MARILYN STEMP : une femme au cœur de la culture biker US – Hall of fame Sturgis 2018


Hervé

Bonjour copain (et copine),

As-tu connu ce magazine américain qui en son temps fût l’une des références de la culture bike / biker aux USA : IRON WORKS ? Non ? Eh bien, pourtant, il fût l’un des titres de presse biker américain qui a compté ; qui s’adressait à tous les Harley-Davidson enthusiasts et custom motorcycle aficionados

L’histoire a bien failli s’arrêter début 2014 lorsque son éditeur annonçait que le dernier numéro d’IRON WORKS sortirait en mars de cette année-là après une parution ininterrompue de 24 années … grosse émotion chez les journalistes de l’équipe, lecteurs, annonceurs, master builders, enfin bref tout le milieu US de la bike culture n’en revenait pasLe magazine avait été créé par Dennis STEMP et son épouse Marilyn en 1989.
A l’origine « simple » business familial, il fût racheté en 1995 par la maison d’édition Hatton-Brown et en devint le titre de presse numéro un.
A l’issue de ce rachat, les STEMP sont restés très présents dans le magazine jusqu’à la mort de Dennis en 2003. Marilyn décida alors de continuer, sans lui, en hommage au travail déjà réalisé. Dès cette époque elle devint un éditeur respecté, apprécié pour sa personnalité, son éthique de travail et ses compétences de rédacteur-photographe. Son fils Vincent l’épaulait en tant que technicien d’édition.
Et vint l’ère du numérique … et Hatton-Brown décida d’arrêter définitivement l’édition papier et de se retirer de cette activité.
Une fois la « surprise » passée, Marilyn eut quasi immédiatement l’intention poursuivre. Elle décide alors de se lancer dans une nouvelle entreprise, une nouvelle publication, toute électronique cette fois-ci, intitulée IRON TRADER NEWS (qui était le titre originel d’IRON WORKS à ses tout débuts)
Dans un post rédigé par Marilyn Stemp sur la page Facebook d’Iron Works ce 15 janvier 2014, elle affirmait vouloir poursuivre avec sa nouvelle entreprise pour continuer à apporter, des informations intelligentes et fiables aux motards de tous horizons : – « C’est avec une certaine tristesse que je vous écris pour vous informer que Hatton Brown, l’éditeur de Iron Works, a décidé de cesser la publication du titre après 24 ans, à compter de l’édition de Mars 2014. Certains d’entre vous ont appris ces nouvelles car il a eu des « fuites » et je m’en excuse. Ce n’est pas ce que je souhaitais. C’est la fin d’une époque pour les Iron Workers, mais c’est également une opportunité … pour nous d’exprimer notre gratitude pour tout cet enrichissant travail avec et parmi vous

Nous avons vraiment apprécié ces bons moments passés en votre compagnie, nos amis du monde de la moto. Vous nous avez permis de raconter vos histoires, de mettre en valeur votre savoir-faire et de jeter un coup d’œil derrière les comptoirs dans vos magasins. Nous apprécions votre soutien et l’intérêt que vous avez porté à Iron Works au fil des années ainsi que les amitiés qui ont ainsi été forgées. Je parle pour l’ensemble du personnel quand je vous remercie pour les nombreuses, divertissantes et enrichissantes expériences qu’Iron Works a permis. Cela dit, je regrette de n’être pas en mesure de donner suite à certains plans de rédaction. Nous faisons de notre mieux pour publier des articles promis et qui restent inédits à ce jour. Visitez notre nouvelle page Facebook IRON TRADER NEWS. Nous faisons revivre le titre original qui a précédé Iron Works pour continuer à apporter des informations aux bikers. “Thanks for your interest in Iron Works. It was a great ride”

Le 05 janvier 2014, Marylin STEMP et son équipe ont mis en ligne le compte Facebook et le site IRON TRADER NEWS. Avec leur toujours magnifique slogan : RIDE HARD STAY HUMBLE
Marilyn Stemp et son mari, Dennis Stemp, ont lancé Iron Works Magazine en 1989. Au début, Iron Works est comme le prolongement naturel d’un passe-temps qui va rapidement accaparer leur vie quotidienne. Iron Works était à la fois collaboratif et inclusif, il se voulait une source d’information de confiance qui divertissait et informait les motards américains (mais aussi hors USA) sur la base d’un travail intègre. Ce qui au début ne fût qu’un passe-temps de motard passionné était devenu un petit business d’édition reconnu par toute la profession.
À la mort de Dennis, en 2000, Marilyn reprend la direction d’Iron Works : – « Cela a été un tremplin pour le reste de ma vie, ouvrant la voie à des opportunités. Développer Iron Works m’a permis de repousser mes limites, pour ainsi dire, et m’a obligé à relever de nouveaux défis».
Après presque un quart de siècle d’existence, Iron Works cesse de paraître en 2014, mais Marilyn reste fière de l’équipe (dont son fils Vincent était aussi membre). En 2014, Marilyn s’est « réinventée » pour rester dans ce secteur de la motorcycle industry qu’elle aimait tant. Elle a créé Iron Trader News en ligne pour poursuivre la mission d’Iron Works

Et l’expérience lui a réussi, Iron Trader News est bien installé sur le Net et Marilyn reste considérée comme l’une des « plumes » américaines pour ce qui est de savoir écrire sur la moto. Elle a donc développé d’autres business (le site Iron trader News ; qui s’équilibre financièrement, ne dégage pas assez de bénéfices pour pouvoir en vivre pleinement). Le site compte presque 5000 visiteurs par jour (ce qui à l’échelle des USA reste modeste) et doit encore développer son audience (dont la moitié provient actuellement des USA, un quart d’Europe et le reste d’Asie et Amérique latine).
Il y a deux années de cela elle a été l’auteur du magnifique livre « Harley-Davidson CVO » publié par Motorbooks International / Quatro Publishing


Elle a ensuite édité « Gloria, A Lifetime Motorcyclist by Gloria Tramontin » (Gloria Tramontin est une célèbre motarde américaine de 93 ans, véritable star dans le milieu biker US, notamment durant les bikes week de Daytona et Sturgis) pour les éditions Wolfgang

La couverture reprend un peinture de David Uhl

Marilyn publie également le bulletin électronique Kiwi Indian et gère en tant que consultante des projets pour le Sturgis Buffalo Chip, notamment le Biker Belles Ride …
… et le Wild Gipsy Tour

Elle organise aussi l’exposition Motorcycles As Art, organisée par le célèbre photographe Michael Lichter


Et comme si ça ne suffisait pas, en 2018 pour la cinquième année consécutive Marilyn est éditrice du Sturgis Rider Daily que nous aimons tant lire avec notre café du matin lors de Sturgis Bike weeks …

En 2015, elle a lancé l’action de bienfaisance Flying Piston, organisé chaque année au Buffalo Chip, au profit des bourses d’enseignement technique et des « Missions pour la moto »

Lors de l’édition 2018, 7 mini vélos customisées par les plus grands master builders ont été dévoilés dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à promouvoir l’univers de la moto auprès de la toute jeune génération encore en culottes courtes


Marilyn est engagée en tant que partenaire dans la préservation de la grande collection « Evel Knievel », abritée désormais dans le nouveau musée Evel Knievel, à Topeka, au Kansas



Naturellement IRON TRADER NEWS ne serait pas crédible sans un projet de construction custom une fois de temps en temps. Après avoir été à l’origine de la construction d’un bagger il y a deux ans c’est un Bobber Iron Trader News qui vient de voir le jour. Lancé il y a quelques mois de cela, c’est en octobre dernier que l’engin a été dévoilé (fruit d’une collaboration avec S&S, Avon tyres, Nash Motorcycles, Killer Création pour la peinture et Johnny Mac’s Chopper House de Philadelphia pour l’assemblage)

Et enfin, last but not least comme disent les américains, elle a été intronisée l’été dernier au musée de la moto de Sturgis et a ainsi fait son entrée au fameux Hall of Fame (le temple de la renommée motocycliste aux USA) en août 2018 en même temps que Jeff Decker (artiste sculpteur, collectionneur) et Valérie Thompson (la reine américaine de la vitesse). Le Sturgis Motorcycle Museum & Hall of Fame rend hommage aux personnes (physiques et / ou morales) qui ont eu un impact positif à long terme sur le monde de la moto. Il honore ses membres en racontant conservant et en contant des histoires qui mettent en valeur leurs contributions et leurs réalisations. En faisant cela, le musée nous espérons inspirer ses visiteurs et la communauté des motards. L’exposition comprend divers articles, vidéos et véhicules qui aident à parler de ces gens qui y sont honorés

Inutile de dire que Marilyn Stemp connait absolument tout le monde dans la biker industrie américaine, de Dave Perewitz à David Uhl en passant par Willy G. Davidson, Roland Sand, Rick Fairless, Jeff Decker, Billy Lane, Beanre et consort … qui tous sont ses amis. Pardonnez du peu.
Pour faire vivre IRON TRADER NEWS, Marylin Stemp est entourée de son fils Vincent Stemp et de Jack McIntyre

Marilyn et Vincent

Jack est photographe et spécialiste des médias numériques. Biker, vétéran du corps des Marines, il fait vivre plusieurs sites Web de Biker Lifestyle et compte plus de 20 000 photographies publiées dans le monde entier. Jack est un bénévole. La possibilité de travailler avec Iron Works s’est présentée à lui en 2009 et il a sauté sur l’occasion par pure passion (dans la « vraie » vie Jack dirige une compagnie de trucking). Jack McIntyre parle de Marilyn Stemp comme d’une belle âme. D’après lui, jamais il n’a rencontré plus adorable personne, tout le monde l’adore dans le milieu moto

Jack

Et début 2018, j’ai moi-même rejoint l’équipe d’Iron trader News pour qui je livre (pour la rubrique internationale) du site un ensemble d’articles / posts ayant pour ambition d’exposer aux lecteurs américains comme les français / européens vivent leur passion pour les motocyclettes et notamment pour celles de marques américaines (ce travail a permis récemment de faire la promotion de notre fierté nationale, l’ami Dom’, aka Noir Mat l’artiste peintre français de la custom culture MOTOMAG lui a déjà consacré un article)

Ma pomme et Marilyn

Finalement, Marylin STEMP vit son rêve éveillée : elle poursuit l’œuvre de son époux Dennis en expliquant qu’il lui a permis de vivre sa vraie vie, épaulée de son fils Vincent, secondée par Jack au cœur du milieu biker où, connue et appréciée de tous elle compte de nombreux amis. Jack, Vincent et elle utilisent le site pour obtenir des passes de presse et se rendre sur les évènements biker, faire des reportages, vivre au sein de ce monde qui les passionne tout en sachant qu’ils n’atteindront jamais une audience équivalente à celle d’un magazine comme HOT BIKE aux USA mais ça n’est pas leur objectif

Ils vivent leur passion au quotidien grâce à IRON TRADE NEWS et reçoive du milieu biker une reconnaissance et un respect qui les enchante et les surprend tous les jours. Si cela ne s’appelle pas avoir réussi dans la vie …
Voir le site d’IRON TRADER NEWS : https://irontradernews.com/

Marilyn Stemp

Maryline Stemp réalise dans les années 70 des études de journalisme à la Penn State University (Pennsylvanie) dont elle sort diplômée en 1976.
Depuis 1978 elle est « dans l’écriture » en tant que journaliste et éditeur free-lance sur des sujet variés : voyages, automobile, monde de l’entreprise.
Elle conseille aussi certains auteurs pour qui elle intervient en tant que relectrice de leurs ouvrages dans divers domaines.
En août 1989 elle lance avec son époux Dennis Stemp, la société d’édition Dennis Stemp Publishing Inc. qui publie Iron Works Magazine dont elle sera la rédactrice en chef jusqu’en 2011, année où elle en devient l’éditrice.
En janvier 2014 elle lance Iron trader News en version « électronique »

Depuis janvier 2013, elle est en charge de la publicité et la logistique de la collection Evel Kneivel.

En octobre 2014 Harley Davidson lui confie l’écriture de The Motor Company’s Custom Véhicule opération, une édition limitée dédiée à l’expérience CVO de la MoCo.

Elle est une des figures de l’organisation de la bike week de Sturgis (proche du président du fameux Buffalo Chip) et très impliquée dans diverses organisations telles que Yakin Riverkeeper Inc., Piedmont Environmental Alliance

Aller, la bise.
L’Hervé, your Berrichon friend

Dyna disciple … j’ai une nouvelle motocyclette


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai une nouvelle motocyclette …

YOUPI !!!!

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New year, New bike, same ugly me

Mais avant de t’en montrer plus, laisse-moi te raconter « d’où elle vient » …

Souviens-toi, en 2015 je te parlais de ma seconde participation (j’avais déjà eu le bonheur de m’y rendre en 2014) au FXR show pendant la Sturgis bike week où tout ce que l’Amérique du Nord compte de fondus de ce modèle Harley-Davidson (plus connu sous le nom de DYNA – mais les puristes t’expliqueront qu’un FXR et un DYNA ne sont pas les mêmes motos … voui certes …) se retrouvent pour élire le plus beau FX show bike

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Ce show n’est pas très important mais tu y vois une bonne centaine d’engins au look prononcé, absolument étonnant, avec une vraie ligne, un design et un style unique. En général c’est simple : on adore ou on déteste. En ce qui me concerne j’ai basculé côté adoration le matin du 04 août 2015 à 11h48 (woui, c’est précis) …

Tu peux relire ici le post que je t’avais proposé à l’époque :

lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2015/11/04/sturgis-bike-week-2015-dyna-fxr-a-lhonneur/

Je te parlais alors d’une tendance dans le milieu HD aux USA qui est en train de monter et qui concerne un modèle bien particulier le FXR  (et DYNA par « ricochet ») … et ses adorateurs (réunis dans des clubs spécifiques à la limite de la secte : Lane Splitters, Dynalcoholics, Dyna Republic, Dynamite Crew, Dyna Disciples, Innocent Industry… ) …

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 …dont je n’allais pas tarder moi-même à faire partie …

A l’époque, je suivais depuis quelques mois déjà sur un réseau social une moto du nom de JAILBAIT 

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La base est un FXRP (P pour police) de 1990 dont le moteur (et une foultitude d’autres « choses ») a été remplacé par un V-twin S&S 111ci …Vin’ diou la belle bête !!

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Et, hasard total, je tombe sur la bestiole qui participait au show FX cette année là … Noël, Noël, Mont-Joie Saint-Denis !!!!!

Love at first sight com’ i’ disent à les z’Amériques !!

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Je fais même connaissance de Daniel Dolan, proprio’ / concepteur, un charmant jeune homme tatoueur de son état à Fort Collins / Colorado … (pour la petite histoire, cette moto est issue d’un lot de 6 FXRP que Daniel avait acheté pratiquement sur un coup de tête quelques temps auparavant … Comme quoi, quand on aime, on ne compte pas) …

Dès ce jour, une idée fixe se colle aux quelques neurones dont je suis l’heureux propriétaire et ne me lâchera plus : je veux un FXR avec le même look !!!

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En 2017, le plateau rassemblé à Sturgis a été encore plus important … d’année en année ce qui n’était qu’une tendance portée par quelques amateurs est en train de devenir un style qui plait de plus en plus et conquiert de nouveaux motards …

Bientôt en Europe / France ??????????

Regarde un peu ces beautés (oui, oui, on a le droit de détester aussi …) …

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Ainsi donc, me voici en cette fin d’été 2015, de retour à Paname, la tête remplie de projets moto FXR customisés tous plus fous les uns que les zôtres … Super, super, super … Bon, où qu’il est le FXR des familles que je vais bien pouvoir te me dénicher de part chez nous ??? … Pas simple. Ou plutôt si, très simple : i’en a pas !!!! Ou du moins ils sont tellement rares ou en tellement mauvais état que j’aurais plus vite fait de transformer mon ancienne Bleue pour atteindre un résultat approchant le fantasme à deux roues que j’ai en tête …

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Le seul que je trouve (par hasard encore une fois), un modèle de 1984, vient d’être remis à neuf l’été dernier par mon ami le jeune et talentueux Vincent, le fiston de JiPé, lui-même patron de l’Atelier Moto Vermandel (AMV) à Ormeaux en Seine et Marne …

La bête est magnifique, je t’en ai d’ailleurs parlé dans mon dernier post : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2018/01/28/atelier-moto-vermandel/

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Travail superbe sur une moto rare sous nos latitudes gauloises …

Bon, nous sommes début 2017, je n’ai pas avancé d’un centimètre sur mon projet, juste pu mettre de côté quelques noisettes pour l’écureuil caisse d’ép’ …

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Trainant mon désarroi chez Borie, concessionnaire émérite Harley Davidson depuis 1946, mon ami Pierrot, le chef d’atelier, me prend sous son aile, me prête une oreille, éponge mes larmes de crocodile … et au fil des rencontres, nous discutons pas mal et tombons d’accord sur le fait qu’un bon (pas) vieux FAT BOB 103 d’occasion fera une excellente base …

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Le FXDL dans sa couleur (douteuse à mon goût) d’origine

Je vends donc mon brélon et fais l’aquisition de l’olive verte métallisée que voici au début de l’été 2017 … Cest parti mon titi !!!

L’idée de départ étant de coller le plus possible à cet esprit FXR show de Sturgis en s’inspirant des lignes des motocyclettes de la police américaine des années 70 / 80 avec leur fameuses / hideuses sacoches noires qui ont fait (ou pas) leur succès esthétique à l’époque …

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Les polices américianes avaient indifférement adopté ce look sur des modèles Harley-Davidson ou de marque japonaise …

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Une fois le modèle de la moto défini, il a fallu faire appel aux pièces détachées … qui ne sont pas toutes d’origine Harley. C’est le catalogue DRAG SPECIALTIES 2017 qui va permettre de faire avancer ce projet sur l’aspect ligne et design …

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Oh, la jolie couverture de catalogue qui fait bien penser à mon projet …

Pour ce qui est des sacoches, c’est aux USA que nous avons été chercher les fameuses VILLAIN 2 HERO … Si belles à mes yeux et tellement laides aux yeux de nombreux autres motards … Ha, ha, ha …

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Pour compléter le tout, une ligne d’échappement « deux en un » MOHICAN DYNA INOX P 05-16  Qui chante comme un indien des plaines (tout en étant homologué) …

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Le modèle ARROW

Petit listing des travaux réalisés :

Pose d’un double sélecteur de vitesse, pose de plateformes, insertion / modification de la ligne d’échappement, de la carto’, du filtre à air, bavette arrière et son éclairage à leds, dépose complète carrosserie, peinture, pose guidon, changement pneumatiques, changement jante avant, passage de la câblerie nouvelle, pose support tête de fourche, dépose fourche, modification tête de fourche, fabrication grilles entrées d’air, époxy des supports de sacoches, modification des supports d’étrier, etc, … Et la liste n’est pas exhaustive …

Quant à la peinture, c’est Mathieu Sergent de MS CUSTOM qui s’y est collé …

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Il a réalisé un travail technique complexe au rendu absolument superbe …

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L’ensemble des travaux se sont déroulés sur huit mois  … les sacoches se sont faites désirer très, très longtemps … si j’ai bien compris, il n’y en avait plus en stock, il fallait relancer une production et ceci n’était envisageable qu’à partir d’un certain nombre de commandes … il a donc fallût attendre …

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 Le fairing (j’aurais pu dire « le carénage », mais je me la pète) est très laid d’origine dans sa couleur / matière brute …

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Mais après l’apprêt peint, c’est de suite mieux …  FullSizeR - Copie

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Les spécialistes ou du moins les ceusses qui connaissent le modèle FAT BOB apprécieront la somme colossale de travail (qu’on ne voit pas de prime abord) pour parvenir à ce résultat …

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C’est à partir de là que les sacoches se sont faites désirer … La moto était quasi terminée, roulable … et j’avions pô l’droit d’l’avoir … j’ai passé de mauvaise nuits impatientes en ce mois de décembre 2017 … elles sont enfin arrivées peu après Noël ….

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Le brave homme avait bien entendu mes prières (YES !)

C’est ainsi qu’en ce début janvier 2018, je posais enfin mon iron butt sur mon nouvel iron horse 

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Et que le samedi 20 janvier, j’allais pouvoir tester l’engin sur 400km de routes à sangliers par une météo pas loin d’être désastreuse …

Direction l’ancien circuit de Geux à l’est de Reims, véritable spot à motards parigots, destination idéale pour faire un aller-route dans la journée …

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Tiens, relis ce post dans lequel je te donnais un chouette parcours pour rejoindre ce lieu mythique : lesblogs.motomag.com/tatoue-harley/2016/01/04/la-sortie-du-jour-circuit-de-gueux/

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Conclusion de ce premier roulage de l’année :

400 km, dont 300 sur des routes bien boueuses / humides – 10 heures de sortie, pas croisé un seul motard. Je te laisse imaginer l’état de propreté de l’engin à l’issue …

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La bulle et les protections plexi des poignées offrent une protection optimale.

La visibilité avant est parfaite et les rétroviseurs placés où ils sont donnent une vision arrière des meilleures.

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L’ami Philippe m’avait accompagné avec son superbe Street black mat

La position de conduite, nouvelle pour moi, est agréable, même si après 400 bornes j’avais les épaules « un peu lourdes ». Mais ça reste acceptable.

A l’accélération, au freinage et en glissade / dérapage la moto se comporte parfaitement (la monte pneumatiques n’appelle aucun commentaire).

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Aucun coup tordu ou de vice. L’engin est très sain et instaure la confiance.

La poignée d’embrayage a la bonne dureté, la boite de vitesse est très souple (à l’arrêt le point mort n’est pas toujours facile à trouver).

La poignée d’accélérateur est très vive (je n’ai pas l’habitude, je suppose que c’est un coup à prendre. C’est un peu gênant à petite vitesse dans le trafic : beaucoup d’à-coups).

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De nuit (suis rentré à 21h30) l’éclairage est bon

Le voyant de 6ème manque sur ce modèle. Le freinage est bon et bien réglé.

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Le Mohican, un peu gênant à petite vitesse mais s’attenue en roulant plus vite, sonne exactement comme il se doit sur une HD avec un moteur qui n’a qu’une envie : y aller !

Le montage de l’ensemble est impec’ : aucune vibration nulle part.

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Shooting star … Bientôt dans la presse …

La moto combine esthétique, sureté, confort (bonne surprise ça aussi) et puissance.

 La concession BORIE m’a livré un produit qui dépasse mes espérances.

Aller, à bientôt sur la route !

La bise

L’Hervé your (happy) Berrichon friend

STURGIS BIKE WEEK 2016 : DAVID UHL et NOIR MAT se RENCONTRENT (enfin)


Hervé

Salut copain (et copine),

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Comme tous les ans depuis 2005, l’artiste américain mon ami DAVID UHL a produit  en hommage au STURGIS RALLY 2016 une nouvelle peinture …

BADLANDS

Pour mémoire, le Badlands National Park, au Sud-Ouest du Dakota du Sud (au Nord de ce que les américains nomment les Grandes Plaines) est un parc naturel national qui offre des paysages érodés (buttes, pinacles et flèches) et d’immenses prairies.

Cette nouvelle œuvre renvoie un peu à celle que DAVID UHL avait produit pour la Sturgis Bike Week de 2013, dénommée ONCE UPON A TIME

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Avant de livrer la version définitive de BADLANDS, l’artiste a tâtonné et a exploré (en photo-montage) plusieurs pistes …

… assez intéressantes, notamment la suivante que j’aime beaucoup :

DAVID UHL travaille toujours extrêmement rapidement. Pour être prêt pour la Sturgis Bike Week 2016 (du 08 au 14 août) et livrer une œuvre achevée, il a entamé le travail un peu avant le 14 juillet … impressionnant non ? …

Surtout quand tu sais qu’il allait en profiter pour dévoiler au public (au casino Gold Dust de DEADWOOD où il expose tous les ans pendant la bike week) la quatrième œuvre de sa série STEAMPUNK LADIES

Souviens-toi, en 2013 il nous proposait la première de ses steampunk ladies avec une oeuvre intitulée SEDUCTION  (Jennie Villano y prête sa plastique et la moto est une création originale du master builder newyorkais mon copain Copper Mike nommée Steampunk)

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En 2014, David poursuit avec une nouvelle peinture dénommée THE HUNTRESS. C’est l’actrice Kristy Swanson qui se prête au jeu avec une nouvelle moto de Copper Mike, Sinister Kid

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En 2015, une scène qui se déroule à Paris durant l’accident d’octobre 1895 à la gare Montparnasse inspire à David UHL SABOTEUR … La steampunk lady du jour est Melissa PARIS, championne moto américaine.

A titre personnel j’y suis très attaché car j’ai suggéré le décor à David et il m’a fait l’honneur et le plaisir d’incorporer mon visage dans cette œuvre (le petit policier en arrière plan : c’est moi) …

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Ainsi donc cet été, David a-t-il  ajouté à cette magnifique trilogie une quatrième Lady …

THE DIVA

#steampunk #phantom #opera #daviduhl  #oilpainting #paris #panhead #isabellauhlSur le thème du fantôme de l’opéra (de Paris – on aperçoit son grand escalier), c’est la fille de David, Isabella qui pose. Un choix particulièrement adapté, Isabella est déjà une chanteuse confirmée qui vient d’intégrer un école artistique à San-Francisco cet été …
#steampunk #diva soon
Et puis, et puis et puis … ça y est notre fierté picturale motocycliste nationale, j’ai nommé notre ami le peintre français DOM / NOIR MAT a enfin pu rencontrer son idole pendant la bike week. Dom et David se sont vus. Pour la première fois …
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Au casino Gold Dust, à Deadwood, là où David expose tous les ans. Quand je pense que j’ai raté ça … Je suis ravi de cette rencontre. J’avais présenté le travail de Dom à David il y a deux ans … à partir de là ils étaient devenus « amis sur le net » admirant mutuellement le travail de l’autre … Pour Dom c’est un vieux rêve qui se concrétise, il y a des années qu’il suit le travail de David …
13939379_1215269761838412_5423344450260232756_nDom et sa compagne (salut Titine) participait cette année à leur première bike week à Sturgis …
Et après l’œuvre qu’il avait produit l’an passé en l’honneur de la 75ème Sturgis Bike week, souviens toi …
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Cette année en 2016, il a fait très fort et réalisant STURGIS 76th
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Fabuleux non ?
NOIR MAT associe là ses deux grandes passions : la motocyclette de marque Harley Davidson et les animaux …
imageA mon avis, ce rhinocéros, parmi tous les animaux que NOIR MAT a peint, est sa plus belle réalisation
La moto est celle du copain François CRECHE (construite par lui-même)
J’avais eu l’occasion il y a quelques années de pouvoir y poser les fesses. Quel engin !!
Par contre, le bison n’a  jamais voulu me laisser approcher … va comprendre …
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Te rends-tu compte mon Titou que grâce à notre amour de la motocyclette nous sommes devenus au fil de ces dernières années des amateurs avertis d’art contemporain pictural ?!
Motocyclistes esthètes … je suis fier de nous !
Aller, la bise …
L’Hervé, your Berrichon friend

MONSTER TRIKE


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Aller, un p’tit dernier pour la route !

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Enfin, quand je dis « petit » … attends, tu vas wouar …

Bon, tout à ma vadrouille dans les Black Hills, il me fallait bien tout de même parfois m’arrêter pour remettre de la gasoline dans mon tank

Entrée sud de Deadwwod, de retour de Custer Park, je m’arrête donc à la pompe et je tombe nez à cul avec ça :z52

Késako ce truc ?

Un truck ?

(woui moa je ne dis plus « camion » depuis que je vais à les Amériques)

Bonjour le choc visuel !!

Je viens de tomber par hasard sur l’un des plus gros monster trike américains, le fameux UNDRPSI (un nom que l’on pourrait traduire pas Under Pressure / Sous pression) de Walt MOSS

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Les dimensions du machin sont proprement incroyables

Je regrette vraiment que les photos que je te propose ne permettent pas réellement d’en prendre la vraie (dé)mesure

Avec des pneumatiques 11R22.5, d’origine (43 pouces, soit 1,10 mètres la roue du truc / truck). Les roues d’origine quoi …

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Regarde la taille de la roue à côté du gars avec la chemise jaune derrière moi

Il a fallut 9 mois pour construire la bête qui est alimentée par un moteur V8 quatre temps double turbo 3208 Cat Diesel. Pour l’avoir entendu tourner je te confirme que le son est bien celui d’un (énorme) camion rugissant

Selon les versions, entre 450 et 550 chevaux avec boite manuelle de 18 rapports

Tiens, regarde à quoi ça ressemble un 3208 Cat (pour Caterpillar comme tu le sais)

Sturgis by Hervé 15 ième  épisodes et fin

On l’aperçoit encore au milieu des chromes …

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La fourche avant est elle aussi monstrueuse …

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Capot, calandre, pots d’échappement et avertisseurs d’un Kenworth T800 …

t800

… ont été utilisés

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C’est en 2013 qu’UNDERPSI fait son apparition au show-bike de Sturgis où il va remporter tous les prix dans la catégorie « Three Wheeler class » (tu m’étonnes)

En fait Walt MOSS est propriétaire d’une entreprise de transport à Lake Nebagamon (une bourgade d’un millier d’habitants dans le Wisconsin) …

Lake Nebagamon, WI locator map

…. de sorte que l’on comprend un peu mieux ce qui a motivé le design et la conception de l’engin

Deux énormes réservoirs d’origine eux aussi (de part et d’autre du poste de pilotage sous les marches-pieds) font du proprio l’ami de tous les pompistes d’Amérique du nord …

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Tu remarqueras que lesdits réservoirs sont aussi gros que le siège conducteur lui-même …

Tu t’en doutes …

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 … je n’allais tout de même pas laisser partir la bestiole …

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… sans rouler un peu à ses côtes

z57Et effectivement, tu prends la mesure de ce tricycle lorsqu’il se meut dans le trafic …

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… notamment lorsqu’il double deux autres trikes Harley Davidson qui ressemblent à ses côtés à deux youpalas pour enfant (tu connais le trike Harley, ça n’est pourtant pas un petit format). Je ne suis toujours pas revenu de mon étonnement quelque mois après avoir fait cette photo

Je dois te faire un aveu …

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… de tout mon séjour dans la région, je n’ai commis qu’une seule erreur sur la route …

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… celle d’avoir oublié qu’on ne roule pas impunément derrière un diesel de presque 600CV qui envoie la sauce …

Huit mois après mes poumons et mes yeux s’en souviennent encore …

 Le monstre en mouvement : https://www.youtube.com/watch?v=aC9hBTKqPmg

Voilà mon titi joli, c’est fini !!!

J’espère que ce petit récit t’a diverti ces deux derniers mois. Et surtout qu’il t’aura donné l’envie d’aller user un peu de gomme dans cette superbe région

It worths it, believe me

Aller, il est temps de reprendre la route …

La Bise.

L’Hervé, your Berrichon friend

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STURGIS : VINTAGE PLACES


Hervé

Bonjour copain (et copine),

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Sturgis, on a presque tout vu (i’a encore tout de même pas mal de choses à en dire – le muséum moto, le hall of fame, les courses, les bike-shows, le Buffalo Chip, les concerts – mais franchement, vu l’immensité de la chose, six jours ne m’ont pas suffi à tout voir. D’autant que ça n’était pas cela que je venais voir / faire comme tu le sais … Mais bon : excellent prétexte pour y retourner … surtout qu’en 2015 on annonce une sacrée teuf pour les 75 ans  …)

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(photo ultra classique de main street, désolé, tu n’y échappes pas )

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   (rue perpendiculaire à main street, qui la coupe approximativement en son milieu )

… il me reste à te signaler un ou deux petits z’endroits où il faudra absolument que tu te rendes au nom des trois préceptes qui animent tout vrai motard :

– y aller pour rouler,

– dire, moa j’y ai été,

– faire LA photo !

Aux alentours (comprendre dans les 150 / 200 km de rayon autour de Sturgis), des sites / paysages remarquables donc mais aussi de nombreux bleds qui proposent aux bikers (dans le Dakota du Sud et même dans le Wyoming) de les accueillir comme à Sturgis : des bars, des marchands du temple et la local main street proposant elle aussi SA bike week

Ainsi tu vas retrouver à peu près partout l’ambiance que tu es venu chercher …

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HULETT, WYOMING, 160 km au nord-ouest de Sturgis (Devils Tower)

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HILL CITY, SOUTH DAKOTA, 95 km au sud de Sturgis (Mémorial Crazy Horse)

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CUSTER, 120 km au sud de Sturgis (Custer Park)

Start fun bike's Sturgis

KEYSTONE, 80 km au sud de Sturgis (Mont Rushmore)

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Et bien évidement DEADWOOD

Etc., etc., etc. … du coup, certains bikers passent une ou deux semaines dans ces patelins sans parfois même ne jamais mettre un pneumatique à Sturgis  …

Ceci dit, il y a deux « spots » très sympas à voir pas très loin de Deadwood  …

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… qui vont te propulser dans l’Amérique des fifties et où tu pourras faire de chouettos photos

Justement, à la sortie sud de Deadwood, au 306 Cliff Street, sur la US 85, Start fun bike's Sturgisdirection Mont Rushmore, tu vas tomber sur  …

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    DEADWOOD CUSTOMS & CLASSICS         

Carrément géant !

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L’endroit où tu es obligé de faire quelques photos …

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Etrangement le site est constamment fermé … encore plus étonnant tu vas avoir tout le temps qu’il te faudra pour faire tes photos

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Pendant que les bikers se marchent sur les pieds dans main street Sturgis, ici … personne. Je suis passé plusieurs fois devant ce bouclard (espérant qu’il soit ouvert) et à chaque fois, closed et pas un chat … si ce n’est un ou deux gonz comme moi qui faisaient des photos. De retour en France j’ai fait des recherches et n’ai rien trouvé sur ce lieux (assez grand, en excellent état) … je suppose que c’est un customizer local qui ne travaille pas tous les jours … étonnant néanmoins qu’il soit fermé durant la bike week … à voir en tous cas.

En poursuivant sur la même route, tu vas enquiller sur la US 385 (à gauche en sortant de Deadwood sud) et tu vas passer devant les BOONDOCKS

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Diner, museum, memorabilia, coffee shop, gas station

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Le lieu est étonnant. Tu vas y trouver pas mal de monde dans une ambiance année 50, café / bière à la main …

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… et un bric à brac pas possible de trucs et machins, certains real vintage et d’autres vintage made in China … z47

… ainsi qu’un certain nombre de wouatures anciennes en relatif bon état à vendre …

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Le lieu est assez grand, tu peux facilement y passer une heure ou deux après avoir fait le plein en discutant avec pas mal de gars qui comme toi n’ont de toute façon rien d’autre à faire … z43

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Au fil des kilomètres dans la région tu tomberas régulièrement sur des endroits comme ceux-ci qui te feront dire que, oui vraiment, tu as bien fait de quitter Sturgis main street et ses bars saturés à bière trop chère

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Aller mon pioupiou, on a presque fini, il me reste à te parler de l’engin qui m’a le plus étonné durant ce séjour dans les Black Hills ; que j’ai croisé sur la route totalement par hasard …

One last post soon

La suite bientôt donc …

La Bise

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L’Hervé, your Berrichon friend

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CUSTOM BIKES A STURGIS


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Aller, on touche presque à la fin … laisse-moi te parler des quelques motocyclettes qui m’ont bien plu durant cette bike week

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(naturellement nous entrons ici de plein pied dans une subjectivité totalement personnelle et définitivement assumée)

Commençons par du classique bien installé, un bon gros stock bike de chez INDIAN

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… j’ai été agréablement séduit par un modèle à la jolie robe proposé par la concession locale (à l’entrée de STURGIS à ta droite quand tu arrives de DEADWOOD)

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Le détail « qui tue son baill’keur de base » quand tu arrives là, chez INDIAN donc : 99,27% des motocyclettes présentes dans l’espace client et occasion sont des  … HARLEY

Regardes :

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Bon, bref …

Posée là, devant l’entrée principale, elle était magnifique, toute d’une relative sobriété inhabituelle pour cette marque …

Sur base INDIAN CHIEFTAIN, un superbe travail d’accessorisassion et de peinture …

1 (433)L’échappement, étonnant pour un tel modèle, rend finalement assez bien et ne dénature pas le moteur THUNDER STROKE 111 d’origine …

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Un peu plus loin à une centaine de mètres de là sur le même trottoir tu trouves la concession J&P 

J’adore le réseau de ce distributeur qui couvre tous les USA. Tu y trouves absolument tout pour y équiper / réparer / customiser n’importe quel type de brélon, quelque-soit sa marque et sa nationalité (américaine, japonaise, italienne, etc.). Un bonheur d’aller dans ces supermarkets faire ses courses

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Là, j’ai craqué sur cette petite prépa’… RSD CAFE RACER

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(RSD pour ROLAND SAND DESIGN of course – ce type, le Roland, est un génie)

Le kit RSD à la sauce J&P

Bon la peinture est un peu tristoune et manque un garde-boue avant à mon goût … mais je mets tout de même un « like »

Si tu continues à remonter la rue, tu vas arriver dans la zone où tous les préparateurs, masterbuilders et grandes marques de motocyclettes américaines exposent, au pied de la colline marquée du nom Sturgis.

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Là, parmi les innombrables stands et les centaines de motocyclettes customisées proposées à ton émerveillement et surtout à ton chéquier, tu tombes sur les sérieux californiens (Corona) de SPEED BY DESIGN  …

Whaouchhhhh !!!!

Ou pouvait notamment y contempler leurs deux fameuses créations :

HOSTILE TAKEOVER

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et VENGENCE …

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 … ça vaut le déplacement …

On peut ne pas aimer mais c’est à voir !!!

Bon, totalement impossible de partir faire 800 bornes en Sologne sous la pluie (comme le wik dernier) avec ça, mais crénom, quelle gueule ces machines !!!!

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Les finitions sont impeccables, c’est un travail exceptionnel. Je vais t’éviter toute vulgarité en parlant de prix … c’est inabordable. En tous cas pas par mon écureuil à moi (ça fait déjà quelques temps que les deux chignoles sont à vendre d’ailleurs). HOSTILE TAKEOVER a gagné le Baddest Urban Bagger de Sturgis en  … 2011 et VENGENCE a été construite en 2012

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Du coup les deux engins servent de vitrine permanente

Un œil à jeter ici : http://www.speedbydesign.net/gallery.html

Un peu plus loin, en bas de main street on pouvait voir, garées au milieux des autres motocyclettes, ces deux étonnantes réalisations sur base de moteurs japonais

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Surprenant. Il se dégageait de ces deux bestioles un incroyable côté ludique (vas savoir pourquoi, tiens !)

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Celle-ci est bâtie autour de ce qui me semble être un moteur de HONDA VALKYRIE six cylindres

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Celle-là sur une base de moteur HONDA FURY si je ne me trompe

Je n’ai hélas rien trouvé sur leur concepteur … Je sais juste que ces créations ne sont pas « toutes neuves » et qu’en 2012 on pouvait déjà admirer le tricycle sur main street  …

Enfin pour finir, j’ai bien aimé le faux vieux chop’ C LAMITT de l’adorable BETSY HUELSKAMP … z39

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Tu auras noté le sissy bar en forme non pas de fourche démoniaque mais bien de cactus stylisé

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With DAVID UHL

Aller, la fois prochaine je te montre les deux / trois coins sympatoches à voir (en dehors des routes et paysages fabuleux que nous avons déjà évoqués)

La suite bientôt donc …

La Bise

L’Hervé, your Berrichon friend

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Les motos tout(es) en couleur de STURGIS


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Ça y est, on va causer brélons et on va en wouar maintenant … l’était temps non ?

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Ainsi donc te disais-je, c’est … le grand retour de la couleur, de la peinture qui déchire son berrichon, colorée, mélangée, partant « dans toutes les directions » … c’est l’avènement de la 30 inch front wheel (la 21 est enterrée) et l’affirmation des baggers « inroulables »  …  C’est l’actuelle mode motarde ricaine sur les rassemblements …

A noter que le style Old School est ici quasi absent (à l’opposé de ce qui se passe à Daytona) …

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… d’ailleurs c’est marrant, un des rares stands à te proposer ce genre de customisation vient justement de Daytona, BLINGS CYCLES qui ont en Floride une réputation bien établie déjà …

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Quelques un traînent dans les rues … mais avec ce genre d’engin, tu restes scotché sur main street à faire le kakou …

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… quasi-impossible d’aller tailler la route des heures dans les Black Hills avec ça …

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… et le vintage est à peine plus présent …

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… tu verras quelques très beaux spécimens mais ils seront rares,

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ça relève de l’exceptionnel …

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Knuck’ et Pan’ ont toujours la cote

Donc te disais-je, de la COULEUR

l

o

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… encore de la couleur …

q

n

w

… jusqu’à l’indigestion (voire, au grand n’importe quoi) …

p

(roule devant, je te suis … de très loin … je préfère qu’on ne nous voit pas ensemble)

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… de la GROSSE ROUE …  (mini 30 pouces sinon en dessous tu fais petit joueur)  

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y

… et même sur non bagger

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Sais pas quoi penser de cet engin là …

… et justement, en parlant de Baggers, alors là c’est l’escalade …

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Tous plus bas les uns que les autres …

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… avec pour nombre d’entre eux système hydraulique incorporé de gestion de la garde au sol …

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Quid de la fiabilité, du confort … ???

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J’ai des doutes (pas sur le prix dudit système par contre)

v

Les moteurs, bien sûr beaucoup de HD, de S&S et autres marques américaines (on compte de l’ordre d’une quinzaine de fabricants de moteurs en V type HD aux USA), beaucoup sont turbo compressés, les cylindrées sont les plus grosses possibles … toujours plus, c’est l’Amérique !

On relève aussi un gros travail sur l’évolution de la traditionnelle forme avant …

k

… dite Bat Wing

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Alors bien sûr, ce genre de brélon, tu en as plein les stands d’exposants, en veux-tu en woualà … sauf que dans la rue (à part sur main street), t’en woua pratiquement pô. Bin woui … au-delà du prix (on tape dans les 30 mille boulons américains, voire plus, ce qui aux US est très cher) … c’est « inroulable » (échappements libres qui rendent sourd, selles symboliques casse coccyx, guidons casse épaules, amorti réduit, roue avant idéale en ligne droite et bonjours les virages sous la pluie ; tout ceci sans parler de la peur des rayures sur ta peinture à 15.000$)

Quant aux bikers qui sont venus ici avec ce type d’engin (les quelques que tu aperçois en train de rouler), ils sont arrivés en trailer … (tu n’en croises absolument aucun sur les routes alentours).

« Inroulable » te dis-je …

Z9a

… ah bin le monsieur là, malgré un sérieux souci à la jambe gauche il n’est pas d’accord avec moi dis donc …

Bon aller, j’arrête de faire mon critiqueur, la fois prochaine je te parle de les quelques motocyclettes qu’a’ m’ont bien plus à moa à la Sturgis bike week.

La suite bientôt donc …

La Bise.

L’Hervé, your Berrichon friend.

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La Mode à STURGIS


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Bon, revenons tout de même un peu à STURGIS …va bien falloir à un moment ou un autre que je te cause motocyclette … je vois bien que tu n’attends que cela depuis des semaines que je te remplis la boite électronique avec mes souvenirs des Black hills …

Rien d’original, dans ces terres de l’intérieur, du Texas au Dakota du sud, dans le heartland (tu n’es pas en Californie, les Everglades ou à NYC) tu croiseras 90% de Harley, le reste des 10% est laissé en pâture à nombre de Gold Wing Honda, RT1200 BMW, quelques Indians, de plus en plus de Victory, des Monster Ducat’ … quelques improbables café racer font de rares apparitions …

Et pour ce qui est des 90% de HD en question, le parc est lui-même composé à plus de 80% de ceci

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Que du bel et bien traditionnel dans la gamme

Les 20% restant allant du chop’ au old school en passant par de monstreux baggers et nombre de prépa’ qui ressemblent plus à des œuvres d’art qu’à des motos

Très rigolo de constater aussi que le style gommard arrière de mamouth qui a tant de succès à DAYTONA (dans l’Etat champion du monde des lignes droites de 100km)  …


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… bin ici, il n’y en a (presque pas). Mis à part c’est deux furieux, n’en n’ai pas vu d’autres … Raaah, woui, c’est vrai, on est en montagne …

Alors, c’est quoi la mode motarde à les USA en ce moment ?

Bon la mode à Sturgis cette année, bin, ça commence d’abord par les galurins vieux gars ! … le style STEAMPUNK fait des émules de plus en plus nombreuses …

 My Dream Sturgis by L'Hervé

    Le branchouille porte le chapeau Steampunk style

b

Donc préparez-vous les gens, dans deux trois ans, vous allez voir apparaitre ces chapeaux de tous côtés dans les rassemblements européens (ç’a déjà commencé d’ailleurs)

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David UHL lui aussi surfe sur le genre avec sa seconde STEAMPUNK Lady 

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      Et ses clients lui confirment qu’il a bien raison          

f

 C’est simple,

e

Y’en avait partout …

 d

… ça t’intéresse pas hein mes zistouare de chapô ???

 ll y a bien quelques wouatures Steampunk aussi …  … ça te plait toi les wouatures ?

g

Bon, le second machin-chose que tu remarques à Sturgis cette année c’est  … le grand retour de la couleur, de la peinture qui déchire son berrichon, de peintures tellement colorées, mélangées, partant « dans toutes les directions » … c’est l’avènement de la 30 inch front wheel (la 21 est enterrée) et l’affirmation des baggers inroulables  …

Aller, je te montre ça plus tard  … la suite bientôt.

La Bise.

L’Hervé, your Berrichon friend.

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Le SIOUX LAKOTA est un BIKER comme les autres …


Hervé

Bonjour copain (et copine),

J’ai découvert que le Sioux Lakota, tout comme le Berrichon, peut faire un excellent amateur de custom bike !

L’été dernier dans les BLACK HILLS, je crois que ce qui m’a le plus impressionné, qui m’a réellement surpris (par le gigantisme de l’entreprise – dans tous les sens du terme), qui m’a vraiment plu, ça n’est pas le Mont Rushmore comme je m’y attendais …

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Pourtant, il y a de quoi, le site est remarquable …

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Non, vraiment le « truc » qui m’a décollé la pulpe, se trouve à quelques kilomètres à peine d’ici …

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 … j’ai adoré ce site du CRAZY HORSE MEMORIAL

D’abord parce que je n’en connaissais pas l’existence, je croyais que seul le Mont Rushmore était le « gros truc » dans la région … alors que justement, le (futur) gros truc du coin est (sera) bien ce site … à terme …

Et aussi parce que, chose totalement inattendue, le lieu allait me ramener … au monde de la motocyclette américaine … le crois-tu mon titi ?!!!!!!

De quoi s’agit-il ?

Binsagi de ça :

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C’est simple, quand tu arrives sur le site et que, comme moi, tu ignores où tu te trouves et de quoi il s’agit … tu ne comprends rien à ce que tu aperçois au loin sur la montagne

Du moins te dis-tu que visiblement i’a un monsieur qui semble avoir sculpté la tête d’un autre monsieur là-bas dans la montagneuuuu et qu’a aussi fait un trou dedans … Si,si !

La maquette du projet à l’état fini 1 (747)

La réalisation du CRAZY HORSE MEMORIAL, taillé dans la pierre à l’instar du Mont RUSHMORE, a débuté il y a plus de 60 ans

Si les travaux suivent leur cours, cette statue devrait être la plus grande au monde aux alentours de 2060. Pas moins !

The welcome Center at Crazy Horse

Le CRAZY HORSE MEMORIAL est une idée folle démarrée en 1948 par le sculpteur KORCZAK ZIOLKOWSKI avec l’ambition de construire la plus grande statue du monde en l’honneur de « Cheval Fou », TASHUNKE WITKO de son vrai nom, amérindien de la tribu des LAKOTA – peuple SIOUX (comme tout le monde le sait n’est-il pas ?!)

CRAZY HORSE « s’est fait un nom » en combattant les Américains pendant leur expansion vers la fin du XIXème siècle

Cette photo est superbe non ?!

Les chiffres donnent le vertige : 195 mètres de longueur pour 172 mètres de hauteur

La tête fait 27 mètres de haut (celle des présidents du Mont Rushmore font 18 mètres)

Une fois terminé l’ouvrage aura 2,5 fois la dimension du Mont Rushmore. Titanesque !

L’histoire raconte que KORCZAK ZIOLKOWSKI avait reçu en 1939 une lettre du chef amérindien HENRY STANDING BEAR  qui voulait « que l’homme blanc sache que l’homme rouge a de grands héros, lui aussi »

Sculptor Korczak Ziolkowski and Lakota Chief Henry Standing Bea

Quelques années plus tard, le sculpteur commençait le travail en utilisant ses propres fonds

La posture de Crazy Horse sur son cheval pointant l’horizon est tirée d’une anecdote historique

Native American exhbit

Lorsque les représentants américains arrivèrent pour chasser les amérindiens, l’un d’entre eux aurait demandé à CRAZY HORSE où étaient ses terres

Il aurait répondu en fixant l’horizon : – «  Ma terre est là où sont enterrés mes ancêtres »

La construction devait durer 30 ans. Depuis le début des travaux plus de 8 millions de tonnes de roches ont été retirées de la montagne. Le visage est visible depuis 1998. Alors qu’il pensait réussir son tour de force en 30 années, ZIOLKOWSKI s’est éteint le 20 octobre 1982 en laissant à son épouse ces mots : – « Tu dois travailler sur la montagne, mais va lentement et fais bien »

Elle a géré le mémorial et poursuivi l’œuvre de son mari avec ses enfants (5 garçons et 5 filles – seuls 3 ne sont pas dans le projet) et petit enfants …  elle s’est éteinte le 21 mai 2014

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A l’origine, ZIOLKOWSKI ne sait rien des Sioux. Il travaille quelques mois avec JOHN GUTZON BORGLUM (le « père » du Mont RUSHMORE), puis il leur rend visite à PINE RIDGE où il découvre la culture et l’histoire des indiens des plaines

En 1939, Ziółkowski remporte le premier prix à l’Exposition Universelle dans la catégorie sculpture. Sa renommée ainsi que sa connaissance de la région des Black Hills incitent plusieurs chefs Lakota à l’approcher pour lui demander de réaliser un monument destiné à honorer les Amérindiens. Ziółkowski rencontre les chefs peu de temps après et commence les plans et ébauches de son monument

Il rencontre également Ruth Ross, jeune amatrice d’art, qui deviendra sa femme quelques années plus tard

sturgis8-10-jdm

sturgis8-11-jdmZiółkowski met son projet en attente alors que les États-Unis entrent en guerre en 1941 Il s’engage dans l’armée des États-Unis et est blessé à Omaha Beach en France en 1944

En 1947 il choisit de s’installer dans les Black Hills et commence à chercher une montagne adaptée à son projet. Ziółkowski estime que les Wyoming Tetons constitueraient le meilleur choix, mais les Lakotas souhaitent que le mémorial trouve sa place au sein des Black Hills, qui sont pour eux sacrées, sur une montagne d’approximativement 196 m (il finance lui-même l’achat des premières parcelles)

Le 3 juin 1948 a lieu la première explosion. En 1950, Ziółkowski et Ruth Ross, qui est devenue volontaire sur le chantier, se marient. Le travail se poursuit lentement, Ziółkowski refusant l’aide financière du gouvernement fédéral. Il finance son projet en faisant payer l’accès au site

A sa mort en 1982, il est enterré dans une tombe creusée à la base de la montagne. Sa femme Ruth reprend le projet en tant que directrice de la Crazy Horse Memorial Foundation

Sept de leurs dix enfants poursuivent les travaux et/ou sont impliqués dans la fondation

De nos jours, le site (immense) propose une université, un musée, des spectacles et de l’artisanat indien

Aucun financement public ou fédéral, tout sur fonds privés

Une entreprise (familiale) de titan …

Remarque la taille des véhicules et autres engins de chantier pour te faire une petite idée des dimensions …

Pour la petite histoire, tous les peuples amérindiens ne soutiennent pas le projet, arguant du fait qu’il est sacrilège de proposer une représentation de CRAZY HORSE (qui lui-même n’aurait jamais pu être pris en photo – il y a toute une controverse au sujet de la seule photo supposée de lui ….)

bronze statue outside the Crazy Horse welcome center

La visite vaut vraiment le coup (le site est bien plus intéressant que le Mont Rushmore à mon humble avis)

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1 (760a)Mais là où ça devient carrément fun et totalement inattendu pour le biker qui n’arrive plus à sommeiller en toi c’est que le mémorial te renvoie … au monde de la motocyclette américaine. YES !!!

Au hasard des diverses salles du musée …

…tu vas tomber nez à nez (à ton grand étonnement) avec une moto tribute to KORCZAK ZIOLKOWSKI

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

On doit cette moto dénommée WARRIOR à Johann GYVER master builder d’ELITE CUSTOM MOTORCYLES, de Prescott en Arizona (cadre softail et moteur Harley Davidson 2005)

Mais là où ça devient vraiment sympathique c’est lorsque tu en connais l’histoire.

Ma terre est là où sont enterrés mes ancêtres 

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

Afin de récolter des fonds, le mémorial de longue date organise des loteries qui mettent en jeu, je te le donne Emile … des motocyclettes !!!!

an amazing motorcyle on disply in the Welcome Center at Crazy Horse memorial

Ainsi donc, WARRIOR, enjeu de l’un de ces tirages au sort a permis, en 2006, de vendre 13000 billets de loterie totalisant au passage 200000$ de collecte

Le 12 août 2006, la président du mémorial Ruth Ziolkowski et Deb Martin boss d’Elite Customs tirent au sort le billet n°04399 qui avait été acheté par un certain Andy Bober

Andy et sa femme Brenda ont toujours eut une moto

Tradition familiale remontant au temps d’un grand-père qui était  … concessionnaire INDIAN à Saint-Louis (tu le crois ? ça peut pas s’inventer ça !!!!)

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Estimant que la moto était un tel hommage à Ziolkowski, à son travail, au mémorial … Ils décidèrent ni plus ni moins d’en faire don au musée afin que tous visiteurs puissent l’admirer

Joli geste ain’t it ?!?!!!

A l’été 2014 on pouvait admirer un superbe Street Glide, objet de la loterie en cours (le billet 20$, les trois pour 50$)

C’est la concess’ HD de Rapid’ City qui a permis de mettre cette motocyclette en jeu

En septembre 2013, c’est Steve KOONTZ (le boss de Koontz Farms à Shelbyville), qui avait construit le custom en jeu …

An Army motorcyle which could be won by someone

 Septembre 2012 …

2012_raffle_bike

2011 …

2010 …

Etc …

Tu sais donc maintenant que les Amérindiens des Black Hills sont des bikers comme toi et moi. Si tu passes dans le coin arrête-toi une paire d’heures les saluer, ça en vaut vraiment le coup

Un œil à jeter ici : http://crazyhorsememorial.org/

Aller, la suite bientôt

La Bise

L’Hervé, your Berrichon friend

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Sturgis Bike Week (9) : DEADWOOD ville de légende


Hervé

Bonjour copain (et copine),

Mais la vérité vraie en fait c’est que … non, on ne va pas à STURGIS pour la bike week !

On ne va surtout pas à STURGIS !

Bin wouais …

Je te l’ai dit, la ville est laide, surpeuplée et souvent excessive

Non, ceux qui savent ne vont pas à STURGIS même, ils vont à …

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Bon, je fais le malin là mais à vrai dire, je n’en savais rien non plus ; j’ai séjourné à DEADWOOD pour la simple et unique raison que c’est là que David UHL résidait et qu’il m’avait collé dans le même hôtel que lui

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Et DEADWOOD, ç’a été pour moi la divine surprise dans le DAKOTA DU SUD

DEADWOOD a été fondée illégalement sur un territoire indien concédé par le gouvernement américain par le traité de Fort Laramie en 1868 au peuple LAKOTA

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En 1874, le colonel Georges Armstrong Custer annonça la découverte de gisements d’or dans les Black Hills provoquant une ruée vers l’or et la fondation de Deadwood qui devint en 1876 un ville réputée pour ses « bandits-manchots » et ses maisons closes (base du scénario de la série télévisée Deadwood)

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En quelques années, la ville devint renommée pour ses prostituées mais aussi pour avoir été le théâtre du meurtre de WILD BILL HICKOK

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… et pour être le lieu de sépulture de CALAMITY JANE

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Le chop’ de BETSY HUELSKAMP est immatriculé en hommage à cette héroïne de l’histoire des USA

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En 1879, la ville fut dévastée par un incendie puis reconstruite

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Elle continua de prospérer, devenant un centre minier important des BLACK HILLS

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1 (173)En 1961, la ville fût inscrite au patrimoine national américain

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DEADWOOD se trouve dans un écrin de verdure au coeur des montagnes à une vingtaine de kilomètres de STURGIS ; c’est une petite ville superbe et préservée à l’architecture remarquable

Pendant la bike week il y a effectivement du monde, mais l’ambiance y est calme, on y a de la place, on y respire. C’est ici que viennent loger les participants à la bike week qui veulent un peu de calme tout en étant complétement immergés dans la fête mais aussi dans l’histoire des USA.

Comme on dit là-bas : – « This place is a must see / be »

En gros : l’endroit où il faut être …

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Bienvenu dans les BLACK HILLS !

Tu y retombes en enfance, tu te remémores tous ces westerns que tu regardais gamin et tu cherches John Wayne à chaque coin de rue … et bien sûr, tu te promets de ressortir toute ta collec’ de vieux PIF GADGET et de PILOTE pour te relire l’intégrale de TEDDY TED et de BLUEBERRY

Surtout … ne viens pas me dire là que tu ignores ignare qui est TEDDY TED !!

(bon, d’accord, là je m’adresse plutôt aux vieux …de mon âge … qui ont encore un peu de mémoire)

 TEDDY TED, une série de BD française, bien de chez nous !

Créée en 1963 par Jacques Kamb (scénariste) et dessinée par Yves Roy. Au bout de trois épisodes, ils cédèrent la place à Roger Lecureux (scénar’) et Gérald Fortonau (dessin) qui en firent la réputation

(le nom du personnage choisi par Kamb s’inspire de l’allitération formée par le nom de Lucky Luke)

On a le droit de lui préférer BLUEBERRY (créé en 1963 lui aussi)

 Enfin bon, tout ça pour te dire dans quelle ambiance tu vas te retrouver à DEADWOOD (ce qui ne sera absolument pas le cas à STURGIS)

C’est simple, pour te permettre de mieux saisir mon enthousiasme concernant cette ville, je dirais que l’on pourrait la comparer à un PROVINS ou un SARLAT en FRANCE (alors que Sturgis m’a beaucoup plus fait penser au parking d’Auchan Fontenay-sous-Bois … qui me fait un effet tout autre … vas comprendre)

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C’est pas tout lapinou (non pas toi Gégé) : main street est agréable, bordée de nombreux casinos et de quelques restaurants proprement étonnants dans la mesure où en 30 années d’aller-retours divers et variés aux USA, je n’ai jamais aussi bien mangé qu’à Deadwood …

… et bu !

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On s’est notamment trouvé deux restaurants avec une cave incroyable. Un petit Saint-Emilion à tomber … tellement inattendu ici …

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(par contre le prix pas inattendu du tout, je te confirme que ça m’a coûté un œil …)

 Tu te rendras donc au casino MIDNIGHT STAR, sur main street (juste en face du GOLD DUST)

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…  et monteras au dernier étage au restaurant ouvert par KEVIN COSTNER, le JAKES

Tu peux arriver en tee-shirt et casquette de base ball et tee-shirt …

… mais n’oublies surtout pas d’une part de réserver avant (c’est blindé de monde) et surtout …

… comme Green Lantern, ton pouvoir vert

 

Donc DEADWOOD, oui da, c’est là où il faut être, qu’on se le dise !

Sinon, à signaler aussi, un peu plus loin plein sud sur la route du Mont RUSHMORE, tu peux loger à HILL CITY (ou à KEYSTONE). Très chouette aussi, plus petit que DEADWOOD

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Pas mal non plus, par contre ça t’éloigne un peu de STURGIS … mais c’est un détail sans importance et ça te fera rouler un peu plus

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Une dernière précision

Si l’’envie te prend de séjourner dans ces petites villes, réserves très, très vite.

Les places sont rares et surtout lorsque les bikers quittent les hôtels du coin pour rentrer chez eux une fois la bike week terminée … ils réservent immédiatement leur chambre pour l’année suivante.

Résultat : peu de disponibilité et des prix déments (300$ la nuit … grâce à David j’ai eu ma piaule à 150$ … j’ai dit merci)

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Aller, la bise, la suite bientôt.

L’Hervé, your Berrichon friend

Et si tu veux voir DAYTONA, un clic ici tinyurl.com/Daytona002