retour à Magadan

Petit à petit, je me laisse submerger, par une sorte de fatigue, d’engourdissement, de détachement … peut-être que c’est ça l’hibernation.

Je suis donc revenu à Magadan. La ville butoir, le terminus au bout de la route des os. Plus loin vers le nord, il y a un no man s’land d’un bon millier de kilomètres. Seuls de gros camions russes arrivent à le traverser l’hiver. L’été, la liaison se fait avec des péniches qui remontent la Kolima. J’ai choisi l’option camion. Evgeniy m’avait prévenu qu’après mi avril, il n’y avait plus de circulation à cause des risques du dégel. Fin mars, en espérant trouver le camion providentiel, je suis donc revenu à Magadan…

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