Les entre deux…

Il fait toujours beau à Vladivostok…je partage mon temps d’attente entre la boutique de comic’s et l’Alliance Française. Je n’avais plus de nouvelles du Samouraï…je me disais qu’il  ne devait plus avoir de batterie dans son téléphone, mais par un bref texto, il s’est manifesté à nouveau. Il est comme ça le Samouraï, pas question de faire de la littérature.Après un passage au kloub, on m’a proposé de suivre la bande en sortie. Me voilà parti pour l’option virée de groupe dans la ville.  On a tourné un peu, c’est comme pour les conversations, je suis sans comprendre.

Etre sans comprendre, n’en sommes tous pas donc là?   Mais là je suis, du verbe suivre, ce qui n’est pas tout à fait la même chose…

Après un bref passage dans un bar de métaleux, je me suis dit qu’il fallait que je profite de l’entre-deux suivant pour m’éclipser. J’ai prétexté un coup de mou soudain et je suis retourné dans une piaule collective me plonger dans le bon vieux  roman de Dostoïevski qui m’accompagne fidèlement dans les moments de vide…  J’ai  donc repris ma case départ au centre ville, dans le petit hôtel collectif où, finalement, quand les voisins de chambrées sont des humains dignes de ce nom, on peut passer des nuits  tout aussi dignes de ce nom : des nuits humaines en quelque sorte… J’y ai quand même, à force de changer de chambre et de parking, égaré mon casque Nolan qui aurait encore pu me protéger le crâne quelques temps. Encore une histoire de vieillerie ; j’aurais pu en parler longuement avec Bébert ; la mémoire qui flanche, mon bon monsieur, quelle calamité…heureusement, tout petit déjà, mon côté rêveur dissipé atterrait mes professeurs ; ça rassure ; si  j’avais des prédisposition, il n’y a rien d’inquiétant.

Les motards étant d’un secteur vieillissant, quand ils se rencontrent de nos jours, ils parlent moins de mécanique et de gonzesses. Ils seraient plutôt portés sur les rhumatismes, les problèmes d’audition, de vue ou de prostate. Quand Bébert embarqua sa Ginette pour une traversée de la Sainte Russie, elle sortait d’une opération de la colonne et de la hanche… Le vieux motard, c’est un nouveau créneau d’avenir à exploiter, une souche, une cible marketing ; l’accouplement du fauteuil roulant avec la moto ça pourrait faire un nouveau produit phare. Mais finalement, cela n’existe t’il pas  déjà ? Ne serait-pas ça qu’on appelle un side-car ?

Une réflexion au sujet de « Les entre deux… »

  1. Je ne répondrais pas à la provocation s’agissant du side-car, étant entendu que je suis plus jeune que toi (gnarf-gnarf !). À moins que je ne sois simplement prévoyant, comme d’autres alimentent leur plan retraite ? (hum, hum…)

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