Un p’tit tour de side-car aux Bardenas en hiver…

 
Déjà plus d’un an de silence ! Dingue comme le temps passe vite quand on ne travaille plus ! En même temps, un blog, ça n’est pas facebook ou instagram, faut avoir quelque chose d’intéressant à écrire, et donc avoir fait quelque chose qui mérite d’être raconté, partagé, pour que ça donne envie à d’autres, que ça fasse bouger, que ça aère les esprits, pour pas que les idées deviennent noires, pour pas que l’existence sente le croupi. Parce que le croupi, c’est tout le contraire de la vie, vous le savez bien si vous me suivez, c’est ma philo, mon credo… Donc mon blog, vous l’aurez compris, c’est avant tout VIVE LA VIE ! et HARO SUR LE CROUPI ! Aussi en cette période où le jaune du désespoir se mêle de brun nauséabond, SylvieJolieMaChérie et moi, on a envie d’immaculé et de bon air en même temps que miss XJR and mister Cyber réclament de se dégourdir les bielles et d’user leurs pneus hiver. C’est ainsi que le 22 février 2019, nous avons repris la route, cette route qui est ma voie. Oh ! Comme côté euros, on est un peu justes depuis que le budget voyage s’est encore pour cette année mué budget mariage (faites des gosses…) , on ne part pas pour un mois et 10000 bornes comme pour l’Islande 2017, même pas pour la moitié comme lors de notre tour d’Europe Centrale 2015, non, juste pour deux jours et un p’tit millier de kilomètres. Et pourtant, avec un rien d’imagination, c’est comme si on avait traversé l’océan, jusqu’aux States, jusqu’au Far-West.

Les Bardenas Reales, en effet, pour ceux qui l’ignorent, forment un immense désert situé en Navarre espagnole, entre Pampelune et Saragosse, à 450kms de Toulouse dont les paysages « ricains » ont servi de décors à de nombreux films et clips publicitaires. Son étendue de 42500 hectares est le royaume des vttistes et autres randonneurs mais quelques routes (non bitumées) y sont ouvertes aux véhicules motorisés, dont le nôtre… L’affluence en été et la chaleur infernale qui y règne alors, c’est pas vraiment un truc de sidecariste, nous autres, c’est l’hiver qu’on aime, quand les routes se font patinoires, quand la poudreuse rend plus beaux les horizons, aussi en février, on peut y aller, quand le désert est déserté, quand au loin les Pyrénées étincellent.

Pour se mettre en jambe, une petite traversée trèèès viroleuse du Gers et des Hautes-Pyrénées et hop, on saute en terre Ibérique via le très beau col de la Pierre Saint-Martin. On râle un peu parce qu’il fait anormalement chaud en cette période et que si neige il y a, nos pneus n’en profitent pas… Bah ! Ça n’est pas grave, la vue est belle et l’air est pur. Les virages s’enchaînent sur les fantastiques routes navaraises et en début d’après midi nous arrivons à Carcastillo, à la limite nord des Bardenas. Pendant que nous nous désaltérons et enlevons nos multiples couches hivernales (il fait près de 20°), l’effet grumeau du side joue à plein auprès des locaux… Nous y sommes désormais habitués et nous faisons la causette avec plaisir et surtout avec les mains vu que notre espagnol se limite à no, si, gracias, buenos dias et adios… bref on peut juste être poli, ce qui est un minimum quand on se rend quelque part…

Peu après, nous entrons en Arizona, et ce,  s’il vous plaît, sans passer par la case passeport, sans franchir un mur ni se coltiner quelque autres formalités trumpistes. La preuve en 2 vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=DjJhWYLyUmg

https://www.youtube.com/watch?v=k5tpU8bCjhA&list=UUs93ZFYg3GN4t59TZk3txeA&index=4

Et pour ceux qui pensent encore que seuls les trails, les Urals et les attelages à base de GS ou autres grandes sauterelles peuvent prétendre à ce genre de balade, voici le style de route que vous rencontrez sur place sur lequel notre attelage bien routier n’a rencontré aucune difficulté. Ça cahote bien un peu, mais bon, après les gravel-roads d’Islande, plus grand chose n’effraie notre duo mécanique… Croyez-moi, vous pouvez y aller tranquille, même en Goldwing ou Harley. Rappelez-vous quand on on vous fait croire qu’à moins de 20000€, on ne peut quitter le bitume, que des mz, des 400 kawa et d’autres routières considérées comme des utilitaires de nos jours, ont traversé le Sahara au temps des premiers Dakar, comme des 4L d’ailleurs… Le marketing a ses raisons que la raison n’est pas forcée de croire…

https://www.youtube.com/watch?v=8Q5CXKnCqtA&list=UUs93ZFYg3GN4t59TZk3txeA&index=5

Au retour, nous passerons par le col de Roncevaux, Saint Jean Pied de Port etc… bref des virages à gogo et de nouveaux souvenirs de plus… en attendant les Alpes, la semaine prochaine. Parce que ce n’est pas parce qu’on ne peut plus aller loin qu’on ne peut plus aller tout court. Ainsi va la vie.

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