MARILYN STEMP : une femme au cœur de la culture biker US – Hall of fame Sturgis 2018


Hervé

Bonjour copain (et copine),

As-tu connu ce magazine américain qui en son temps fût l’une des références de la culture bike / biker aux USA : IRON WORKS ? Non ? Eh bien, pourtant, il fût l’un des titres de presse biker américain qui a compté ; qui s’adressait à tous les Harley-Davidson enthusiasts et custom motorcycle aficionados

L’histoire a bien failli s’arrêter début 2014 lorsque son éditeur annonçait que le dernier numéro d’IRON WORKS sortirait en mars de cette année-là après une parution ininterrompue de 24 années … grosse émotion chez les journalistes de l’équipe, lecteurs, annonceurs, master builders, enfin bref tout le milieu US de la bike culture n’en revenait pasLe magazine avait été créé par Dennis STEMP et son épouse Marilyn en 1989.
A l’origine « simple » business familial, il fût racheté en 1995 par la maison d’édition Hatton-Brown et en devint le titre de presse numéro un.
A l’issue de ce rachat, les STEMP sont restés très présents dans le magazine jusqu’à la mort de Dennis en 2003. Marilyn décida alors de continuer, sans lui, en hommage au travail déjà réalisé. Dès cette époque elle devint un éditeur respecté, apprécié pour sa personnalité, son éthique de travail et ses compétences de rédacteur-photographe. Son fils Vincent l’épaulait en tant que technicien d’édition.
Et vint l’ère du numérique … et Hatton-Brown décida d’arrêter définitivement l’édition papier et de se retirer de cette activité.
Une fois la « surprise » passée, Marilyn eut quasi immédiatement l’intention poursuivre. Elle décide alors de se lancer dans une nouvelle entreprise, une nouvelle publication, toute électronique cette fois-ci, intitulée IRON TRADER NEWS (qui était le titre originel d’IRON WORKS à ses tout débuts)
Dans un post rédigé par Marilyn Stemp sur la page Facebook d’Iron Works ce 15 janvier 2014, elle affirmait vouloir poursuivre avec sa nouvelle entreprise pour continuer à apporter, des informations intelligentes et fiables aux motards de tous horizons : – « C’est avec une certaine tristesse que je vous écris pour vous informer que Hatton Brown, l’éditeur de Iron Works, a décidé de cesser la publication du titre après 24 ans, à compter de l’édition de Mars 2014. Certains d’entre vous ont appris ces nouvelles car il a eu des « fuites » et je m’en excuse. Ce n’est pas ce que je souhaitais. C’est la fin d’une époque pour les Iron Workers, mais c’est également une opportunité … pour nous d’exprimer notre gratitude pour tout cet enrichissant travail avec et parmi vous

Nous avons vraiment apprécié ces bons moments passés en votre compagnie, nos amis du monde de la moto. Vous nous avez permis de raconter vos histoires, de mettre en valeur votre savoir-faire et de jeter un coup d’œil derrière les comptoirs dans vos magasins. Nous apprécions votre soutien et l’intérêt que vous avez porté à Iron Works au fil des années ainsi que les amitiés qui ont ainsi été forgées. Je parle pour l’ensemble du personnel quand je vous remercie pour les nombreuses, divertissantes et enrichissantes expériences qu’Iron Works a permis. Cela dit, je regrette de n’être pas en mesure de donner suite à certains plans de rédaction. Nous faisons de notre mieux pour publier des articles promis et qui restent inédits à ce jour. Visitez notre nouvelle page Facebook IRON TRADER NEWS. Nous faisons revivre le titre original qui a précédé Iron Works pour continuer à apporter des informations aux bikers. “Thanks for your interest in Iron Works. It was a great ride”

Le 05 janvier 2014, Marylin STEMP et son équipe ont mis en ligne le compte Facebook et le site IRON TRADER NEWS. Avec leur toujours magnifique slogan : RIDE HARD STAY HUMBLE
Marilyn Stemp et son mari, Dennis Stemp, ont lancé Iron Works Magazine en 1989. Au début, Iron Works est comme le prolongement naturel d’un passe-temps qui va rapidement accaparer leur vie quotidienne. Iron Works était à la fois collaboratif et inclusif, il se voulait une source d’information de confiance qui divertissait et informait les motards américains (mais aussi hors USA) sur la base d’un travail intègre. Ce qui au début ne fût qu’un passe-temps de motard passionné était devenu un petit business d’édition reconnu par toute la profession.
À la mort de Dennis, en 2000, Marilyn reprend la direction d’Iron Works : – « Cela a été un tremplin pour le reste de ma vie, ouvrant la voie à des opportunités. Développer Iron Works m’a permis de repousser mes limites, pour ainsi dire, et m’a obligé à relever de nouveaux défis».
Après presque un quart de siècle d’existence, Iron Works cesse de paraître en 2014, mais Marilyn reste fière de l’équipe (dont son fils Vincent était aussi membre). En 2014, Marilyn s’est « réinventée » pour rester dans ce secteur de la motorcycle industry qu’elle aimait tant. Elle a créé Iron Trader News en ligne pour poursuivre la mission d’Iron Works

Et l’expérience lui a réussi, Iron Trader News est bien installé sur le Net et Marilyn reste considérée comme l’une des « plumes » américaines pour ce qui est de savoir écrire sur la moto. Elle a donc développé d’autres business (le site Iron trader News ; qui s’équilibre financièrement, ne dégage pas assez de bénéfices pour pouvoir en vivre pleinement). Le site compte presque 5000 visiteurs par jour (ce qui à l’échelle des USA reste modeste) et doit encore développer son audience (dont la moitié provient actuellement des USA, un quart d’Europe et le reste d’Asie et Amérique latine).
Il y a deux années de cela elle a été l’auteur du magnifique livre « Harley-Davidson CVO » publié par Motorbooks International / Quatro Publishing


Elle a ensuite édité « Gloria, A Lifetime Motorcyclist by Gloria Tramontin » (Gloria Tramontin est une célèbre motarde américaine de 93 ans, véritable star dans le milieu biker US, notamment durant les bikes week de Daytona et Sturgis) pour les éditions Wolfgang

La couverture reprend un peinture de David Uhl

Marilyn publie également le bulletin électronique Kiwi Indian et gère en tant que consultante des projets pour le Sturgis Buffalo Chip, notamment le Biker Belles Ride …
… et le Wild Gipsy Tour

Elle organise aussi l’exposition Motorcycles As Art, organisée par le célèbre photographe Michael Lichter


Et comme si ça ne suffisait pas, en 2018 pour la cinquième année consécutive Marilyn est éditrice du Sturgis Rider Daily que nous aimons tant lire avec notre café du matin lors de Sturgis Bike weeks …

En 2015, elle a lancé l’action de bienfaisance Flying Piston, organisé chaque année au Buffalo Chip, au profit des bourses d’enseignement technique et des « Missions pour la moto »

Lors de l’édition 2018, 7 mini vélos customisées par les plus grands master builders ont été dévoilés dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à promouvoir l’univers de la moto auprès de la toute jeune génération encore en culottes courtes


Marilyn est engagée en tant que partenaire dans la préservation de la grande collection « Evel Knievel », abritée désormais dans le nouveau musée Evel Knievel, à Topeka, au Kansas



Naturellement IRON TRADER NEWS ne serait pas crédible sans un projet de construction custom une fois de temps en temps. Après avoir été à l’origine de la construction d’un bagger il y a deux ans c’est un Bobber Iron Trader News qui vient de voir le jour. Lancé il y a quelques mois de cela, c’est en octobre dernier que l’engin a été dévoilé (fruit d’une collaboration avec S&S, Avon tyres, Nash Motorcycles, Killer Création pour la peinture et Johnny Mac’s Chopper House de Philadelphia pour l’assemblage)

Et enfin, last but not least comme disent les américains, elle a été intronisée l’été dernier au musée de la moto de Sturgis et a ainsi fait son entrée au fameux Hall of Fame (le temple de la renommée motocycliste aux USA) en août 2018 en même temps que Jeff Decker (artiste sculpteur, collectionneur) et Valérie Thompson (la reine américaine de la vitesse). Le Sturgis Motorcycle Museum & Hall of Fame rend hommage aux personnes (physiques et / ou morales) qui ont eu un impact positif à long terme sur le monde de la moto. Il honore ses membres en racontant conservant et en contant des histoires qui mettent en valeur leurs contributions et leurs réalisations. En faisant cela, le musée nous espérons inspirer ses visiteurs et la communauté des motards. L’exposition comprend divers articles, vidéos et véhicules qui aident à parler de ces gens qui y sont honorés

Inutile de dire que Marilyn Stemp connait absolument tout le monde dans la biker industrie américaine, de Dave Perewitz à David Uhl en passant par Willy G. Davidson, Roland Sand, Rick Fairless, Jeff Decker, Billy Lane, Beanre et consort … qui tous sont ses amis. Pardonnez du peu.
Pour faire vivre IRON TRADER NEWS, Marylin Stemp est entourée de son fils Vincent Stemp et de Jack McIntyre

Marilyn et Vincent

Jack est photographe et spécialiste des médias numériques. Biker, vétéran du corps des Marines, il fait vivre plusieurs sites Web de Biker Lifestyle et compte plus de 20 000 photographies publiées dans le monde entier. Jack est un bénévole. La possibilité de travailler avec Iron Works s’est présentée à lui en 2009 et il a sauté sur l’occasion par pure passion (dans la « vraie » vie Jack dirige une compagnie de trucking). Jack McIntyre parle de Marilyn Stemp comme d’une belle âme. D’après lui, jamais il n’a rencontré plus adorable personne, tout le monde l’adore dans le milieu moto

Jack

Et début 2018, j’ai moi-même rejoint l’équipe d’Iron trader News pour qui je livre (pour la rubrique internationale) du site un ensemble d’articles / posts ayant pour ambition d’exposer aux lecteurs américains comme les français / européens vivent leur passion pour les motocyclettes et notamment pour celles de marques américaines (ce travail a permis récemment de faire la promotion de notre fierté nationale, l’ami Dom’, aka Noir Mat l’artiste peintre français de la custom culture MOTOMAG lui a déjà consacré un article)

Ma pomme et Marilyn

Finalement, Marylin STEMP vit son rêve éveillée : elle poursuit l’œuvre de son époux Dennis en expliquant qu’il lui a permis de vivre sa vraie vie, épaulée de son fils Vincent, secondée par Jack au cœur du milieu biker où, connue et appréciée de tous elle compte de nombreux amis. Jack, Vincent et elle utilisent le site pour obtenir des passes de presse et se rendre sur les évènements biker, faire des reportages, vivre au sein de ce monde qui les passionne tout en sachant qu’ils n’atteindront jamais une audience équivalente à celle d’un magazine comme HOT BIKE aux USA mais ça n’est pas leur objectif

Ils vivent leur passion au quotidien grâce à IRON TRADE NEWS et reçoive du milieu biker une reconnaissance et un respect qui les enchante et les surprend tous les jours. Si cela ne s’appelle pas avoir réussi dans la vie …
Voir le site d’IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com/

Marilyn Stemp

Maryline Stemp réalise dans les années 70 des études de journalisme à la Penn State University (Pennsylvanie) dont elle sort diplômée en 1976.
Depuis 1978 elle est « dans l’écriture » en tant que journaliste et éditeur free-lance sur des sujet variés : voyages, automobile, monde de l’entreprise.
Elle conseille aussi certains auteurs pour qui elle intervient en tant que relectrice de leurs ouvrages dans divers domaines.
En août 1989 elle lance avec son époux Dennis Stemp, la société d’édition Dennis Stemp Publishing Inc. qui publie Iron Works Magazine dont elle sera la rédactrice en chef jusqu’en 2011, année où elle en devient l’éditrice.
En janvier 2014 elle lance Iron trader News en version « électronique »

Depuis janvier 2013, elle est en charge de la publicité et la logistique de la collection Evel Kneivel.

En octobre 2014 Harley Davidson lui confie l’écriture de The Motor Company’s Custom Véhicule opération, une édition limitée dédiée à l’expérience CVO de la MoCo.

Elle est une des figures de l’organisation de la bike week de Sturgis (proche du président du fameux Buffalo Chip) et très impliquée dans diverses organisations telles que Yakin Riverkeeper Inc., Piedmont Environmental Alliance

Aller, la bise.
L’Hervé, your Berrichon friend

Le SIOUX LAKOTA est un BIKER comme les autres …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai découvert que le Sioux Lakota, tout comme le Berrichon, peut faire un excellent amateur de custom bike !

L’été dernier dans les BLACK HILLS, je crois que ce qui m’a le plus impressionné, qui m’a réellement surpris (par le gigantisme de l’entreprise – dans tous les sens du terme), qui m’a vraiment plu, ça n’est pas le Mont Rushmore comme je m’y attendais …

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Pourtant, il y a de quoi, le site est remarquable …

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Non, vraiment le « truc » qui m’a décollé la pulpe, se trouve à quelques kilomètres à peine d’ici …

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 … j’ai adoré ce site du CRAZY HORSE MEMORIAL

D’abord parce que je n’en connaissais pas l’existence, je croyais que seul le Mont Rushmore était le « gros truc » dans la région … alors que justement, le (futur) gros truc du coin est (sera) bien ce site … à terme …

Et aussi parce que, chose totalement inattendue, le lieu allait me ramener … au monde de la motocyclette américaine … le crois-tu mon titi ?!!!!!!

De quoi s’agit-il ?

Binsagi de ça :

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C’est simple, quand tu arrives sur le site et que, comme moi, tu ignores où tu te trouves et de quoi il s’agit … tu ne comprends rien à ce que tu aperçois au loin sur la montagne

Du moins te dis-tu que visiblement i’a un monsieur qui semble avoir sculpté la tête d’un autre monsieur là-bas dans la montagneuuuu et qu’a aussi fait un trou dedans … Si,si !

La maquette du projet à l’état fini 1 (747)

La réalisation du CRAZY HORSE MEMORIAL, taillé dans la pierre à l’instar du Mont RUSHMORE, a débuté il y a plus de 60 ans

Si les travaux suivent leur cours, cette statue devrait être la plus grande au monde aux alentours de 2060. Pas moins !

The welcome Center at Crazy Horse

Le CRAZY HORSE MEMORIAL est une idée folle démarrée en 1948 par le sculpteur KORCZAK ZIOLKOWSKI avec l’ambition de construire la plus grande statue du monde en l’honneur de « Cheval Fou », TASHUNKE WITKO de son vrai nom, amérindien de la tribu des LAKOTA – peuple SIOUX (comme tout le monde le sait n’est-il pas ?!)

CRAZY HORSE « s’est fait un nom » en combattant les Américains pendant leur expansion vers la fin du XIXème siècle

Cette photo est superbe non ?!

Les chiffres donnent le vertige : 195 mètres de longueur pour 172 mètres de hauteur

La tête fait 27 mètres de haut (celle des présidents du Mont Rushmore font 18 mètres)

Une fois terminé l’ouvrage aura 2,5 fois la dimension du Mont Rushmore. Titanesque !

L’histoire raconte que KORCZAK ZIOLKOWSKI avait reçu en 1939 une lettre du chef amérindien HENRY STANDING BEAR  qui voulait « que l’homme blanc sache que l’homme rouge a de grands héros, lui aussi »

Sculptor Korczak Ziolkowski and Lakota Chief Henry Standing Bea

Quelques années plus tard, le sculpteur commençait le travail en utilisant ses propres fonds

La posture de Crazy Horse sur son cheval pointant l’horizon est tirée d’une anecdote historique

Native American exhbit

Lorsque les représentants américains arrivèrent pour chasser les amérindiens, l’un d’entre eux aurait demandé à CRAZY HORSE où étaient ses terres

Il aurait répondu en fixant l’horizon : – «  Ma terre est là où sont enterrés mes ancêtres »

La construction devait durer 30 ans. Depuis le début des travaux plus de 8 millions de tonnes de roches ont été retirées de la montagne. Le visage est visible depuis 1998. Alors qu’il pensait réussir son tour de force en 30 années, ZIOLKOWSKI s’est éteint le 20 octobre 1982 en laissant à son épouse ces mots : – « Tu dois travailler sur la montagne, mais va lentement et fais bien »

Elle a géré le mémorial et poursuivi l’œuvre de son mari avec ses enfants (5 garçons et 5 filles – seuls 3 ne sont pas dans le projet) et petit enfants …  elle s’est éteinte le 21 mai 2014

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A l’origine, ZIOLKOWSKI ne sait rien des Sioux. Il travaille quelques mois avec JOHN GUTZON BORGLUM (le « père » du Mont RUSHMORE), puis il leur rend visite à PINE RIDGE où il découvre la culture et l’histoire des indiens des plaines

En 1939, Ziółkowski remporte le premier prix à l’Exposition Universelle dans la catégorie sculpture. Sa renommée ainsi que sa connaissance de la région des Black Hills incitent plusieurs chefs Lakota à l’approcher pour lui demander de réaliser un monument destiné à honorer les Amérindiens. Ziółkowski rencontre les chefs peu de temps après et commence les plans et ébauches de son monument

Il rencontre également Ruth Ross, jeune amatrice d’art, qui deviendra sa femme quelques années plus tard

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sturgis8-11-jdmZiółkowski met son projet en attente alors que les États-Unis entrent en guerre en 1941 Il s’engage dans l’armée des États-Unis et est blessé à Omaha Beach en France en 1944

En 1947 il choisit de s’installer dans les Black Hills et commence à chercher une montagne adaptée à son projet. Ziółkowski estime que les Wyoming Tetons constitueraient le meilleur choix, mais les Lakotas souhaitent que le mémorial trouve sa place au sein des Black Hills, qui sont pour eux sacrées, sur une montagne d’approximativement 196 m (il finance lui-même l’achat des premières parcelles)

Le 3 juin 1948 a lieu la première explosion. En 1950, Ziółkowski et Ruth Ross, qui est devenue volontaire sur le chantier, se marient. Le travail se poursuit lentement, Ziółkowski refusant l’aide financière du gouvernement fédéral. Il finance son projet en faisant payer l’accès au site

A sa mort en 1982, il est enterré dans une tombe creusée à la base de la montagne. Sa femme Ruth reprend le projet en tant que directrice de la Crazy Horse Memorial Foundation

Sept de leurs dix enfants poursuivent les travaux et/ou sont impliqués dans la fondation

De nos jours, le site (immense) propose une université, un musée, des spectacles et de l’artisanat indien

Aucun financement public ou fédéral, tout sur fonds privés

Une entreprise (familiale) de titan …

Remarque la taille des véhicules et autres engins de chantier pour te faire une petite idée des dimensions …

Pour la petite histoire, tous les peuples amérindiens ne soutiennent pas le projet, arguant du fait qu’il est sacrilège de proposer une représentation de CRAZY HORSE (qui lui-même n’aurait jamais pu être pris en photo – il y a toute une controverse au sujet de la seule photo supposée de lui ….)

bronze statue outside the Crazy Horse welcome center

La visite vaut vraiment le coup (le site est bien plus intéressant que le Mont Rushmore à mon humble avis)

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1 (760a)Mais là où ça devient carrément fun et totalement inattendu pour le biker qui n’arrive plus à sommeiller en toi c’est que le mémorial te renvoie … au monde de la motocyclette américaine. YES !!!

Au hasard des diverses salles du musée …

…tu vas tomber nez à nez (à ton grand étonnement) avec une moto tribute to KORCZAK ZIOLKOWSKI

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

On doit cette moto dénommée WARRIOR à Johann GYVER master builder d’ELITE CUSTOM MOTORCYLES, de Prescott en Arizona (cadre softail et moteur Harley Davidson 2005)

Mais là où ça devient vraiment sympathique c’est lorsque tu en connais l’histoire.

Ma terre est là où sont enterrés mes ancêtres 

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

Afin de récolter des fonds, le mémorial de longue date organise des loteries qui mettent en jeu, je te le donne Emile … des motocyclettes !!!!

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

Ainsi donc, WARRIOR, enjeu de l’un de ces tirages au sort a permis, en 2006, de vendre 13000 billets de loterie totalisant au passage 200000$ de collecte

Le 12 août 2006, la président du mémorial Ruth Ziolkowski et Deb Martin boss d’Elite Customs tirent au sort le billet n°04399 qui avait été acheté par un certain Andy Bober

Andy et sa femme Brenda ont toujours eut une moto

Tradition familiale remontant au temps d’un grand-père qui était  … concessionnaire INDIAN à Saint-Louis (tu le crois ? ça peut pas s’inventer ça !!!!)

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Estimant que la moto était un tel hommage à Ziolkowski, à son travail, au mémorial … Ils décidèrent ni plus ni moins d’en faire don au musée afin que tous visiteurs puissent l’admirer

Joli geste ain’t it ?!?!!!

A l’été 2014 on pouvait admirer un superbe Street Glide, objet de la loterie en cours (le billet 20$, les trois pour 50$)

C’est la concess’ HD de Rapid’ City qui a permis de mettre cette motocyclette en jeu

En septembre 2013, c’est Steve KOONTZ (le boss de Koontz Farms à Shelbyville), qui avait construit le custom en jeu …

An Army motorcyle which could be won by someone

 Septembre 2012 …

2012_raffle_bike

2011 …

2010 …

Etc …

Tu sais donc maintenant que les Amérindiens des Black Hills sont des bikers comme toi et moi. Si tu passes dans le coin arrête-toi une paire d’heures les saluer, ça en vaut vraiment le coup

Un œil à jeter ici : http://crazyhorsememorial.org/

Aller, la suite bientôt

La Bise

L’Hervé, your Berrichon friend

 Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici tinyurl.com/Daytona002

WELCOME TO STURGIS (7) : RENCONTRES


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tout d’abord, EXCELLENTE ANNEE 2015 A TOI !!!!!!

Bon alors, finalement, on y va pourquoi à Sturgis ?

Evidemment, on y va pour faire LA photo …

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Sans et avé le brélon

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Celle qui te fait rentrer au panthéon des motards, des ceusses qui se la pêtent en disant « moa jiétai » (woui je sais je devrais avoir honte d’être aussi mesquin … woui, mais non …).

On y va pour ramener, d’autres preuves com’ quoi qu’on y était bien …

Et notamment ce fameux petit patch en tissu (que l’on doublera astucieusement d’un sticker à coller sur le casque) …

Qui veut dire, « J’ai conduit la mienne à Sturgis » mais surtout qui est une forme de moquerie de tous ces bikers qui arrivent avec d’énormes 4×4 et remorques avec à l’intérieur 2 Electras et qui ne feront pas plus de 200km dans la semaine d’un bar à l’autre au guidon des deux dites chignoles…

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On y va pour ramener au moins le kit officiel (faute de tee-shirt vu qu’on en a déjà trop)

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On y va pour montrer qu’on est un vrai, un qui sait où trouver les patchs de l’évènement que seuls les vrais justement sauront dénicher (mieux vaut avoir des copains dans le MC qui va bien – merci au préz des UGLY ME de Denver) …

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On y va pour rouler sur les routes du Wyoming et redécouvrir que la réalité est toujours plus forte que la fiction …

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On y va pour se rendre sur des sites de légende …

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On y va pour bien montrer à nos amis américains qu’on reste Gaulois en toute circonstance …

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On y va parce qu’on a tous grandi avec les images de la grande Amérique des années 50 et qu’elles nous font toujours autant vibrer …

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On y va pour rouler avec une légende américaine de la route …

 … BETSY HUELSKAMP

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Et si on a un peu de chance, on y va pour faire des rencontres dont on se souviendra toute sa vie …

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… au bar avec R. Lee HERMEY

Ex marines, acteur rendu célèbre par Full metal jacket …

… et actuel ambassadeur de VICTORY

Sturgis Buffalo Chip Brings Star Power to Legends Ride

En selfie avec CHRISTY SWANSON

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… très sympa la starlette, pas du tout grosse tête …

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 … souvent sollicitée par VICTORY en tant qu’ambassadrice occasionnelle …

… qui justement aimerait bien piquer la place de R. Lee ERMEY …

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 … modèle de David UHL pour The Huntress

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 … la seconde peinture de sa série STEAMPUNK LADIES …

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… au casino avec CORY NESS

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… en séance photo pour DAVID UHL 

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… avec BETSY HUELSKAMP

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… en grosse rigolade avec JESSIE COMBS

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 … modèle pour David UHL …

David Uhl’s Latest, “Jessi,” A Colorado Project

… star de la télé, championne de 4×4 off roads … 

… mais aussi et surtout la femme la plus rapide au monde …

… sur le North American Eagle (NaE) Supersonic Speed Challenger

… et autre grosse poilade avec The Mayor of fun himself, mister BEAN’RE

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J’avais écrit un article sur lui : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/category/artistes/

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… et rencontre super sympa avec l’adorable GLORIA TRAMONTIN

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… qui à 87 ans ride encore son Softail Heritage HD de 2004 et participe aux rallyes de Daytona et Sturgis …

david-gloria

J’avais aussi écrit un article où j’évoquais son parcours … http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2014/01/27/motorcyle-painting/

Tu n’as pas idée de ce que ça a représenté pour moi de rencontrer ces gens sur qui j’avais écrit depuis des mois, qui aux USA dans le milieu biker sont de véritables stars et n’en restent pas moins des personnes charmantes et extrêmement abordables …

Bon, aller, la suite plus tard

La bise

L’Hervé your Berrichon friend

Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici tinyurl.com/Daytona002

Welcome to STURGIS 2014 (4) : le PATCH FAIT le BIKER


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ainsi donc, cette année, woui, je suis retourné à les USA … pour participer à ma première STURGIS BIKE WEEK

Je dis première bicoz, c’est certain, il y en aura d’autres ….

Je suis donc parti en wouature de Houston- Texas et suis remonté plein nord via l’Oklahoma (rien à wouar) puis le Nouveau Mexique (rien à wouar) pour rejoindre le Colorado (un vrai paradis, plein de choses à wouar).

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Et passer quelques jours chez David Uhl

(je ne te parlerais pas de la Route 66 et son marketing pour touriste. Comme tu le sais, je l’ai empruntée assez longuement et je suis très loin d’avoir été transcendé).

Chemin faisant, j’en ai profité pour m’arrêter dans quelques concess’ de notre marque de motocyclettes américaine fétiche … mais pas beaucoup hein …

Juste à STAFFORD …

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… CORPUS CHRISTI

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Je me demande vraiment comment on appelle les habitants d’une ville nommée « Corps du Christ » ?

… ALAMO

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… AMARILLO

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 MOORE

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… COLORADO SPRING

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… DENVER

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… CUSTER

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… LOVELAND

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Bah woui koa, il me les fallait ces patchs de concess’ pour ma collec … et encore, jé pô pu m’arrêter à chaque fois que j’en croisais une, mô femme avoulaipô.

Enfin bon …

Je sais bien, c’est puéril …mais j’ai arrêté les tee-shirts docteur … plus d’une centaine cétépô raisonab’.

Pi, … le patch c’est ça qui fait le biker, le vrai … et il y en un choix absolument incroyable.

Aller, un petit palmarès des patchs encore bien tendance aux Zamériques, rien que pour toi.

Commençons par deux très grands classiques dans la famille biker que tu connais forcément.

Naturellement, le fameux … 

… et son petit frère que l’on ne présentent plus …  

… qui ont encore une sacrée côte et nombre de bikers les portent sur leur gilet.

On va s’éviter tous les patchs liés aux USA, l’Amérique, l’armée, les vétérans, les têtes de mort, de loup, d’indien, d’aigle, les serpents, flingues,  etc. … ils sont légion.

Quant à lui, le Stars n’ Stripes est décliné sous toutes les formes possibles … quasiment porté par tous motards américains.

Très, très souvent accompagné du désormais célèbre POW / MIA (Prisoner of War /Missing in Action)

Tu peux toujours faire plus pour affirmer ta fierté d’être américain et biker

(Américain par naissance, biker par choix)

Dans le registre politico-nationaliste anti Etat, énormément de déclarations anti Obama

       

(et ceux-ci compte parmi les plus aimables)

Bien sûr les références au frangin « D’ji jeusse » ton sauveur (pas le mien, hein) sont très nombreuses aussi  …

(les bikers chrétiens sont très présents et très organisés dans leur prosélytisme)

Celui est assez célèbre car bien pensé avec de l’humour en prime

Toujours dans les grands classiques on voit beaucoup le fameux DILLIGAF

DOES IT LOOK LIKE I GIVE A FLIP (si tu es bien élevé) ou bien DOES IT LOOK LIKE I GIVE A FUCK (si tu n’es pas bien élevé).

En gros : – « Ai-je l’ai d’en avoir quelque-chose à faire / foutre ? »

Dans ces Etats américains où le port du casque n’est pas obligatoire, nombreux sont les bikers à afficher leur attachement à cette liberté de choix

(Les lois sur le port du casque craignent / font chier)

Après ces best of tu trouves un nombre absolument incroyable de propositions.

Quelques-uns m’ont beaucoup plus.

Celui-ci est ancien, il affiche ta solidarité avec les femmes seules qui travaillent … Hum … 

Celui-ci t’engage à tordre la poignée (Conduit la comme si tu l’avais volée)

Celui-ci, au pays du Nice to meet you, est assez agressif, mieux vaut avoir de larges épaules si tu veux le porter …

(Ne m’appelle pas frangin si tu ne me connais pas / reste à distance)

Quant aux deux derniers que je me suis ramené ils me plaisent beaucoup.

L’excellent et paradoxal

Et le très, très, très  bon et particulièrement adapté

Wouis, je sais, suis pas bien futé com’ gars mais tu sais maintenant que …

…mon pioupiou

Woualà, ma maman me les a même déjà cousus sur mon jean fétiche (celui qui tient debout tout seul tellement il y a de patchs justement … te le montrerais peut-être un jour … pô certain ça)

Si tu veux voir un « beau » (question de goût) panel de ce qu’il est possible de trouver en terme de patchs à la mode de là-bas, vas sur le site du grand spécialiste américain des trucs et machins inutiles mais indispensables pour vrai biker, HOT LEATHERS (qui s’intitule lui-même The leader in motorcyle apparel) :

Le site : http://www.hotleathers.com/Hot-leathers-Original-Embroidered-Patches-C1253.aspx

Bon, aller, la suite plus tard.

La bise.

L’Hervé your Berrichon friend

Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici tinyurl.com/Daytona002


STURGIS BIKE WEEK 2014 : les ROUTES du TEXAS


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Je t’espère en forme et bronzé après ces traditionnels congés d’été …(même si en cette mi-octobre il est peut-être un peu tard pour te souhaiter cela)

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Pour ce qui me concerne, je ne me suis pas raté question soleil en traversant le Wyoming …

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… me suis bien grillé la face

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De toute façon je suis un petit joueur, plus au sud quelque jours plus tôt, les texans m’avaient démontré que rouler par 40° en plein désert (plusieurs heures) la boule à zéro, en tenue de plage, ne posait aucun problème …

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Ils se marrent les deux mecs …

… je n’ai toujours pas pigé comment on peut supporter de telles conditions de route … izétaient déjà bien rouges quand je les ai dépassés …

D’une manière générale le Texan est très … Texan … et le fait savoir

Tu n’as pas idée du nombre de mecs (et de nanas) qui porte ce patch quand ça n’est pas carrément un tee-shirt …

Vais m’en faire faire un par mon pote Alain le brodeur :

« FUCK Y’ALL, I’M FROM BERRY » – ça le fait non ?

C’est bien la seule chose qui m’ait faite rire au Texas … sais pas pourquoi, j’ai pas accroché avec cet Etat : du soleil, du béton (Houston est d’une des villes les plus laides que j’ai jamais vues), de grandes étendues arides, du redneck testostéroné en veux-tu en voilà … (pourtant vu mon pedigree frustre ç’aurait du me convenir …).

A signaler, ALAMO qui vaut le détour  …

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Le fort en centre-ville (ce qu’il en reste) et le fameux BOWIE KNIFE … j’ai appris qu’en fait il n’existe pas un modèle de Bowie Knife mais toute une série qui a évoluée au fil du temps ou selon le type de combat … (jettes un œil ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Couteau_Bowie mais la version US est plus intéressante : http://en.wikipedia.org/wiki/Bowie_knife )

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Et puis, un peu partout dans la ville et la région le fameux slogan :

– « COME AND TAKE IT » …

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Slogan utilisé pendant la révolution texane en 1835.

En mars 1831, Juan Gomez, un lieutenant dans l’armée mexicaine, accorde un petit canon à la colonie de San Antonio.

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Transporté par la suite à Gonzales, au Texas, il fait la fierté des texans. Un accrochage mineur connu sous le nom de bataille de Gonzales où un petit groupe de Texans a résisté avec succès aux forces mexicaines qui avaient eu ordre de saisir leur canon va donner naissance à la légende : par la suite comme un symbole de défi, les Texans façonnent un drapeau avec une étoile noire et une représentation du canon soulignées du Come and take it (Venez le prendre).

A noter que les historiens situent la première utilisation de ce slogan en Amérique en 1778 à Fort Morris pendant la révolution américaine.

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Et naturellement, puisque l’on est au Texas, le drapeau a été modifié et employé comme symbole du droit du port d’armes. La première version connue dans les années 1980 remplace le canon par un fusil d’assaut M16A2.

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En 2002, le drapeau est « modernisée » pour figurer un fusil Barret 50 BMG.

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La référence aux armes est partout dans cet Etat.

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Et la sortie du dimanche, c’est le Gun show … il y en a partout, dans le moindre bled …

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… plus que de courses cyclistes de village chez nous. C’est dire.

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J’évite de juger, j’avoue que les armes m’ont toujours intéressées, mais là j’ai eu mon overdose … franchement ça m’a fait flipper … (mais je vais mieux, ne t’inquiètes pas pour moi mon titi).

Bon, aller, la suite plus tard.

La bise.

L’Hervé your Berrichon friend

Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici : tinyurl.com/Daytona002