La veille

la veille, on peut se sentir légèrement oppressé…

Je pourrais être tenté de me laisser porter par l’image flatteuse du motard sillonnant en permanence les pistes chaudes ou froides de la planète, de laisser croire que rien n’arrêtera ma route infinie…mais pourtant, une fois la lassitude, la fracture ou la panne venue, je rentre à la maison… Ce choix d’alternative entre deux vies m’oblige, au moment des jonctions, de me fondre dans la masse exponentielle et mortifère du tourisme aérien.

C’est tellement l’extase de voyager seul sur des routes lointaines, d’arriver à la tombée de la nuit devant une petite douane perdue, c’est tellement plombant de se taper les queues d’aéroport, à l’embarquement, aux contrôles innombrables…

Mais juste après, le vieux canasson fidèle qui m’attend ne me réservera sans doute que des longues pistes boueuses ou poussiéreuse et puis de vraies pannes avec du métal qui fond, se tord ou casse avec fracas… je me réjouis d’avance…

Une réflexion au sujet de « La veille »

  1. Enfin ! Tu reprends enfin le fil de ce blog addictif. Ce que tu vis est évidemment formidable mais ce qui importe c’est la façon dont tu le racontes.
    En fait je suis sûr que même si tu restais chez toi tu réussirais, nouveau Xavier de Maistre, à nous faire voyager avec tes photos, tes dessins et, surtout, ta prose.
    Bonne route, camarade, et ne commets pas la même erreur que Napoléon et Hitler : arrive au but avant l’hiver !
    De toute façon on te suit.

    Bébert (à Lviv -Ukraine- avec sa Ginette)

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