La route d’hiver, second jour

Tout semblait si simple sur cette piste… mais pourtant, à peine un peu plus de deux cent bornes après Omsushan , il a fallu tourner à droite. Un simple petit panneau de bois et, dessus, indiqué à la peinture dégoulinante : Omolon.Cette bifurcation ressemble à un chemin forestier vosgien, à un sentier agricole dans les campagnes betteravières. Deux ornières dans la neige, parfois une piste à travers les  grosses mottes herbeuses des tourbières qui réapparaissent. Un engin de chantier doit passer de temps en temps. Sans doute qu’il racle sommairement après les tempêtes de neige pour retrouver le sol réel ; Il racle même la glace des passages à gué qui parfois ont l’air plus bas que le niveau de l’eau figée.Le ciel restera parfaitement dégagé sans un souffle de vent.  Dix heures plus tard, un peu courbaturés, nous ne serons à peine que cent kilomètres plus loin…

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