrice BERRY (mon ami, un des meilleurs photographes de la presse moto actuellement en France)

A 57 ans, JiPé est un homme accompli. Dépositaire d’un bel héritage culturel et technique acquis tout au long de sa vie, il est aujourd’hui en train de le transmettre à son fils. De là à dire que JiPé a réussi sa vie, il n’y a qu’un tour de roue …

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Jean-Pascal VERMANDEL (JiPé), le boss d’AMV (Atelier Moto Vermandel – au cœur de la Seine et Marne dans le petit village d’Ormeaux) n’a pas échappé à un atavisme familial puissant qui lui a laissé en héritage l’amour de la motocyclette (principalement de marque américaine) et la passion pour la mécanique.  21586677_1613762878662885_6213327328603319104_o

Chez les garçons Vermandel, l’amour du deux roues et de la mécanique semble se transmettre génétiquement d’une génération à l’autre. Au siècle dernier, dans l’entre-deux guerres, Léon (le grand-père de JiPé) roulait ses années folles au guidon d’un side-car Harley-Davidson qui avait préféré rester en France plutôt que rentrer à Milwaukee se faire démilitariser. Sacré lascar l’aïeul, dans toute l’Europe de l’époque il ne devait pas y avoir 100 motards comme lui et il fallait en vouloir pour défoncer du panier attelé sur d’improbables routes pavées seine et marnaises.

be288404 Scène quotidienne (par mon pote DAVID UHL) de la vie seine et marnaise dans les année 20 (on aperçoit l’express Meaux-Coulommiers de 14h38) …

ç’a beaucoup changé dans le coin depuis …Woui …

C ’est a insi que Jean-Claude (fils de Léon et papa de JiPé), grandit à la ferme où le virus motocycliste avait fait son nid. On travaille aux champs, on s’occupe des animaux, on sait tout faire pour faire vivre la propriété, tous les métiers et bien sûr, on mécanique sérieux. Pas le choix, en ces années cinquante il faut savoir tout faire à 70 kilomètres de la capitale : c’est la Seine et Marne, totalement rurale et isolée aux portes de Paris.

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Jean-Pascal raconte qu’il a toujours connu un atelier mécanique à la maison. Enfin, atelier, si l’on veut, il faut bien lui donner un nom à ce coin dans la ferme où on bricole toute sorte d’engins automobiles, motocyclistes, agricoles français, anglais, américains …

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Bah wouiche, à la ferme, il y a forcément des chevaux … de toutes sortes …

Les copains passent, les Terrot défilent, on se rend service, on dépanne, on n’en vit pas forcément mais ça amène un petit complément de revenu. Ainsi défilent ces années 50 / 60 pour JiPé et la passion pour la marque Harley Davidson fini de s’installer définitivement dans la famille Vermandel.

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Forcément, avec un tel patrimoine culturel en tête, quand tu discutes avec Jean-Pascal, ça cause blousons noirs, place de la Bastille, ça parle de nos grands ainés qui ont été parmi les premiers à rouler Harley en France (de vrais rebelles ceux-là qui pour certains à plus de 70 ans roulent encore HD et ont allègrement passé le million de kilomètres sur leurs américaines – on en croise certains chez AMV). Ça évoque les filières d’importation de pièces US, des noms comme « Borie », « La grotte aux fous » remontent bien évidement à la surface. Et comme il y a toujours du café chaud chez AMV, les conversations peuvent être très longues … Ambiance !! Pas de nostalgie, que de bons souvenirs comme on ne s’en fait presque plus de nos jours de réseaux dits sociaux.

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C’est à la fin des années 2000 et après avoir exercé nombre de métiers, à la ferme, maréchal-ferrant, forestier, que, la passion pour la mécanique chevillée au bout des doigts Jean-Pascal décide de se lancer : il ouvre en 2008 l’ATELIER MOTO VERMANDEL / AMV, dans la cours de sa belle petite ferme, dans un local dédié. Spécialisé dans la marque Harley-Davidson il devient ce que nos cousins américains dénomment un non official (en français : un « gris ») …

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… Sur le bouche à oreilles, pas de démarchage, pas de publicité tapageuse, quelques rares participations discrètes à des évènements moto et presque 10 ans plus tard, AMV c’est un peu plus d’une centaine de clients qui font entretenir leur Harley, commandent des pièces (HD pour l’essentiel, S&S, Zodiac) et font préparer de chouettes custom bikes. AMV propose aussi une prestation d’hivernage pour les motos. Ici pas d’esbrouffe, l’atelier est simple, clair, on y fait de la qualité en prenant le temps qu’il faut (en refusant parfois de céder aux demandes de clients qui s’égarent sur les voies d’un certains mauvais goût custom). On ne trouvera pas chez AMV les dernier tee-shirt à tête de mort clignotante mais c’est certain qu’on y apercevra quelques belles mécaniques.

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Jean-Pascal n’a jamais cherché à faire mentir ce vieil et sage adage selon lequel pour un homme qui réussit il faut cherchez la femme qui l’accompagne. En l’occurrence Sophie. C’est avec elle qu’ils ont lancé AMV. Sophie est l’archétype de la femme moderne : elle a sa propre activité, son indépendance, et motarde, elle roule sur un magnifique Café-racer (base Sportster HD de 1984 – Ah, le charme d’un bon vieux carbu’) et ne demande à personne l’autorisation d’aller faire un ride avec les Ladies of Harley quand l’envie la prend. En juin 2018 on pourra la retrouver sur l’anneau de Montlhéry ou Sophie a prévu d’aller faire admirer sa machine à l’occasion du Café Racer Festival 2018. Succès garanti pour ce charmant équipage. Dans un proche avenir, le grand rêve motard de Sophie c’est d’aller en famille, avec Jean-Pascal et leur fils Vincent, rouler deux ou trois semaines aux USA.

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Et l’histoire (la saga ?) n’est pas prête de s’arrêter là …

Un arrière-grand-père (Léon), un grand-père (Jean-Claude), un papa (Jean-Pascal / JiPé) et une maman (Sophie) : dans la famille Vermandel appelons maintenant l’arrière-petit-fils, Vincent !

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 Quand on vous dit que chez les Vermandel, on n’échappe pas à son héritage culturel … ça tombe bien, ça n’a jamais effleuré l’esprit du jeune homme. A 14 ans, Vincent démontait / remontait déjà ses premières boites de vitesse et à 17 ans aujourd’hui, lorsqu’il n’est pas en cours au Bourget à l’Institut National du Cycle et du Motocycle / INCM, il réalise sa seconde année d’apprentissage en concession Harley Davidson officielle à Paris (chez ATS). Comme il reste un peu de temps à ce jeune et prometteur passionné, il donne la main à papa Jipé chez AMV le week-end. Et, tout adolescent qu’il est, Vincent a déjà un gros passé dans la préparation de motocyclettes de marque Harley-Davidson à faire pâlir d’envie nombre d’entre nous qui nous contenterons toute notre vie de motard de faire la pression de nos pneumatiques et acheter des tee-shirts à tête de mort (celle qui clignote).

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Devine un peu qui a fabriqué le Café Racer de Sophie ?

Notre jeune prodige est parti d’un cadre, d’un moteur et d’un ensemble de pièces de Sport’ 84 achetés à un particulier et à produit la bestiole entre mai et septembre 2017. Tu comprends pourquoi Sophie est si fière de son engin !?! Il est beau, original et c’est son fils qui lui a fabriqué. Qui fait mieux ??

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Vincent n’en n’était pas à son coup d’essai. Un peu plus tôt dans l’année, il venait d’achever la restauration complète d’un FXR accidenté de 1984 (que JiPé et lui avaient trouvé en 2014 à l’abandon dans une haie chez un autre particulier). Achat du brélon (c’est Vincent qui finance, l’apprentissage familial passe aussi par cette voie) et le travail débute en 2015. Nettoyage, remise en route, diagnostic ; c’est parti pour la réfection complète du moteur, de l’embrayage, de la boite, des faisceaux et du châssis. Suspensions rabaissées, arbre à cames, allumage et carburateur remis à niveau avec recherche de performance, l’engin, après 250 heures de travail n’a plus grand chose à voir avec le modèle d’origine (tout en conservant les lignes qui ont fait son succès) . Vincent voudrait encore changer la pompe à huile mais considère qu’à ce jour son FXR est terminé et fiable.

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L’engin est superbe, les puristes s’évanouissent à son passage (le FXR a généré toute une génération d’aficionados complètement accros à ce modèle). Le mieux étant encore d’aller se faire sa propre opinion en passant chez AMV un de ces quatre.

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Vincent quant à lui est loin d’en avoir fini avec les belles mécaniques américaines (il n’est pas insensible aux automobiles non plus) et les projets ne lui font pas défaut. Il souhaite produire un dirt-track (toujours sur base FXR), pour le plaisir et afin de montrer le savoir-faire d’AMV à ses clients (il a déjà fait l’acquisition d’un cadre et d’une fourche).

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Dans la cours (de ferme) toujours quelqu’un de passage …

En parallèle, poursuite des études. Dans l’immédiat, c’est objectif bac’ pro’ puis le BTS (que le jeune homme devrait obtenir en 2020) avec approfondissement de l’aspect gestion d’atelier et vente de motocycles.

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Accessoirement, Vincent qui roule actuellement sur Suzuki 125 DR (ce qui ne l’empêchera jamais de faire un Paris-Deauville aller-retour par départementale) envisage de passer son permis de conduire grosse cylindrée dès la majorité atteinte (c’est pour bientôt).  DSC_0031

Par la suite, juste avant de se lancer dans la vie, aller faire un passage de plusieurs mois en Amérique du Nord (certainement au Canada) pour acquérir une petite expérience internationale le tente bien.

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Jean-Pascal, Sophie et Vincent forme une bien belle (et très sympathique) famille et AMV propose un travail soigné et original. Si vous habitez Paris, Reims, Troyes ou Orléans, passez les saluer (les gros rouleurs peuvent aussi venir de plus loin bien sûr), vous tenez là un très bon prétexte pour un petit ride aller-retour d’une journée des plus sympathiques par les routes de Seine et Marne (il est fortement recommandé de bien faire le point sur la carte ou régler le GPS avant d’enfourcher son engin car on n’arrive pas à Ormeaux par hasard).

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07 rue de l’hospice, 77540 Ormeaux

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Aller, la bise, on se retrouve samedi prochain pour le café chez AMV

L’Hervé, your Berrichon friend

 

Culture biker : les américains assurent (suite et fin)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Reprenons ici le dernier volet de nos posts consacrés aux assureurs américains et leur présence dans le merveilleux monde de la motocyclette …

Online Motorcycle Insurance Quote intended for Allstate Motorcycle Insurance Quote

Lets talk about Allstate

Attention ami féru de culture motocycliste américaine, tu as bien compris qu’il ne faut pas confondre avec ALLLSTATE la fameuse marque US qui commercialisa Scooters, motocyclettes et même wouatures (que ce mot est laid !) il a quelques décennies de cela …

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Les fameux scooters au design incroyable que nous trouvions si laid dans les années 205GTI /Bernard Tapie … aujourd’hui, vieux motard que jamais, nous serions prêts à donner un œil de notre beau-frère pour en posséder un …

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Pour en revenir à la compagnie d’assurance Allstate, c’est de longue date le grand jeu avec les pointures du custom bike américain !!

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Dave PEREWITZ, Rick FAIRLESS, Arlen NESS livrent à Allstate des motos depuis des années …

Le KING OF CHOPPERS, Arlen NEES, certainement le plus connu des trois, a livré à Allstate en 2012 cet engin qui a connu une vraie notoriété …

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Je l’ai vu pour la première fois à NYC en 2013 …

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Allstate organise un tirage au sort et permet tous les ans à ses client de gagner la moto construite par l’un de ces masterbuilders … En 2012 / 2013, c’est justement Arlen NESS qui a produit la motocyclette qui allait être cette année là l’objet de cette loterie …

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L’engin (sur base VICTORY) remis par l’agent Allstate (à gauche) à l’heureux gagnant (au centre) par Zach NESS himself (petit fils d’Arlen) …

Avant lui, c’est DAVE PEREWITZ qui avait été choisi par Allstate

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En 2010

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En 2011

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Puis, en 2014 c’est au psychédélique texan Rick FAIRLESS qu’Allstate fait appel …

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Il livre lui aussi un travail sur base VICTORY

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Il remet ça 2015

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Et en 2016, c’est l’apothéose, il se lâche sur une base trois roues POLARIS

C’est en 2017 qu’Allstate va faire appel (pour la première fois) à l’excellent

Paul YAFFEE

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Il livre un magnifique travail sur Indian Chieftain 

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Avec Paul sur l’ INTERNATIONAL MOTORCYCLE SHOW à NYC

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Bien évidement, Allstate ne passe pas son temps à organiser des loteries pour motards et investi régulièrement dans des engins dits showbike qui lui permettent de faire sa promotion tout au long de l’année  …

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 C’est Dave PEREWITZ qui a commis ce petit bijou bleu …

Dans sa communication plus institutionnelle Allstate se place clairement du côté de ses clients motards … pour nous européens (français surtout) c’est une source d’étonnement …

Nous n’avons pas l’habitude de voir nos assureurs nous engager à tordre la poignée …

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Ou accepter que nous puissions rouler avec des brélons fabriqués maison …

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Et encore moi reconnaître que, oui, il peut arriver à certains d’entre nous de rouler sans gants, en chemise, avec des pots bruyants, sur des machines peut-être pas toujours conformes …

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Franchement, là, chapeau bas monsieur l’assureur … Accepter de nous assurer dans ces conditions c’est carrément géant …

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Des assureurs qui tentent d’entrer dans ton monde !!? Sur les salons où je les ai croisés ça parle bécane, leur stand sont des lieux d’accueil où les motards se sentent écoutés / entendus … Il m’en coûte de le reconnaître mais une fois encore les USA nous donnent une belle leçon de business et de respect du client.

Aller, la bise et joyeux Noël à toi !!!

L’Hervé, your Berrichon friend.

Culture biker : Motorcycle Attorney


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Je t’ai parlé du monde enchanté de l’assurance moto à les USA (ça n’est d’ailleurs pas terminé, il me reste à te présenter un dernier assureur qui s’implique aussi beaucoup dans le monde de la moto américaine), passons maintenant à celui non moins idylique des juristes z’avocats, les fameux lawyers américains …

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La spécialisation aux USA n’est pas un vain mot. Lorsqu’un individu, une entreprise se spécialise (quel que soit le domaine) en général en Amérique, il / elle ne le fait pas à moitié …

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C’est donc la voie qu’a choisi le cabinet RUSS BROWN, MOTORCYCLE ATTORNEYS : la spécialisation dans la défense des motards et du monde de la moto.

Alors du coup, pour otpimiser notre sécurité sur l’autoroute on va s’écouter Highway song de Blackfoot (en live bien sûr) : http://www.youtube.com/watch?v=7g9Kej7W6zI

Blackfoot - Highway Song Live [Rock Candy remaster] front

Surtout tu écoutes jusqu’au riff de Rickey Medlock quand ça s’emballe après 5 minutes …
C’est l’enregistrement RTL au Pavillon Baltard, à Nogent sur Marne le 24 mars 1982 en première partie d’Iron Maiden. J’y étais vieux gars ! ça nous rajeuni pas dis donc. Quand je pense qu’on passait pour des loubards à l’époque … Mais je m’égare là …

Mais késaco ça un ATTORNEY ?

D’abord, c’est d’un ATTORNEY AT LAW dont on parle (et pas d’un attorney general qui s’apparente plus à ce que nous nommons un procureur ici en France). Exactement comme MATT MURDOCK / DARDEVIL ...

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C’est un avocat dont la fonction est de défendre ses clients en justice, en plaidant pour protéger leurs intérêts. L’attorney at law que l’on choisit se doit d’être spécialisé dans les différentes catégories de problèmes à affronter. Ainsi donc, cela fait 25 ans que RUSS BROWN & CHUCK KORO sont spécialisés dans le « droit motocycliste » …

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Finalement, rien d’original à cela …

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Non, ce qui une fois encore frappe l’esprit du petit motard franchouille que je suis ce sont les moyens que le cabinet met dans sa communication vers ses clients, pour aller à leur rencontre, les convaincre qu’eux aussi dans ce cabinet sont des motards, passionnés qui plus est, et donc qu’eux aussi savent de quoi ils parlent quand il s’agit de moto et de défense des motards  …

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Le cabinet est présent sur la plupart des grands évènements motards … Sa couverture est nationale, il est représenté dans tous les USA …

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A Sturgis, pendant la bike week, sa banderole est toujours bien visible sur main street

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Un stand pas forcément imposant mais toujours très fréquenté …

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… où l’accueil est toujours très professionnel (on est bien ici pour le business et pas seulement pour le show off) … avec de nombreuses girls dans la pure tradition biker US …10847312_940563415977311_4150892035465151102_o

 Vise un peu ce superbe tricycle (qui appartient au cabinet) derrière les deux attachées commerciales (enfin je suppose que c’est leur titre) !!!

A Sturgis, à Daytona, Indianapolis, NYC, etc …

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En réseau avec des homologues dans tous les USA le cabinet peut traiter géographiquement n’importe quelle affaire liée à un accident de moto …

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Son slogan : – « WE RIDE, WE CARE, WE WIN”

sans-titre777Que l’on peut traduite par « Nous roulons, nous prenons soin de vous, nous gagnons« . Même Jules avec son Veni, Vidi, Vici, ne décroche pas le César à côté de ça …

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Et pour vraiment montrer à quel point ils sont motards, aiment les motards et les motos et bien nos attorneys eux aussi investissent dans des Show bikes …

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J’ai pu voir de près ces deux engins là à New-York lors d’un salon …

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On peut ne pas apprécier le style, il n’en reste pas moins que c’est un superbe travail qui a nécessité des budgets conséquents … Gophersandcheese-011814002

… et pas mal d’audace : coller un panier à un V-ROD Harley Davidson n’est pas a priori un réflexe neuronal absolument logique …

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Comme si cela ne suffisait pas le cabinet, ne craignant absolument pas que son sérieux ne soit jugé que sur de seuls critères visuels et  / ou jouant avec l’image de la gente féminine, n’hésite pas à associer son nom / logo aussi à de chauds showbikes

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Mais, aux USA, où l’on juge beaucoup moins les critères professionnels sur l’apparence, ça passe encore sans encombre …

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Il n’est néanmoins pas interdit de se demander si un tel positionnement « image » sera encore tenable dans les proches années à venir …

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Naturellement, on retrouve aussi le cabinet dans la presse biker / motard …

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Les pages publicitaires y sont régulières …

Le cabinet est de longue date l’un des sponsors importants du NEW YORK RIDER MAGAZINE

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Ceci dit, une fois le show-off fait, on peut travailler … très sérieusement d’ailleurs …

Et là, ça ne rigole plus du tout …

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TUE UN MOTARD, VA EN PRISON

Le positionnement et le message aux clients motards (et leur famille) est résolument offensif (pour ne pas dire violent) pour qu’ils comprennent bien que le cabinet a vraiment à cœur leur(s) intérêt(s) de motard. Ici, c’est l’Amérique : – « Si tu t’en prends à moi, à ma santé, à ma sécurité de motard / biker, mon attorney va te le faire payer très cher » …

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 … dans absolument tous les sens du terme … Vous êtes prévenus automobilistes et autres truck drivers qui ne faites pas assez attention aux deux roues … Choisi ton camp camarade ! On voit rarement tel positionnement publicitaire (qui oppose « durement » des communautés quel qu’elles soient) en France / Europe …

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RUSS BROWN MOTORCYCLE ATTORNEYS avait connu un beau succès de communication en lançant il y a quelques années (novembre 2012) une campagne spécifique contre l’envoi de sms au volant (quand tu penses qu’en France la première vraie campagne nationale sur ce thème vient à peine de sortir il y a quelques semaines)

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KEEP ME ALIVE, DON’T TEXT AND DRIVE 

Il faut savoir que dans la majeure partie des USA, téléphoner en conduisant est totalement légal. Pour nous français c’est une vrai source d’étonnement. C’est simple, 50% des gens que tu croises en bagnole sont au téléphone. Et pas avec un kit mains libres …

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Résultat, la nature ayant horreur du vide, la conséquence directe de cette tolérance est que les automobilistes en question envoient allègrement force sms en roulant. Quand tu ajoutes à cela qu’ils sont tous en train de manger en même temps (aux USA si tu ne manges / bois pas en conduisant ta voiture c’est que tu ne dois pas être américain), tu visualises aisément le carnage potentiel …

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Sur le parvis d’une église évangéliste tu peux lire :

– « Mec, si tu aimes Jésus, envoie des sms en conduisant si tu veux le rencontrer« 

Et les stats de la route confirment : c’est l’hécatombe, notamment chez les motards. Strike !

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Le phénomène est tel qu’aux USA le slogan Don’t text and drive ou encore Don’t text driving est devenu aussi célèbre que notre Boire ou conduire Campagne à la télé, à la radio, bords de routes plantés de panneaux de signalisation demandant aux drivers de ne pas rédiger ces sms de la mort … rien n’y fait.

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Sur les salons et autre rassemblements motocyclistes, le cabinet distribue des milliers de stickers comme celui-ci …Gros succès chez les bikers présents (j’en ai ramené aussi en France mais l’ami Tox Mic m’a tiré le dernier – t’as bien fait lapin)

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Tu peux jeter un oeil ici sur le site de RUSS BROWN ATTORNEY : http://www.russbrown.com/motorcycle-attorneys.html

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Bon, oui, je sais bien que je devrais m’arrêter là mais, en Floride l’été dernier j’avais remarqué FRAN HAASH, la star locale des motorcycle injury attorneys …

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 Elle aussi motarde revendiquée mais au style résolument différent … image lisse et proprette de la juriste qui exerce dans l’un des plus riches Etat des USA, la FLORIDE …

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Ici, le biker est propre et policé, son attorney l’est donc aussi !

Un vraie vedette locale

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Elle et son équipe sont de tous les évènements motards locaux entre Tampa, Largo, St-Petersburg, Daytona …

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Pas un carrefour où il n’y ait pas une affiche avec sa photo

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C’est après avoir vu sa jolie remorque que je suis tombé amoureux d’elle …

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Mais j’ai vite cessé c’est sûr, mon épouse à voulait pô et fallait rentrer à Paname …

http://www.lawfran.com/index.html

Tout à coup je me prends à apprécier les juristes moi … je vieillis.

Et c’est ainsi que ce business spécifique de Motorcycle Attorney se décline dans chaque état américain …

Aller, la bise !

L’Hervé, your Berrichon friend

 

Culture biker : les américains assurent … (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ah, le monde merveilleux de l’assurance moto … !!!

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Woui, je sais, il y a plus sexy comme thème pour un post à motards … mais … je ne plaisante pas … ah, oui, j’ai omis de préciser que je te parle ici de ce qu’il se passe dans ce domaine aux USA … où les assureurs font beaucoup pour ce rapprocher des motards en adaptant au maximum leurs produits mais aussi une communication spécifique et assez poussée …

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Ici, les assureurs considèrent réellement que le marché de la moto est à prendre avec le plus grand sérieux et que les motards sont de vrais clients à qui il faut proposer des produits adaptés à leur brélon (stock ou bricolé) bien sûr mais aussi à ce qu’ils sont, à leur mode de vie …

Si un beau matin il te prend l’envie de construire ta motocyclette avec un moteur de tondeuse suspendu dans un cadre en tuyaux de douches que tu auras toi-même cintrés sur ta table de cuisine, non seulement tu seras considéré comme le héro du quartier mais tu vas aussi  … pouvoir assurer l’engin sans trop de problèmes et rouler avec  … (je caricature à peine) …

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Vas tenter un truc pareil entre Paname et Vierzon tiens (j’ai pris cette photo il y a quelques années pendant la Daytona bike week … ces deux « trucs » m’avaient littéralement scotchés … d’autant qu’ils étaient à vendre … )

Et pour prouver leur dévotion au monde de la moto, lesdits assureurs déploient des trésors d’imagination pour draguer le chaland …

Campagnes de pub spécifique, objets marketing, produits adaptés et grosse présence sur les évènements moto …

Les trois principaux acteurs sont : PROGRESSIVE, GEICO et ALL STATE

Et ils n’hésitent pas à faire dans le lourd …

Notamment en se payant les services des meilleurs master builders de la planète à qui ils commandent (depuis des années de cela) des motos toutes plus incroyables les unes que les autres …

Les plus grands noms du monde custom bike y sont passés : Perewitz, Ness, Fairless, Claton, Cochran et j’en oublie sûrement …

Aller, commençons par PROGRESSIVE 

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La compagnie d’assurance PROGRESSIVE (since 1937) à su imposer un style de communication publicitaire décalé et drôle par le biais de son égérie devenue fameuse aux USA : FLO !

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FLO fait donc la promotion de tous les produits d’assurance de l’entreprise … et les deux roues n’ont pas été oublié :  https://www.youtube.com/watch?v=nHX5BBCP_Oo

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Tous les deux roues …

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PROGRESSIVE a même fait évoluer récemment en 2016 l’image toute proprette de FLO la motarde en la radicalisant  …

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Hé, franchement, i’ déménagent les assureurs américains non !!!??

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Tu imagines un peu les assureurs français s’adressant ainsi aux tarmo gaulois ???

Et si ça ne suffit pas, FLO s’offrira toujours les services d’un motard américain célèbre …

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Ici mon pote BEAN’RE le biker amuseur showman avec son improbable chop’ (construit par lui même … assuré par qui ?)

Mais ça n’est pas tout !!!

PROGRESSIVE et FLO, sont aussi les promoteurs des INTERNATIONAL MOTORCYCLE SHOWS (qui font le tour des principales grandes villes US tout au long de l’année) …

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Toujours très bien ces salons … belle fréquentation, on y retrouve la moto sous toutes ses formes, tous ses genres / styles … j’ai eu la chance de faire celui de New-York en tant qu’exposant il y a quelques années … superbe souvenir …

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Jette un œil ici et regarde ce que cet assureur organise :

 http://www.motorcycleshows.com/

Et pour en rajouter une troisième couche, sur chacun de ces salons, PROGRESSIVE expose une ou plusieurs motos commandées par ses soins à l’un de ces messieurs les master builders américains …

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FLO’S FLYER par SUCKER PUNCH SALLY’S

Au fil des années PROGRESSIVE s’est associé à SUCKER PUNCH SALLY’S qui lui a livré tout un ensemble de PROGRESSIVE BIKES

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J’avais d’ailleurs eu le plaisir, toujours à Daytona (en 2010 cette fois-ci), d’admirer le travail de SPS exposé sur le stand PROGRESSIVE sur une base TRIUMPH

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 Christian Clayton et Jeff Cochran ont bien joué le jeu pour PROGRESSIVE, les bécanes livrées ont toujours été superbes …

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A noter que le regretté Clayton lui ne joue plus, il est mystérieusement décédé il y a quatre années de cela dans son sommeil …  RIP Christian …

Bon, aller, je n’assure plus là ce soir, la bise, à très vite pour la suite …

L’Hervé, your Berrichon friend

 

L’histoire de la Harley du mémorial du 11 septembre à New-York


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon… New-York, je suppose que tu connais ? Alors permets-moi te raconter une histoire de motocyclette, de biker et de MC (Harley-Davidson bien évidement) que la triste actualité du terrorisme international m’a remémoré ces derniers jours…

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Il y a quelques années de cela, en janvier 2013, je participais avec le NEW-YORK RIDER MAGAZINE (pour lequel j’écris tous les mois)…

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… à l’édition new-yorkaise du Motorcycle International Shows (salon itinérant américain de la moto qui fait le tour des USA tous les ans)…

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http://www.motorcycleshows.com/

Bien évidement, entre les journées sur le salon et quelques nuits au bar de Barry sur la 32e rue avec les potes américains l’occasion était belle de trainer dans la Grosse pomme… d’autant qu’il y faisait un temps exceptionnellement beau alors que Paname était sous la neige…

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En une fin d’après-midi, déambulant dans Lower Manhattan, je me trouve à passer, par hasard (le crois-tu ?), à hauteur du 20 Vesey Street à l’angle de Church Street et mon regard est immédiatement attiré par ceci :

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Dans une vitrine, un custom sur base de ce qui semble être une Harley… chouette alors ! Un bouclard custom en plein Manhattan ! Lucky me !!! Je vais me gaver le Kodak et me faire de nouveaux potes !

Euh… ah non, non, pas sûr… pas sûr du tout, du tout, c’est même beaucoup moins fun et bien plus sérieux : nous sommes face au 9/11 Memorial Preview Site. Pas très loin de Ground Zero. Me voici donc juste devant l’entrée du musée dédié aux victimes des attentats du 26 février 1993 et du 11 septembre 2001 contre les deux tours du World trade Center (WTC)

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Et la toute première chose que l’on voit depuis la rue est une moto de marque Harley-Davidson… et ça ne ressemble pas du tout à un don de la Moco… là, je suis carrément intrigué…

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Le site du mémorial : https://www.911memorial.org/

Bon, tu me connais, avant d’aller plus loin, il me faut l’accompagnement musical approprié. Quelque chose de grave et sérieux mais toujours rock. Allons chercher du côté d’Apocalyptica… Ou lorsque les instruments de la musique classique s’emparent des grands standards de la rock music : au violoncelle, Nothing else matter de Metallica  : https://www.youtube.com/watch?v=kmn1LvbqsaM (ferme les yeux et écoute)…

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Il y a quelques années de cela, j’avais déjà été très impressionné par la photo du pompier TIM DUFFY au guidon de sa Dyna HD au cœur des attentats du 11 septembre 2001… Un Roy Rogers / Dunkin’ Donuts / Pizza-Hut,  le pompier sur sa Harley, la poussière… vision de fin du monde… incongru, poignant, incompréhensible …

Janvier 2013… où sommes-nous, devant quoi me trouve-je ?

Le mémorial recueille tous les jours les dons qui sont laissés devant ses portes par de nombreuses personnes (il existe même un protocole de sécurisation : détection d’explosifs, de poisons, passage au scanner et si l’objet respecte un certain critère de taille, il est conservé avec les nombreux autres tributes que le musée du mémorial a collecté au fil des années).

Mais alors, que fait cette moto ici ?

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Cette motocyclette est bien un modèle 883 Sportster de marque Harley Davidson (j’ignore l’année modèle). Elle a appartenu à un certain JAMES MARCEL CARTIER

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James Cartier (né le 22 juin 1975) avait 26 ans et était le sixième enfant d’une fratrie de sept frères et sœurs. Il avait acheté sa première moto moins d’un an avant le 11 septembre 2001 et était devenu un motard passionné. Il roulait souvent avec son frère John…

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Ce 11 septembre, James faisait partie d’une équipe d’électriciens qui travaillaient au 105e étage de la tour sud…

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Il a utilisé plusieurs fois son téléphone portable pour appeler sa famille et notamment son frère John…

image033… pour l’avertir que leur sœur, Michèle, se trouvait dans la tour nord qui venait juste d’être percutée par le premier avion. Il demandait à John de venir de toute urgence pour tenter de la sauver. John est arrivé sur sa moto et, incroyablement, dans cet apocalypse, Michèle et lui se retrouvèrent sur Church Street, côté Est du WTC… et jamais ils ne devaient revoir leur jeune frère James…

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Des années plus tard, Michèle et John sont persuadés que c’est grâce à James que John a pu retrouver leur sœur et la sauver du chaos. D’après Michèle, la probabilité d’être trouvée par John ce jour-là relève de l’intervention divine et c’est James qui l’a permise…

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Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque les autorités systématisèrent les analyses ADN sur les restes trouvés dans les décombres, la famille pu procéder aux obsèques du jeune homme. Même si la peine était toujours là et pour toujours, ce fut aussi un soulagement.

De retour en France j’ai fait quelques recherches et, magie d’Internet, j’ai pu entrer en contact avec JOHN CARTIER, le frère ainé de James. John a accepté de me fournir quelques informations sur cette moto, son frère, sur ce qu’il est lui-même devenu…

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John Cartier a aujourd’hui 45 ans, il était le frère de James et l’ami de Lester Merino. James et Lester étaient membres du syndicat des électriciens d’Astoria (International Brotherhood of electrical Workers, Local 3)…

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Tous deux travaillaient au World Trade Center (WTC) ce 11 septembre 2001 quand les tours s’effondrèrent. Comme beaucoup d’autres victimes aucun d’eux ne seront retrouvés…

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Hasard étonnant, alors que je participais comme je te l’ai dis précédemment en ce mois de janvier 2013 au Progressive International Motorcycle Shows j’avais croisé sans le savoir un membre de ce syndicat et l’avais d’ailleurs pris pour un biker. Je m’étais trompé (je suppose malgré tout que sa présence sur le salon s’expliquait par le fait qu’il était motard lui aussi) …

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 J’avais pris ce cliché croyant photographier les couleurs d’un MC que je ne connaissais pas encore… tout faux, ce sont celles d’un syndicat professionnel d’électriciens…

Pour en revenir à John, des semaines après les attentats du 11 septembre, attendant toujours la confirmation officielle de la disparition de son frère, il se lançait dans la transformation du Sportster 883 de James, pour lui rendre hommage ainsi qu’à tous ceux qui furent tués ce jour-là. Cette promesse se reflète dans la décoration de la moto qui incorpore des références à diverses passions de James comme par exemple son affection pour le personnage de livre pour enfant Curious Georges

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Sur le réservoir on peut y voir James en tee-shirt des New-York Yankees

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James étant alors candidat pour devenir membre à part entière de lInternational Brotherhood of Electrical Workers (le syndicat), le logo du Local 3 a été incorporé, sur le garde-boue avant, avec le nom de 17 de ses membres qui disparurent dans l’effondrement des tours…

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Plusieurs symboles patriotiques sont aussi visibles sur le garde-boue arrière, dédiés à ceux qui s’engagèrent dans l’armée américaine à l’issue des attaques du 11/9…

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John s’est présenté au bureau de recrutement des armées par la suite. L’Army apprenant qu’il était de la famille d’une victime des attentats a refusé son incorporation au motif qu’il était émotionnellement trop impliqué et qu’il présentait un risque de perte de contrôle au regard de la colère immense qu’il portait en lui …

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Et ainsi, John fit don de la moto au mémorial qui l’expose depuis dans la vitrine de son gift shop

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John se souvient que sa sœur était au téléphone avec James seulement 20 mn avant que la tour sud ne s’effondre. Et des années plus tard, il se rappelle de James comme d’un jeune homme respectueux, le genre que tout parent voudrait avoir pour gendre.

Juste après l’effondrement, John s’est rendu au WTC pour aider… et depuis, il n’a jamais cessé d’aider ses concitoyens…

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Profondément marqué par la disparition de son frère, par l’horreur de ces attentats, par son impuissance ce jour-là, par la rage qui ne la jamais quitté depuis, John a radicalement engagé sa vie sur la voie du souvenir à la mémoire des victimes et de l’aide à ceux qui sont dans le besoin …

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Cela a commencé par la création de l’AMERICAN BROTHERHOOD NEW-YORK MC

Le club a été fondé par John le 13 septembre 2002 en mémoire de James (on peut voir ses initiales, JC, sur le backpacth) et de tous ceux qui ont disparu dans la catastrophe). C’est un groupe de bikers qui rassemble des amis de Lester et James…

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Il participe à des commémorations, à l’envoi de colis aux GI’s, à des collectes de fonds pour les enfants autistes et à d’autres actions caritatives au bénéfice d’indigents. Comme savent si bien le faire les citoyens américains lorsqu’ils se dévouent à la communauté…

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Leur engagement est en mémoire de ceux qui ne sont plus, ceux qui sont tombés, the fallen

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C’est l’un des paradoxes qui marquent énormément les Américains, les New-yorkais : de l’enfer des tours est sorti quelque-chose de bien. De nombreuses personnes, qui peut-être ne l’auraient jamais fait, ont engagé leur vie sur la voie de l’entraide, du don, en souvenir des disparus. Et comme ils aiment le dire : – « And so out of the ashes, rises the Phoenix …  » (Et des cendres renait le Phœnix).

Le site du MC : http://americanbrotherhoodmc.com/

Au fil des années, John est devenu une figure incontournable des cérémonies commémoratives des attentats du WTC

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Interviewé régulièrement, on le voit sur CNN, NBC et dans les colonnes de la presse écrite new-yorkaise. Il a même fait partie des personnes qui ont rencontré Barack Obama à l’occasion de ces commémorations. On l’a beaucoup vu aussi dans les médias après que les Special Forces en opération search n’ destroy eurent débusqué et éliminé O. Ben Laden…

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Les New-yorkais n’oublient pas et tous les ans, ils commémorent la mémoire des disparus.

C’est à cette occasion qu’en octobre 2011 le maire de NYC, Michael R. Bloomberg, conviait Paul Teutul Jr. à venir présenter la moto que celui-ci avait réalisée en hommage à la reconstruction du WTC autour de Ground Zero

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D’aucuns parlent à Dieu, font de la politique, du sport, se réfugient dans l’alimentation, parfois s’adonnent à diverses substances, ou vont au cinéma… pour ma part, je fais de la moto… le nez au vent, la tête dans les nuages, la pluie, le soleil ou les étoiles ; 320 kilogrammes de métal et de plastique à qui je voue une éternelle reconnaissance pour tout ce qu’ils m’ont apporté, ces personnes qu’ils m’ont fait rencontrer, toutes ces histoires qu’ils m’ont permis de croiser et raconter…

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R.I.P. James Cartier.

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La bise

L’Hervé, your Berrichon friend …

ARTISTE, PAS MOTARDE …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

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Tu me connais, je suis un motard moderne !

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Pas de malentendu entre nous mon titou, je t’arrête immédiatement si tu t’imagines ne serait-ce qu’une nanoseconde que je puisse avoir un GPS sur mon brélon ou encore le téléphone en blou touffe greffé à la gamelle … Certes non !

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Néanmoins, heureux rédacteur sur plusieurs blogs, j’ai aussi le plaisir d’alimenter en moult photographies (motardes bien sûr) une galerie / un compte sur un fameux réseau social (dont nous tairons le nom).

Ainsi donc, déambulant  il y a quelques temps de cela dans les couloirs électroniques dudit réseau social, c’est totalement par hasard que je « rencontre » une artiste (si je puis m’exprimer ainsi – sachant que quelques mois après je n’ai toujours pas la moindre idée de l’identité de la personne), qui a pour logo :

Son travail me plait immédiatement … A des années lumières du monde de la moto, cette artiste, que je crois être perchée quelque-part sur la colline parisienne de Montmartre, a une production des plus intéressantes …

Je t’invite à y jeter un oeil (elle ne nous en voudra pas, après tout, ses oeuvres sont faites pour être vues) …

J’adore cette variation du portrait de mon idole Napoléon de David …

C’est parfois même coquin sympa …

Bon bref, un vrai talent !!

Finalement, jamais très loin de ma passion pour la motocyclette, ni une ni deux, face à cette artiste parisienne qui semble ne pas posséder le moindre iota de « culture motarde » (peut-on vivre ainsi ?) je lui demande, sans me prendre pour Saint-Exupéry : – « S’il te plait, dessine-moi une moto »  (j’ai orienté son hypothétique acceptation vers Harley Davidson évidement) …

Et voualatipa qu’elle A REPONDU FAVORABLEMENT !!! YES !!!!!!!!!!!!!!!!!

C’est ainsi donc que devant tes yeux ébahis j’ai l’inénarrable plaisir de dévoiler les magnifiques artworks suivants …

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Dessin 2

J’adore !!!!!!!!

L’est pas belle la vie ??!!!!

Merci madame MAYA O MAYA artiste montmartienne (ça se dit non?)

Tu peux aller voir son travail ici https://plus.google.com/108129407785351667215/posts

Du coup, vais aller solliciter d’autres z’artistes … serait marrant que ça marche non ?

La bise.

L’Hervé your Berrichon friend.

Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici tinyurl.com/Daytona002

Museu de la motocicleta (2) : VINTAGE SPANISH MOTORCYCLES


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon, pour dignement poursuivre cette fort sympathique visite del Musue il nous faut l’accompagnement musical, par de vrais bikers qui « bluesent »  en cuir et qui vont bien … et là, je ne vois que The JAMES SOLBERG Band avec, extrait de son album One of these days (1996), le titre :  Still called the Blues :

 http://www.youtube.com/watch?v=Bt9DrosAkBo

(ça c’est du vrai mon poupon !).

 

Franchement, avec une pochette de disque et des brélons pareils, i’ peuv’ pô êt’ de mauvais bougres ces gars là c’est sûr !

Bon, je reconnais que si j’assumais mon côté franchouille, j’aurais dû te bombarder le magnifico-sublimissime-extra-chouettos album de DICKRockin’ along.

1972 / 1973, c’est l’époque où il tourne avec le groupe Labyrinthe : Raymond Bureau à la basse, Simon Vandercam à la lead-guitar, Donald Rieubon à la batterie, Pierre Billon aux percussions, Jacques Verecchia aux claviers + 2 choristes + cuivres.

Tu te souviens de Pierre Billon ? On montait chez lui derrière les hauteurs de Suresnes dans son pavillon-atelier de création – bar – bouclard boire une binouze, y croiser des « gens » improbables et voir des Harley qui n’existaient nulle part ailleurs …

Au milieu des année 90 j’y trainais encore parfois. Depuis je ne sais pas ce qu’il est devenu le Pierre. Si tu as des news je suis preneur.

Alors pour ton nympho, saches que ce superbe album : JE L’AI, version originale papier cartonné. Collector mon pote, jamais je ne te le prêterai, jaaaaaaaaaamais !!!!!!!!!!!!!!!!

Et alors surtout, LE titre de l’album (le seul en français) MARILOU (l’intro à la basse, le son des seventies, … et la voix du Dick … whouarf la frime ..) écoutes :

https://www.youtube.com/watch?v=Rp91S8VTAFY&feature=kp

M’égare- je là ????

Euh, Okay, okay, j’arrête … ça vaut mieux de toute façon je vais chialer sinon …(le fameux « Effet Dick »).

J’en étais où ???  … EL MUSEU !!!

Ça serait bien que je t’en donne les coordonnées tout de même : MUSEU MOTO BARCELONA, Carrer de la Pall 10, 08002, Barcelona, +34933 186 584

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Ainsi donc, tu peux admirer dans ce petit musée des motos rares dans un état de restauration exceptionnel.

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Je fais le pari que tu ne connais pas ces marques !!!

 FOPI (fabricant de motos de course) avec ce modèle 125cc qui a couru les 24h00 de Montjuïc en 1960.

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Ou encore cette ROVENA (filiale de SANGLAS) 250cc de 1964

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 Le moteur est un 250 Villiers, fabriqué en Espagne, un 2 temps, 2 cylindres. La Rovena est en réalité une machine fabriquée par la marque Espagnole plus connue : Sanglas, réputée pour des monos 4 temps conçus pour la police Espagnole de 1939 à 1979. Cette moto, fut produite entre 1963 et 1968 avec une boîte 4 vitesses et en trois modèles : une 250 et une 350 de tourisme ainsi qu’une 250 Sport qui dépassait les 140 pour 20cv à 6500 tours. La ROVENA est un modèle, caprice de Martin Sanglas (le boss de Sanglas), qui la construisit après un voyage en Italie où il s’était éprit de la ville de VERONA (Il joue avec les lettres de VERONA pour dénommer son modèle 2T : ROVENA). En tant que moto espagnole des années de l’autarcie du “National-Catolicismo Franquista”, elle n’est pas très courante. A cette époque, la plupart des Espagnols étaient si pauvres qu’ils ne pouvaient pas acheter un modèle aussi cher. L’Espagne manquait d’aluminium (monopole d’Etat), de caoutchouc pour les pneumatiques et l’exportation était presque impossible à cause de la politique internationale du moment qui était contre le régime fasciste. Ainsi, les unités construites de ce modèle ne sont pas nombreuses en comparaison avec d’autres marques espagnoles de l’époque. Pour trouver plus d’information le Club Sanglas Cataluna est le meilleur. Plusieurs membres ont des Rovena, et on peut trouver à Barcelone plus de 250 Rovena dans un magnifique état de conservation, avec documentation et plaque d’origine.

Voir :

http://www.clubsanglascatalunya.com/

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Et cette magnifique petite DERBI ? (l’acronyme de DERivats de Bicicletes )

Sellerie bleue pour cette 49 de rêve.

DERBI, fondée en 1922 dont la production se développe fortement à partir de 1939, à la sortie de la guerre civile :

http://www.derbi.com/index.php?option=com_content&task=view&id=195&Itemid=144&posicion=0

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Superbe SANSON Sport 250 bicylindres 2 temps Hispano-Villiers, à l’esthétique urbaine  DSC_3971

Sanson était une marque catalane de motocyclettes fabriqué à Barcelone entre 1959 et 1961.C’est bref ! Ce qui frappe d’ailleurs lorsque l’on déambule aux milieu de toutes ces marques espagnoles, c’est que nombre d’entre elles disparaissaient à peine quelques années après leur naissance …

Dans les années 40 à 50 de nombreux moteurs ont été fabriqués pour être directement adaptés aux bicyclettes.

En voici une variation avec cette BELFI Gacela fabriquée à Barcelone en 1958 (la Bleue version catalane).

Remarques la disposition du moteur en transmission directe sur la roue arrière

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VELFI (en catalan) était une marque de ciclomoteurs et scooters fabriquée à Barcelone entre 1955 et1960. Elle était commarcialisée aussi sous les marques Belart, Belfi, Camello et Gacela.

L’étonnant prototype de Miquel SIMO, un 148cc de 1929

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Il fût le premier espagnol a participer à plusieurs Grand Prix européen dans les années 30

Miguel Sanchez Simo, coureur de moto et constructeur catalan

Voir :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2011/11/30/miquel-simo-un-constructeur-et-pilote-oublie/

Et cette sublime RIEJU (la marque 100% espagnole fondée en 1934), une des toutes premières de la marque.

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Ce 50cc porte le n°3 et a été fabriqué en 1949

Qui produit toujours de nos jours :

http://www.rieju.es/es/historia/1934-1959

Et attends, tu n’as pas tout vu, je ne vais pas t’exposer ici toutes les photos des pièces exposées dans ce magnifique musée, mais je te garantis qu’elles sont toutes dans le même état exceptionnel et plus intéressantes les unes que les autres.

Aller, la suite très bientôt !

La bise.

L’Hervé, your Berrichon friend.

BARBECUE CHOPPER


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu le sais, j’adore le monde de la moto, mais ce qui m’amuse vraiment, c’est le truc décalé, l’inutile, le rigolo, l’improbable issu du monde des motards.

Je te nous ai donc trouvé un nouveau « machin décalé »  …

C’est (quasi) certain, même toi, tu ne connais pas ça, tu n’as jamais vu une « bécane » pareille !

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C’est à TWIN-TECH MOTORCYCLE SHOP de CATSKILL dans l’Etat de New-York (pas la ville, hein) que l’on doit la création du CHOPPER-QUE, l’indispensable barbecue pour réussir toutes les grillades

Qu’on se rassure, ils bricolent aussi du brélon

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Cet accessoire de cuisine que tout bon biker se devra d’acquérir comprend une sono intégrée, un écran plat, une Wii Ni……o, une pompe à binouze, un réfrigérateur et les rangements nécessaires à tous les ustensiles de cuisine BB-QUE  …

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… ainsi qu’une poignée d’accélérateur (sur le guidon) qui permet de faire cracher des flammes aux deux sorties d’échappement (indispensable sur cet engin bien sûr)

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Tu peux voir cracher la bête ici :

http://www.youtube.com/watch?v=ceYZHZXR1H4

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C’est Will Thibeault de Fusion Motorcycles qui a construit l’engin pour une vente de charité

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Wouala, manque plus que léçoçisses

THAT’S AMERICA !!!!!!

TWIN TECH AND PYX PRESENT CHOOPER - QUE

Aller la bise

L’Hervé, your Berrichon friend

UNE VIE sur la ROUTE : GYPSY BIKERS


Hervé

Salut copain (et copine),

tu sais la fascination que j’ai pour les vrais bikers, les ceusses qui n’en n’ont (sans même le savoir parfois), qui vivent le truc moto et en font l’essence même de leur vie … tout à fait pas toi et moi quoi …

RIDE HARD, STAY HUMBLE !

Ici, il n’y a que BLACKFOOT qui peut nous accompagner sur cette route là avec son mythique …

… HIGHWAY SONG

La meilleure version de cette chanson est celle extraite de leur premier album live en 1982, enregistré en concert en UK (ils sont repassés au New Morning à Paris en 2011 les vieux, z’avaient rien perdu, toujours aussi laids, toujours aussi bons …). Seule la version live de cette chanson est intéressante … Voici donc, par pur esprit de contradiction, la version studio :

http://www.youtube.com/watch?v=jpgfVJIaMWQ

Aller, laisse-moi te parler de l’un de ces road warriors américains qui avec le temps, sans jamais l’avoir recherché, est devenu une légende de la route chez les bikers du cru …

PANHEAD BILLY, on the road since 1976

On the road since 1976

Forcément, il fût un jour dans ta vie (surtout si tu es motard), quand la pression du quotidien semblait vouloir t’enfermer dans un train train asphyxiant jusqu’à ton dernier souffle, où tu as fait ce rêve : déchirer tes factures, envoyer paître ton patron, dire adieu à la sonnerie du réveil matin, arrêter de tondre la pelouse, charger ta moto et rouler vers le soleil couchant, vagabond de la route, roulant vers l’aventure sur ton destrier de métal.
(ne nie pas stp – moi c’est tous les dimanches vers 18h23 que ça me prend).

Ben figure toi, que tu n’es pas le seul à qui c’est arrivé mais que si toi et moi sommes encore en pantoufles dans notre salon Ikea … certains ont vraiment franchi le pas.

Effectivement, pour la plupart des tafioles d’entre nous, ceci reste un rêve fantaisiste.
Et encore, parmi les quelques qui vont oser se lancer, beaucoup ne vont partir que pour quelques mois, une année, peut-être deux, avant de rentrer ou bien de prendre racines quelque-part ; parce que finalement il faut avoir une sorte de rare folie pour réellement embrasser un tel mode de vie sur le long terme.
Pourtant, ces types de personnalité existent. Et pour ces gars-là, la liberté de la route, et l’aventure quotidienne qu’ils y trouvent est une vraie addiction au même titre que l’usage d’une drogue forte.
Tu croises ainsi aux USA des routards qui sont sur le bitume depuis 10, 20 et même 30 ans et plus ! Certains d’entre eux sont devenus des « stars » (on compte dans leur rang une femme), ils sont peu nombreux mais bien réels.
On peu notamment citer :
Panhead Billy Burrows, Joe Sparrow,
Brother Speed,
Scooter Tramp Scotty Kerekes
Bien sûr, on s’en doute, une telle vie exige que le nomade motocycliste adopte, affine, et développe de nombreuses méthodes de vie peu orthodoxes.
Les américains nomment ces bikers les GYPSY BIKERS.
Tous ont en commun de partager un kilométrage absolument titanesque (plusieurs fois le tour de la planète), un nombre de chutes assez élevé, une bécane chargée au-delà de ses capacités théoriques, et surtout un désir farouche d’indépendance et de liberté au-delà de la normale.
Mais ça ne suffirait pas pour tenir s’ils n’avaient en plus la capacité d’établir leur campement à peu près n’importe où cela est commode et surtout une attitude qui permet l’adaptation quasi instantanée à des environnements nombreux, divers et changeants.
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Etant des individualistes tenaces, il n’y a pas deux de ces hommes qui vivent de la même manière. En fait, souvent leurs techniques de vie varient largement de l’un à l’autre.
Lorsque les bikers américains parlent des Gypsy, ils évoquent toujours en premier le plus célèbre d’entre eux, PANHEAD BILLY BURROWS.
Sorte de légende vivante, Billy est sur la route depuis le milieu des années 70.
La première des qualités de Billy est peut-être une coolitude absolue et à toute épreuve. Plus que tout autre il vit totalement l’instant présent. Certains disent que Dieu ne vit que dans l’instant. S’il y a une part de vérité en cela, alors Panhead Billy et lui sont destinés à passer pas mal de temps ensemble.
Pour ce qui est de la vie sur la route Billy, à l’âge de 66 ans, a la réputation d’être un dur parmi les plus durs. Ce road dog jouit de la capacité d’installer sa couche absolument partout, s’endormir et passer une excellente nuit de sommeil. Pour la literie, il utilise un sac de couchage des plus classiques, posé sur une bâche. Bien qu’il possède une tente, il l’utilise rarement. Offre-lui une pièce de ta maison ? Inutile d’y songer, il préfère dormir dans ton jardin ou sur la véranda. Si tu lui demandes pourquoi, Billy va simplement dire qu’il préfère rester avec les créatures dont il fait partie.
Palm Springs
BILLY ROULE sur un PANHEAD de 1960 dans un cadre RIGIDE de 48 avec une fourche de Springer de 93 qui TOTALISE des MILLIONS de MILES peut-on lire de lui (les chiffres que j’ai lu le concernant sont tellement démentiels que, c’est simple, j’y crois pô, c’est impossible, il y a forcément une erreur … je ne les site même pas) et quand on lui demande comment ce fait-il qu’il n’ait pas le dos complètement démoli après toutes ces années il répond … qu’il n’en sait rien.
Comment peut-on garder un Panhead en état de marche dans de telles conditions ? La réponse est très certainement que le Pan en question a très peu de systèmes à entretenir. Il ne propose pas de jauges, pas de radio, pas de feu stop, pas de système d’éclairage multiple et puissant, pas d’amortisseurs, pas de démarreur électrique et même pas un commutateur d’allumage. Cet engin est un squelette. Juste un moteur, une transmission, et deux roues. Maintenance minimale !
Et bien sûr, Billy gère seul son propre travail de mécanique. Une autre chose que l’on apprend en observant ce gars, c’est qu’il est possible de pousser l’usure d’une pièce bien au-delà du point auquel le marketing nous a habitué. Par contre, il est certain qu’en de telles conditions le rider chevauche un engin qui n’hésite pas a afficher son usure à la face du monde. Et après tout pourquoi pas, on n’est pas obligé de rouler bardé de chromes comme la mode aurait tendance à nous y pousser sur certaines motos de marque américaine notamment…
Bien que des histoires, articles, reportages et autres photos de lui ont été publiés dans de nombreux médias au fil des années, Billy ne s’occupe absolument pas de sa promotion / publicité et ne fait aucun effort pour développer sa notoriété.
Il a néanmoins un forum Facebook sur lequel ses nombreux amis le suivent.
En tête des questions que les gens posent presque toujours à Billy on trouve bien évidement le fameux : – « D’où sort l’argent dont vous avez besoin pour vivre ? » .
Avant toute chose, on retiendra qu’aucun de ces routards n’est riche. Ils gagnent leur argent comme il peuvent là où ils se trouvent / vont. Mais la grâce salvatrice c’est que, puisqu’ils possèdent peu et ne voit jamais l’ombre d’une facture mensuelle, il y a très peu de pression financière.
Comme ils aiment dire d’eux même : – « We’re not in the game man« .
Bien sûr, il y a encore l’essence, la nourriture, etc, mais cela n’exige pas 40 heures de travail par semaine pour maintenir ces besoins simples. Billy assure n’avoir jamais travaillé plus de trois mois par an, et même généralement moins. Finalement, en travaillant pour les marchands qui suivent les grands rassemblements motards à travers les USA on trouve toujours un boulot qui permet, en une semaine difficile, d’être payé, puis de reprendre la route avec les poches pleines de liberté verte / $.
 
Bin dis donc mon Billy vieux gars, respect là, ça c’est un sacré choix de vie.
Aller, la bise.
L’Hervé, your Berrichon friend.

Un biker retrouve sa moto volée …50 ans plus tard


Hervé

Bonjour copain,

Ce soir, une chouette et improbable histoire !

Qui a autant de probabilités de t’arriver que de gagner le gros lot au loto.

Et encore, il y a une condition de départ : il faut que tu te fasses voler l’amour de ta vie (mais non banane, pas ta femme, ta moto). 

C’est Alex AYONES qui va nous coller l’ambiance musicale avec un titre extrait de son premier album, STOLEN NAME (particulièrement adapté au sujet du jour)

Stolen Name [Explicit]

avec BRING ME DOWN (mars 1999) :

http://www.youtube.com/watch?v=pmm2e9sNUCQ

Savais-tu que l’on roule aussi en motocyclette au Nebraska ?

M’étonnerait bien tiens !! …

Vu que tout comme moi, t’as pas l’ombre d’un iota de zeste d’idée oukeuçassetrouve le Nebraska … Bin wouais, ne nie que nenni mon titi.

File:Flag of Nebraska.svg

Et au Nebraska on roule en motocyclette… … depuis longtemps.

 C’est en tout état de cause le cas pour DONALD DEVAULT, anonyme harleyiste nebraskien (nebraskanien, nebraskanonien, nébraskatatonitinistien, kèsjencé moa ??!!!).

Biker de son état de son Etat qui peut même en témoigner, preuve à l’appui, depuis ce mois de novembre dernier, lorsque que toute la presse locale a repris son histoire de motocyclette volée, retrouvée et restituée quelques … 50 années plus tard.

Jackpot mon pote !

Le Donald, l’homme d’Omaha comme le surnomme la presse, se récupère pépère à 73 balais un vintage TRIUMPH TIGER 100 de 1953 !!!

YES !!!!

L’engin lui a été restitué RAIDE NEUF ce 20 novembre dernier devant la presse ébahie dans les locaux d’une compagnie de transport située près de l’aéroport d’Omaha.

I’a des gonz dans la vie kon un d’ces bol je te raconte pas (ben si, je te raconte justement) !!!

Donald DeVault, 73, gets on his motorcycle in Omaha, Neb., after it was returned to him on Wednesday, Nov. 20, 2013. It was the first time he had seen the bike since it was stolen 46 years ago. Califo

        (photo d’un homme heureux)

 Mais comment ce fait-ce ??!!!!

Evidemment, quand il a été contacté par l’administration du National Insurance Crime Bureau (NICB)

NICB

… Devault a pensé qu’il s’agissait d’une erreur, voire d’une plaisanterie … (seul 40% des deux roues volés aux USA sont retrouvés d’après les statistiques du NICB … je te laisse donc calculer la probabilité que la moto de Don’ lui soit restituée).

Bin moa j’y aurais cru immédiatement !

Des années que j’attends un appel de la gendarmerie de Vierzon ! J’espère bien que le salopiot qui m’a chouravé ma Bleue avé la selle panthère …

… il y a quelques décades va lire ça et me la rendre (restaurée, avec le plein)

Lucien_01.JPG

La première réaction de Donald, lorsqu’il a (re)vu sa motocyclette, fût de prendre dans ses bras Lou KOVEN (agent spécial du NICB), qui la lui ramenait.

Le National Insurance Crime Bureau a son siege à Des Plaines.C’est une organisation sans but lucratif dédiée exclusivement  à la prévention, la détection et la mise en échec de la fraude à l’assurance et au vol de véhicules par le biais d’analyses de données, d’enquêtes, de formations des professionnels, d’actions légales et communication auprès du grand public.

Voir www.nicb.org

Mr Donald DeVault (centre) thanks Mr Lou Koven, the customs agent who found his motorcycle in Omaha, Nebraska, on Nov 20, 2013.&nbsp;Mr DeVault has been reunited with his now-vintage motorcycle nearly 50 years after it was stolen. -- PHOTO: AP<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Et naturellement, l’instant d’après, il enfourchait l’engin pour aller faire un petit tour sur le parking d’à côté …  VEINARD !

Là où cela devient encore plus sympa c’est lorsque tu apprends que le retour triomphal du tigre au Nebraska a été rendu possible par Marty Mc MULLEN, patron d’une compagnie locale de transport, qui décida de ramener à Donald sa Triumph en affrétant un camion depuis la Californie avec en prime la présence de L. Koven.

       Un oeil ici pour voir la scène des retrouvailles :

http://www.youtube.com/watch?v=sKe1C6mcTq0&feature=youtu.be

(regarde jusqu’au bout quand ils font craquer la brêle, ça sonne bon).

 Devault avait appris deux semaines plus tôt que les autorités californiennes avaient retrouvé sa motocyclette sur le port de Los Angeles, à Long Beach.

Elle était fin prête à être expédiée au Japon lorsque Koven, qui travaillait avec les agents de la Customs and Border Patrol et de la California Highway Patrol, en vérifiant le numéro d’identification du châssis de l’engin s’aperçut qu’il avait été déclaré volé le    04 février 1967 à Omaha dans le Nebraska !

A l’époque Donald Devault, 26 ans, en était l’heureux propriétaire depuis moins d’une année lorsqu’il lui a été dérobé dans l’arrière cours de sa maison.

Evaluée à 300$ à l’époque, la Triumph, en vaut approximativement 9000 de nos jours.

La belle affaire !

Mais bon, pas question de la revendre. Une chignole de plus pour Donald qui possède déjà une HARLEY DAVIDSON et une KAWASAKI dans son garage

Coming home: DeVault currently owns two other motorcycles which he keeps in his garage. But he plans on keeping the Triumph closer - in his house. He even has plans to encase it in glass in his living room

Il pense garder la TRIUMPH pour de petites balades voire, l’installer « sous cloche » dans son salon.

Le gars d’Omaha explique que pendant quelques années il a cherché sa motocyclette, qu’il en parlait partout dès qu’il croisait d’autres motards, expliquant qu’elle était reconnaissable par certaines caractéristiques et notamment un cadre hardtail.

Devault nous rappelle un peu Brando sur sa 650 Thunderbird dans The wild one

Mais Donald précise qu’il roulait déjà en moto avant que le film ne sorte sur les écrans (bin l’a commencé tôt le môme) et qu’il a été biker toute sa vie depuis (il a possédé plus de 50 motocyclettes … un vrai motard quoi).

Regarde comme il est chouettos ce brélon :

Old friend: Devault was 26-years-old when the Triumph motorcycle was stolen from his fenced-in backyard in Omaha, Nebraska. He had owned the bike for less than two years at the time

A l’époque, Donald avait été séduit par la couleur bleue de la machine et avait fait peindre le nom « Li’l Bleu Bitch » sur le côté du réservoir.

 Il l’a immédiatement fait repeindre par un ami spécialiste.

Restoration: DeVault plans on repainting the motorcycle baby blue and putting the inscription 'Li'l Blue B****' back on with the addition of '46 Years Later'

Du bonheur sur pneu quoi !

50 years later, Nebraska man reunited with stolen motorcycle

Bon, je te laisse là, je fonce enfiler mon costume de Superman en cuir et vais immédiatement attendre sur mon parking que la douane me ramène ma Bleue avant qu’elle ne soit expédiée par un malhonnête à Oulan-Bator  (Hé, ho, c’est Noël hein … on peut rêver non ??!!).

L’Hervé, your Berrichon friend.