La route d’hiver ; premier jour

On aurait pu croire, pendant deux cent kilomètres, que cette route d’hiver était aussi tranquille et peinarde qu’une route fédérale de base. La tête sur la vitre, je regardais défiler le paysage, comme quand j’étais môme et que ça me faisait rêver…Je scrute les ornières, la poudreuse qui effleure les cailloux, je rêve que je suis au guidon, je cherche les trajectoires… et tout en étant affalé dans un camion russe, je suis un peu dans la Citroën de papa, un peu au guidon de ma vieille brèle, un peu partout et nulle part…Je m’imagine organiser un périple pour motards avertis dans ces contrées presque polaires, ce qu’il faudra emmener, comment il faudra équiper les motos, quel modèle choisir et je commence à imaginer la chaine à neige idéale. Il nous faudra aussi un camion d’assistance, je mettrai Yura sur le coup, il connaît la route d’hiver comme si c’était lui qui l’avait construite… je le sens bien, là ; on arrive à une sorte de parking dégagé où deux camions font déjà la pause…je lui en parle dès demain…

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