par où? Vers où?

Rien ne vaut le voyage lointain au départ de chez soi… Le baluchon sur la bécane, la clé sous le paillasson et c’est parti pour le bout du monde sans date de retour…

Mais je ne pars jamais pour l’éternité… un, deux ou quatre mois parfois, mais jamais plus… Au delà de quatre mois, cinq peut-être, on bascule dans une autre dimension qui fera basculer un voyage lointain en changement de vie. Je choisis le luxe de pouvoir traîner tout en rentrant régulièrement, osciller entre deux vies, ne jamais choisir vraiment. C’est une option intermédiaire qui ne manque pas d’attraits, elle m’offre le plaisir des retrouvailles et l’impression de m’immiscer progressivement dans l’ailleurs.

Mes voyages fragmentés m’offrent le temps de laisser le hasard me poser dans des endroits où personne n’aurait eu l’idée de poser quoique ce soit, pas même un regard… mais divaguer par intermittence exige des retours réguliers, des visas à tiroirs et des formalités douanières tentaculaires.

Et puis surtout, ça m’oblige à prendre l’avion …l’antithèse du voyage au long court , l’engin symbolique du tourisme de masse, le véhicule des hommes pressés…

2 réflexions au sujet de « par où? Vers où? »

  1. «  L’engin symbolique du tourisme de masse, le véhicule des hommes pressés »
    Ta phrase est paradoxale. D’un côté la masse de gens, de l’autre les hommes d’affaires.

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