Voir l’Islande et mourir…

Où aller après l’Islande ? Cela ne fait que deux jours que nous y sommes et chaque heure qui passe est plus éblouissante que la précédente et chaque touriste rencontré nous affirme que nous n’avons encore rien vu, que plus loin, c’est encore plus « amazing ! » Est-il possible de mourir d’une orgie de beauté ? Un anévrisme planqué dans les tréfonds de nos ciboulot peut-il décider de rompre sous un trop-plein d’émotion ? Qu’il arrive ce qui doit arriver, le rêve de nos lointains vingt ans est désormais réalisé, nous sommes en Islande ! Et aucun regret ne pourra déranger notre trépas. Mais bon, ce n’est pas parce qu’on va mourir qu’il faut se laisser aller, fichtre diantre ! Reprenons où nous nous sommes séparés : sur le ferry.

Forcément, rentrés les premiers, on sortira les derniers…

A peine sortis et après avoir exécutés les formalités douanières, lesquelles consistent à passer la première et faire coucou au douanier, en passant, c’est la première claque : 4°… Mais on est si contents d’être là que vraiment, on ne le ressent pas autant qu’un petit frimas d’hiver quand on s’en va au boulot… Quand Einstein parlait de la relativité du temps, il devait parler de la météo…

La preuve, qu’on était contents…

La deuxième claque, c’est cent mètres plus loin, au distributeur bancaire… Vous regardez le touriste devant vous pour voir comment il procède et vous le voyez râler parce qu’il ne peut pas tirer plus de 40000 ISK… Et là, vous vous dites, qu’est-ce qu’un français moyen à l’intelligence moyenne avec un salaire moyen et donc des moyens très moyens peut-il faire dans un pays où 40000 couronnes paraissent trop peu au touriste moyen qui aurait aimé tirer beaucoup plus ? Mais Google vous rassure illico en convertissant leurs 40000 couronnes islandaises en vos 350€… Ce qui n’est pas si énorme même si pour beaucoup, ce n’est tout de même pas rien…

Je vous présente 45€…

La claque suivante, c’est le décor… Mais ça, c’est une claque qui semble devoir durer les quinze jours que nous allons passer à vadrouiller en cette terre viking. Pour ces premières minutes, le plafond est si bas qu’on ne saisit pas encore la violence de la baffe. Pour l’instant ce n’est encore qu’une caresse noyée dans la brume

En arrivant, la beauté s’esquisse au coeur de la brume…

Mais très rapidement, un peu plus loin, la beauté commence à révèler sa splendeur :

Une cascade banale… là-bas.

Quand les gros trails vont au paradis, miss XJR et mister Cyber leur collent au train…

Comme faire et refaire ou dire et redire, ça n’est pas très intéressant, pour profiter d’un max de photos, je vous invite à aller là : https://www.facebook.com/Tarmokeuf31/

c’est gratis, ça me rapporte rien et c’est libre de droit…

Puisque vous aimez les claques, j’en une autre. Ça touche à un sujet que nous autres tarmos aimons particulièrement, je veux bien sûr parler de « the road ». En Islande, la route la plus connue parce que faisant tout le tour le l’île de glace, c’est la 1. C’est aussi la route sensée être la mieux dotée… On s’imagine alors une belle nationale, ondulant le long des côtes, au revêtement parfait, fraîchement refait au sortir de l’hiver… Et, bien non, la 1, c’est l’équivalent d’une de nos départementales, généralement bitumée mais souvent pas vraiment (en ce cas, on parle là-bas de gravel-road, et même la 1 ne fait pas exception). C’est toujours très roulable, mais si l’on est terrorisé dès qu’on voit un chemin de terre ou une plaque de gravillons, mieux vaut aller faire un stage TT ou s’abstenir… Pour parler plus spécifiquement side, pas besoin d’un char préparé Dakar pour les routes sans F devant le numéro (avec F, tout-terrain obligatoire pour cause de gué à franchir), juste avoir un peu de garde au sol car beaucoup de points de vue ne sont accessibles qu’en roulant dans le sable, le gravier et autres joyeusetés adorées des roues tailles basses. Miss Xjr et mister Cyber s’en sortent très honorablement donc la plupart des sides doivent s’en sortir sans passer par la case Oural…

Une rencontre parmi des centaines d’autres sur la route 1…

Si les gros trails allemands passent… je passe…

Attention en se rangeant sur le côté, des fois on s’enfonce grâââve…

Et pour finir, je vous présente ma nouvelle meilleure amie :

La sterne arctique aime être peinarde pour couver…

Si on s’approche trop, elle n’hésite pas à lancer les hostilités

Pourquoi une telle amie ? Eh bien, comme quelqu’un que je connais bien, elle est belle et a du tempérament… et surtout parce que quand on rêve de grand nord et qu’on se trouve en compagnie d’un oiseau dont le nom contient un tel attribut géographique, c’est qu’on est pas loin de vivre un rêve éveillé…

A bientôt… peut-être

3 réflexions au sujet de « Voir l’Islande et mourir… »

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