la vie à la cuisine

La cuisine de l’hôtel est toute petite et pas très équipée avec ses deux tables, son micro-onde et ses trois casseroles mais si il n’y a pas trop monde, c’est un endroit presque agréable pour travailler. Mes gribouillis intéressent parfois l’un ou l’une de la table d’à côté. On m’a même demandé une petite caricature ou l’autorisation de faire des photos. Une jeune dame aux épaules épaisses m’a offert en remerciement un panier garni ; quelques soupes en sachet et conserves de poissons, du pain, des graines, il y a de quoi tenir un siège là-dedans. Il y a aussi deux sachets de kacha lnyanaya ; je ne sais pas du tout ce que c’est ce kacha-là. Grâce à Google Translate, l’ami du voyageur qui permet aussi au FBI et au FSB de nous localiser en permanence, grâce à cet ami suspect, donc, j’apprends qu’il s’agit de porridge de graine de lin. Je tente donc de trouver par moi même comment cuisiner ce brouet grisâtre. Avec de l’eau, du lait, du beurre, du sucre ou du poivre ; ça occupe, les investigations culinaires. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas arrivé à la révélation gustative de ma vie, mais je ne suis pas tombé malade non plus ; bon compromis. Le verdict est passablement médiocre, mais si je trouve un camion, j’en amènerai peut-être quelques sachets, ça m’évitera les saucisses roses.

Evgeniy et Nina m’invitent désormais chaque soir à diner en famille. Ils aiment la bonne cuisine et sont un peu consternés par l’invasion progressive de la mayonez qui remplace progressivement la crème fraiche, élément essentiel de la cuisine russe. Evgeniy me raconte que c’est assez désespérant le peu de contrôle sur la nourriture. Les fruits et légumes qui viennent de Chine ou les producteurs de lait russe qui rajoutent des tonnes de lait en poudre chinois pour augmenter leur chiffre d’affaire…C’est vrai qu’ici, il n’y a pas beaucoup de bobos qui font leurs courses à l’épicerie bio ; quand il aura fait fortune avec la viande de chien sauvage, il pourrait peut-être, après m’avoir acheté mon camion, lancer une chaine de boutiques bio…

2 thoughts on “la vie à la cuisine

  1. salut monsieur Ptiluc , excellent ! et bonne continuations , c’était inespéré d’avoir des nouvelles de vos voyages si tôt mais tant mieux ! bonne santé et bonnes expériences et merci !

  2. salut monsieur Ptiluc , excellent ! et bonnes continuations , c’était inespéré d’avoir des nouvelles de vos voyages si tôt mais tant mieux ! bonne santé et bonnes continuations et merci !

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