Les temps modernes…

Le voyageur routard parle toujours des contacts, il est quête obsessionnelle de contact à tout prix; c’est normal, c’est un besoin d’ouverture vers l’extérieur, il découvre d’autres pays, d’autres cultures, il veut s’en imprégner à tout prix même si souvent l’échange culturel se limite à savoir d’où on vient, où on va et si la moto est à vendre…Il peut aussi y avoir quelques variantes du genre « pssst, hashish ? » mais plus au Népal qu’en Russie…tout ça peut sembler assez futile, mais c’était le ciment du voyage. Depuis l’apparition d’Internet, le contact a changé de dimension…quand il se retrouve dans une ville, le voyageur, une fois posé le sac, se lance dans une quête frénétique de connexion. Il veut tchequer ses mails, skyper sa gonzesse, tchatter son mec, tous ces néologismes un peu crétins qui transforment  l’ambiance des derniers salons où l’on causait en cyber café. Les seules personnes qui  y parlent encore, le font dans le vide, face à leur écran en dérangeant tous les autres , chacun plongé dans son monde parallèle. Faut-il maudire ou bénir cette mutation ? On ne part plus jamais vraiment, les amarres ne sont plus larguées, même le boulot peut être emmené dans le sac à dos.

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