Futur improbable

La terre qui se venge, le vivant qui se rebelle contre son plus mauvais sujet : quel beau scénario. On imaginerait si bien des attaques de bêtes sauvages, des escadrons de sangliers, de corbeaux de mouettes ou de rats. Des orques ou des baleines qui renverseraient les yachts de Saint Barth,  des oiseaux en colère sur l’Amérique confinée, des essaims d’abeilles furibardes sur l’Assemblée Nationale, de frelons asiatiques sur la tronche de Kim Jon Un… ah; on me signale que ce n’est peut-être  plus nécessaire…

Mais revenons au sujet;  contre cette faune en colère, l’humain sortirait ses bazookas et ses pesticides, il trouverait encore un prétexte pour se délester de ses stocks, de relancer son économie militaire et pharmaceutique. Le petit virus, c’est tellement plus malin pour nous faire comprendre que nous ne sommes vraiment pas grand chose. Tiens, il reste encore quelques arbres à élaguer. Je vais pouvoir vérifier si le pin rebelle décide de m’éjecter. La dernière fois, mon assistant providentiel s’est fait dévorer par des fourmis, tout en haut d’un vieux conifère tordu ; c’est  pas un signe, ça ?

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