plus le droit de continuer…

Vassili a eu la réponse de sa hiérarchie, je n’ai absolument pas le droit de venir à Bilibino. J’envoie des messages un peu partout pour savoir qui pourrait me dénouer tout ça. Rouslan peut garder la moto dans un container et l’avion hebdomadaire pour Magadan me laisse quelques jours pour tenter de rebondir. Si on y arrive pas, la moto est quand même arrivée jusqu’au garage de Rouslan, ce n’est pas si loin du but que je m’étais fixé : le port des péniches de Tcherskiy n’est qu’à une centaine de bornes de Bilibino, de l’autre côté de la Kolima, là où il n’ y a pas besoin de papiers spéciaux. Quant à Bilibino, c’est à trois jours de camion. Il est sans doute plus sage de savourer cette petite défaite comme une légère victoire. Finalement, grâce à Yura, on a torché le tronçon le plus compliqué de la route d’hiver en un temps record et à Omolon, je pourrai facilement revenir et trouver un camion dans quelques mois et pour la moto, une place lui est déjà réservée dans le grand garage de Roulant…Il me reste un peu de temps pour l’entrainement avec la motoski ; le système est quand même bien efficace quand on arrive à éviter la neige molle et les ornières, c’est assez précis, même dans le village où, reconnaissons-le, je ne passe pas inaperçu. A l’occasion d’une pause forcée pour sortir d’un tas de neige molle, j’ai été accosté par quatre jeunes femmes vaguement bourrées et pas mal édentées. Il n’a pas été simple de sortir de ce guet apens, elles semblaient bien empressée de me garder pour vider quelques litrons…je me demandais où était l’élément féminin de cette étape, maintenant que je le sais, je suis très content d’être au garage des hommes…

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