Présent, passé, futur…

Première semaine de vacances, troisième semaine de confinances.

Le printemps explose de partout et, bien que les écoles soient fermées et les boulots en suspens, il est difficile, surtout en appartement, de ne pas penser que, dans la réalité d’avant, on serait tous en vacances… à la mer, la montagne ou la campagne… mais les plages sont interdites, les remontées mécaniques à l’arrêt et les chemins de randonnées sous haute surveillance. Les gares et les aéroports sont presque déserts, les agences de voyages ont tiré le rideau et les compagnies low coast  sont au bord du dépôt de bilan.

Peut-être qu’après cette étrange période, on réapprendra à s’éblouir de la vue d’un chemin creux à deux pas de chez soi. Les aéroports deviendront des lieux désertés, des témoins d’un autre temps, cathédrales du culte des vacances de masse, abandonnées aux quatre vents,  espaces vides rendus aux oiseaux de passages. Ils seront comme ces hôtels en ruines au bords des nationales déclassées par les autoroutes, ces grands projets d’autres époques, abandonnés parce que de tous temps et pour d’innombrables raisons, les temps ont changé presque sans prévenir.

Ou peut être que tous les aéroports deviendront comme celui de Notre Dame des Landes, autre projet désuet qui eut la bonne idée de basculer dans un monde parallèle avant qu’on y ait posé la première pierre…

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