Conversation virale

Quand le virus du Corona rencontre celui du Sida, ils se tapent la causette. Ils comparent leurs expériences respectives. L’ancien se marre bien quand il entend dire qu’un vaccin sera prêt dans les mois qui viennent, alors que lui, ça fait trente ans qu’il se balade et qu’aucune vaccination n’est venue lui barrer la route. Mais peut-être que c’est une question de cible. L’ancien, c’est le mauvais gars, ses victimes c’est rien que des défoncés et des pédés et il se propage par le sexe et la drogue. Ses victimes seraient restées chez elles, avec femmes et enfants, dans la droite ligne de la bonne éducation judéo-chrétienne, elles n’auraient jamais chopé la moindre maladie.

Le petit nouveau s’attaque surtout aux vieux, il décime les maisons de retraite et se propage de manière insidieuse. Il ne choisit pas ses vieux, certains sont de bons chrétiens, leur vie fut moralement exemplaire, alors ils ne comprennent pas pourquoi Dieu les punit. Les politiciens sont souvent pas tout jeunes et moyennement exemplaires alors ils votent des crédits pour que la recherche sauve leur vieille peau. Trouver un vaccin pour sauver les vieux, ça semble être un mauvais créneau, n’oublions pas que des vieux, il y en a de plus en plus et que, contrairement aux drogués qui font rarement de la politique, ils ont une bonne mutuelle.

On va peut-être mettre quelques années à trouver le vaccin… d’ici là, on vivra confinés, masqués et télésurveillés. D’ci là, j’ai le temps de devenir super vieux… ça me fatigue tout ça ; je vais boire un coup et aller m’écraser devant une série…en attendant la suite, comme des millions d’autres…demain, je trouverai bien un arbre à élaguer…

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