Carey Hart : du freestyle au custom …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu te souviens de CAREY HART l’ancien champion américain, légende du freestsyle ? (et de son fameux surnom « Hart Attack ») …

Connu aussi pour être l’époux de la chanteuse PINK

Carey s’est recyclé dans l’industrie du custom bike …

… on lui devait quelques réalisations sur motocyclettes japonaises, puis ce fût un très beau travail sur FXR Harley Davidson 1987, mais c’est sur INDIAN qu’il a commencé à faire parler de lui en tant que master builder notamment avec cet attelage side-car au design indiscutablement … aérien …

Et il semblerait qu’en ce moment le cœur de Carey batte pour INDIAN

Il vient en effet de livrer son dernier travail sur une base Indian Springfield 2018

Pour créer ce KING KILLER Indian Motorcycle, Hart a réuni une équipe de professionnels et d’amis pour réinventer une moto moderne de retour à ses racines de pistarde de course des origines …

La machine a été construite pour le One Moto Show de Portland en février dernier …

L’équipe de Hart a mis l’accent sur l’impression de simplicité des engins de course …

Arborant des couleurs classiques de course rouge, blanc et noir, le King Killer a remporté le prix du « Meilleur build américain » …

Pas mal du tout non ?!?!?? …

Visiblement, ça envoie … et ça freine !!

Et comme Carey est ambassadeur de DUNLOP, on y retrouve leur gommes  …

La bestiole est réussie et a vraiment une belle ligne …

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Michael Lichter prépare une nouvelle exposition pour la Sturgis bike week 2019

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Bonjour copain (et copine),

What’s the Skinny: Motorcycling Without the Fat / Motorcycles as Art … comment te traduire un tel titre … surtout pour une expo’ moto ???!!!

Chaque année depuis onze étés de cela, le célèbre photographe américain MICHAEL LICHTER organise et présente une exposition moto devenue incontournable pour tous ceux qui se rendent à la Sturgis Bike Week. Et l’édition 2019 promet d’être à nouveau exceptionnelle …

Bon, aller, si je te le traduit ce titre, l’édition 2019 s’intitulerait en français : – «Qu’est-ce qui est dépouillé : la moto sans le gras ? / Les motocyclettes en tant qu’art». Elle a pour vocation de mettre en valeur l’esthétisme personnalisé de motos allégées de tout superflu …

Tu pourras visiter l’exposition du samedi 3 août au vendredi 9 août 2019. L’objectif est de te donner à voir des machines customs uniques, de classe mondiale, construites par des Master Builders réputés pour leur créations épurées …

C’est la onzième année que « Les motocyclettes en tant qu’art » de Lichter se tient ici. Bravo l’artiste, belle réussite !! Tout ce que le monde américain compte dans le petit monde du custom bike expose et / ou se bouscule dans les allées … et pas que les américains d’ailleurs puisque l’on peut aussi y admirer des créations européennes …

Tu vas découvrir cette année le travail d’un groupe diversifié de plus de 40 constructeurs et artistes choisis par Lichter lui-même. Le show est ouvert à toutes les initiatives : pas de règles limitant le type ou la taille du pneu, l’empattement, la largeur maximale du réservoir et du guidon …

L’expo’ proposera aussi des engins ayant une signification historique. L’exposition de style galerie donnera aux visiteurs une vue dégagée sur les bécanes sous tous les angles…

Alors, comment Lichter a-t-il sélectionné ces beautés ? La participation de chaque constructeur se base uniquement sur les motos qu’il a construites par le passé, ainsi que sur leur intérêt pour l’esthétique dépouillée …

  • : « Une des choses que j’aime dans la réémergence des motos skinny en tant que style est de les regarder de dos ; tout droit avec leurs pneumatiques fins, leurs lignes épurées, leurs primaires étroites avec des chaînes apparentes et leur guidon à peine plus large que leurs réservoirs minces. Je suis excité de voir ce que ces constructeurs vont apporter à la table cette année. « 

La plupart des motos exposées seront construites spécialement pour ce show, ce qui signifie que ce sera peut-être la première fois qu’elles seront vues en public …

Chaque machine est individuellement éclairée et mise en valeur sur un socle surplombant l’espace, contrairement à de nombreux autres showbike où les engins sont simplement alignés ou rangés dans un coin sombre. L’exposition veut réaliser une véritable « mise en galerie »…

L’expo’ ouverte à tous est gratuite et se tiendra au Buffalo Chip’s Event Center de 14h à 22h du samedi 3 août au vendredi 09 août 2019 …

A propos de Michael Lichter 

Michael Lichter a commencé à photographier des motos / custom bikes, des motards et ce que l’on appelle le biker-lifestyle dans les années 70. Travaillant pour le légendaire Easyriders Magazine depuis 1979, il a réalisé plus de 800 reportages pour lui. Michael contribue aussi régulièrement à 16 autres publications dans le monde entier, compte un certain nombre de livres à son actif et expose ses photos partout aux USA et à l’étranger dans des gallerie et musées …

C’est en tant que conservateur que Michael a commencé en 2001 à proposer des expositions mêlant custom bikes et art, notamment au Journey Museum de Rapid City. En 2009, cette exposition annuelle s’est déplacée à la galerie du Sturgis Buffalo Chip où elle a pris le nom de “Motorcycles as Art” et se poursuit ici depuis.

Michael a son studio à Boulder, Colorado depuis 35 ans …

Ainsi, durant l’expo 2019 au Buffalo Chip tu pourras admirer le travail de :

Andrea Radaelli, Radikal Chopper – Milano, Italy
Arlen Ness, Arlen Ness Enterprises – Dublin, CA
Billy Lane, Choppers Inc. – Daytona Beach, FL
BMW North America
Brian Buttera, Buttera’s Metal Werx – Lakeland, FL
Brian Klock, Klock Werks – Mitchell, SD
Chris Callen, Flat Broke Chops & Rods – Tarentum PA
Chris Tope – Richardson, TX
Cristian Sosa, Sosa Metalworks – Las Vegas, NV
Cole Rogers – Springboro, OH
Dakota Toomey – Southampton, NJ
Dalton Walker, Split Image Kustoms – Hanford, CA
Dan Rognsvoog, Cabana Dan’s Creations – Franksville, WI
Dave Perewitz, Perewitz Cycle Fab – Halifax, MA
Dorin Racz Arpad – Câmpia Turzii, Romania
Freddie Arnold, Hickory Flat Hot Rods – Canton, GA

Hawke Lawshe, Vintage Technologies – Columbia Falls, MT
Jack Deagazio – East Syracuse, NY
Jay Donovan, BareSteel Design – Victoria, BC, Canada
Jesse Srpan, Raw Iron Choppers – Chardon, OH
Josh Sheehan – Minden, NV
Justin McNeely, Hooked on Speed – Jackson, MO
Ken Nagai, Ken’s Factory – Nagoya, Japan
Kevin « Teach » Baas – Prior Lake, MN
Kyle Brewer, Paughco – Carson City, NV
Max Hazan, Hazan Motorworks – Los Angeles, CA
Michael LaFountain, Raccia Motorcycles, Santa Clarita, CA
Mike Lange – Big Bend, WI
Nick Beaulieu, Forever Two Wheels – Windham, ME
Nick Pensabene, Mad Pen Cycles – Edgewater, FL
Paul Brodie, Flashback Fab – Langley, BC, Canada
Paul Miller, PanicRev Customs – Calgary, AB, Canada
Paul Yaffe, Paul Yaffe Originals – Phoenix, AZ
Samuele Reali, Abnormal Cycles – Bernareggio, Italy
Takatoshi Suzuki, Seven Motorcycles – Sendai, Japan
Zach Ness, Arlen Ness Inc. – Dublin, CA

Bon, je te raconterai ça une fois que je l’aurais vue car j’ai bien l’intention de m’y rendre (avec le FXR show c’est vraiment l’un des deux évènement à ne surtout pas manquer pendant la Sturgis bike week) …

Aller, la bise …

L’Hervé, your Berrichon friend

42ème rallye Paris-Bourges en motocyclettes anciennes


Hervé

Bonjour copain (et copine),

A l’occasion de ce dernier week-end de Pâques j’ai une nouvelle fois eu le plaisir et l’avantage de participer au rallye Paris-Bourges en motocyclettes anciennes, 42ème édition du genre cette année …

Organisé par l’ACETYLENE MOTO-CLUB cet évènement Berrichon a réuni en 2019 de l’ordre de 120 motocyclettes des années 30 aux années 80 …

Outre les habitués, dont nombre de participants anglais, et un plateau de machines superbes et variées, cette année on remarquait pour sa première participation une Indian Big Chief dans un état exceptionnel  …

Pour une fois la météo de ce week-end de Pâque fût relativement clémente et comme à l’habitude de superbes machines étaient données à contempler …

L’ambiance est simplement extra …

Quand tu viens participer à ce rallye, tu sais que tu vas prendre du bon temps, causer mécanique, parler anglais, voir de belles motos, rouler sur de superbes routes et bien évidement faire d’excellents repas (1 à 2 kilos garantis si tu te laisses aller, fais-moi confiance, c’est du vécu) …

Pour cette édition 2019 je suis venu en compagnie de mon ami Pierre-Louis et son exceptionnelle INDIAN Big Chief de 1947 …

72 ans d’âge l’ancienne et encore capable de rouler à 140km/h en vitesse de pointe …

Bien sûr, on retrouvait une fois encore tous les ingrédients qui font le piquant et le succès d’un tel évènement …

Certaines inévitable fuites d’huile …

Parfois une consommation exagérée de bougies …

De la fumée comme jamais  …

N’en déplaise à Mme Hidalgo …

Des accessoires historiques …

(je crois que je photographie tous les ans ce casque depuis des années)

Bien évidement quelques magnifiques vintage bikers bien dans leur jus d’époque …

… avec de la gueule, de la vraie …

On s’adonnera aussi à l’étape (avec élégance et modération) à quelques productions du cru issues de fioles diverses et variées sorties d’on ne sait où …

Et on regardera passer les belles mécaniques  … encore …

… et encore …

Bien évidement, les pannes seront de la partie …

Avec leur premier niveau d’intervention qui consiste à … pousser fortement …

Pousser une PUCH !!

Sinon au pire, il reste la mécanique sur le bord de route …Où faute de haute technologie, des solutions personnelles adaptées aux circonstances trouvent toujours leur place …

Toutes les générations se retrouvent au Paris-Bourges …

Bref, c’est un bien agréable moyen de jeter un œil sur notre passé et le patrimoine mécanique qui est le notre …

Cette année le parcours particulièrement réussi nous a entrainé sur les hauteurs du sancerrois …

Superbes routes ensoleillées …

A travers les magnifiques villages du centre de la France …

Dans des conditions de sécurité et d’encadrement parfaitement réalisées …

Pour cette édition 2019 ce sont encore quelques belles machines qui se sont donné rendez-vous en Berry …

NORTON COMMANDO 750

HARLEY DAVIDSON FLH, MOTO GUZZI FALCONE

PANIERS MOTOBECANE et BMW 

MATCHLESS

VELOCETTE et NORTON

PIAGGIO VESPA

SOYER

Et une contemporaine TENERE YAMAHA en parfait état …

J’en passe et des meilleurs, AJS, ALCYON, ARIEL, BSA, HONDA, MOTOBI, ROYAL ENFIELD, TERROT… elles étaient nombreuses … et comme je ne peux pas te montrer ici toutes les 1200 et quelques photos que j’ai prises au cours de ce week-end ….

A noter que les femmes sont toujours bien représentées au Paris-Bourges …

Au guidon, à l’organisation, passagères ou accompagnatrices  …

… en voiture ou carrément au volant de l’un des camions d’assistance …

Le Paris-Bourges et ces dames c’est une histoire d’amour de longue date …

Ainsi tu auras compris que ce 42ème rallye PARIS-BOURGES a une fois encore donné beaucoup de bon temps à ses participants …

Rendez-vous donc en 2020 pour sa 43ème édition …

Aller, la bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Endurance sur route en Harley : cinquième Défi des 999


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu te souviens peut-être que je suis un grand fan d’endurance sur route …

… et que depuis quatre années consécutives je participe avec bonheur au DEFI des 999 qui te propose de parcourir à chaque nouveau printemps 1000 kilomètres en vingt-quatre heures dans le sud de la France …

Pour cette cinquième édition de leur épreuve d’endurance de vingt-quatre heures sur routes ouvertes entre Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse (réservée aux propriétaires de motocyclette de marque Harley Davidson ou Buell) …

… les organisateurs (l’association LDD 999) ont une fois encore fait très fort avec ce rallye unique en France (dont on ne retrouve que deux ou trois équivalents en Europe – Belgique et Suisse) …

Après avoir revu leur organisation en cours d’année ils ont une nouvelle fois su attirer 210 bikers de toute l’Europe (plus d’une dizaine de nationalités – grosse participation italienne et pour la première fois un motard venant du Portugal) …

… proposer un parcours toujours aussi intéressant (qui combine difficultés de pilotage et beauté des sites traversés) ainsi qu’un accueil et une ambiance uniques (c’est l‘un des atouts de cet évènement) …

… où novices et anciens de l’épreuve se retrouvent sur la petite place du village de Cabannes / Bouches-du-Rhône pour relever cet exceptionnel défi …

Le Défi des 999 débute toujours le vendredi soir, dans un restaurant diner américain d’Avignon ou organisateurs, sympathisants et participants se retrouvent pour un verre de l’amitié et un diner concert …

Cette année c’est le groupe MISS AMERICA qui a mis le feu à la salle. Cette jeune formation pure blues rock’ a surpris tout le monde. Ce band de quatre jeunes perfomers avec leur chanteur à la voix éraillée exceptionnelle, sa bassiste et la jeune batteuse ont bluffé les plus récalcitrants …

Ce samedi 06 avril, débutait par un premier rendez-vous à Barbentane au bar / restaurant « Aux Pieds Tanqués »  …

La tenue du jour … avec un bel exemple de pieds tanqués, non ?? … lol !!! (l’ami Patrick, seconde participation, le sourire toujours aux lèvres et le cœur sur la main)

Les participants venaient procéder aux dernières formalités administratives : leur carte (à faire tamponner à chacun des points de contrôle) ainsi que le roadbook de la première étape leur étaient remis (pas de roadbook intégral de l’épreuve au départ. A chaque étape le concurrent se voit remettre le trajet suivant) …

Et ce sont finalement 173 motards (une majorité de hoggers, beaucoup d’indépendants et quelques membres de MC – notamment le Smoke and Iron / Firefighters fidèle de l’épreuve) qui se présentaient à Cabannes à 13h30, totalement détrempés, sur la ligne de départ avec pour objectif de parcourir 1000 kilomètres sur les routes de l’arrière-pays en 24h00 …

La météo était quant à elle la seule à « faire la tête »

Il fallait néanmoins une sacrée dose d’optimisme et d’envie pour se lancer dans cette épreuve tant il pleuvait ce jour-là …

Et surtout, être un motard confirmé connaissant bien ses capacités

A noter plusieurs équipages constitués de couples d’amoureux (de la route) …

C’est la troisième année consécutive que Cabannes accueille le Défi des 999. Toutes les associations locales sont présentes, instaurant une ambiance des plus sympathiques (elles avaient fort à faire en lutte contre une pluie incessante) …

Le départ est donné sous la bénédiction du prêtre du village, en présence du maire et du député de la circonscription …

Les concessionnaires Harley Sun Road / Salon de Provence et Prestige Motorcycles / Roquebrune sur Argens sont aussi présents, soit au départ / arrivée avec un stand …

… soit sur le parcours où ils reçoivent les participants pour un point de contrôle au cours duquel les membres de leur Chapter offrent accueil chaleureux et café (très chaud et avec 8 sucres svp !!) …

A noter le passage en pleine nuit à la concession de Roquebrune sur Argens, Prestige Motorcycles, qui n’en n’est pas à sa première participation et sort toujours les grands moyens …

… ses braseros, la restauration, le groupe rock et le Chapter aux petits soins avec les concurrents …

Cette halte est très importante : il est aux alentours de 23h, les participants vont réellement entrer dans la difficulté de l’épreuve à partir d’ici ; les premières fatigues et crampes se font sentir …

… c’est le cœur de la nuit qui les attend, qui va jauger leurs facultés de résistance et capacité de pilotage. Cet arrêt fût de bonne augure, à partir d’ici la pluie va quasiment disparaitre de l’épreuve (qui s’achèvera finalement le lendemain dimanche sous le soleil) …

Le 999 n’est pas une épreuve de vitesse et le respect des règles de la route y est impératif. Néanmoins aucun des participants (seul ou en groupe parfois spontanément constitué au fil des kilomètres) ne flâne et la moyenne horaire est soutenue …

Pour preuve, les « gagnants » de cette édition 2019 ont franchi la ligne d’arrivée le dimanche matin à 10h40 (soit l’intégralité du parcours en quasiment 21 heures) …

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de perdants. Ceux qui ont jeté l’éponge (c’est le cas de dire) en cours de route en repartent enthousiastes tant il ont apprécié le parcours, interpelés par ce qu’ils ont découvert sur eux-mêmes …

Avec aussi à l’esprit quelques lieux improbables que l’on se promet de venir revisiter bientôt …

Notamment le Bar du Soleil et son étonnante tenancière, à Jouques – un peu hors parcours mais il est fréquent de s’égarer sur les routes du 999, ce qui participe aussi au charme de cette épreuve qui de fait peut pour certain s’achever avec quelques 1200 kilomètres au compteur, voire plus …

Cabannes, Cavaillon, Salon de Provence, Aix en Provence, Saint-Tropez, les lacets de la montée sur la Garde Freinet, l’incroyable vue sur Marseille à l’horizon depuis le col de l’Espigoulier …

…Toulon, le bord de mer en falaise vers Cassis, l’Estaque, Istres et enfin Cabannes …

Des abandons bien sûr, quelques frayeurs dans les descentes de cols sur routes détrempées, une roue avant dans un fossé et un beau Street Glide orange tout rayé une fois couché dans la caillasse du bord de route …

Aucun incident grave, du bonheur intégral sur pneumatiques et des motards épuisés mais surtout fiers et heureux qui franchissent la ligne d’arrivée sous les applaudissements d’un public enfin présent avec le soleil revenu. La grande majorité des participants a réussi l’épreuve …

Rendez-vous au printemps 2020 les 04 et 05 avril

pour la sixième édition du

Défi des 999 !

Aller, la bise mon titou …

L’Hervé, your Berrichon friend

Daytona bike Week 2019 (3) : Tropical Tattoo show


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Quand tu participes à la Daytona Bike Week il y a un évènement que tu ne dois /peux pas manquer sous peine de t’entendre dire par tes potes baillekeurs que tu as totalement raté ton séjour …

Le SPRING TROPICAL TATTOO CHOPPER TIME OLD SCHOOL CHOPPER SHOW (z’ont pas trouvé plus court comme intitulé) s’est donc tenu ce 14 mars 2019 chez WILLIE, le boss de ce petit salon de tatouage crachpoune à souhait qui a réussi au fil des années à en faire l’un des principaux spots de la Daytona bike Week … Un must see comme i’ disent là-bas …

Live music (Big Rick & the Trouble Makers cette année), remise de prix en cash et tout ce que compte le petit monde du old school de ce coin de l’Amérique qui se presse et se bouscule ici dans une cohue-pagaille pas possible …

Tiens, Marilyn Stemp, l’une des organisatrices des festivités du BUFFALO CHIP à Sturgis tous les ans et proprio du mag’ IRON TRADER NEWS

Si tu observes bien tu apercevras quelques motos …

On y vient à pied (le lieux n’est pas très loin de town center) …

… en wouature …

Voire même en motocyclette … peut importe, on y vient !

Et on se gare comme on peut … ça fait parti du charme du lieu …

Ici règne la rouille, la peinture rayée à souhait, taule tordue, le knuck’ dans son jus, le sissy torsadé fer forgé (surtout pas chromé), le rigide casse vertèbres, la pièce d’origine, la selle de tracteur en fer, l’absence de garde-boue, la commande-suicide, le carbu récalcitrant, le vintage qui doit pisser l’huile, le home made et tout ceci si possible de marque américaine …

Et éventuellement anglaise …

Bien sûr, nous sommes à les USA, donc dieu n’est jamais bien loin …

Et les vielles WLA non plus …

I’a un boucan musical rock à larsen pas possible, les bières circulent et tout le monde prend des photos comme il peut, impossible d’avoir un champs dégagé …

En tous cas, c’est sûr, tu vas photographier du bidon …

Si tu veux faire super méga branchouille-original, viens avec un casque, tout le monde va te remarquer … il se peut même que tu passes pour le rebelle du jour !

Forcément tu retrouves de nombreuses références au RAT FINK

Et le cuir travaillé a toujours autant de succès …

Dans les petites rues résidentielles derrière le salon de tatouage c’est la même pagaille, tout le monde se gare absolument partout et les voisins s’en accommodent (vaut mieux remarque parce qu’il n’y a vraiment rien à faire à part attendre que la marée baisse …), le tout dans une ambiance bon enfant …

Certains ne dorment pas à l’hôtel (une année sur deux c’est jouable, mais il est tout de même recommandé d’avoir fait suivre le caleçon long molletonné fourré loutre car même si le soleil brille toujours en Mars à Daytona, il peut néanmoins y faire frisquet, surtout si le vent se lève) …

On peut même faire ici quelques emplettes …

Bon en gros, objectivement, rien d’exceptionnel, juste l’un des évènements à ne pas manquer si tu es à Daytona pendant la bike Week …

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend

Daytona Bike Week 2019 : Dave Perewitz Paint Show (2)

Citation

Bonjour copain (et copine),

Pendant la bike Week les évènements, shows, spectacles et autres rassemblements sont permanents et partout …

DAVE PEREWTIZ, Aka King of the flames, fameux master builder de son état y organise depuis quelques années maintenant son PEREWITZ PAINT SHOW

Bien sûr que si tu le connais ce monsieur voyons …souviens toi, en 2017 il avait fait les honneurs du stand de notre fierté picturale française, le bien nommé DOM NOIR MAT. Dave était passé, avec sa fille Jody, saluer DOM et lui demander d’accepter de faire partie du jury de son paint show … (Dom ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis tellement il fût surpris et heureux de cette proposition du grand Dave)

En 2019, c’est au pittoresque BROKEN SPOKE SALOON que ça se passe …

Et il se trouve que mon grand copain JACK McINTRYRE, excellent photographe de son état, à pu s’y rendre … lucky him!!!

Et en (très) bon photographe qu’il est, il a réalisé quelques superbes prises de vues des engins en compétition ce mardi 13 mars dernier … je suis heureux d’écrire ce petit post qui me permet de rendre honneur au travail de Jack, peu connu des européens alors que la quantité et la qualité de sa production sont absolument remarquables …

Si ceci n’est pas de la photo qu’elle est belle, je ne sais plus quoi te dire mon titou …

Jack traine sur les rallyes et autres évènements auto / moto sur tout le continent américain depuis le début des années 90. Au début, photographait pour lui-même et son seul plaisir … il vit maintenant en partie de cette activité. Tu peux voir son travail (et éventuellement en faire l’acquisition) ici :  https://www.jackmcintyrephoto.com/

Pour en revenir au PEREWITZ SHOW, comment le présenter ? C’est un peu une explosion de couleurs en plein air. Tenu cette année sur le site du Broken Spoke Saloon (à Ormond beach – bien plus sympa que Daytona downton), le lieu est apparu aux participants particulièrement bien adapté …

Pour résumer les règles qui régissent ce show : tu te pointes avec ton brélon peinturluré, tu t’inscris et tu empoches 1000$ (si tu es désigné meilleure peinture du show bien sûr) … Ah, si tout de même, une petite précision : ne te présente surtout pas avec ton Intruder fait à la bombe dans ta cave l’hiver dernier bicoz’ le niveau de la compèt’ est sidéral … on est à les USA et les gars font dans le très (très) lourd …

Il y en a pour tous les goûts (et les couleurs), on a le droit de ne pas aimer mais le niveau des travaux présentés relève de l’orfèvrerie …

Bon, je ne sais pas qui a remporté les 1000 boulons cette année, peut importe, le monsieur et la dame avaient l’air très heureux …

Reconnaissons que c’est de la belle ouvrage …

Les engins étaient quant à eux étaient nombreux et superbes …

On a bien sûr tout à fait le droit de ne pas apprécier ce style et cette approche de la motocyclette …

D’ailleurs est-ce encore de la moto ? … Bin non mon bon, ce sont des Show bikes, qui ne peuvent quasiment pas rouler, ont coûté la peau du bas des oeils et finirons … certainement pas avec un gros kilométrage …

Finalement peu importe, il fasait beau, la bière était fraîche les gens heureux d’être ici et tout le monde parle déjà de l’édition 2020 …

Si tu n’as pas pu t’y rendre cette semaine, vas visionner les photos de Jack sur son site (tu vas y voir des clichés superbes) et achète toi des pinceaux pour l’année prochaine, je viendrai avec toi pour assister à ton triomphe …

Aller, la bise mon titou !

L’Hervé, your Berrichon friend

Daytona Bike Week 2019 : la moto officielle (1)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon, comme tu es un motard averti, tu sais que la Daytona Bike Week 2019 bat son plein …

 … et que je ne vais pas résister à t’en causer un p’tit peu …

Commençons par le début : le brélon officiel de l’évènement, ou encore très exactement le bien dénommé : Grand Prize

La moto officielle de la Bike Week 2019 est cette année une Harley-Davidson FXLR customisée de 2018 …

A noter que les organisateurs précisent que cet engin n’est pas conforme à la réglementation californienne …Zutalor, c’est ballot !

C’est le grand BRIAN KLOCK le boss de KLOCK WERKS qui a commis la chose cette année (son logo, le fameux Ace of Spade, est reconnaissable sur le filtre à air).

J’adore le travail de ce master builder qui se trouve en plus être un type très sympa …

Avec BRIAN et LAURA KLOCK à Sturgis, j’avais écrit quelques articles sur eux, notamment ici pour le NEWYORK RIDER MAG’ …

Laura est aussi une grande championne de vitesse, elle a déjà couru sur le grand lac salé  … et leur filles  …tout pareil … quelle magnifique famille !

C’est dans le magazine AMERICAN IRON que tu trouveras tous les détails sur les spécif’ de l’engin …

Il ne te reste qu’à faire l’aquisition dudit mag’ …

Sinon tu peux lire (en anglais) une petit interview de Brian Klock ici où il dévoile qu’en plus de sa cosmétique, l’engin a un peu été vitaminé :

https://officialbikeweek.com/read-blog/2019-Official-Bike-Week-Motorcycle-Builder/

Alors pourquoi, au-delà de son esthétique (qui me plait beaucoup), cette motocyclette est-elle si intéressante ?

Et bien parce que, comme tous les ans, elle fait l’objet d’une loterie dont elle est le Grand Prize. YES !

Donc mon titou, il te reste deux choses à faire :

  • foncer à Daytona t’acheter un billet pour participer au tirage au sort et gagner cette beauté orange,
  • ne pas aller rouler en Californie puisque la bécane n’y est réglementairement pas autorisée mais la ramener vite à Paname, nous irons la roder du côté de Vierzon toi et moi …

Aller, la bise, bonne bike Week

L’Hervé, your Berrichon friend

Les p’tites anglaises du Matra


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Je suppose que tu connais le fameux groupe industriel MATRA

Mais peut-être ignores-tu que MATRA est de longue date associée à l’industrie automobile (on ne lui doit pas moins que l’invention du concept monospace avec le fameux Espace pour Renault) et au monde de la vitesse et de la compétition …

Laisse moi plutôt te parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre (voui, motard et poète) … celui de MATRA en compétition auto, de Beltoise, Cervert, Pescarolo … (si ces noms ne te disent rien, ça n’est pas moi qui suis vieux, c’est toi qui est – très – jeune) …

MATRA est l’acronyme de Mécanique Aviation Traction, entreprise fondée en 1937 … il ne reste pas grand chose de toute cette épopée mécanique, des milliers de photos, des films, des titres en compétition (endurance, formule un, …)  …

Et de splendides véhicules que l’on peut encore admirer de nos jours en des conditions optimales dans un magnifique petit musée dédié à la marque en la ville de ROMORANTIN

Tu me connais, la wouature et moi ça fait deux … et pourtant je te recommande fortement d’aller visiter ce splendide musée, moderne et nostalgique à la fois et qui donnent à voir de fantastiques engins à 4 roues exposés de bien belle façon.

Sans compter un accueil des plus agréables par l’équipe toujours très disponible.

Je m’y suis rendu il y a quelques jours pour la seconde fois ces deux dernières années et le plaisir a été le même. A voir absolument donc !

Mais qu’est-de-qu’un « deux pneus » comme moi a-t-il bien pu aller faire dans pareille  antre à « caisseux » ?

C’t’à cause des anglaises docteur …

En effet, le Musée MATRA propose du 29 novembre 2018 au 17 mars 2019 une exposition intitulée LES MOTOS ANGLAISES, l’âge d’or

Youpie, à moi les p’tites anglaises !!!

Le musée n’en n’est pas à son coup d’essai pour ce qui concerne la motocyclette. En 2017 déjà c’est aux américaines qu’avait été rendu honneur (c’est à cette occasion que je m’y étais rendu pour la première fois …

En effet, dans l’équipe du musée  …sévit un motard … Christophe Gonny …

Regarde ce qu’il s’est bricolé le Christophe !!! Sympa comme tout ce brélon, non ?

Fort de ce précédent succès, le musée a donc récidivé avec cette fois-ci une quarantaine de motocyclettes anglaises de toutes les époques. Les machines sont superbement mises en scène, dans un état absolument exceptionnel, de nombreuses marques sont représentées et des vraies raretés sont à admirer …

Quand je te parle de rarété …regarde un peu cet INDIAN !

(Et quand je te dis que l’équipe du musée est vraiment disponible : ces dames m’ont autorisé à m’approcher des engins et ont même pris quelques clichés pour moi : un immense merci à vous !!!)

C’est un éditeur américain, Floyd Climer qui possède à l’époque les droits de la marque INDIAN qui conçoit cette machine. La partie cycle est dessinée par l’italien Tartarini et reçoit un moteur de 500 VELOCETTE, l’ensemble s’appelant INDIAN 500 VELO.

Et un Scrambler Anglo-américano-italien, un !

250 exemplaires seront produits (4 temps, boite 4, poids 160kg, vitesse maxi 160km/h)

En bref, tous les ingrédients pour faire de cette exposition une réussite sont réunis !

Christophe Gonny précise que 98% des motocyclettes exposées proviennent de la région dans un rayon de 50km autours du musée. Etonnant, non ?!

J’ai particulièrement aimé cette MATCHLESS G50 SEELEY 500cc 

 Mono 4 temps

Et que dire de cette superbe VINCENT ?

La fameuse 1000 « Rapide », modèle de 1953 ici

Bicylindre en V à 50°, deux carburateurs Amal, cadre avec moteur porteur (suspendu), suspension arrière à Cantilever. Vitesse maxi 180km/h. Tu connais forcément cet engin, ou du moins tu l’as déjà vu sur une photo très célèbre …

Il s’agit de la photographie montrant Rollie Free fonçant au guidon d’une VINCENT à plus de 150 mph soit 242 km/h sur le Lac Salé de Bonneville en septembre 1948.

Free est chronométré lors d’une première tentative à 148,6 MPH mais il veut être le premier pilote moto à passer la barre « magique » des 150 MPH au guidon d’une moto non carénée et non compressée. Pour grappiller les quelques miles per hour manquants, il a l’intuition que sa combinaison le freine. Il ôte son cuir et se met dans « la petite tenue » que l’on connait et qui le fait rentrer dans la légende des sports mécaniques. Le pari est gagnant !
Rollie Free est chronométré à la moyenne de 150,313 MPH. Le photographe de Life Magazine Peter Stackpole immortalise l’exploit.

Et une splendide AJS 7R « BOY RACER » de 1961 !

Mono 4 temps ACT entrainé par  chaine, carbu’ AMAL TT, boite 4 BURMAN, vitesse maxi 180km/h …

Autre rareté que cette 500cc SCOTT FLYING SQUIRREL

Une fois que tu auras fait le tour de cette collection anglaise tu profiteras de l’exposition permanente MATRA et surtout, avant de partir, tu ne manqueras pas, tout motard que tu es, à l’étage inférieur, cet étonnant petit side-car MATRA (ainsi que quelques très beaux vélos tout-terrain) …

Les gens de MATRA avaient toutes les audaces et bien des élégances stylistiques qui semblent avoir disparu de nos jours  …

Allez, fonce à Romorantin, tu as jusqu’au 17 mars pour voir cette exposition, et ce superbe musée, ça en vaut vraiment la peine !!

La bise mon titou.

L’Hervé, your Berrichon friend

CROSS COUNTRY CHASE 2019 : un Cannonball en anciennes


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon, je suppose que tu connais le principe du Cannonball

Littéralement « Boulet de canon« ,à la simple traduction de cette expression on comprend immédiatement que  … ça sent la poudre …

La figurine historique emblématique de l’épreuve dite Cannonball dans le monde de la moto américaine reste ERWIN GORGES CANNONBALL BAKER

Pour mémoire, le Cannonball, ou Cannonball Baker, ou Cannonball Run est un ancien raid automobile sur routes ouvertes organisé illégalement durant les années 1970 aux États-Unis, qui traversait d’est en ouest le continent nord américain
Son nom exact était le Cannonball Baker Sea-To-Shining-Sea Memorial Trophy Dash, en mémoire du coureur motocycliste et automobile Erwin Baker. Autos, camions et motos pouvaient alors s’affronter sans aucune restriction, aucune règle, ni aucun itinéraire conseillé, les amendes récoltées étant à la charge de chaque équipe. Un Gentlemen’s agreement désapprouvait cependant le transport d’un véhicule par un autre, ou encore le fait de cacher une voiture identique tout près de l’arrivée…

En Europe nous, les ado’ français(es) de l’époque nous allions découvrir le Cannonball grâce au cinéma …

D’abord en 1976 avec David Carradine

Et surtout en 1981 avec Burt Reynolds

Quel super souvenir que ce film à l’époque …

En 2018 le Cannonball « clandestin » qui imposait aux concurrents (généralement pétés de tunes, se croyant au dessus des lois et autres réglementations de la route) de rallier le Royaume-Unis à l’Italie a donné lieu à plusieurs retraits de permis du côté de Reims où quelques tristes records de vitesse sur route (de l’ordre de 265km/h sur l’A6) ont été relevés par la maréchaussée … et tant pis pour le pauvre pékin en Clio ou en motocyclette qui roule peinard et risque de se prendre dans la tronche un des ces richissimes connards déguisés en missile de la route  …

A noter qu’il existe des Cannonballs sur tous les continents des USA à l’Inde en passant par l’Europe et le Moyen-Orient …

Fort heureusement, nous les Tardmo’ sommes des gens raisonnables, respectueux de la réglementation, ne roulant jamais au-delà de la limitation de vitesse, c’est bien connu… et notamment ceux d’entre nous qui rident en anciennes …

C’est ainsi qu’à Sturgis ce 21 janvier 2019 a été annoncé que le vendredi 6 septembre 2019, un groupe d’environ 100 âmes aventureuses sur d’antiques motocyclettes allait prendre d’assaut les routes de l’Amérique et que le monde entier était invité à les encourager …

Le CROSS COUNTRY CHASE 2019 était donc annoncé.

YES!!!!!!!!!!

Le Cross Country Chase, le plus récent défi en motos anciennes en Amérique, est proposé par l’équipe éprouvée du Motorcycle Cannonball en partenariat avec le Legends Motorcycle Museum. Le communiqué insistait bien sur le côté insensé de cette course d’endurance qui aura pour vocation de démontrer «Qui est Qui» dans le petit monde de la moto ancienne. Le gagnant sera non seulement couronné «Légende» mais il aura aussi et surtout le droit de se vanter et faire le kéké à vie après avoir terminé cette course qualifié pour le moins de « ardue » …

On ne court pas que pour la gloire et / ou le fun, en prime, un prix en monnaie locale ($) sera également attribué …

Alors si le défi t’intéresse (surtout dis-le moi, je viendrai avec toi), tu dois impérativement avoir plus de 18 ans, piloter une moto fabriquée entre 1930-1948, avoir de réelles qualités d’endurance, être capable de tenir une certaine moyenne avec ton brélon antique (pour ne pas parler de vitesse), avoir des compétences en navigation et surtout de vraies connaissances en mécanique bicoz tu fais toi même ta maintenance (souvent sur le bord de la route) … quant à la motivation, nous n’allons même pas en parler n’est-il pas !?!

Parce qu’effectivement, le programme, c’est du lourd mon pioupiou : une moyenne de 250 à 350 miles par jour (soit 400 à 550 km par jour) sur une période 10 jours, par des froideurs et chaleurs extrêmes, des dénivelés importants et une météo qui dans les grands espaces américains ne manquera pas de te bousculer. Déjà en Gold Wing Honda cela serait respectable, mais en moto anciennes … on parle ici de vraies qualités physiques et mentales qu’il faut savoir sérieusement évaluer avant de se lancer dans pareille escapade  …

Les coureurs seront seuls avec eux-mêmes face à ce CROSS COUNTRY CHASSE 2019.  Aucun équipage de soutien d’aucune sorte ne sera autorisé pendant l’événement. Les participants devront anticiper ce qui est vital pour toute la durée. Tous les outils, pièces et bagages doivent être embarqués sur leur motocyclette.

C’est juste toi, ta moto et quelques-unes des meilleures routes à deux voies d’Amérique du Nord. C’est du sérieux, réservé uniquement à les ceusse qui z’en ont !!!

Vitesse : les coureurs et les machines seront mis au défi de terminer les étapes dans les temps donnés, ce qui nécessitera de maintenir la vitesse requise, d’effectuer des arrêts planifiés de manière stratégique tout en réduisant le temps de la journée afin de se rendre au dernier point de contrôle quotidien à l’heure requise.

Navigation : les coureurs sont tenus de parcourir avec succès l’itinéraire de 10 jours sans dériver ou se perdre. L’organisateur leur délivrera quotidiennement une carte de navigation fournissant des instructions détaillées en fonction du kilométrage à parcourir.

Connaissances : les coureurs passeront un test de 100 questions couvrant des aspects de l’histoire de la moto américaine, qui compteront dans leur score final. Ce n’est donc pas que du muscle, c’est aussi du neurone !

Prérequis : motocyclettes fabriqués entre 1930-1948.

Les motos se verront attribuer un handicap : plus la moto est âgée, plus le handicap est élevé (les cylindrées inférieures auront un handicap plus élevé que les cylindrées supérieures).
Vitesse moyenne : une partie du handicap sera basée sur la vitesse de croisière moyenne.
Carters de moteur et transmission d’origine. Carburateur correspondant à la période retenue (pas de modèles anciens type Mikunis, S & S, etc.). Peinture de la période correspondante aussi. Pas de moto chopperisée ou de bobberisée (sauf si d’époque) …

Pilote : 18 ans révolus, permis de conduire valide, inscription et assurance obligatoire.

Donc, si tout ceci te convient, que tu es prêt, alors inscris-toi rapidement : www.themotorcyclechase.com

Et surtout, préviens-moi je veux être là quand tu franchiras la ligne d’arrivée !

Avec toi de tout cœur mon titou.

Allez, la bise.

L’hervé your berrichon friend.

Les Harley de Grayson Perry


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Connais-tu l’étonnant GRAYSON PERRY, artiste britannique de son état ?

Si oui, alors tu t’es certainement rendu voir l’exposition qui lui a été consacrée à l’Hôtel de la Monnaie à Paris (a fermé ses portes ce dimanche 3 février) et si non … ce qui suit devrait intéresser le/la motard(e) que tu es ou pour le moins l’étonner …

Quelques informations sur ce trublion de l’art : né à Chelmsford (Essex) le 24 mars 1960, Grayson Perry  est un artiste plasticien et céramiste britannique
Les céramiques de Perry, de formes classiques, sont ornées de motifs décoratifs et narratifs. Leur spécificité réside essentiellement dans leurs thèmes — comme l’abus sexuel, la mort ou encore le sadomasochisme — en rupture avec ceux traditionnellement associés à cet art. Son travail de céramiste a été couronné du prix Turner en 2003

La motocyclette est omniprésente dans son oeuvre

Au-delà de son travail de peintre et de céramiste, Grayson Perry est connu pour ses apparitions dans les expositions en tant que « Claire », son alter-ego travesti, habillé de robes fantaisistes et vivement colorées

Mais Perry ne se contente pas d’approcher le monde de la moto par le biais de son art, il est lui même motard (il n’a jamais possédé de wouautre) et fît il y a quelques années de cela une entrée médiatique fracassante dans l’univers de la motocyclette qui fit de lui une star de la moto spectacle …

Te souviens-tu de cette célèbre photo ?

Peu de gens sont au courant de son improbable périple en moto en 2010, durant lequel il a parcouru l’Europe une dizaine de jours sur un engin follement décoré, transportant son ours en peluche (héros de son enfance), dénommé Alan Measles, dans un coffre-sanctuaire en verre arrimé à l’arrière. Un sanctuaire en verre ? Oui, Perry avait vu la Pape Mobile et savait que son ours en peluche ne méritait rien de moins que le pape …

L’engin s’appelle KENILWORTH AM1. C’est un modèle Harley-Davidson à moteur dit Knucklehead construit sur mesure. La moto a été esquissée par Perry et construite au Royaume-Uni par le célèbre fabricant de custom bikes BATTISTINI. Selon Perry, la moto est un croisement entre le « Jour mexicain des morts et Chitty Chitty Bang Bang ».

Le voyage inaugural en Allemagne, baptisé «Dix jours d’Alan», les a conduits à travers l’Europe pour une mission de réconciliation avec leurs anciens ennemis. Et l’excentrique Perry habillé pour l’occasion…

Perry, accompagné de son ours en peluche est parti de sa ville natale de Chelmsford, a rejoint Colmar en France, puis le circuit de Nürburgring et l’église de Wies (où un paysan a vu les larmes aux yeux d’un Christ flagellé en 1738). Ils ont ensuite visité la demeure du roi fou Ludwig, le château rococo de Neuschwanstein, où une grande partie de du film Chitty Chitty Bang Bang a été tournée et qui a inspiré la moto. Le road-trip se termine enfin à Backnang, la ville jumelée de Chelmsford. Là, Perry a transmis  un message de bonne volonté de la part des habitants de Chelmsford à un Burgermeister local quelque peu perplexe

Pour ma part, j’étais ravi de pouvoir enfin approcher cet engin devenu quasiment mythique parmi les amateurs des produits de la MoCo …

Et pouvoir prendre quelques mémorables photos de la rencontre …

Etaient aussi exposés la célèbre représentation d’une moto rouge à roues jaune selon Perry intitulée …

Selfie with political causes

Ainsi que Reclining Artist 

En arrière plan, une motocyclette (certainement le KTM de Perry ?)

Qu’on ne s’y trompe pas, Grayson Perry et Claire sont de vrais motards. Le fabricant britannique de casque DAVIDA n’a aucun doute à ce sujet …

Perry s’est rendu sur le stand Davida au Bike Shed Show 2017 pour recevoir son casque spécial Davida Speedster V3.  Dénommé ‘The Flying Bogey Man‘. Conçu par l’artiste et créé par le seul fabricant de casques du Royaume-Uni, Davida UK Ltd, le design intègre tout l’humour typique et les couleurs vives de l’art de Grayson

Et quand je te dis que Claire est aussi une sacrée motarde, ça n’est pas pour rien …

Cette photo d’elle a été publiée dans la presse britannique en octobre dernier

En effet, Perry (en plus de son KTM) roule aussi en Harley Davidson

Et justement, en parlant d’Harley, Grayson vient de nous refaire le coup de la Harley bariolée …

Perry a commandé à SHAWS SPEED & CUSTOM ce travail sur une base Harley Davidson FXSTB Soft Tail Night Train de 2007 à moteur 1687cc twin cam dotée d’une sortie d’échappements faite maison. Le seul travail de peinture a pris 150 heures et coûté £8,500

C’est avec cet engin que Shaws Speed & Custom a particpé au championnat du monde de custom 2018 AMD

Bon, on peut ne pas apprécier …

… les goûts et les couleurs …

… c’est personnel …

Quoi qu’il en soit, on peut-être citoyen Britannique, artiste, excentrique, se travestir, être marié, avoir des enfants et  …… être un vrai motard finalement !

En tous cas, j’espère sincèrement que tu as pu aller voir cette magnifique exposition, ce fût un moment exceptionnel de pur plaisir esthétique Sooooo British !

Allez, la bise mon titou … 

L’Hervé, your berrichon friend