Subjonctif plus qu’imparfait

Il faut que tu restes à la maison, citoyen, on t’a à l’œil, c’est comme ça ; c’est la guerre.  Des tranchées au plumards, La guerre, quelle histoire… dans la boue ou sous la couette, le fantassin de base ne sait jamais vraiment ce qu’on attend de lui, alors il psychote. Quand arrivera la prochaine offensive ? Microscopique ou à casque à pointe, l’ennemi alimente d’innombrables fantasmes. On l’attend, on ne le voit pas, on lui donne toutes les formes on imagine toutes les ripostes. On attend entre deux vagues mortifères la nouvelle arme qui fera basculer l’Histoire. Le nouveau canon, le futur vaccin. La grosse bertha ? La chloroquine?  Alors on écoute les rumeurs qui parcourent le labyrinthe des tranchées ou de la toile. On est prêt à tout croire, à tout admettre, à accepter la première valeur refuge qui passe… Un nouveau Maréchal arrivera t’il à négocier un armistice ? Un docteur Marseillais au look de vieux beatnik peut-il vraiment contrattaquer à coups d’antipaludiques ?

On verra plus tard… parce que là, j’ai essayé de repousser le virus à coups de rouge… alors il est temps de lâcher prise…

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