entre deux…

Je me laisse fondre dans la tiédeur de l’été indien, ce sursaut de douceur automnale qu’on appelle ici, l’été des femmes. Max, le parton du bistrot dont l’entrée est fièrement gardée par ma fresque  en forme d’ours motard, me demande de rester un jour de plus pour lui dessiner un autre plantigrade, je sais que le temps va virer bientôt, il ne faut pas s’illusionner, l’été des femmes ne fait que passer et je ne saurais tarder à ressortir les tenues hivernales. Mais quand on s’est posé quelque part, c’est toujours une petite blessure de repartir ; rien de bien grave, on n’en meurt pas, ça laisse juste une petite cicatrice là où ça ne se voit pas…  Hier on m’a amené à l’anniversaire de Sasha, le Sasha que j’ai rencontré la première fois que je suis venu à Irkustsk, le premier maillon de la chaine, c’est par lui que j’ai rencontré tous les autres, que j’ai construit ma petite famille Sibérienne pas loin du lac Baïkal. Il était très content de me revoir, on a bu du vin de Crimée, du blanc et puis du rouge, c’est un vin léger et parfumé qui se boit sans effort, quelque soit sa couleur. Sasha fait le concert de percussions accompagné d’un saxophoniste.Entre chaque morceau, un des convives monte sur la scène porter un toast et faire un discours, je commence petit à petit à trouver le temps infiniment long… Heureusement, demain c’est jour de boulot, la famille d’Alexey m’a donc emmené, pas trop tard, dormir une fois encore à Irkutsk2… j’ai un peu l’impression de tourner en rond.

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