Ace Café : ride with the Rockers (to Brighton) … et balade londonienne (2)


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bien évidement, se rendre à l’ACE CAFE, ça veut forcément dire … se rendre en Angleterre (fûté le tarmo’, il a tout compris) …

Donc, motocyclettes tankées à Levaloïsse Perrette (c’est comme cela que l’on prononce en angliche Sir) vers 09h00 ce vendredi matin ensoleillé du 06 septembre 2019 et hop …

… un peu plus de trois heures plus tard, Calais !! Woui, je sais, c’est la honte intégrale, nous avons pris la highway (je refuse d’écrire le mot “autoroute”) … ça reste entre nous, n’en parle (verbe du 1er groupe conjugué au présent de l’impératif !!!) à personne stp…

… nombre de motards allemands, belges, néerlandais semblent avoir eu la même idée que nous …

… et dans la file d’attente pour embarquer sur le prochain ferry, on observe toutes marques de motocyclettes et tous les genres de deux roues …

Chance, i’ pleut pô !!

Brélons arrimés !

En sécurité sur le pont numéro 4 (celui du bar), casques enlevés pour siroter notre premier café … anglais ….Et moins de deux heures plus tard nous sommes sur les English roads

Bien évidement, après à peine un quart d’heure de route, il faut sortir la combard’ …

Bienvenue en Angleterre gentlemen !

Remarque, quand tu vois l’air martial et la saillance de la tenue de mon Nicho’ ç’aurait été dommage de se priver non ? (sérieux, j’adore cette photo … à noter que celle prise une demi seconde après celle-ci, je ne peux te la montrer, vu l’énorme Irish finger qu’elle m’a valu de la part dudit Sir Nicho’) …

Enfin, ça y est, nous sommes à Londres !!! Et il fait beau et doux …Hurray!!!

Il n’y a plus qu’à nous rendre au pub dans lequel nous allons séjourner deux nuits à l’ouest de Londres … le bien nommé KINGS ARMS … à Brentford (à recommander, le lieu est vraiment sympathique, impossible de faire plus typique dans le style pub, situé dans un quartier calme pas très loin de la M4) …

… et le soir venu, cuando es la noche, vamonos al ACE CAFE para hacer la fiesta con los motocicletos ingles …

C’est le lendemain matin que les choses sérieuses débutent avec un solide breakfast en terrasse (woui, il fait encore beau), à la diététique so British … il nous faut au moins cela pour aller visiter une légende européenne que tout harleysite qui se respecte se doit de voir une fois dans sa carrière de baill’keur … WARR’S !!!

EUROPE’S OLDEST HARLEY DEALERSHIP

Le concessionnaire Harley le plus ancien d’Europe, pas moins … ouvert en 1924… C’est remarquable quant tu sais que la MoCo aux USA a, elle, “ouvert” à peine onze ans plus tôt (1913) et ne couvre pas, loin de là, l’ensemble du territoire américain de l’époque. En France, le premier concessionnaire Harley Davidson (qui sera le seul et unique pendant de nombreuses années), les établissements BORIE, ouvrira à Paris en 1946 …

WARR’S est aussi très connu pour les nombreuses transformations et autres custom bikes produits ici depuis très longtemps …

Quelques belles machines en exposition permanente …

Café, achat du pacht WARR’S, blablatage avec deux néerlandaises qui traversent l’Angleterre sur leur Sportster avec leur papa. Que dire d’autre ? Que le lieux est aséptisé comme toute bonne concess’ Harley contemporaine qui se respecte et que le stationnement se fait carrément sur la chaussée, en virage, dans une rue où passe un trafic conséquent (le premier caisseux qui se rate te fait le strike de l’année) … c’est simple pour te permettre de garer ton brélon les woautures sont obligées de stopper … pas glop !

Bon, c’est pas tout ça, direction la City pour le grand free ride londonien de ce jour que nous attendons depuis des mois avec l’ami Nicholas … C’mon baby!!!! (et il fait toujours un temps de rêve ) …

Et là, mon titou, ç’a l’a fait grave pour les ceusses qui en étaient …

LONDON TOWER

TOWER BRIDGE

Tiens !?!? … encore un cycliste ..

Big Ben et le Parliament, en travaux, nous ont échappé … aucun intérêt à photographier nos motocyclettes d’amour devant des échafaudages …

IRON HORSE GUARD AT BUCKINGHAM PALACE

 Hé, tu en as beaucoup des photos comme celle-ci ????!!!! … devant le palais … oùkilé forbidden de stationner … avec la reine Elisabeth qui me fait signe derrière les rideaux depuis sa fenêtre … si, si, regarde bien … et appelle moi des que tu l’as trouvée, il y a une machine à timbrer les bananes à gagner …

Magie du Softail Heritage Deluxe, je suppose, de nombreux touristes ont demandé au Nicho’ s’ils pouvaient se faire photographier avec l’engin … par contre pas un seul n’a approché mon Club Style

… c’t’incroyable ce manque de discernement et de goût des gens …

Toute une après-midi à déambuler dans le centre de Londres ensoleillé …

A noter que l’automobiliste londonien est beaucoup moins attentif aux deux roues que son homologue parisien. Il faut aussi dire qu’il n’y a pas du tout la même importante quantité de scooters qu’à Paris, loin de là.  A moins que les lane splitters (ceux qui roulent entre les files, qui pratiquent le lane splitting) ne soient pas du tout appréciés (ce qui est fort probable) … globalement, le car driver local ne fait absolument aucun effort pour faciliter le passage des deux roues …

Bon, aller mon titou, à très vite, pour te raconter la suite …

Notamment, le ride to Brighton with the Rockers du lendemain on a Sunny Sunday morning

La bise

L’Hervé, your Berrichon friend

Endurance sur route en Harley : cinquième Défi des 999


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Tu te souviens peut-être que je suis un grand fan d’endurance sur route …

… et que depuis quatre années consécutives je participe avec bonheur au DEFI des 999 qui te propose de parcourir à chaque nouveau printemps 1000 kilomètres en vingt-quatre heures dans le sud de la France …

Pour cette cinquième édition de leur épreuve d’endurance de vingt-quatre heures sur routes ouvertes entre Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse (réservée aux propriétaires de motocyclette de marque Harley Davidson ou Buell) …

… les organisateurs (l’association LDD 999) ont une fois encore fait très fort avec ce rallye unique en France (dont on ne retrouve que deux ou trois équivalents en Europe – Belgique et Suisse) …

Après avoir revu leur organisation en cours d’année ils ont une nouvelle fois su attirer 210 bikers de toute l’Europe (plus d’une dizaine de nationalités – grosse participation italienne et pour la première fois un motard venant du Portugal) …

… proposer un parcours toujours aussi intéressant (qui combine difficultés de pilotage et beauté des sites traversés) ainsi qu’un accueil et une ambiance uniques (c’est l‘un des atouts de cet évènement) …

… où novices et anciens de l’épreuve se retrouvent sur la petite place du village de Cabannes / Bouches-du-Rhône pour relever cet exceptionnel défi …

Le Défi des 999 débute toujours le vendredi soir, dans un restaurant diner américain d’Avignon ou organisateurs, sympathisants et participants se retrouvent pour un verre de l’amitié et un diner concert …

Cette année c’est le groupe MISS AMERICA qui a mis le feu à la salle. Cette jeune formation pure blues rock’ a surpris tout le monde. Ce band de quatre jeunes perfomers avec leur chanteur à la voix éraillée exceptionnelle, sa bassiste et la jeune batteuse ont bluffé les plus récalcitrants …

Ce samedi 06 avril, débutait par un premier rendez-vous à Barbentane au bar / restaurant « Aux Pieds Tanqués »  …

La tenue du jour … avec un bel exemple de pieds tanqués, non ?? … lol !!! (l’ami Patrick, seconde participation, le sourire toujours aux lèvres et le cœur sur la main)

Les participants venaient procéder aux dernières formalités administratives : leur carte (à faire tamponner à chacun des points de contrôle) ainsi que le roadbook de la première étape leur étaient remis (pas de roadbook intégral de l’épreuve au départ. A chaque étape le concurrent se voit remettre le trajet suivant) …

Et ce sont finalement 173 motards (une majorité de hoggers, beaucoup d’indépendants et quelques membres de MC – notamment le Smoke and Iron / Firefighters fidèle de l’épreuve) qui se présentaient à Cabannes à 13h30, totalement détrempés, sur la ligne de départ avec pour objectif de parcourir 1000 kilomètres sur les routes de l’arrière-pays en 24h00 …

La météo était quant à elle la seule à « faire la tête »

Il fallait néanmoins une sacrée dose d’optimisme et d’envie pour se lancer dans cette épreuve tant il pleuvait ce jour-là …

Et surtout, être un motard confirmé connaissant bien ses capacités

A noter plusieurs équipages constitués de couples d’amoureux (de la route) …

C’est la troisième année consécutive que Cabannes accueille le Défi des 999. Toutes les associations locales sont présentes, instaurant une ambiance des plus sympathiques (elles avaient fort à faire en lutte contre une pluie incessante) …

Le départ est donné sous la bénédiction du prêtre du village, en présence du maire et du député de la circonscription …

Les concessionnaires Harley Sun Road / Salon de Provence et Prestige Motorcycles / Roquebrune sur Argens sont aussi présents, soit au départ / arrivée avec un stand …

… soit sur le parcours où ils reçoivent les participants pour un point de contrôle au cours duquel les membres de leur Chapter offrent accueil chaleureux et café (très chaud et avec 8 sucres svp !!) …

A noter le passage en pleine nuit à la concession de Roquebrune sur Argens, Prestige Motorcycles, qui n’en n’est pas à sa première participation et sort toujours les grands moyens …

… ses braseros, la restauration, le groupe rock et le Chapter aux petits soins avec les concurrents …

Cette halte est très importante : il est aux alentours de 23h, les participants vont réellement entrer dans la difficulté de l’épreuve à partir d’ici ; les premières fatigues et crampes se font sentir …

… c’est le cœur de la nuit qui les attend, qui va jauger leurs facultés de résistance et capacité de pilotage. Cet arrêt fût de bonne augure, à partir d’ici la pluie va quasiment disparaitre de l’épreuve (qui s’achèvera finalement le lendemain dimanche sous le soleil) …

Le 999 n’est pas une épreuve de vitesse et le respect des règles de la route y est impératif. Néanmoins aucun des participants (seul ou en groupe parfois spontanément constitué au fil des kilomètres) ne flâne et la moyenne horaire est soutenue …

Pour preuve, les « gagnants » de cette édition 2019 ont franchi la ligne d’arrivée le dimanche matin à 10h40 (soit l’intégralité du parcours en quasiment 21 heures) …

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de perdants. Ceux qui ont jeté l’éponge (c’est le cas de dire) en cours de route en repartent enthousiastes tant il ont apprécié le parcours, interpelés par ce qu’ils ont découvert sur eux-mêmes …

Avec aussi à l’esprit quelques lieux improbables que l’on se promet de venir revisiter bientôt …

Notamment le Bar du Soleil et son étonnante tenancière, à Jouques – un peu hors parcours mais il est fréquent de s’égarer sur les routes du 999, ce qui participe aussi au charme de cette épreuve qui de fait peut pour certain s’achever avec quelques 1200 kilomètres au compteur, voire plus …

Cabannes, Cavaillon, Salon de Provence, Aix en Provence, Saint-Tropez, les lacets de la montée sur la Garde Freinet, l’incroyable vue sur Marseille à l’horizon depuis le col de l’Espigoulier …

…Toulon, le bord de mer en falaise vers Cassis, l’Estaque, Istres et enfin Cabannes …

Des abandons bien sûr, quelques frayeurs dans les descentes de cols sur routes détrempées, une roue avant dans un fossé et un beau Street Glide orange tout rayé une fois couché dans la caillasse du bord de route …

Aucun incident grave, du bonheur intégral sur pneumatiques et des motards épuisés mais surtout fiers et heureux qui franchissent la ligne d’arrivée sous les applaudissements d’un public enfin présent avec le soleil revenu. La grande majorité des participants a réussi l’épreuve …

Rendez-vous au printemps 2020 les 04 et 05 avril

pour la sixième édition du

Défi des 999 !

Aller, la bise mon titou …

L’Hervé, your Berrichon friend

Les Harley de Grayson Perry


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Connais-tu l’étonnant GRAYSON PERRY, artiste britannique de son état ?

Si oui, alors tu t’es certainement rendu voir l’exposition qui lui a été consacrée à l’Hôtel de la Monnaie à Paris (a fermé ses portes ce dimanche 3 février) et si non … ce qui suit devrait intéresser le/la motard(e) que tu es ou pour le moins l’étonner …

Quelques informations sur ce trublion de l’art : né à Chelmsford (Essex) le 24 mars 1960, Grayson Perry  est un artiste plasticien et céramiste britannique
Les céramiques de Perry, de formes classiques, sont ornées de motifs décoratifs et narratifs. Leur spécificité réside essentiellement dans leurs thèmes — comme l’abus sexuel, la mort ou encore le sadomasochisme — en rupture avec ceux traditionnellement associés à cet art. Son travail de céramiste a été couronné du prix Turner en 2003

La motocyclette est omniprésente dans son oeuvre

Au-delà de son travail de peintre et de céramiste, Grayson Perry est connu pour ses apparitions dans les expositions en tant que « Claire », son alter-ego travesti, habillé de robes fantaisistes et vivement colorées

Mais Perry ne se contente pas d’approcher le monde de la moto par le biais de son art, il est lui même motard (il n’a jamais possédé de wouautre) et fît il y a quelques années de cela une entrée médiatique fracassante dans l’univers de la motocyclette qui fit de lui une star de la moto spectacle …

Te souviens-tu de cette célèbre photo ?

Peu de gens sont au courant de son improbable périple en moto en 2010, durant lequel il a parcouru l’Europe une dizaine de jours sur un engin follement décoré, transportant son ours en peluche (héros de son enfance), dénommé Alan Measles, dans un coffre-sanctuaire en verre arrimé à l’arrière. Un sanctuaire en verre ? Oui, Perry avait vu la Pape Mobile et savait que son ours en peluche ne méritait rien de moins que le pape …

L’engin s’appelle KENILWORTH AM1. C’est un modèle Harley-Davidson à moteur dit Knucklehead construit sur mesure. La moto a été esquissée par Perry et construite au Royaume-Uni par le célèbre fabricant de custom bikes BATTISTINI. Selon Perry, la moto est un croisement entre le “Jour mexicain des morts et Chitty Chitty Bang Bang”.

Le voyage inaugural en Allemagne, baptisé «Dix jours d’Alan», les a conduits à travers l’Europe pour une mission de réconciliation avec leurs anciens ennemis. Et l’excentrique Perry habillé pour l’occasion…

Perry, accompagné de son ours en peluche est parti de sa ville natale de Chelmsford, a rejoint Colmar en France, puis le circuit de Nürburgring et l’église de Wies (où un paysan a vu les larmes aux yeux d’un Christ flagellé en 1738). Ils ont ensuite visité la demeure du roi fou Ludwig, le château rococo de Neuschwanstein, où une grande partie de du film Chitty Chitty Bang Bang a été tournée et qui a inspiré la moto. Le road-trip se termine enfin à Backnang, la ville jumelée de Chelmsford. Là, Perry a transmis  un message de bonne volonté de la part des habitants de Chelmsford à un Burgermeister local quelque peu perplexe

Pour ma part, j’étais ravi de pouvoir enfin approcher cet engin devenu quasiment mythique parmi les amateurs des produits de la MoCo …

Et pouvoir prendre quelques mémorables photos de la rencontre …

Etaient aussi exposés la célèbre représentation d’une moto rouge à roues jaune selon Perry intitulée …

Selfie with political causes

Ainsi que Reclining Artist 

En arrière plan, une motocyclette (certainement le KTM de Perry ?)

Qu’on ne s’y trompe pas, Grayson Perry et Claire sont de vrais motards. Le fabricant britannique de casque DAVIDA n’a aucun doute à ce sujet …

Perry s’est rendu sur le stand Davida au Bike Shed Show 2017 pour recevoir son casque spécial Davida Speedster V3.  Dénommé ‘The Flying Bogey Man‘. Conçu par l’artiste et créé par le seul fabricant de casques du Royaume-Uni, Davida UK Ltd, le design intègre tout l’humour typique et les couleurs vives de l’art de Grayson

Et quand je te dis que Claire est aussi une sacrée motarde, ça n’est pas pour rien …

Cette photo d’elle a été publiée dans la presse britannique en octobre dernier

En effet, Perry (en plus de son KTM) roule aussi en Harley Davidson

Et justement, en parlant d’Harley, Grayson vient de nous refaire le coup de la Harley bariolée …

Perry a commandé à SHAWS SPEED & CUSTOM ce travail sur une base Harley Davidson FXSTB Soft Tail Night Train de 2007 à moteur 1687cc twin cam dotée d’une sortie d’échappements faite maison. Le seul travail de peinture a pris 150 heures et coûté £8,500

C’est avec cet engin que Shaws Speed & Custom a particpé au championnat du monde de custom 2018 AMD

Bon, on peut ne pas apprécier …

… les goûts et les couleurs …

… c’est personnel …

Quoi qu’il en soit, on peut-être citoyen Britannique, artiste, excentrique, se travestir, être marié, avoir des enfants et  …… être un vrai motard finalement !

En tous cas, j’espère sincèrement que tu as pu aller voir cette magnifique exposition, ce fût un moment exceptionnel de pur plaisir esthétique Sooooo British !

Allez, la bise mon titou … 

L’Hervé, your berrichon friend

MARILYN STEMP : une femme au cœur de la culture biker US – Hall of fame Sturgis 2018


Hervé

Bonjour copain (et copine),

As-tu connu ce magazine américain qui en son temps fût l’une des références de la culture bike / biker aux USA : IRON WORKS ? Non ? Eh bien, pourtant, il fût l’un des titres de presse biker américain qui a compté ; qui s’adressait à tous les Harley-Davidson enthusiasts et custom motorcycle aficionados

L’histoire a bien failli s’arrêter début 2014 lorsque son éditeur annonçait que le dernier numéro d’IRON WORKS sortirait en mars de cette année-là après une parution ininterrompue de 24 années … grosse émotion chez les journalistes de l’équipe, lecteurs, annonceurs, master builders, enfin bref tout le milieu US de la bike culture n’en revenait pasLe magazine avait été créé par Dennis STEMP et son épouse Marilyn en 1989.
A l’origine “simple” business familial, il fût racheté en 1995 par la maison d’édition Hatton-Brown et en devint le titre de presse numéro un.
A l’issue de ce rachat, les STEMP sont restés très présents dans le magazine jusqu’à la mort de Dennis en 2003. Marilyn décida alors de continuer, sans lui, en hommage au travail déjà réalisé. Dès cette époque elle devint un éditeur respecté, apprécié pour sa personnalité, son éthique de travail et ses compétences de rédacteur-photographe. Son fils Vincent l’épaulait en tant que technicien d’édition.
Et vint l’ère du numérique … et Hatton-Brown décida d’arrêter définitivement l’édition papier et de se retirer de cette activité.
Une fois la « surprise » passée, Marilyn eut quasi immédiatement l’intention poursuivre. Elle décide alors de se lancer dans une nouvelle entreprise, une nouvelle publication, toute électronique cette fois-ci, intitulée IRON TRADER NEWS (qui était le titre originel d’IRON WORKS à ses tout débuts)
Dans un post rédigé par Marilyn Stemp sur la page Facebook d’Iron Works ce 15 janvier 2014, elle affirmait vouloir poursuivre avec sa nouvelle entreprise pour continuer à apporter, des informations intelligentes et fiables aux motards de tous horizons : – “C’est avec une certaine tristesse que je vous écris pour vous informer que Hatton Brown, l’éditeur de Iron Works, a décidé de cesser la publication du titre après 24 ans, à compter de l’édition de Mars 2014. Certains d’entre vous ont appris ces nouvelles car il a eu des “fuites” et je m’en excuse. Ce n’est pas ce que je souhaitais. C’est la fin d’une époque pour les Iron Workers, mais c’est également une opportunité … pour nous d’exprimer notre gratitude pour tout cet enrichissant travail avec et parmi vous

Nous avons vraiment apprécié ces bons moments passés en votre compagnie, nos amis du monde de la moto. Vous nous avez permis de raconter vos histoires, de mettre en valeur votre savoir-faire et de jeter un coup d’œil derrière les comptoirs dans vos magasins. Nous apprécions votre soutien et l’intérêt que vous avez porté à Iron Works au fil des années ainsi que les amitiés qui ont ainsi été forgées. Je parle pour l’ensemble du personnel quand je vous remercie pour les nombreuses, divertissantes et enrichissantes expériences qu’Iron Works a permis. Cela dit, je regrette de n’être pas en mesure de donner suite à certains plans de rédaction. Nous faisons de notre mieux pour publier des articles promis et qui restent inédits à ce jour. Visitez notre nouvelle page Facebook IRON TRADER NEWS. Nous faisons revivre le titre original qui a précédé Iron Works pour continuer à apporter des informations aux bikers. “Thanks for your interest in Iron Works. It was a great ride”

Le 05 janvier 2014, Marylin STEMP et son équipe ont mis en ligne le compte Facebook et le site IRON TRADER NEWS. Avec leur toujours magnifique slogan : RIDE HARD STAY HUMBLE
Marilyn Stemp et son mari, Dennis Stemp, ont lancé Iron Works Magazine en 1989. Au début, Iron Works est comme le prolongement naturel d’un passe-temps qui va rapidement accaparer leur vie quotidienne. Iron Works était à la fois collaboratif et inclusif, il se voulait une source d’information de confiance qui divertissait et informait les motards américains (mais aussi hors USA) sur la base d’un travail intègre. Ce qui au début ne fût qu’un passe-temps de motard passionné était devenu un petit business d’édition reconnu par toute la profession.
À la mort de Dennis, en 2000, Marilyn reprend la direction d’Iron Works : – « Cela a été un tremplin pour le reste de ma vie, ouvrant la voie à des opportunités. Développer Iron Works m’a permis de repousser mes limites, pour ainsi dire, et m’a obligé à relever de nouveaux défis».
Après presque un quart de siècle d’existence, Iron Works cesse de paraître en 2014, mais Marilyn reste fière de l’équipe (dont son fils Vincent était aussi membre). En 2014, Marilyn s’est « réinventée » pour rester dans ce secteur de la motorcycle industry qu’elle aimait tant. Elle a créé Iron Trader News en ligne pour poursuivre la mission d’Iron Works

Et l’expérience lui a réussi, Iron Trader News est bien installé sur le Net et Marilyn reste considérée comme l’une des « plumes » américaines pour ce qui est de savoir écrire sur la moto. Elle a donc développé d’autres business (le site Iron trader News ; qui s’équilibre financièrement, ne dégage pas assez de bénéfices pour pouvoir en vivre pleinement). Le site compte presque 5000 visiteurs par jour (ce qui à l’échelle des USA reste modeste) et doit encore développer son audience (dont la moitié provient actuellement des USA, un quart d’Europe et le reste d’Asie et Amérique latine).
Il y a deux années de cela elle a été l’auteur du magnifique livre « Harley-Davidson CVO » publié par Motorbooks International / Quatro Publishing


Elle a ensuite édité « Gloria, A Lifetime Motorcyclist by Gloria Tramontin » (Gloria Tramontin est une célèbre motarde américaine de 93 ans, véritable star dans le milieu biker US, notamment durant les bikes week de Daytona et Sturgis) pour les éditions Wolfgang

La couverture reprend un peinture de David Uhl

Marilyn publie également le bulletin électronique Kiwi Indian et gère en tant que consultante des projets pour le Sturgis Buffalo Chip, notamment le Biker Belles Ride …
… et le Wild Gipsy Tour

Elle organise aussi l’exposition Motorcycles As Art, organisée par le célèbre photographe Michael Lichter


Et comme si ça ne suffisait pas, en 2018 pour la cinquième année consécutive Marilyn est éditrice du Sturgis Rider Daily que nous aimons tant lire avec notre café du matin lors de Sturgis Bike weeks …

En 2015, elle a lancé l’action de bienfaisance Flying Piston, organisé chaque année au Buffalo Chip, au profit des bourses d’enseignement technique et des « Missions pour la moto »

Lors de l’édition 2018, 7 mini vélos customisées par les plus grands master builders ont été dévoilés dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à promouvoir l’univers de la moto auprès de la toute jeune génération encore en culottes courtes


Marilyn est engagée en tant que partenaire dans la préservation de la grande collection « Evel Knievel », abritée désormais dans le nouveau musée Evel Knievel, à Topeka, au Kansas



Naturellement IRON TRADER NEWS ne serait pas crédible sans un projet de construction custom une fois de temps en temps. Après avoir été à l’origine de la construction d’un bagger il y a deux ans c’est un Bobber Iron Trader News qui vient de voir le jour. Lancé il y a quelques mois de cela, c’est en octobre dernier que l’engin a été dévoilé (fruit d’une collaboration avec S&S, Avon tyres, Nash Motorcycles, Killer Création pour la peinture et Johnny Mac’s Chopper House de Philadelphia pour l’assemblage)

Et enfin, last but not least comme disent les américains, elle a été intronisée l’été dernier au musée de la moto de Sturgis et a ainsi fait son entrée au fameux Hall of Fame (le temple de la renommée motocycliste aux USA) en août 2018 en même temps que Jeff Decker (artiste sculpteur, collectionneur) et Valérie Thompson (la reine américaine de la vitesse). Le Sturgis Motorcycle Museum & Hall of Fame rend hommage aux personnes (physiques et / ou morales) qui ont eu un impact positif à long terme sur le monde de la moto. Il honore ses membres en racontant conservant et en contant des histoires qui mettent en valeur leurs contributions et leurs réalisations. En faisant cela, le musée nous espérons inspirer ses visiteurs et la communauté des motards. L’exposition comprend divers articles, vidéos et véhicules qui aident à parler de ces gens qui y sont honorés

Inutile de dire que Marilyn Stemp connait absolument tout le monde dans la biker industrie américaine, de Dave Perewitz à David Uhl en passant par Willy G. Davidson, Roland Sand, Rick Fairless, Jeff Decker, Billy Lane, Beanre et consort … qui tous sont ses amis. Pardonnez du peu.
Pour faire vivre IRON TRADER NEWS, Marylin Stemp est entourée de son fils Vincent Stemp et de Jack McIntyre

Marilyn et Vincent

Jack est photographe et spécialiste des médias numériques. Biker, vétéran du corps des Marines, il fait vivre plusieurs sites Web de Biker Lifestyle et compte plus de 20 000 photographies publiées dans le monde entier. Jack est un bénévole. La possibilité de travailler avec Iron Works s’est présentée à lui en 2009 et il a sauté sur l’occasion par pure passion (dans la « vraie » vie Jack dirige une compagnie de trucking). Jack McIntyre parle de Marilyn Stemp comme d’une belle âme. D’après lui, jamais il n’a rencontré plus adorable personne, tout le monde l’adore dans le milieu moto

Jack

Et début 2018, j’ai moi-même rejoint l’équipe d’Iron trader News pour qui je livre (pour la rubrique internationale) du site un ensemble d’articles / posts ayant pour ambition d’exposer aux lecteurs américains comme les français / européens vivent leur passion pour les motocyclettes et notamment pour celles de marques américaines (ce travail a permis récemment de faire la promotion de notre fierté nationale, l’ami Dom’, aka Noir Mat l’artiste peintre français de la custom culture MOTOMAG lui a déjà consacré un article)

Ma pomme et Marilyn

Finalement, Marylin STEMP vit son rêve éveillée : elle poursuit l’œuvre de son époux Dennis en expliquant qu’il lui a permis de vivre sa vraie vie, épaulée de son fils Vincent, secondée par Jack au cœur du milieu biker où, connue et appréciée de tous elle compte de nombreux amis. Jack, Vincent et elle utilisent le site pour obtenir des passes de presse et se rendre sur les évènements biker, faire des reportages, vivre au sein de ce monde qui les passionne tout en sachant qu’ils n’atteindront jamais une audience équivalente à celle d’un magazine comme HOT BIKE aux USA mais ça n’est pas leur objectif

Ils vivent leur passion au quotidien grâce à IRON TRADE NEWS et reçoive du milieu biker une reconnaissance et un respect qui les enchante et les surprend tous les jours. Si cela ne s’appelle pas avoir réussi dans la vie …
Voir le site d’IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com/

Marilyn Stemp

Maryline Stemp réalise dans les années 70 des études de journalisme à la Penn State University (Pennsylvanie) dont elle sort diplômée en 1976.
Depuis 1978 elle est « dans l’écriture » en tant que journaliste et éditeur free-lance sur des sujet variés : voyages, automobile, monde de l’entreprise.
Elle conseille aussi certains auteurs pour qui elle intervient en tant que relectrice de leurs ouvrages dans divers domaines.
En août 1989 elle lance avec son époux Dennis Stemp, la société d’édition Dennis Stemp Publishing Inc. qui publie Iron Works Magazine dont elle sera la rédactrice en chef jusqu’en 2011, année où elle en devient l’éditrice.
En janvier 2014 elle lance Iron trader News en version « électronique »

Depuis janvier 2013, elle est en charge de la publicité et la logistique de la collection Evel Kneivel.

En octobre 2014 Harley Davidson lui confie l’écriture de The Motor Company’s Custom Véhicule opération, une édition limitée dédiée à l’expérience CVO de la MoCo.

Elle est une des figures de l’organisation de la bike week de Sturgis (proche du président du fameux Buffalo Chip) et très impliquée dans diverses organisations telles que Yakin Riverkeeper Inc., Piedmont Environmental Alliance

Allez, la bise.
L’Hervé, your Berrichon friend

Kits de conversion trike Paughco pour Sportsters


Hervé

Salut copain (et copine),

Suis pas un grand fan de tricycle motorisé en général …

Mais là je viens d’être “ému” par les nouveaux kits de conversion trike pour Sportster Harley Davisdon de PAUHGCO 

Proposés en version Do it yourself

C’est assez cool comme approche non ? Paughco te propose de transformer ton Sportster en le faisant évoluer de 2 à 3 roues. Une proposition simple, à faire soi-même qui va certainement venir coller à cette tendance furieuse qui court depuis quelques mois et qui consiste pour tout possesseur de Harley à se lancer dans la conception et le style chopper …

La compagnie offre ses kits trike pour la plupart des modèles de H-D et expédie actuellement bras oscillants et essieux arrière faits sur commande pour réaliser la conversion du modèle Sportster …

Ces deux composants se boulonnent directement à la place de l’ensemble bras oscillant de série et utilisent la courroie ou la chaîne d’origine, selon le modèle. Une fois terminé, il te suffit d’ajouter ton choix de roues et de pneumatiques GM 5 x 4,75 l’engin est prêt, i’a plus qu’à rouler …

L’ensemble de l’essieu arrière est équipé d’une poulie à courroie de 1 ½  pouces de largeur et d’un pignon de chaîne de 51T, de disques de frein, d’étriers chromés à 4 pistons et d’un différentiel à glissement limité …

Ce modèle à caisse en bois est tout simplement superbe, non ?!?!

L’essieu arrière assemblé est livré d’un revêtement black powder et les bras oscillants sont en acier brut. Les bras oscillants Paughco Trike sont disponibles pour les modèles XL de 1986 à 2010 et les ensembles d’essieux peuvent être commandés pour les applications à chaîne et à courroie …

Ce que Paughco à réussi finalement (dans la mesure où en ce domaine l’entreprise n’invente rien de nouveau) c’est la ligne et le design final du Sport’ transformé …

Avant de commander, n’hésite pas à appeler Paughco au + 1 775-246-5738 (gaffe, pas du tout certain qu’ils causent le gaulois les gars …).

Sinon, un œil tu peux jeter sur leur site : www.paughco.com.

Allez, la bise, à très vite mon titou …

L’hervé, your Berrichon friend …

Ride around the clock en Avignon : le Défi 999


Hervé

Bonjour copain (et copine),

L’Avignon Bridge Chapter vient de livrer aux passionnés de long distance runs la quatrième édition du DEFI 999

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C’est ainsi que ce samedi 08 avril, 240 bikers de toute l’Europe se pressaient dans une joyeuse pagaille sur la ligne de départ (enfin ensoleillé) dans ce charmant petit village des Alpilles, Cabannes, dont la mairie accueillait pour la seconde année consécutive cette épreuve d’endurance moto …

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Le Défi 999 ?

Il s’agit de réaliser 999 kilomètres non-stop en 24 heures dans le sud de la France à travers des plaines, des cols et le long de lacs offrant de jour comme de nuit de superbes paysages …

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Ce n’est absolument pas une course. Le départ est donné le samedi à 14h00 et la ligne d’arrivée doit être franchie le lendemain, dimanche après-midi, avant 16h00…

Présenté comme la plus longue épreuve d’endurance sur route au road-book, le Défi 999 attire maintenant plusieurs centaines de motards venant d’une dizaine de pays européens (Allemagne, Angleterre, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, divers pays de l’Est et même l’an dernier un concurrent venu tout spécialement de …Shanghai)

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Les seuls possesseurs de motocyclettes de marques Harley-Davidson et Buell y sont admis. Le carnet de route leur est remis après le briefing de départ puis, au fil des divers check points répartis sur l’ensemble du parcours proposé.

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Ce défi peut être réalisé seul ou en groupe, il est vivement conseillé d’être doté des cartes routières des régions du sud de la France et d’un GPS. Mais il est tout à fait possible d’y participer « les mains dans les poches » en intégrant l’un des nombreux groupes qui se forment spontanément au départ ou au fil du parcours (ou qui sont arrivés déjà constitués). La convivialité y est telle que l’intégration d’un biker égaré au cœur de la nuit se fera toujours dans la bonne humeur et …force quolibets.

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 Pourquoi un tel intitulé pour cette épreuve : le DEFI 999 ?

Et bien d’abord parce que c’est un réel défi. Mille kilomètres non-stop (avec quelques arrêts à la pompe tout de même et un certains nombres de points de contrôle et restauration), uniquement sur routes du réseau secondaire, par monts et par vaux, toutes conditions météorologiques possibles (la pluie est omniprésente, parfois la neige et cette année quelques tornades sur les hauteurs de Saint-Affrique – il est parfois même possible de rouler sous le soleil – si). C’est effectivement un défi, moral et physique. Il s’agit d’une épreuve plutôt réservée à des motards « aguerris », néanmoins il n’est pas rare d’y croiser des permis de conduire d’à peine quelques mois. Si l’épreuve peut amener certains à abandonner, tous (hommes, femmes, jeunes et moins jeunes) en ressortent avec l’impression d’avoir réalisé quelque-chose d’assez unique sur deux roues et surtout d’y avoir pris grand plaisir. Satisfaction et même fierté caractérisent les finishers

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999 : pour les premiers kilomètres qui amèneront finalement le concurrent à franchir la barre mythique du millième. A noter que l’organisation est tellement précise que le motard qui aura respecté le road book devrait franchir la ligne d’arrivée avec un compteur affichant quasiment 1000km. Il n’est pas rare non plus que certains terminent avec 1200 voire 1300km dans les gommes. Car oui, on peut aussi s’égarer sur les routes du 999 (rires assurés lorsque de jour comme de nuit arrivent à un carrefour quatre groupes de motards de quatre directions et repartent chacun dans une direction différente) …

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Quelques plaisantins du Sud (nous tairons les noms) affirment que la vérité du choix « 999 » est due à quelques soirées de réflexion lors de la génèse du projet il y a cinq années de cela. Groupes de travail où d’aucuns cherchant un nom à cette épreuve avaient fait remarquer que si les éléphants peuvent être roses, les petits cochons (HOG) avaient une tendance certaine à grogner « 9 », « 9 », « 9 », quand on leur pinçait les joues /fesses …va comprendre.

Pour la petite histoire, le DEFI 999 trouve ses origines dans une épreuve organisée depuis quelques années déjà par nos voisins belges du Antwerp Diamond Port Chapter : les 500 miles, The hell of a day in paradise(prochaine édition les 27 et 28 octobre 2018 : www.500miles.be ). Les organisateurs avignonnais y ayant participé expliquent que l’idée de créer une épreuve d’endurance dans le sud de la France leur est directement venue du 500 miles. Deux représentants du Antwerp étaient présents cette année sur le 999 …

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2018 voyait donc se tenir la quatrième édition du genre. En 2015, une trentaine de bikers prenaient le départ. Ils étaient une centaine l’année suivante, 180 en 2017 et 240 ce week-end du 07 et 08 avril …

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L’ Avignon Bridge Chapter (et son concessionnaire qui joue le jeu à fond) fait preuve à ce jour d’une maîtrise organisationnelle impressionnante (le travail de préparation est colossal, réalisé par les bénévoles du chapter). Tout est au cordeau, les concurrents sont pris en charge à tous les niveaux (ils n’ont plus qu’à se concentrer sur leur pilotage). Performance d’autant plus impressionnante que ces trois journées se déroulent dans la bonne humeur avec une équipe d’encadrement disponible et toujours souriante. Trois jours d’une belle intensité pour le chapter …

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Tout commence le vendredi soir par l’accueil des concurrents au dîner. Les « anciens » se retrouvent (et oui, l’épreuve compte dorénavant ses « vieux fidèles ») et les « nouveaux » découvrent cette convivialité qui est aussi la marque du 999 …

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Le samedi matin est consacré à la grass’ mat’ et à l’inscription finale des participants dans les locaux des la concession Harley-Davidson d’Avignon. Formalités administratives, café offert, perception du pack tee-shirt / casquette, pins et patchs commémoratifs et direction le déjeuner qui attend tout le monde sur la place du petit village de Cabannes (à une dizaine de kilomètres de la concession)

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La mairie a mis la place du village à disposition : parking, restauration, exposition de véhicules américains, concerts, danseurs country, plusieurs MC tiennent stand, quelques boutiques, tout y est (même le soleil) …

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Quand vient l’heure : tous sont détendus, restaurés et fin prêts. Le prêtre n’a plus qu’à bénir les motards sur la ligne de départ et … c’est parti !

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Au-delà de l’aspect « endurance », de l’envie de réussir une épreuve exceptionnelle, le 999 offre la possibilité de rouler sur de magnifiques routes et de prendre le temps d’en profiter (même s’il faut reconnaitre que le rythme est soutenu et que la majorité des concurrents reste plus concentrée sur son impératif que sur l’aspect « touristique ». A savoir, terminer l’épreuve) …

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Les conditions météorologiques ont été optimales : ni trop chaud, ni trop froid, quelques pluies éparses. Au milieu de la nuit, à une quarantaine de kilomètres de Saint-Affrique d’incroyables bourrasques ont arraché plusieurs lignes téléphoniques qui n’ont pas manqué de tenter de fouetter les motards au passage. Il fallait « trajecter sérieux » lors de cet épisode, plusieurs motards se voyant violemment déportés de plusieurs mètres par des bourrasques d’une force rare. La participation à une telle épreuve exige un équipement digne de ce nom : l’indispensable « combarde », plusieurs paires de gants / chaussettes, des sous-vêtements sérieux (c’est-à-dire chauds) et tout ce qui peut servir à empêcher l’eau d’entrer …

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Et tant pis si le look savage biker en prend un coup (ledit look n’a plus aucune importance à 3 trent’ du mat’ en haut d’un col enneigé, sous la pluie et dans le vent – l’édition 2017 avait été terrible de ce point de vue) …

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Le road book a une fois de plus été exceptionnel cette année (après 4 éditions, le chapter d’Avignon est dépositaire d’une superbe collection de road books qui lui permet notamment de modifier le parcours de l’épreuve au cours d’une étape si les conditions météo l’exigent)

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La Camargue (avec étape dégustation d’huitres), épreuve de maniabilité juste avant le dîner …

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Sur la photo, là, c’est moa … ne le répète à personne mais, à l’issue de l’épreuve j’ai couché la moto, tout seul, comme un bleu … 300 témoins, l’égo renvoyé direct au 22 mètres…

… puis passage au pied des piliers du Viaduc de Millau magiquement éclairés au cœur de la nuit, les gorges du Tarn, les monts Cévenols, les gorges de l’Ardèche (excellente idée d’avoir permis aux concurrents d’y pénétrer au lever du jour ce dimanche matin-là : personne, aucun touriste, pas une voiture, le paysage magnifique offert aux seuls rouleurs du 999), l’ascension vers le mont Ventoux, enfin la descente vers Cabannes par le parc national du Luberon et ses incroyables petites routes sinueuses

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Quant à l’arrivée ; les concurrents passent la ligne seuls, à deux, en petits groupes épars. Tous sont chaleureusement accueillis, félicités, applaudis par les spectateurs, les organisateurs, les villageois et, enfin, accèdent au Graal : le PIN’S du DEFI 2018 !!! Et oui, tout cela pour ça !!!

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Tous ont le sourire, tous sont satisfaits et ravis de s’installer à l’une des nombreuses tables ; une dernière collation les attend au milieu des conversations où l’on se narre les anecdotes et autres aventures de ces dernières 24 heures …

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Une petite trentaine d’abandons mais tout le monde se retrouve bien à Cabannes ce dimanche pour célébrer l’exploit et se promettre d’être au départ du DEFI 999 l’année prochaine les 06 et 07 avril 2019 …

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Le DEFI 999 : un must dans la vie d’un Harleyiste !

Voir : https://www.le-defi-des-999.com/

 Allez, la bise !

L’Hervé, your Berrichon friend

 

 

 

 

 

Mazda Harley Davidson 1600cc ?


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Quand il s’agit de créations mécaniques, les japonais n’ont plus rien à prouver … et pourtant, années après années ils ne cessent de nous surprendre …

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Voui, voui, c’est bien un V-twin Harley-Davidson qui motorise cette micro car …

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A titre d’exemple rappelle toi ce post que je t’avais proposé il y quatre années de cela :

lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2014/02/24/electra-harley-davidson-figurine-a-lechelle-1/

Tu vois au quotidien rouler dans les rues de Tokyo (où j’ai eu la chance / le plaisir de me rendre plusieurs fois) des autos / motos / scooters absolument incroyables …

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On y trouve même une “sous-culture” Harley Davidson très vintage (n’oublie pas que la MoCo a produit au Japon des motocyclettes, sous licence, dans deux usines jusqu’en 1937)

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Mais, connais-tu KENJI NAGAI le fondateur de KEN’S FACTORY à Nagoya ?  

 Ken Nagai

Voir le site kens-factory.com/

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 Ken Nagai est un master builder japonais, un touche à tout qui s’intéresse à la motocyclette comme à l’automobile. Et pour ce qui est de la moto il ne se cantonne pas uniquement à la customisation de modèles de la marque HARLEY DAVIDSON. On lui doit aussi quelques belles réalisations avec d’autres marques comme YAMAHA ou par exemple un travail sur base BMW qui a fait sa renommée internationale …

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En 2015 KENJI NAGAI se penche sur le cas de la BMW K1600 GTL … no comment !!!

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Au Japon comme un peu partout dans le monde, la plupart des amateurs de motos personnalisées sont aussi des amateurs de voitures …
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Et bien évidement, ce ne fût qu’une simple question de temps avant que l’un des clients de Ken ne le défie (courant 2017) sur un projet de voiture avec ADN moto. Réticent d’abord, mais la demande venant d’un ami très proche, Ken a accepté de démontrer que sa philosophie de conception de motos personnalisées (son gimmick étant Details Create Style) pourrait être couronnée de succès sur la base d’une modeste …MAZDA CAROL 1962 …
 Mais c’est quoi ça une MAZDA CAROL ????!!!!maxresdefault
Bin wouala, c’est ça …une micro car japonaise des sixties …
Dans les années 60 la Mazda Carol est une voiture dite “Kei” ou plus précisément une  keijidōsha (軽自動車, véhicule léger), ou “K-cars” en anglais (parfois appelées “Midget” en français …

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La CAROL est la première 4 portes de Mazda et était à l’origine propulsée par un petit moteur à quatre cylindres de 358 cm3 à l’arrière. Étant donné que le moteur d’origine est à l’arrière, il y a beaucoup d’ouvertures et de grilles pour lui permettre d’évacuer efficacement la chaleur …

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Ken a donc choisi d’exploiter cet aspect de la Mazda … Sa culture et son savoir faire de customiser moto l’ont directement conduit à vouloir utiliser un Twin Cam H-D 1600 cm3 dans cet environnement où il aurait beaucoup de place pour respirer …

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Et pour améliorer ladite respiration, des prises d’air ont été créées au-dessus des ailes arrière bulbeuses, assurrant ainsi un flux d’air constant dans le compartiment moteur (‘fectivement, avec un moulbif pareil, vaut mieux pas confiner vieux gars parce qu’au bout de la ligne droite c’est feu aux fesses garanti sinon …) …

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Pour l’interface à l’intérieur de ce minuscule véhicule, Ken a adapté une transmission  Volkswagen

Et c’est parti mon Kenji !!!

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La base  de départ …

Les détails qui donnent une apparence unique à cette Carol commencent avec le traitement de la caisse, l’élargissement des ailes et la pose de jantes billettées …
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 Mais de nombreux autres, moins visibles, viennent compléter l’aspect purement esthétique … freins haute performance, polissage du moteur, un sous-cadre double wishbone, pièces de hot rod et sièges rembourrés en cuir noir. Tout cela se traduit par une voiture moderne rétro classique carrément addictive pour les yeux dés le premier regard …
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Nous sommes au Japon …conduite à droite …
Ken et son pote voulaient créer quelque chose qui serait si incroyable et différent, que tout observateur découvrant la bestiole en aurait la mâchoire décrochée …
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Et de show bike en magazines l’engin n’a pas arrêté de faire parler de lui dans les “mileux autorisés” …

Détails et spécifications :

Propriétaire : l’un des meilleurs amis de Kenji Nagai
Ville natale : Tokyo, Japon
Moteur : H-D Twin Cam, 1600cc
Entraînement : transmission 4 vitesses à refroidissement par air VW
Suspension et Châssis: avant Double Wishbone par Ken’s Factory, suspension semi-trailing arrière par Ken’s Factory
Freins : avant /arrière étriers multipiston Wildwood / disque
Roues et pneus : avant, 16 x 7. Arrière, 16 x 8. Colorado Custom “Lazear”
Intérieur: cuir noir et aluminium par Ken’s Factory
Allez, sayonara mata kondo mon titou !!
L’Hervé your berrichon friend

Dyna disciple … j’ai une nouvelle motocyclette


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai une nouvelle motocyclette …

YOUPI !!!!

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New year, New bike, same ugly me

Mais avant de t’en montrer plus, laisse-moi te raconter “d’où elle vient” …

Souviens-toi, en 2015 je te parlais de ma seconde participation (j’avais déjà eu le bonheur de m’y rendre en 2014) au FXR show pendant la Sturgis bike week où tout ce que l’Amérique du Nord compte de fondus de ce modèle Harley-Davidson (plus connu sous le nom de DYNA – mais les puristes t’expliqueront qu’un FXR et un DYNA ne sont pas les mêmes motos … voui certes …) se retrouvent pour élire le plus beau FX show bike

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Ce show n’est pas très important mais tu y vois une bonne centaine d’engins au look prononcé, absolument étonnant, avec une vraie ligne, un design et un style unique. En général c’est simple : on adore ou on déteste. En ce qui me concerne j’ai basculé côté adoration le matin du 04 août 2015 à 11h48 (woui, c’est précis) …

Tu peux relire ici le post que je t’avais proposé à l’époque :

lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2015/11/04/sturgis-bike-week-2015-dyna-fxr-a-lhonneur/

Je te parlais alors d’une tendance dans le milieu HD aux USA qui est en train de monter et qui concerne un modèle bien particulier le FXR  (et DYNA par “ricochet”) … et ses adorateurs (réunis dans des clubs spécifiques à la limite de la secte : Lane Splitters, Dynalcoholics, Dyna Republic, Dynamite Crew, Dyna Disciples, Innocent Industry… ) …

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 …dont je n’allais pas tarder moi-même à faire partie …

A l’époque, je suivais depuis quelques mois déjà sur un réseau social une moto du nom de JAILBAIT 

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La base est un FXRP (P pour police) de 1990 dont le moteur (et une foultitude d’autres “choses”) a été remplacé par un V-twin S&S 111ci …Vin’ diou la belle bête !!

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Et, hasard total, je tombe sur la bestiole qui participait au show FX cette année là … Noël, Noël, Mont-Joie Saint-Denis !!!!!

Love at first sight com’ i’ disent à les z’Amériques !!

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Je fais même connaissance de Daniel Dolan, proprio’ / concepteur, un charmant jeune homme tatoueur de son état à Fort Collins / Colorado … (pour la petite histoire, cette moto est issue d’un lot de 6 FXRP que Daniel avait acheté pratiquement sur un coup de tête quelques temps auparavant … Comme quoi, quand on aime, on ne compte pas) …

Dès ce jour, une idée fixe se colle aux quelques neurones dont je suis l’heureux propriétaire et ne me lâchera plus : je veux un FXR avec le même look !!!

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En 2017, le plateau rassemblé à Sturgis a été encore plus important … d’année en année ce qui n’était qu’une tendance portée par quelques amateurs est en train de devenir un style qui plait de plus en plus et conquiert de nouveaux motards …

Bientôt en Europe / France ??????????

Regarde un peu ces beautés (oui, oui, on a le droit de détester aussi …) …

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Ainsi donc, me voici en cette fin d’été 2015, de retour à Paname, la tête remplie de projets moto FXR customisés tous plus fous les uns que les zôtres … Super, super, super … Bon, où qu’il est le FXR des familles que je vais bien pouvoir te me dénicher de part chez nous ??? … Pas simple. Ou plutôt si, très simple : i’en a pas !!!! Ou du moins ils sont tellement rares ou en tellement mauvais état que j’aurais plus vite fait de transformer mon ancienne Bleue pour atteindre un résultat approchant le fantasme à deux roues que j’ai en tête …

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Le seul que je trouve (par hasard encore une fois), un modèle de 1984, vient d’être remis à neuf l’été dernier par mon ami le jeune et talentueux Vincent, le fiston de JiPé, lui-même patron de l’Atelier Moto Vermandel (AMV) à Ormeaux en Seine et Marne …

La bête est magnifique, je t’en ai d’ailleurs parlé dans mon dernier post : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2018/01/28/atelier-moto-vermandel/

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Travail superbe sur une moto rare sous nos latitudes gauloises …

Bon, nous sommes début 2017, je n’ai pas avancé d’un centimètre sur mon projet, juste pu mettre de côté quelques noisettes pour l’écureuil caisse d’ép’ …

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Trainant mon désarroi chez Borie, concessionnaire émérite Harley Davidson depuis 1946, mon ami Pierrot, le chef d’atelier, me prend sous son aile, me prête une oreille, éponge mes larmes de crocodile … et au fil des rencontres, nous discutons pas mal et tombons d’accord sur le fait qu’un bon (pas) vieux FAT BOB 103 d’occasion fera une excellente base …

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Le FXDL dans sa couleur (douteuse à mon goût) d’origine

Je vends donc mon brélon et fais l’aquisition de l’olive verte métallisée que voici au début de l’été 2017 … Cest parti mon titi !!!

L’idée de départ étant de coller le plus possible à cet esprit FXR show de Sturgis en s’inspirant des lignes des motocyclettes de la police américaine des années 70 / 80 avec leur fameuses / hideuses sacoches noires qui ont fait (ou pas) leur succès esthétique à l’époque …

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Les polices américianes avaient indifférement adopté ce look sur des modèles Harley-Davidson ou de marque japonaise …

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Une fois le modèle de la moto défini, il a fallu faire appel aux pièces détachées … qui ne sont pas toutes d’origine Harley. C’est le catalogue DRAG SPECIALTIES 2017 qui va permettre de faire avancer ce projet sur l’aspect ligne et design …

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Oh, la jolie couverture de catalogue qui fait bien penser à mon projet …

Pour ce qui est des sacoches, c’est aux USA que nous avons été chercher les fameuses VILLAIN 2 HERO … Si belles à mes yeux et tellement laides aux yeux de nombreux autres motards … Ha, ha, ha …

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Pour compléter le tout, une ligne d’échappement “deux en un” MOHICAN DYNA INOX P 05-16  … Qui chante comme un indien des plaines (tout en étant homologué) …

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Le modèle ARROW

Petit listing des travaux réalisés :

Pose d’un double sélecteur de vitesse, pose de plateformes, insertion / modification de la ligne d’échappement, de la carto’, du filtre à air, bavette arrière et son éclairage à leds, dépose complète carrosserie, peinture, pose guidon, changement pneumatiques, changement jante avant, passage de la câblerie nouvelle, pose support tête de fourche, dépose fourche, modification tête de fourche, fabrication grilles entrées d’air, époxy des supports de sacoches, modification des supports d’étrier, etc, … Et la liste n’est pas exhaustive …

Quant à la peinture, c’est Mathieu Sergent de MS CUSTOM qui s’y est collé …

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Il a réalisé un travail technique complexe au rendu absolument superbe …

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L’ensemble des travaux se sont déroulés sur huit mois  … les sacoches se sont faites désirer très, très longtemps … si j’ai bien compris, il n’y en avait plus en stock, il fallait relancer une production et ceci n’était envisageable qu’à partir d’un certain nombre de commandes … il a donc fallût attendre …

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 Le fairing (j’aurais pu dire “le carénage”, mais je me la pète) est très laid d’origine dans sa couleur / matière brute …

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Mais après l’apprêt peint, c’est de suite mieux …  FullSizeR - Copie

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Les spécialistes ou du moins les ceusses qui connaissent le modèle FAT BOB apprécieront la somme colossale de travail (qu’on ne voit pas de prime abord) pour parvenir à ce résultat …

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C’est à partir de là que les sacoches se sont faites désirer … La moto était quasi terminée, roulable … et j’avions pô l’droit d’l’avoir … j’ai passé de mauvaise nuits impatientes en ce mois de décembre 2017 … elles sont enfin arrivées peu après Noël ….

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Le brave homme avait bien entendu mes prières (YES !)

C’est ainsi qu’en ce début janvier 2018, je posais enfin mon iron butt sur mon nouvel iron horse 

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Et que le samedi 20 janvier, j’allais pouvoir tester l’engin sur 400km de routes à sangliers par une météo pas loin d’être désastreuse …

Direction l’ancien circuit de Geux à l’est de Reims, véritable spot à motards parigots, destination idéale pour faire un aller-route dans la journée …

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Tiens, relis ce post dans lequel je te donnais un chouette parcours pour rejoindre ce lieu mythique : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2016/01/04/la-sortie-du-jour-circuit-de-gueux/

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Conclusion de ce premier roulage de l’année :

400 km, dont 300 sur des routes bien boueuses / humides – 10 heures de sortie, pas croisé un seul motard. Je te laisse imaginer l’état de propreté de l’engin à l’issue …

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La bulle et les protections plexi des poignées offrent une protection optimale.

La visibilité avant est parfaite et les rétroviseurs placés où ils sont donnent une vision arrière des meilleures.

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L’ami Philippe m’avait accompagné avec son superbe Street black mat

La position de conduite, nouvelle pour moi, est agréable, même si après 400 bornes j’avais les épaules « un peu lourdes ». Mais ça reste acceptable.

A l’accélération, au freinage et en glissade / dérapage la moto se comporte parfaitement (la monte pneumatiques n’appelle aucun commentaire).

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Aucun coup tordu ou de vice. L’engin est très sain et instaure la confiance.

La poignée d’embrayage a la bonne dureté, la boite de vitesse est très souple (à l’arrêt le point mort n’est pas toujours facile à trouver).

La poignée d’accélérateur est très vive (je n’ai pas l’habitude, je suppose que c’est un coup à prendre. C’est un peu gênant à petite vitesse dans le trafic : beaucoup d’à-coups).

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De nuit (suis rentré à 21h30) l’éclairage est bon

Le voyant de 6ème manque sur ce modèle. Le freinage est bon et bien réglé.

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Le Mohican, un peu gênant à petite vitesse mais s’attenue en roulant plus vite, sonne exactement comme il se doit sur une HD avec un moteur qui n’a qu’une envie : y aller !

Le montage de l’ensemble est impec’ : aucune vibration nulle part.

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Shooting star … Bientôt dans la presse …

La moto combine esthétique, sureté, confort (bonne surprise ça aussi) et puissance.

 La concession BORIE m’a livré un produit qui dépasse mes espérances.

Allez, à bientôt sur la route !

La bise

L’Hervé your (happy) Berrichon friend

Atelier Moto Vermandel … Je roule en Harley Française …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Comme dis l’ami Franck (Margerin) …

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Et bien figures-toi que grâce à AMV, c’est (presque) possible …

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Mais kesako ça AMV ? … Attends, je tespliiikeuuuu …

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Là où l’on peut voir de bien belles choses …

Oui, oui mon Titou, c’est bien un FXR 1984 à carbu’ cornet …

Bon, aller, cessons de te faire languir c’est sûr, laisse moi te narrer la sympathique histoire de cet atelier sis en notre belle (et profonde) Seine et Marne, propriété de l’ami JiPé

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Crédit pour cette photo Fabrice BERRY (mon ami, un des meilleurs photographes de la presse moto actuellement en France)

A 57 ans, JiPé est un homme accompli. Dépositaire d’un bel héritage culturel et technique acquis tout au long de sa vie, il est aujourd’hui en train de le transmettre à son fils. De là à dire que JiPé a réussi sa vie, il n’y a qu’un tour de roue …

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Jean-Pascal VERMANDEL (JiPé), le boss d’AMV (Atelier Moto Vermandel – au cœur de la Seine et Marne dans le petit village d’Ormeaux) n’a pas échappé à un atavisme familial puissant qui lui a laissé en héritage l’amour de la motocyclette (principalement de marque américaine) et la passion pour la mécanique.  21586677_1613762878662885_6213327328603319104_o

Chez les garçons Vermandel, l’amour du deux roues et de la mécanique semble se transmettre génétiquement d’une génération à l’autre. Au siècle dernier, dans l’entre-deux guerres, Léon (le grand-père de JiPé) roulait ses années folles au guidon d’un side-car Harley-Davidson qui avait préféré rester en France plutôt que rentrer à Milwaukee se faire démilitariser. Sacré lascar l’aïeul, dans toute l’Europe de l’époque il ne devait pas y avoir 100 motards comme lui et il fallait en vouloir pour défoncer du panier attelé sur d’improbables routes pavées seine et marnaises.

be288404 Scène quotidienne (par mon pote DAVID UHL) de la vie seine et marnaise dans les année 20 (on aperçoit l’express Meaux-Coulommiers de 14h38) …

ç’a beaucoup changé dans le coin depuis …Woui …

C ’est a insi que Jean-Claude (fils de Léon et papa de JiPé), grandit à la ferme où le virus motocycliste avait fait son nid. On travaille aux champs, on s’occupe des animaux, on sait tout faire pour faire vivre la propriété, tous les métiers et bien sûr, on mécanique sérieux. Pas le choix, en ces années cinquante il faut savoir tout faire à 70 kilomètres de la capitale : c’est la Seine et Marne, totalement rurale et isolée aux portes de Paris.

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Jean-Pascal raconte qu’il a toujours connu un atelier mécanique à la maison. Enfin, atelier, si l’on veut, il faut bien lui donner un nom à ce coin dans la ferme où on bricole toute sorte d’engins automobiles, motocyclistes, agricoles français, anglais, américains …

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Bah wouiche, à la ferme, il y a forcément des chevaux … de toutes sortes …

Les copains passent, les Terrot défilent, on se rend service, on dépanne, on n’en vit pas forcément mais ça amène un petit complément de revenu. Ainsi défilent ces années 50 / 60 pour JiPé et la passion pour la marque Harley Davidson fini de s’installer définitivement dans la famille Vermandel.

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Forcément, avec un tel patrimoine culturel en tête, quand tu discutes avec Jean-Pascal, ça cause blousons noirs, place de la Bastille, ça parle de nos grands ainés qui ont été parmi les premiers à rouler Harley en France (de vrais rebelles ceux-là qui pour certains à plus de 70 ans roulent encore HD et ont allègrement passé le million de kilomètres sur leurs américaines – on en croise certains chez AMV). Ça évoque les filières d’importation de pièces US, des noms comme « Borie », « La grotte aux fous » remontent bien évidement à la surface. Et comme il y a toujours du café chaud chez AMV, les conversations peuvent être très longues … Ambiance !! Pas de nostalgie, que de bons souvenirs comme on ne s’en fait presque plus de nos jours de réseaux dits sociaux.

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C’est à la fin des années 2000 et après avoir exercé nombre de métiers, à la ferme, maréchal-ferrant, forestier, que, la passion pour la mécanique chevillée au bout des doigts Jean-Pascal décide de se lancer : il ouvre en 2008 l’ATELIER MOTO VERMANDEL / AMV, dans la cours de sa belle petite ferme, dans un local dédié. Spécialisé dans la marque Harley-Davidson il devient ce que nos cousins américains dénomment un non official (en français : un « gris ») …

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… Sur le bouche à oreilles, pas de démarchage, pas de publicité tapageuse, quelques rares participations discrètes à des évènements moto et presque 10 ans plus tard, AMV c’est un peu plus d’une centaine de clients qui font entretenir leur Harley, commandent des pièces (HD pour l’essentiel, S&S, Zodiac) et font préparer de chouettes custom bikes. AMV propose aussi une prestation d’hivernage pour les motos. Ici pas d’esbrouffe, l’atelier est simple, clair, on y fait de la qualité en prenant le temps qu’il faut (en refusant parfois de céder aux demandes de clients qui s’égarent sur les voies d’un certains mauvais goût custom). On ne trouvera pas chez AMV les dernier tee-shirt à tête de mort clignotante mais c’est certain qu’on y apercevra quelques belles mécaniques.

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Jean-Pascal n’a jamais cherché à faire mentir ce vieil et sage adage selon lequel pour un homme qui réussit il faut cherchez la femme qui l’accompagne. En l’occurrence Sophie. C’est avec elle qu’ils ont lancé AMV. Sophie est l’archétype de la femme moderne : elle a sa propre activité, son indépendance, et motarde, elle roule sur un magnifique Café-racer (base Sportster HD de 1984 – Ah, le charme d’un bon vieux carbu’) et ne demande à personne l’autorisation d’aller faire un ride avec les Ladies of Harley quand l’envie la prend. En juin 2018 on pourra la retrouver sur l’anneau de Montlhéry ou Sophie a prévu d’aller faire admirer sa machine à l’occasion du Café Racer Festival 2018. Succès garanti pour ce charmant équipage. Dans un proche avenir, le grand rêve motard de Sophie c’est d’aller en famille, avec Jean-Pascal et leur fils Vincent, rouler deux ou trois semaines aux USA.

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Et l’histoire (la saga ?) n’est pas prête de s’arrêter là …

Un arrière-grand-père (Léon), un grand-père (Jean-Claude), un papa (Jean-Pascal / JiPé) et une maman (Sophie) : dans la famille Vermandel appelons maintenant l’arrière-petit-fils, Vincent !

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 Quand on vous dit que chez les Vermandel, on n’échappe pas à son héritage culturel … ça tombe bien, ça n’a jamais effleuré l’esprit du jeune homme. A 14 ans, Vincent démontait / remontait déjà ses premières boites de vitesse et à 17 ans aujourd’hui, lorsqu’il n’est pas en cours au Bourget à l’Institut National du Cycle et du Motocycle / INCM, il réalise sa seconde année d’apprentissage en concession Harley Davidson officielle à Paris (chez ATS). Comme il reste un peu de temps à ce jeune et prometteur passionné, il donne la main à papa Jipé chez AMV le week-end. Et, tout adolescent qu’il est, Vincent a déjà un gros passé dans la préparation de motocyclettes de marque Harley-Davidson à faire pâlir d’envie nombre d’entre nous qui nous contenterons toute notre vie de motard de faire la pression de nos pneumatiques et acheter des tee-shirts à tête de mort (celle qui clignote).

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Devine un peu qui a fabriqué le Café Racer de Sophie ?

Notre jeune prodige est parti d’un cadre, d’un moteur et d’un ensemble de pièces de Sport’ 84 achetés à un particulier et à produit la bestiole entre mai et septembre 2017. Tu comprends pourquoi Sophie est si fière de son engin !?! Il est beau, original et c’est son fils qui lui a fabriqué. Qui fait mieux ??

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Vincent n’en n’était pas à son coup d’essai. Un peu plus tôt dans l’année, il venait d’achever la restauration complète d’un FXR accidenté de 1984 (que JiPé et lui avaient trouvé en 2014 à l’abandon dans une haie chez un autre particulier). Achat du brélon (c’est Vincent qui finance, l’apprentissage familial passe aussi par cette voie) et le travail débute en 2015. Nettoyage, remise en route, diagnostic ; c’est parti pour la réfection complète du moteur, de l’embrayage, de la boite, des faisceaux et du châssis. Suspensions rabaissées, arbre à cames, allumage et carburateur remis à niveau avec recherche de performance, l’engin, après 250 heures de travail n’a plus grand chose à voir avec le modèle d’origine (tout en conservant les lignes qui ont fait son succès) . Vincent voudrait encore changer la pompe à huile mais considère qu’à ce jour son FXR est terminé et fiable.

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L’engin est superbe, les puristes s’évanouissent à son passage (le FXR a généré toute une génération d’aficionados complètement accros à ce modèle). Le mieux étant encore d’aller se faire sa propre opinion en passant chez AMV un de ces quatre.

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Vincent quant à lui est loin d’en avoir fini avec les belles mécaniques américaines (il n’est pas insensible aux automobiles non plus) et les projets ne lui font pas défaut. Il souhaite produire un dirt-track (toujours sur base FXR), pour le plaisir et afin de montrer le savoir-faire d’AMV à ses clients (il a déjà fait l’acquisition d’un cadre et d’une fourche).

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Dans la cours (de ferme) toujours quelqu’un de passage …

En parallèle, poursuite des études. Dans l’immédiat, c’est objectif bac’ pro’ puis le BTS (que le jeune homme devrait obtenir en 2020) avec approfondissement de l’aspect gestion d’atelier et vente de motocycles.

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Accessoirement, Vincent qui roule actuellement sur Suzuki 125 DR (ce qui ne l’empêchera jamais de faire un Paris-Deauville aller-retour par départementale) envisage de passer son permis de conduire grosse cylindrée dès la majorité atteinte (c’est pour bientôt).  DSC_0031

Par la suite, juste avant de se lancer dans la vie, aller faire un passage de plusieurs mois en Amérique du Nord (certainement au Canada) pour acquérir une petite expérience internationale le tente bien.

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Jean-Pascal, Sophie et Vincent forme une bien belle (et très sympathique) famille et AMV propose un travail soigné et original. Si vous habitez Paris, Reims, Troyes ou Orléans, passez les saluer (les gros rouleurs peuvent aussi venir de plus loin bien sûr), vous tenez là un très bon prétexte pour un petit ride aller-retour d’une journée des plus sympathiques par les routes de Seine et Marne (il est fortement recommandé de bien faire le point sur la carte ou régler le GPS avant d’enfourcher son engin car on n’arrive pas à Ormeaux par hasard).

 AMV / ATELIER MOTO VERMANDEL HD

07 rue de l’hospice, 77540 Ormeaux

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Allez, la bise, on se retrouve samedi prochain pour le café chez AMV

L’Hervé, your Berrichon friend

 

SONS OF SPEED : Daytona Biketoberfest


Hervé

Bonjour copain (et copine),

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Le revival vintage fait des ravages dans le monde de la motocyclette …

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Aujourd’hui il te faut le look hypster, barbe “négligée” (mais taillée au millimètre), le brélon dépouillé au possible (inroulable ?), vintage à mort (et tant pis si tu ne peux enquiller plus de 100 bornes) et bien sûr les fringues oldstyle qui vont avec  … SINON T’ES PAS UN VRAI mon pôvre  !!!! …  (Rhaaa zutalor, j’ai oublié les tatouages et les bagouzes !!!) …

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L’extension “naturelle” de cette tendance ce sont les rassemblements et autres courses vintage sur anneau …

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De LINAS MONTLHERY à DAYTONA ça roule en anciennes comme jamais  … et donne lieux à de biens beaux évènements (souviens toi du dernier VINTAGE REVIVAL en mai dernier à Montlhéry : http://lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2017/05/06/vintage-revival-2017/ )

C’est ainsi que vieux cuirs, poils, chemises à carreaux, huile suintante, tatouages et plus d’une douzaine de motos de course vintage se sont donné rdv ce 21 octobre 2017 pour recréer les courses sur piste du début du XXe siècle lors de la seconde édition de la SONS OF SPEED

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L’événement s’est à nouveau déroulé au fameux NEW SMYRNA SPEEDWAY pendant la BIKETOBERFEST à Daytona Beach 

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A gauche, Billy LANE  avec Matt HARRIS (second – la canne c’est pô pour faire vintage, c’est simplement que le Matt s’était cassé la jambe il y a quelques temps – vintage le barbu mais costaud tout de même), Matt WALKSLER (troisième) et Ebay JAKE grand vainqueur de cette seconde édition du SONS OF SPEED 2017

Cette course, réservée aux motocyclettes d’avant 1925, initiée par BILLY LANE  le boss de CHOPPERS INC. (qui n’a rien perdu de sa passion motocycliste depuis sa sortie de prison), s’est déroulée pour la première fois en mars 2017 lors de la Daytona Bike Week sur la piste d’asphalte de New Smyrna

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Et en ce beau mois de mars, malgré toute cette testostérone ambiante, c’est la célèbre (aux USA chez les amateurs de classic bikes) BRITTNEY OLSON qui avait mis la pile à tous ces vrais mecs en prenant la première place sur sa Harley 1923 “J” Model boardtracker (suivie de Matt Harris second et Shelly Rossmeyer-Pepe troisième). Mdr les mecs, suffit pas d’avoir le look … Bravo Brittney !!!!

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Matt Harris de Cal Customs en mars dernier

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L’emblème créé par Billy LANE pour la première édition du SONS OF SPEED

Pour cette seconde édition d’octobre de nombreux coureurs sont revenus ; nombre d’entre eux avec les mêmes machines qu’en mars dernier et d’autres sur de «nouveaux» engins récemment sortis de l’atelier de BILLY LANE (pour certains juste quelques heures avant la course) …

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Rhett Rotten adepte du style Wall of Death 

Les groupes motopropulseurs des engins réunis pour cet évènement sont de diverses fabrications, mais tous d’origine. Ils datent des premiers jours de la moto et végétaient depuis des décennies dans divers ateliers, garages, remises ou autres granges …

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B. LANE a reconstruit des cadres, des têtes de fourche et des carrosseries pour recréer des berceaux de support afin que ces moteurs puissent redémarrer et revenir sur la piste …

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Billy LANE sur l’anneau de New Smyrna 

Le concept revient aux beaux jours de la moto d’antan. LANE a eu le nez creux de se lancer dans cette organisation …

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…qui correspond à une vraie attente des pilotes et du public …

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Aspect super sympatoche de la chose : les female pilots étaient nombreuses !

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Le spectacle débutait avant même la course, dès les entrainements, les qualif’ …

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Ces machines, d’avant 1925, dépourvues d’embrayage ou de freins, vielles, totalement démontées (puis remontées) qui doivent être mises en marche “à la poussette” semblaient “revenir à la vie” comme par magie …

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En 1912, Eddie HASHA se tua en course de board track, emportant dans la mort 5 autres pilotes et blessant 10 spectateurs … c’est ce tragique évènement qui donna aux courses de board track le célèbre surnoms de MURDER DROME (en lieu et place de MOTORDROME)

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Même avec la bonne ambiance régnante et l’esprit de bonne camaraderie qui règne entre les compétiteurs (qui se connaissent de longue date, étant tous plus ou moins dans le business bike) et l’angoisse prodiguée par la quasi absence de concurrence entre eux, il fallait bien un vainqueur tout de même !!!

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ça bastonne à 100 / 110km heure sur la piste !!  … Heuuu ?!? Sans freins, vraiment ???

C’est finalement Ebay JAKE, qui s’est classé à la première place sur HARLEY DAVIDSON J MODEL de 1919 appartenant à Curtis Wear

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En deuxième position – une fois encore – Matt Harris, du 40 Cal Customs (qui soignait sa jambe cassée mais ne se retenait pas sur la piste). Matt Walksler de Period Modified a terminé tout sourire en troisième position ….

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Tu imagines bien qu’il y aurait des dizaine d’anecdotes et autres histoires secondaires à raconter … les coureurs ont pris le temps de rencontrer les spectateurs et les équipes dans les stands ont tout fait pour répondre aux nombreuses sollicitations …

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Au lieu de tout raconter ici, le plus simple c’est que la fois prochaine, tu te rendes toi même à Daytona pour participer / voir la troisième édition des SONS OF SPEED … tu ne devrais pas le regretter …

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Aller, la bise vintage …

L’Hervé your Berrichon friend …