Chap 4 : A la manière de Céline… Louis-Ferdinand… pas celle qui a de beaux yeux…

Alors, c’est quant qu’on cause de bécane ?

Oui, je sais, j »en suis conscient mais faut me comprendre. Helsinki, ça n’est tout de même pas la lune ! Même s’il y a un minimum de préparatifs, y’a pas péril en la demeure… Et le blog, en attendant, faut de ça vive, faut que ça danse, faut que ça virevolte, sinon, le pauvre, il va croupir… Et vous savez déjà ce que j’en pense du croupi… Moi, je veux pas vivre dans les mauvaises odeurs. Un blog croupi, ça fait fuir, personne ne revient à lui, plus personne pour prendre de ses nouvelles… Et un blog pour personne, à part gonfler l’ego, à quoi ça sert ? Alors tant pis, tant pis si d’aucuns ça les bassine, je vais écrire ce qui me passe par la tête, et ce qui y passe, ça n’est pas si éloigné que ce qui y passe quand je suis en moto… La moto, chez moi, c’est du parcours initiatique au kilomètre, du chemin de vie la poignée dans le coin. La littérature (non, non, ce n’est pas un gros mot…) aussi. Alors en attendant le départ… Mais t’en fais pas… d’la moto… d’une façon ou d’une autre… y’en aura. Faut juste être patient. Z’avez qu’à penser à Cervantès, un sacré routard à belle plume, Don Quichotte, tout le monde connait, même si, malheureusement, trop peu l’ont lu… le tout-venant connait ses moulins, et pourtant, sur les plus de 1000 pages de petits caractères sur papier bible de la Pléiade, ça n’est pas davantage qu’un soupir, à peine un éternuement. Eh bien, le petit Miguel, il a traîné ses guêtres partout, il a fait la guerre, il y a même quasiment perdu un bras, il a été fait prisonnier et a passé près de cinq années dans les geôles barbaresques, il a été marié, séparé, bref il a vécu. Et quand il en a eu assez, il a écrit… Et à près de soixante balais, il nous pond le chef-d’oeuvre absolu du roman de routard. Eh bien moi je l’affirme, ce gars là, avec un tel vécu, s’il était né 400 ans plus tard, il aurait été motard ! Quel rapport avec ce qui nous préoccupe ? Je te l’ai dit, ce chapitre, c’est du n’importe quoi, c’est comme ces sorties en moto, sur une jolie route viroleuse, certains jours où l’on sent bien que tout nous est permis, que rien de mal ne nous arrivera, et en effet, on fait n’importe quoi, et rien de mal ne nous arrive. On a tous connu ça. Une sorte d’état de grâce. Plus littéraire que ces journées, tu peux chercher, tu ne trouveras pas. Cervantes, Kerouac, Moitessier, tous les vieux sages de la route, le savaient. Les joies du picaresque, ça, ils connaissaient… Céline aussi,  mais lui, il aurait râlé… pour la forme… juste pour conclure…  c’est humain. On the road again…

One thought on “Chap 4 : A la manière de Céline… Louis-Ferdinand… pas celle qui a de beaux yeux…

  1. Salut,
    Ravi du changement de cap du 31 janvier.
    Quand au texte du 02 février, on voit bien ce qui te passe par la tête quand tu conduis ta bécane; mais à penser autant à tout (et peut-être à rien aussi, il faut bien faire des pauses) tu vas finir par te casser la g…..

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