Anticipatif conditionné

Je suis allé faire des courses ; pas grand’chose et une demi heure avant la fermeture pour éviter la file stressée et masquée. A cette heure-là, les familles sont attablées pour le repas, scotchées au journal télévisé, histoire d’entretenir le malaise à coup de statistiques mortifères.

Il n’y a toujours pas beaucoup de farine… le français stocke ; on peut le comprendre, après la queue à la supérette, il peut avoir envie d’éviter celle de la boulangerie, même si, paraît-il, une consigne officielle leur a été donnée de rester ouvertes sept jours sur sept. Il a dû y avoir un boum sur les machines à pain, c’était le moment d’acheter des actions chez Darty.

Ah bon, c’est fermé, Darty  ? Bon ben tant pis …c’est encore ces enfoirés d’Amazon qui font rafler le marché…

Il y a aussi une rupture au rayon papier cul ; là, je comprends moins… il n’y a aucune raison de passer plus de temps aux toilettes en période confinatoire, même si on se fait royalement chier. Après un mois, ce constat ne tient pas comme preuve scientifique. Et puis il serait temps de réapprendre les pratiques ancestrales, de se laver avec un peu d’eau… une main pour manger, une autre pour se torcher. J’avais appris ça il y a bien longtemps dans les dunes sahariennes, même qu’il ne faut jamais se tromper de main… et si je me replongeais dans une mise en situation en retournant sur le blog de 2005… http://blogs.motomag.com/ptiluc/index.php?post/2008/05/03/anecdote-gastrique-la-suite

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