Ace Café : ride with the Rockers to Brighton (3)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ainsi donc, ce dimanche matin, retour à l’ACE CAFE pour un breakfast bien gras parmi les bikers et autres rockers anglais sous un magnifique soleil londonien … La journée promet d’être belle …

L’objectif du jour est de rejoindre Brighton avec plusieurs centaines de motards qui participent eux aussi a cet évènement annuel, le BRIGHTON BURN-UP

Ce matin là donc, le pasteur du fameux CLUB 59 est présent. Le Father Sergiy Diduk a été nommé vicaire du club en juin 2018 … Bénédiction dominicale assurée donc !!

Ainsi que le maire de l’arrondissement de Brent (où se trouve l’ACE CAFE), natif du Nigéria, le Councillor Ernest Ezeajughi, élu en mai dernier …

Ils vont donner le départ du ride vers Brighton (dans une joyeuse pagaille) aux côtés des organisateurs  …

Et là, deux grosses (décevantes) surprises … la pagaille est telle que presque 500 bikers quittent ensemble l’ACE CAFE, sans aucun accompagnement (pas d’ouvreurs, pas de serre-file, aucune indication de trajet) et contrairement à ce que l’ami Nicholas et moi avions espéré, le trajet ne se fait pas par les fameuses petites routes de la verdoyante Angleterre ensoleillée en ce beau Sunday morning mais par  … l’autoroute.

L’horreur !!!!

Naturellement, arrivés sur la bretelle d’accès autoroutière, imbroglio monstre au milieu des wouatures et bien évidement, ça n’a pas raté, une moto et son motard par terre au milieu du trafic, ça fait 5 minutes que nous roulons … ajoute à cela que le motard anglais roule comme un dingue (ce jour là en tous cas) et nous comprenons pourquoi la veille nous avions trouvé que les caisseux locaux n’appréciaient les tarmo’ …

Je te laisse imaginer une autoroute en sortie de Londres un beau dimanche matin en direction de la côte … l’enfer : embouteillages, travaux, chaussée pourrie et des bikers anglais déchainés qui roulent comme des frapadingues … le ride vers Brighton donc est complètement raté  …

Enfin, ceci dit, une fois arrivé, le site est simplement exceptionnel … surtout sous un pareil soleil …

Rendez-vous sur Madera Drive, entre la route de bord de mer et la plage … le lieu est remarquablement bien choisi et vraiment agréable …

Et les quelques milliers de motards présents (venus de toute l’Angleterre / l’Europe) sont enchantés de retrouver ici …

Tous les tenants de la culture Café Racer, Mods, Rockers sont rassemblés en ce lieu des plus plaisants ce début septembre …

Faire plus British, c’est impossible !

L’un des nombreux stands où se laisse admirer l’un des scooters vedettes du film QUADROPHENIA (avec cet acteur inconnu, un dénommé Sting en 1979 – les fans des WHO connaissent ne t’en fais pas) …

Les plus belles motos du genre sont là …

Et quand elles ne sont pas anglaises …

… elles ont un look qui s’adapte parfaitement à l’ambiance générale …

Le tout dans un décor de carte postale …

… pour vieux rockers nostalgiques peut-être mais sur deux roues certainement  …

En fin de journée, direction les hauteurs nord de Brighton pour retouver une sympathique auberge au charme typiquement anglais et au parking particulièrement bien achalandé …

Une bonne nuit de sommeil …

… et en ce nouveau lundi matin, on the road again, pour rejoindre Douvres, encore une fois par l’autoroute … sous des trombes d’eau cette fois-ci, à te faire croire que tu n’as fait que rêver la journée précédente …

Tu connais certainement ces conditions de pluie au cours desquelles la combarde ne te sert plus à rien … ta seule certitude étant que lorsque tu vas t’arrêter, toute cette eau, tout ce cuir détrempé et ces gants que tu vas devoir enlever (et remettre) vont te pourrir le reste de ta journée / ton trajet … Biker life !!!!!! 

Naturellement, sur le bateau, tu vas tout faire pour tenter de faire sécher le tas de loques qui pue le chien (de la route) mouillé qui te servent de fringues  …

Après 40 années de deux roues motorisées je reste un éternel pôv’ naïf … Bien évidement, rien n’a séché …

Nous n’étions pas les seuls à faire sécher le linge, l’espace réservé aux motocyclettes sur le pont du ferry ressemblait à un camp de clochards de la route …

Finalement, chance, de retour sur les routes gauloises la météo sans être fantastique nous a épargné averse et autre pluie jusqu’à Paname …

Bon, conclusion de ces quatre British days : c’était top, on y retourne en 2020 !!!

Tu viens avec nous ?

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend.

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (2)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bien évidement, se rendre à l’ACE CAFE, ça veut forcément dire … se rendre en Angleterre (fûté le tarmo’, il a tout compris) …

Donc, motocyclettes tankées à Levaloïsse Perrette (c’est comme cela que l’on prononce en angliche Sir) vers 09h00 ce vendredi matin ensoleillé du 06 septembre 2019 et hop …

… un peu plus de trois heures plus tard, Calais !! Woui, je sais, c’est la honte intégrale, nous avons pris la highway (je refuse d’écrire le mot “autoroute”) … ça reste entre nous, n’en parle (verbe du 1er groupe conjugué au présent de l’impératif !!!) à personne stp…

… nombre de motards allemands, belges, néerlandais semblent avoir eu la même idée que nous …

… et dans la file d’attente pour embarquer sur le prochain ferry, on observe toutes marques de motocyclettes et tous les genres de deux roues …

Chance, i’ pleut pô !!

Brélons arrimés !

En sécurité sur le pont numéro 4 (celui du bar), casques enlevés pour siroter notre premier café … anglais ….Et moins de deux heures plus tard nous sommes sur les English roads

Bien évidement, après à peine un quart d’heure de route, il faut sortir la combard’ …

Bienvenue en Angleterre gentlemen !

Remarque, quand tu vois l’air martial et la saillance de la tenue de mon Nicho’ ç’aurait été dommage de se priver non ? (sérieux, j’adore cette photo … à noter que celle prise une demi seconde après celle-ci, je ne peux te la montrer, vu l’énorme Irish finger qu’elle m’a valu de la part dudit Sir Nicho’) …

Enfin, ça y est, nous sommes à Londres !!! Et il fait beau et doux …Hurray!!!

Il n’y a plus qu’à nous rendre au pub dans lequel nous allons séjourner deux nuits à l’ouest de Londres … le bien nommé KINGS ARMS … à Brentford (à recommander, le lieu est vraiment sympathique, impossible de faire plus typique dans le style pub, situé dans un quartier calme pas très loin de la M4) …

… et le soir venu, cuando es la noche, vamonos al ACE CAFE para hacer la fiesta con los motocicletos ingles …

C’est le lendemain matin que les choses sérieuses débutent avec un solide breakfast en terrasse (woui, il fait encore beau), à la diététique so British … il nous faut au moins cela pour aller visiter une légende européenne que tout harleysite qui se respecte se doit de voir une fois dans sa carrière de baill’keur … WARR’S !!!

EUROPE’S OLDEST HARLEY DEALERSHIP

Le concessionnaire Harley le plus ancien d’Europe, pas moins … ouvert en 1924… C’est remarquable quant tu sais que la MoCo aux USA a, elle, “ouvert” à peine onze ans plus tôt (1913) et ne couvre pas, loin de là, l’ensemble du territoire américain de l’époque. En France, le premier concessionnaire Harley Davidson (qui sera le seul et unique pendant de nombreuses années), les établissements BORIE, ouvrira à Paris en 1946 …

WARR’S est aussi très connu pour les nombreuses transformations et autres custom bikes produits ici depuis très longtemps …

Quelques belles machines en exposition permanente …

Café, achat du pacht WARR’S, blablatage avec deux néerlandaises qui traversent l’Angleterre sur leur Sportster avec leur papa. Que dire d’autre ? Que le lieux est aséptisé comme toute bonne concess’ Harley contemporaine qui se respecte et que le stationnement se fait carrément sur la chaussée, en virage, dans une rue où passe un trafic conséquent (le premier caisseux qui se rate te fait le strike de l’année) … c’est simple pour te permettre de garer ton brélon les woautures sont obligées de stopper … pas glop !

Bon, c’est pas tout ça, direction la City pour le grand free ride londonien de ce jour que nous attendons depuis des mois avec l’ami Nicholas … C’mon baby!!!! (et il fait toujours un temps de rêve ) …

Et là, mon titou, ç’a l’a fait grave pour les ceusses qui en étaient …

LONDON TOWER

TOWER BRIDGE

Tiens !?!? … encore un cycliste ..

Big Ben et le Parliament, en travaux, nous ont échappé … aucun intérêt à photographier nos motocyclettes d’amour devant des échafaudages …

IRON HORSE GUARD AT BUCKINGHAM PALACE

 Hé, tu en as beaucoup des photos comme celle-ci ????!!!! … devant le palais … oùkilé forbidden de stationner … avec la reine Elisabeth qui me fait signe derrière les rideaux depuis sa fenêtre … si, si, regarde bien … et appelle moi des que tu l’as trouvée, il y a une machine à timbrer les bananes à gagner …

Magie du Softail Heritage Deluxe, je suppose, de nombreux touristes ont demandé au Nicho’ s’ils pouvaient se faire photographier avec l’engin … par contre pas un seul n’a approché mon Club Style

… c’t’incroyable ce manque de discernement et de goût des gens …

Toute une après-midi à déambuler dans le centre de Londres ensoleillé …

A noter que l’automobiliste londonien est beaucoup moins attentif aux deux roues que son homologue parisien. Il faut aussi dire qu’il n’y a pas du tout la même importante quantité de scooters qu’à Paris, loin de là.  A moins que les lane splitters (ceux qui roulent entre les files, qui pratiquent le lane splitting) ne soient pas du tout appréciés (ce qui est fort probable) … globalement, le car driver local ne fait absolument aucun effort pour faciliter le passage des deux roues …

Bon, aller mon titou, à très vite, pour te raconter la suite …

Notamment, le ride to Brighton with the Rockers du lendemain on a Sunny Sunday morning

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

De retours des USA j’ai eu le plaisir d’enchaîner directement par … l’Angleterre.

Yes sir !

Direction Londres pour rejoindre l’ACE CAFE qui organisait son 26ème BRIGHTON BURN-UP annuel …

Bon, un(e) motard(e) comme toi connait forcément l’ACE (comme on dit quand c’est’y qu’on est un(e) vrai(e), hein ?!?!?!)

A NEW FACE AT THE ACE (David UHL /2013)

On peut soutenir sans craindre de passer pour un gaulois ignare que c’est LE lieu qui, dans le monde de la motocyclette, a vu naître et surtout qui a su matérialiser sur cette planète, le fameux style et l’esprit dit CAFE RACER. Ni plus, ni moins !

A un point tel que lorsque les constructeurs veulent s’implanter sur ce marché du “vintage british” ou du “Café racer style”, la première chose qu’ils font s’est d’accourir à l’ACE. Comme en 2014 quand TRIUMPH honorait l’ACE CAFE avec son édition spéciale THRUXTON ACE.

Et comme le business arrive toujours après la gloire, de nos jours ACE CAFE est une marque exploitée dans le monde entier (Allemagne, Chine, Espagne, Finlande, Japon, Suisse et bien évidement USA) …

C’est un héritage que les propriétaires initiaux du café n’auraient sans doute pas pu imaginer lors de son ouverture en 1938 sur la toute nouvelle North Circular Road, qui entourait Londres. C’était un simple café en bordure de route destiné aux voyageurs, notamment aux camionneurs. A proximité du réseau d’artères rapides de Grande-Bretagne et ouvert 24h / 24, l’ACE CAFE a rapidement attiré les motards …

Une fois le café installé, son propriétaire s’est tourné vers le commerce automobile. En 1939, il ouvrit une station-service avec une batterie de 8 pompes sur un terrain attenant, avec une grande aire de lavage, une salle d’exposition et un atelier de réparation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment a été gravement endommagé lors d’un raid aérien sur les gares de triage adjacentes …

L’ACE CAFE a célébré le couronnement de Sa Majesté la Reine, Elizabeth II en 1953. L’augmentation du trafic routier après la guerre et l’avènement du phénomène teenagers ont vu l’essor de l’ACE et, avec lui, l’avènement des TON-UP-BOYS

Pas simple de traduire ce que signifie cette expression et surtout l’esprit qui s’en dégage. Disons simplement que les TON-UP-BOYS ont été nommés ainsi parce qu’ils étaient motivés par l’objectif commun de faire «la tonne» – dépasser 100 milles à l’heure, ce qui était à l’époque un bel exploit …

Pour ce faire, il fallait apporter des modifications importantes à sa moto …

Les engins ont été modifiées pour maximiser la vitesse et la maniabilité, pas pour l’esthétique ni pour le confort – bien que les café racers (littéralement les coureurs de café – qui se tiraient des bourres d’un bistrot à l’autre) aient été tellement stylisés qu’ils ont donné naissance à un tout nouveau type de moto emblématique. Qui semble vouloir perdurer depuis de générations en générations …

Les TON-UP-BOYS dépouillaient leurs motos au maximum, supprimant tout élément inutile qui les alourdirait, augmenterait la résistance de l’air ou nuirait aux performances globales de l’engin …

C’est ainsi qu’est né ce style de motocyclettes …

L’industrie britannique de la moto était à son apogée, suivie par le Rock ’n’ Roll …

Pas joué sur les stations de radio, le seul endroit où on pouvait l’entendre était au début, dans les foires, sur les juke-box dans les cafés de bord de route …

Et l’ACE CAFE est devenu l’endroit idéal pour se rencontrer, prendre un repas ou une tasse de thé, organiser des descentes (souvent vers d’autres cafés ou sur la côte, Brighton, Eastbourne, … ) …

 …ou tout simplement pour réparer son engin…

Les gens venaient écouter le juke-box, beaucoup d’entre eux fondant par la suite des groupes ou des clubs, certains obtenant un succès et une réputation considérable…

De cette puissante fusion entre la motos et le Rock ’n’ Roll sont nées les légendaires RECORD RACING

… que l’on peut tenter de traduire par  : – “Mettez la pièce dans la fente” (du juke box) …

… et faites la course jusqu’à tel endroit puis revenez avant la fin du morceau …

Et ainsi, l’ACE CAFE, est devenu le berceau d’une nouvelle génération de motos – les fameux CAFE RACERS

Cette combinaison de motocyclettes, de vitesse et de Rock ’n’ Roll a été le tremplin de nombreux coureurs de renom et de nombreux groupes …

Le célèbre 59 CLUB est essentiellement né ici lorsque le père Bill Shergold, motocycliste, s’est rendu à l’ACE CAFE, puis a invité les jeunes à se rendre dans son église et son club. Le 59 est ensuite devenu l’un des plus grands club moto du monde …

La presse à sensation (les célèbres tabloïds anglais) a publié de nombreux articles décrivant les cafés comme des endroits où les honnêtes gens ne vont pas …

Le bâtiment a servi de café, de station-service, de bureau de bookmakers, de dépôt de pneus mais au fil du temps il est resté cependant en grande partie inchangé …

La légende de l’ACE CAFE est présente dans l’esprit des motards qui y sont allés, de ceux qui souhaitent y aller et de ceux qui sont trop jeunes pour y être allés …

Et pourtant, son histoire bien failli s’arrêter à la fin des sixties. L’évolution de l’ordre social, la croissance du marché automobile aux dépens de l’industrie de la moto et l’expansion du réseau autoroutier anglais ont amené l’ACE CAFE à servir ses derniers  œufs au plat en 1969 …

Et ça ne sera qu’en 1993 que l’ACE CAFE reprendra une forme de service …

Mark WILSMORE 

(cette photo n’est pas de moi mais du photographe américain Michael Lichter)

L’ACE CAFE REUNION est sorti du cerveau de Mark Wilsmore. En 1993, il a lancé l’idée d’un événement annuel marquant la fermeture du premier ACE CAFE ainsi qu’un livre et un film décrivant l’histoire du ACE. Il s’est efforcé de faire en sorte que le premier café ACE soit rouvert et que des produits dérivés oient disponibles …

À l’occasion du 25e anniversaire de la fermeture du café, Mark a formé avec des amis l’équipe qui a organisé la Réunion et la venue de nombreux motards sur l’ancien site de l’ACE CAFE le dimanche 4 septembre 1994. L’idée a été bien accueillie par les clubs motocyclistes …

Les médias ont été sollicités et l’événement s’est transformé en un grand rassemblement gratuit pour motos et rock ’n’ roll …

On estime que plus de 12 000 personnes se sont rassemblées sur le site du vieux café à cette occasion …

Par la suite, dès 1996, les réunions annuelles, connues sous le nom de ACE DAYS, se tirent à Brighton, le long de la plage sur le fameux Madeira Drive (je t’en reparle très bientôt, stay tuned!) …

Madeira Drive

Et de fil en aiguille, entre 1997 et 2001, avec beaucoup de travail l’ ACE CAFE a réouvert sur son site original …

L’ACE est bien un lieu à voir au moins une fois dans une vie de motard (encore plus si tu es francilien c’est l’occasion de réaliser un ride très sympatique depuis Paname) …

A noter que l’ACE accueille les vieux rockers, les anciens Teddy boys, les actuels Ton-up, les membres du club 59 du monde entier mais aussi et surtout tous les motards, peu importe la marque de leur motocyclette. Et ça c’est super coolos !!!!

Je te raconte la suite de ces superbes quatre jours très bientôt …

La bise mon titou

L’Hervé, your Berrichon friend

STURGIS BIKE WEEK 2019 au BUFFALO CHIP


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai eu l’immense plaisir de participer à nouveau cet été à la bike week de STURGIS, 79ème du genre ; dont la date officielle d’ouverture était fixée au 02 août (elle s’achevait le dimanche 11 août) …

Départ de bon matin de Denver (Colorado), plein nord à travers le Wyoming pour rejoindre le Dakota du Sud … c’est tout à fait jouable dans la journée (600km). A condition bien sûr de bien se souvenir que sur la 85 Nord, entre Lusk et Newcastle (presque 200km) il n’y a aucune station service. J’ai oublié ce “petit” détail et donc failli tomber en panne d’essence pour la première fois de ma vie sur deux roues. J’étions pô fier au milieu de ces plaines désertiques … heureusement traversées par des milliers de bikers … toujours prêts à filer un galon d’essence à un pauvre gaulois en (presque) panne et vexé comme un poux …

Mon ami David Uhl m’avait prêté son Springer 2005 au réglage moteur si particulier qui associe confort, puissance et fiabilité. Du bonheur sur pneumatiques que de gommer le bitume sur ce brélon …

David de son côté se rendait à Sturgis comme chaque année pour y installer deux stands sur lesquels, avec son équipe …

… il rencontre ses clients (fans devrais-je dire)

Il expose à DEADWOOD et au BUFFALO CHIP à STURGIS

Cerise sur le paquebot, cette année j’étais accueilli sur place par mon amie Marylin STEMP (la proprio’ du magazine IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com ), qui est en charge de l’organisation d’une partie des festivités du fameux BUFFALO CHIP… ce qui m’a permis de voir les coulisses de toute cette immense organisation …

Mais késako ça le BUFFALO CHIP  dont je te ressasse les oreilles depuis  5 minutes???

Le BUFFALO CHIP, situé à la sortie ouest (en direction de Fort Meade) de STURGIS est  un camp / camping qui peut accueillir plusieurs dizaines de milliers de bikers …

C’est un lieu de légende pour tous les bikers américains

Ici, pendant presque deux semaines vont se dérouler bike-shows …

… courses du championnat US de flat-track, …

… stunt, essais / démo’ …

…expositions des plus belles machines du moment.

Souviens-toi du post que je t’ai proposé il y a quelques semaines sur l’exposition de Michael LICHTER : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2019/05/26/michael-lichter-prepare-une-nouvelle-exposition-pour-la-sturgis-bike-week-2019/

… concerts géants tous les soirs … La scène a vu défiler sur ses planches STYX, Dee Snyder, Keith Urban, Toby Keith, Snoop Dog et bien d’autres. Programmation de très bon niveau et non-stop tout au long de la semaine (les plus grands groupes rock américains passent au BUFFALO CHIP au moins une fois dans leur carrière). Chacun de ces concerts réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes …

… et où bars, restaurants, exposants accueillent motards, touristes et autres curieux, seuls ou en famille …

Et comme le lieu est privé, inutile de préciser que … la nuit venue, les excès en tous genres y sont … nombreux et variés …

Cette photo ci-dessus, je peux te la montrer, ça n’est pas le cas de toutes …

Fréquentation titanesque, le BUFFALO CHIP se transforme littéralement en ville – éphémère – de plusieurs dizaines de milliers « d’habitants », on ne sait jamais exactement combien …

J’y retrouvais aussi mon ami Jack McIntyre l’un des photographes accrédités du lieu (à l’issue de la semaine ce sont plusieurs dizaines de milliers de photos prises) qui me logeait dans son R.V.

Pour ce qui est de notre camps de base, où je retrouvais quelques connaissances américaines, nous étions idéalement installés au cœur du dispositif …

Comme tu peux le constater, c’est du lourd dans l’escadrille …

Un seul inconvénient : impossible de dormir avec le barouf ambiant permanent around the clock

Va voir ici ce qu’est le BUFFALO CHIP, véritable institution / poumon au cœur de la bike week de Sturgis : https://www.buffalochip.com/HOME/Why-The-Chip

Fidèle à sa réputation le BUFFALO CHIP a été une fois encore formidable en 2019. Une vraie ambiance, absolument unique : la famille bikers / master builders s’y retrouve …

… avec plaisir et décontraction en une joyeuse pagaille colorée !

Bravo à l’organisation !

Si tu veux admirer les bécanes, les bike-shows, l’ambiance, les bikers, les concerts, les expos jette un œil sur le travail photographique de Jack sur le lien suivant : https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/2019-STURGIS-MY-FAVORITE-SHOTS/

Bah wouiche, comme j’étais avec les organisateurs / photographes j’ai pu tripatouiller pratiquement toutes les mobylettes qui me passaient à portée de fesses … et faire plein de chouettos photos …

Et l’un des plus fameux show-bike, toujours par Jack, celui du RAT’S HOLE :
https://bikerpics.smugmug.com/STURGIS-EVENTS/THE-2019-RATS-HOLS-CUSTOM-BIKE-SHOW/

Impossible de tout te montrer, c’est trop énorme !

« Welcome Home » était le thème de cette année et c’est exactement l’impression que nombre de participants ont éprouvée : être de retour chez eux en terre de biker … oui, je sais, écrit comme cela, ça fait un peu neuneu … et pourtant !

Avec une météo qui a été parfaite (à peine quelques épisodes pluvieux espacés – il valait mieux ne pas avoir oublié lunettes et couvre-chef), aucun des méga concerts, spectacles ou concours n’ont été interrompus. Les journées ont été chaudes et ensoleillées, les nuits fraîches et agréables …

Ainsi donc le BUFFALO CHIP permet aux bikers, quand ils ne « rident » pas dans les Black Hills ou Bad Lands, de pouvoir faire la fête toute la journée / nuit totalement à l’écart des autorités locales qui, à l’extérieur, veillent strictement à la conduite des motards et « allument » à tour de bras …

Aucun écart de conduite n’est toléré (comme partout aux USA d’ailleurs) par le bureau du shérif sur les routes aux alentours proches de Sturgis, les amendent pleuvent littéralement. 199 arrestations annoncées officiellement cette année, en hausse par rapport à 2018 : ce qui est finalement assez peu au regard des quelques 700000 mille participants qui veillent à maintenir une ambiance des plus conviviales…

L’autre lieu proche de Sturgis qui est un point de passage obligé, est la ville de DEADWOOD (j’ai déjà décrit tous les sites alentours, tu peux relire cela en te rendant ici : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2015/01/26/sturgis-bike-week-9-deadwood-ville-de-legende/ )

La rue principale est toujours aussi agréable à remonter / descendre (woui, ça marche dans les deux sens). Sur le trottoir de droite, en haut, au Gold Dust Casino tu ne manqueras pas d’aller admirer / saluer DAVID UHL qui travaille et expose ses peintures (Va voir son travail ici : https://www.uhlstudios.com )

Cette année, il inaugurait spécialement pour la bike-week une série totalement nouvelle (par rapport à ce qu’il propose habituellement), dans le genre univers Mad Max /  motard post apocalyptique. L’accueil du public a été excellent.

Et pour finir, c’est d’ailleurs surtout pour cela que l’on vient ici, les routes sont magnifiques et le sentiment de liberté qui s’en dégage est absolument unique
(wouiche, je sais, j’ai pô de gants ni de kaskeu … c’est pô bien, faut pas faire ça)

Et bien évidement, ne surtout pas z’oublier de faire l’acquisition du patch qui va te permettre de faire l’arrogant-suffisant tout au long de l’année auprès des ceusses qui eux n’y étaient pas les pôvreux …

Aller la bise mon titou, on se retrouve à Sturgis pour la 80ème édition en 2020 qui, comme le veut la tradition tous les cinq ans, promet d’être un cru exceptionnel !!

L’Hervé, your Berrichon friend.

JESSI COMBS : mort d’une championne / copine …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

L’été s’achève sur une triste nouvelle : JESSI COMBS, championne de vitesse, femme la plus rapide du monde sur 4 roues, présentatrice de nombreux shows auto / moto pour les télévisions américaines, mécanicienne, pilote de course (principalement auto mais très à l’aise avec une motocyclette aussi) n’est plus …

Je ne vais pas m’appesantir sur sa carrière …

… tu trouveras tous les éléments intéressant dans la presse ou sur le Net …

Tu n’oublieras pas notamment d’admirer la superbe oeuvre que David Uhl avait réalisée avec Jessi en 2014  … c’est l’un des tableau de sa série Women of Harley Davidson. Souviens toi du post que je t’avais proposé à l’époque sur ce superbe travail :

http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2014/01/27/motorcyle-painting/

Je veux juste ici lui rendre hommage et dire combien elle était une personne abordable, sympathique et gentille … à des années lumières de son statut de star (bien qu’en Europe nous ne la connaissions que peu, aux USA elle était connu de tous les amateurs de sports mécaniques) …

Il se trouve que cet été j’ai passé deux jours avec elle début août au fameux Buffalo Chip à Sturgis pendant cette bike Week 2019 …

Je connaissais Jessi depuis 2014, l’année ou notre ami commun David Uhl avait réalisé la peinture d’elle …

A Sturgis, Jessi était comme un poisson dans l’eau, figure incontournable de l’évènement auquel elle participait tous les ans, invitée, au milieu des master builders, champions moto, présentateurs média et autres rock stars  …

Amie de tous, chacun voulait se faire prendre en photo avec elle

et toujours elle jouait le jeu en souriant …

Avec mon ami Jack McIntyre, l’un des douze photographes accrédités du Buffalo Chip cet été …

Qu’est-ce qu’on a rigolé en ce début août … (avec David Big Tow Campbell)

Ce sont les deux dernières photos que j’ai prises d’elle ce 04 août 2019 …

Nous évoquions à cet instant précis l’invitation que je lui avait faite de venir passer quelques jours à Paname …

Salut JESSI, merci pour ta gentillesse, bonne route  …

Hervé, your Berrichon friend

Carey Hart : du freestyle au custom …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu te souviens de CAREY HART l’ancien champion américain, légende du freestsyle ? (et de son fameux surnom “Hart Attack”) …

Connu aussi pour être l’époux de la chanteuse PINK

Carey s’est recyclé dans l’industrie du custom bike …

… on lui devait quelques réalisations sur motocyclettes japonaises, puis ce fût un très beau travail sur FXR Harley Davidson 1987, mais c’est sur INDIAN qu’il a commencé à faire parler de lui en tant que master builder notamment avec cet attelage side-car au design indiscutablement … aérien …

Et il semblerait qu’en ce moment le cœur de Carey batte pour INDIAN

Il vient en effet de livrer son dernier travail sur une base Indian Springfield 2018

Pour créer ce KING KILLER Indian Motorcycle, Hart a réuni une équipe de professionnels et d’amis pour réinventer une moto moderne de retour à ses racines de pistarde de course des origines …

La machine a été construite pour le One Moto Show de Portland en février dernier …

L’équipe de Hart a mis l’accent sur l’impression de simplicité des engins de course …

Arborant des couleurs classiques de course rouge, blanc et noir, le King Killer a remporté le prix du « Meilleur build américain » …

Pas mal du tout non ?!?!?? …

Visiblement, ça envoie … et ça freine !!

Et comme Carey est ambassadeur de DUNLOP, on y retrouve leur gommes  …

La bestiole est réussie et a vraiment une belle ligne …

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Michael Lichter prépare une nouvelle exposition pour la Sturgis bike week 2019

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Bonjour copain (et copine),

What’s the Skinny: Motorcycling Without the Fat / Motorcycles as Art … comment te traduire un tel titre … surtout pour une expo’ moto ???!!!

Chaque année depuis onze étés de cela, le célèbre photographe américain MICHAEL LICHTER organise et présente une exposition moto devenue incontournable pour tous ceux qui se rendent à la Sturgis Bike Week. Et l’édition 2019 promet d’être à nouveau exceptionnelle …

Bon, aller, si je te le traduit ce titre, l’édition 2019 s’intitulerait en français : – «Qu’est-ce qui est dépouillé : la moto sans le gras ? / Les motocyclettes en tant qu’art». Elle a pour vocation de mettre en valeur l’esthétisme personnalisé de motos allégées de tout superflu …

Tu pourras visiter l’exposition du samedi 3 août au vendredi 9 août 2019. L’objectif est de te donner à voir des machines customs uniques, de classe mondiale, construites par des Master Builders réputés pour leur créations épurées …

C’est la onzième année que “Les motocyclettes en tant qu’art” de Lichter se tient ici. Bravo l’artiste, belle réussite !! Tout ce que le monde américain compte dans le petit monde du custom bike expose et / ou se bouscule dans les allées … et pas que les américains d’ailleurs puisque l’on peut aussi y admirer des créations européennes …

Tu vas découvrir cette année le travail d’un groupe diversifié de plus de 40 constructeurs et artistes choisis par Lichter lui-même. Le show est ouvert à toutes les initiatives : pas de règles limitant le type ou la taille du pneu, l’empattement, la largeur maximale du réservoir et du guidon …

L’expo’ proposera aussi des engins ayant une signification historique. L’exposition de style galerie donnera aux visiteurs une vue dégagée sur les bécanes sous tous les angles…

Alors, comment Lichter a-t-il sélectionné ces beautés ? La participation de chaque constructeur se base uniquement sur les motos qu’il a construites par le passé, ainsi que sur leur intérêt pour l’esthétique dépouillée …

  • : « Une des choses que j’aime dans la réémergence des motos skinny en tant que style est de les regarder de dos ; tout droit avec leurs pneumatiques fins, leurs lignes épurées, leurs primaires étroites avec des chaînes apparentes et leur guidon à peine plus large que leurs réservoirs minces. Je suis excité de voir ce que ces constructeurs vont apporter à la table cette année. “

La plupart des motos exposées seront construites spécialement pour ce show, ce qui signifie que ce sera peut-être la première fois qu’elles seront vues en public …

Chaque machine est individuellement éclairée et mise en valeur sur un socle surplombant l’espace, contrairement à de nombreux autres showbike où les engins sont simplement alignés ou rangés dans un coin sombre. L’exposition veut réaliser une véritable “mise en galerie”…

L’expo’ ouverte à tous est gratuite et se tiendra au Buffalo Chip’s Event Center de 14h à 22h du samedi 3 août au vendredi 09 août 2019 …

A propos de Michael Lichter 

Michael Lichter a commencé à photographier des motos / custom bikes, des motards et ce que l’on appelle le biker-lifestyle dans les années 70. Travaillant pour le légendaire Easyriders Magazine depuis 1979, il a réalisé plus de 800 reportages pour lui. Michael contribue aussi régulièrement à 16 autres publications dans le monde entier, compte un certain nombre de livres à son actif et expose ses photos partout aux USA et à l’étranger dans des gallerie et musées …

C’est en tant que conservateur que Michael a commencé en 2001 à proposer des expositions mêlant custom bikes et art, notamment au Journey Museum de Rapid City. En 2009, cette exposition annuelle s’est déplacée à la galerie du Sturgis Buffalo Chip où elle a pris le nom de “Motorcycles as Art” et se poursuit ici depuis.

Michael a son studio à Boulder, Colorado depuis 35 ans …

Ainsi, durant l’expo 2019 au Buffalo Chip tu pourras admirer le travail de :

Andrea Radaelli, Radikal Chopper – Milano, Italy
Arlen Ness, Arlen Ness Enterprises – Dublin, CA
Billy Lane, Choppers Inc. – Daytona Beach, FL
BMW North America
Brian Buttera, Buttera’s Metal Werx – Lakeland, FL
Brian Klock, Klock Werks – Mitchell, SD
Chris Callen, Flat Broke Chops & Rods – Tarentum PA
Chris Tope – Richardson, TX
Cristian Sosa, Sosa Metalworks – Las Vegas, NV
Cole Rogers – Springboro, OH
Dakota Toomey – Southampton, NJ
Dalton Walker, Split Image Kustoms – Hanford, CA
Dan Rognsvoog, Cabana Dan’s Creations – Franksville, WI
Dave Perewitz, Perewitz Cycle Fab – Halifax, MA
Dorin Racz Arpad – Câmpia Turzii, Romania
Freddie Arnold, Hickory Flat Hot Rods – Canton, GA

Hawke Lawshe, Vintage Technologies – Columbia Falls, MT
Jack Deagazio – East Syracuse, NY
Jay Donovan, BareSteel Design – Victoria, BC, Canada
Jesse Srpan, Raw Iron Choppers – Chardon, OH
Josh Sheehan – Minden, NV
Justin McNeely, Hooked on Speed – Jackson, MO
Ken Nagai, Ken’s Factory – Nagoya, Japan
Kevin “Teach” Baas – Prior Lake, MN
Kyle Brewer, Paughco – Carson City, NV
Max Hazan, Hazan Motorworks – Los Angeles, CA
Michael LaFountain, Raccia Motorcycles, Santa Clarita, CA
Mike Lange – Big Bend, WI
Nick Beaulieu, Forever Two Wheels – Windham, ME
Nick Pensabene, Mad Pen Cycles – Edgewater, FL
Paul Brodie, Flashback Fab – Langley, BC, Canada
Paul Miller, PanicRev Customs – Calgary, AB, Canada
Paul Yaffe, Paul Yaffe Originals – Phoenix, AZ
Samuele Reali, Abnormal Cycles – Bernareggio, Italy
Takatoshi Suzuki, Seven Motorcycles – Sendai, Japan
Zach Ness, Arlen Ness Inc. – Dublin, CA

Bon, je te raconterai ça une fois que je l’aurais vue car j’ai bien l’intention de m’y rendre (avec le FXR show c’est vraiment l’un des deux évènement à ne surtout pas manquer pendant la Sturgis bike week) …

Aller, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend

42ème rallye Paris-Bourges en motocyclettes anciennes


Hervé

Bonjour copain (et copine),

A l’occasion de ce dernier week-end de Pâques j’ai une nouvelle fois eu le plaisir et l’avantage de participer au rallye Paris-Bourges en motocyclettes anciennes, 42ème édition du genre cette année …

Organisé par l’ACETYLENE MOTO-CLUB cet évènement Berrichon a réuni en 2019 de l’ordre de 120 motocyclettes des années 30 aux années 80 …

Outre les habitués, dont nombre de participants anglais, et un plateau de machines superbes et variées, cette année on remarquait pour sa première participation une Indian Big Chief dans un état exceptionnel  …

Pour une fois la météo de ce week-end de Pâque fût relativement clémente et comme à l’habitude de superbes machines étaient données à contempler …

L’ambiance est simplement extra …

Quand tu viens participer à ce rallye, tu sais que tu vas prendre du bon temps, causer mécanique, parler anglais, voir de belles motos, rouler sur de superbes routes et bien évidement faire d’excellents repas (1 à 2 kilos garantis si tu te laisses aller, fais-moi confiance, c’est du vécu) …

Pour cette édition 2019 je suis venu en compagnie de mon ami Pierre-Louis et son exceptionnelle INDIAN Big Chief de 1947 …

72 ans d’âge l’ancienne et encore capable de rouler à 140km/h en vitesse de pointe …

Bien sûr, on retrouvait une fois encore tous les ingrédients qui font le piquant et le succès d’un tel évènement …

Certaines inévitable fuites d’huile …

Parfois une consommation exagérée de bougies …

De la fumée comme jamais  …

N’en déplaise à Mme Hidalgo …

Des accessoires historiques …

(je crois que je photographie tous les ans ce casque depuis des années)

Bien évidement quelques magnifiques vintage bikers bien dans leur jus d’époque …

… avec de la gueule, de la vraie …

On s’adonnera aussi à l’étape (avec élégance et modération) à quelques productions du cru issues de fioles diverses et variées sorties d’on ne sait où …

Et on regardera passer les belles mécaniques  … encore …

… et encore …

Bien évidement, les pannes seront de la partie …

Avec leur premier niveau d’intervention qui consiste à … pousser fortement …

Pousser une PUCH !!

Sinon au pire, il reste la mécanique sur le bord de route …Où faute de haute technologie, des solutions personnelles adaptées aux circonstances trouvent toujours leur place …

Toutes les générations se retrouvent au Paris-Bourges …

Bref, c’est un bien agréable moyen de jeter un œil sur notre passé et le patrimoine mécanique qui est le notre …

Cette année le parcours particulièrement réussi nous a entrainé sur les hauteurs du sancerrois …

Superbes routes ensoleillées …

A travers les magnifiques villages du centre de la France …

Dans des conditions de sécurité et d’encadrement parfaitement réalisées …

Pour cette édition 2019 ce sont encore quelques belles machines qui se sont donné rendez-vous en Berry …

NORTON COMMANDO 750

HARLEY DAVIDSON FLH, MOTO GUZZI FALCONE

PANIERS MOTOBECANE et BMW 

MATCHLESS

VELOCETTE et NORTON

PIAGGIO VESPA

SOYER

Et une contemporaine TENERE YAMAHA en parfait état …

J’en passe et des meilleurs, AJS, ALCYON, ARIEL, BSA, HONDA, MOTOBI, ROYAL ENFIELD, TERROT… elles étaient nombreuses … et comme je ne peux pas te montrer ici toutes les 1200 et quelques photos que j’ai prises au cours de ce week-end ….

A noter que les femmes sont toujours bien représentées au Paris-Bourges …

Au guidon, à l’organisation, passagères ou accompagnatrices  …

… en voiture ou carrément au volant de l’un des camions d’assistance …

Le Paris-Bourges et ces dames c’est une histoire d’amour de longue date …

Ainsi tu auras compris que ce 42ème rallye PARIS-BOURGES a une fois encore donné beaucoup de bon temps à ses participants …

Rendez-vous donc en 2020 pour sa 43ème édition …

Aller, la bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Endurance sur route en Harley : cinquième Défi des 999


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu te souviens peut-être que je suis un grand fan d’endurance sur route …

… et que depuis quatre années consécutives je participe avec bonheur au DEFI des 999 qui te propose de parcourir à chaque nouveau printemps 1000 kilomètres en vingt-quatre heures dans le sud de la France …

Pour cette cinquième édition de leur épreuve d’endurance de vingt-quatre heures sur routes ouvertes entre Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse (réservée aux propriétaires de motocyclette de marque Harley Davidson ou Buell) …

… les organisateurs (l’association LDD 999) ont une fois encore fait très fort avec ce rallye unique en France (dont on ne retrouve que deux ou trois équivalents en Europe – Belgique et Suisse) …

Après avoir revu leur organisation en cours d’année ils ont une nouvelle fois su attirer 210 bikers de toute l’Europe (plus d’une dizaine de nationalités – grosse participation italienne et pour la première fois un motard venant du Portugal) …

… proposer un parcours toujours aussi intéressant (qui combine difficultés de pilotage et beauté des sites traversés) ainsi qu’un accueil et une ambiance uniques (c’est l‘un des atouts de cet évènement) …

… où novices et anciens de l’épreuve se retrouvent sur la petite place du village de Cabannes / Bouches-du-Rhône pour relever cet exceptionnel défi …

Le Défi des 999 débute toujours le vendredi soir, dans un restaurant diner américain d’Avignon ou organisateurs, sympathisants et participants se retrouvent pour un verre de l’amitié et un diner concert …

Cette année c’est le groupe MISS AMERICA qui a mis le feu à la salle. Cette jeune formation pure blues rock’ a surpris tout le monde. Ce band de quatre jeunes perfomers avec leur chanteur à la voix éraillée exceptionnelle, sa bassiste et la jeune batteuse ont bluffé les plus récalcitrants …

Ce samedi 06 avril, débutait par un premier rendez-vous à Barbentane au bar / restaurant « Aux Pieds Tanqués »  …

La tenue du jour … avec un bel exemple de pieds tanqués, non ?? … lol !!! (l’ami Patrick, seconde participation, le sourire toujours aux lèvres et le cœur sur la main)

Les participants venaient procéder aux dernières formalités administratives : leur carte (à faire tamponner à chacun des points de contrôle) ainsi que le roadbook de la première étape leur étaient remis (pas de roadbook intégral de l’épreuve au départ. A chaque étape le concurrent se voit remettre le trajet suivant) …

Et ce sont finalement 173 motards (une majorité de hoggers, beaucoup d’indépendants et quelques membres de MC – notamment le Smoke and Iron / Firefighters fidèle de l’épreuve) qui se présentaient à Cabannes à 13h30, totalement détrempés, sur la ligne de départ avec pour objectif de parcourir 1000 kilomètres sur les routes de l’arrière-pays en 24h00 …

La météo était quant à elle la seule à « faire la tête »

Il fallait néanmoins une sacrée dose d’optimisme et d’envie pour se lancer dans cette épreuve tant il pleuvait ce jour-là …

Et surtout, être un motard confirmé connaissant bien ses capacités

A noter plusieurs équipages constitués de couples d’amoureux (de la route) …

C’est la troisième année consécutive que Cabannes accueille le Défi des 999. Toutes les associations locales sont présentes, instaurant une ambiance des plus sympathiques (elles avaient fort à faire en lutte contre une pluie incessante) …

Le départ est donné sous la bénédiction du prêtre du village, en présence du maire et du député de la circonscription …

Les concessionnaires Harley Sun Road / Salon de Provence et Prestige Motorcycles / Roquebrune sur Argens sont aussi présents, soit au départ / arrivée avec un stand …

… soit sur le parcours où ils reçoivent les participants pour un point de contrôle au cours duquel les membres de leur Chapter offrent accueil chaleureux et café (très chaud et avec 8 sucres svp !!) …

A noter le passage en pleine nuit à la concession de Roquebrune sur Argens, Prestige Motorcycles, qui n’en n’est pas à sa première participation et sort toujours les grands moyens …

… ses braseros, la restauration, le groupe rock et le Chapter aux petits soins avec les concurrents …

Cette halte est très importante : il est aux alentours de 23h, les participants vont réellement entrer dans la difficulté de l’épreuve à partir d’ici ; les premières fatigues et crampes se font sentir …

… c’est le cœur de la nuit qui les attend, qui va jauger leurs facultés de résistance et capacité de pilotage. Cet arrêt fût de bonne augure, à partir d’ici la pluie va quasiment disparaitre de l’épreuve (qui s’achèvera finalement le lendemain dimanche sous le soleil) …

Le 999 n’est pas une épreuve de vitesse et le respect des règles de la route y est impératif. Néanmoins aucun des participants (seul ou en groupe parfois spontanément constitué au fil des kilomètres) ne flâne et la moyenne horaire est soutenue …

Pour preuve, les « gagnants » de cette édition 2019 ont franchi la ligne d’arrivée le dimanche matin à 10h40 (soit l’intégralité du parcours en quasiment 21 heures) …

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de perdants. Ceux qui ont jeté l’éponge (c’est le cas de dire) en cours de route en repartent enthousiastes tant il ont apprécié le parcours, interpelés par ce qu’ils ont découvert sur eux-mêmes …

Avec aussi à l’esprit quelques lieux improbables que l’on se promet de venir revisiter bientôt …

Notamment le Bar du Soleil et son étonnante tenancière, à Jouques – un peu hors parcours mais il est fréquent de s’égarer sur les routes du 999, ce qui participe aussi au charme de cette épreuve qui de fait peut pour certain s’achever avec quelques 1200 kilomètres au compteur, voire plus …

Cabannes, Cavaillon, Salon de Provence, Aix en Provence, Saint-Tropez, les lacets de la montée sur la Garde Freinet, l’incroyable vue sur Marseille à l’horizon depuis le col de l’Espigoulier …

…Toulon, le bord de mer en falaise vers Cassis, l’Estaque, Istres et enfin Cabannes …

Des abandons bien sûr, quelques frayeurs dans les descentes de cols sur routes détrempées, une roue avant dans un fossé et un beau Street Glide orange tout rayé une fois couché dans la caillasse du bord de route …

Aucun incident grave, du bonheur intégral sur pneumatiques et des motards épuisés mais surtout fiers et heureux qui franchissent la ligne d’arrivée sous les applaudissements d’un public enfin présent avec le soleil revenu. La grande majorité des participants a réussi l’épreuve …

Rendez-vous au printemps 2020 les 04 et 05 avril

pour la sixième édition du

Défi des 999 !

Aller, la bise mon titou …

L’Hervé, your Berrichon friend

Daytona bike Week 2019 (3) : Tropical Tattoo show


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Quand tu participes à la Daytona Bike Week il y a un évènement que tu ne dois /peux pas manquer sous peine de t’entendre dire par tes potes baillekeurs que tu as totalement raté ton séjour …

Le SPRING TROPICAL TATTOO CHOPPER TIME OLD SCHOOL CHOPPER SHOW (z’ont pas trouvé plus court comme intitulé) s’est donc tenu ce 14 mars 2019 chez WILLIE, le boss de ce petit salon de tatouage crachpoune à souhait qui a réussi au fil des années à en faire l’un des principaux spots de la Daytona bike Week … Un must see comme i’ disent là-bas …

Live music (Big Rick & the Trouble Makers cette année), remise de prix en cash et tout ce que compte le petit monde du old school de ce coin de l’Amérique qui se presse et se bouscule ici dans une cohue-pagaille pas possible …

Tiens, Marilyn Stemp, l’une des organisatrices des festivités du BUFFALO CHIP à Sturgis tous les ans et proprio du mag’ IRON TRADER NEWS

Si tu observes bien tu apercevras quelques motos …

On y vient à pied (le lieux n’est pas très loin de town center) …

… en wouature …

Voire même en motocyclette … peut importe, on y vient !

Et on se gare comme on peut … ça fait parti du charme du lieu …

Ici règne la rouille, la peinture rayée à souhait, taule tordue, le knuck’ dans son jus, le sissy torsadé fer forgé (surtout pas chromé), le rigide casse vertèbres, la pièce d’origine, la selle de tracteur en fer, l’absence de garde-boue, la commande-suicide, le carbu récalcitrant, le vintage qui doit pisser l’huile, le home made et tout ceci si possible de marque américaine …

Et éventuellement anglaise …

Bien sûr, nous sommes à les USA, donc dieu n’est jamais bien loin …

Et les vielles WLA non plus …

I’a un boucan musical rock à larsen pas possible, les bières circulent et tout le monde prend des photos comme il peut, impossible d’avoir un champs dégagé …

En tous cas, c’est sûr, tu vas photographier du bidon …

Si tu veux faire super méga branchouille-original, viens avec un casque, tout le monde va te remarquer … il se peut même que tu passes pour le rebelle du jour !

Forcément tu retrouves de nombreuses références au RAT FINK

Et le cuir travaillé a toujours autant de succès …

Dans les petites rues résidentielles derrière le salon de tatouage c’est la même pagaille, tout le monde se gare absolument partout et les voisins s’en accommodent (vaut mieux remarque parce qu’il n’y a vraiment rien à faire à part attendre que la marée baisse …), le tout dans une ambiance bon enfant …

Certains ne dorment pas à l’hôtel (une année sur deux c’est jouable, mais il est tout de même recommandé d’avoir fait suivre le caleçon long molletonné fourré loutre car même si le soleil brille toujours en Mars à Daytona, il peut néanmoins y faire frisquet, surtout si le vent se lève) …

On peut même faire ici quelques emplettes …

Bon en gros, objectivement, rien d’exceptionnel, juste l’un des évènements à ne pas manquer si tu es à Daytona pendant la bike Week …

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend