Le monde des camions

Décidément, mon cas inhabituel n’est pas simple à régler et trouver un camion semble beaucoup plus difficile que prévu. Il faut non seulement emmener la moto mais essayer de me caser aussi. Evgeniy avait suggéré au départ que je prenne un petit avion dans une quinzaine de jours pour aller récupérer la moto à Bilibino mais les vols sont tous complets pour un mois. L’avion est tout petit et il n’y a qu’un vol par semaine ; évidement, c’est logique que les places soient rares. Nous sommes donc allés parlementer dans le monde des camions. Ce n’est pas l’endroit le plus glamour de la ville. Au milieu d’un terrain vague où se disputent les carcasses et les containers, il y en a un, perché sur une benne, reconverti en bureau bien chauffé ; quelques solides gaillards nous invitent à prendre un thé chaud, puis Egeniy explique mon cas. Je reconnais parfois certains mots qui me permettent d’à peu près savoir de quoi ça cause ; mototsikle, Afrik, françoussKarikaturist, Evgeniy explique mon cas, plaide ma cause, ce ne sera pas facile, les cabines ne sont pas spacieuses, il faut emmener de la bouffe pour deux semaines, mais on verra demain, tout ça demande réflexion, patience et sérénité, toutes ces choses que parfois, avouons-le, on laisse au frigo avec les éperlans.

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