Bifurquer vers Seymchan

Le lendemain, sur le gentil petit rythme du mec pas pressé d’arriver au terminus, je reprends la route, suivi par un ciel sombre qui finira par me dépasser en déversant toute sa misère sur ma gueule. Les villes en ruines se succèdent……jusqu’à un carrefour où se dresse fièrement coloré, un kafé tout neuf, un vrai comme sur la route de Moscou à Vladivostok ; je n’en avais pas vu un si joli depuis des milliers de kilomètres. J’y reste deux heures en attendant que l’éclaircie revienne ; conversations embryonnaires habituelles, borj et poulet pané, puis je prendrai la bifurcation vers Seymchan. Cette petite ville cul de sac, à une centaine de bornes au nord de la route fédérale, c’est le port d’embarquement sur les péniches qui remontent la Kolima vers le nord. C’est sans doute d’ici que partent les camions qui roulent sur la glace du fleuve en hiver. Je suis venu pour enquêter, connaître les horaires de clôture, les périodes idéales…mais à l’hôtel, malgré Google Translate, l’auxiliaire indispensable du voyageur moderne, personne ne comprend quoi que ce soit à mes projets insensés…ça ira peut-être mieux demain…

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