Ultime révision de la moto

Je me suis donc pointé à huit heures pétantes, puis à neuf, puis à dix… Heureusement le garage n’est qu’ à cinq minutes de chez moi. Ces camionneurs, quand même, ils ne sont pas bien ponctuels . Je le savais déjà; sur la route, ils gèrent leur vie comme bon leur semble, le concept d’horaire leur est complètement inconnu … Mais comment vouloir se compliquer la vie avec l’heure qu’il est dans un pays où les nuits ont disparu. Les camionneurs sont peut-être les derniers hommes libres. Rustiques certes mais libres…

Juste avant de retourner au collège, j’y repasse et c’est ouvert. Kostya est bien installé dans ce qu’on pourrait appeler le coin salon. tchaï, kofie, vodka ; c’est toujours table ouverte dès qu’on arrive. Mais je suis attendu à l’école, là où la ponctualité est de rigueur… Après une rapide prise de rendez-vous pour l’après-midi, je suis de retour au collège et puis, surtout, je repasse à la bibliothèque pour commencer à chercher par où je vais bien pouvoir quitter la Russie… Dans ma tête je commence à être de retour… C’est un peu compliqué car il est inutile de prendre les derniers vols si je ne sais pas quand je quitte Egvekinot. Pour rejoindre Anadyr il y a un vol par jour, un petit avion ou un hélicoptère… Ça dépend, me dit-on, de la météo. Inutile de prendre les derniers vols de chercher en ville ou sur la toile ou acheter des billets… Il faut se pointer tôt à l’aéroport et rester planté devant le guichet jusqu’à l’ouverture. Et si c’est rapé, il faut remettre la tentative au lendemain… Et ainsi de suite. Évidemment il n’y a rien de plus simple dans l’idée, mais comment concilier ça avec les autres vols qui se réservent en ligne et longtemps à l’avance… Surtout les vols permettant de relier Moscou à Paris en slalomant entre les sanctions…

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