Conjugaison des déclinaisons

Cinq déclinaisons d’infos nous inondent depuis bientôt deux mois, un peu toujours les mêmes. Le style Tf1-BFM se marie volontiers aux  infos du Net ou aux flux de Facebook  mais pas vraiment à celui  de France culture.

Les cinq déclinaisons s’interchangent au gré des médias qui passent… la première nous propose l’option politique avec l’incurie du gouvernement, la mauvaise gestion, les élections reportées ou les manifs futures. L’option scientifique, la seconde, parfois en accord, mais pas systématiquement, avec la précédente, nous submerge depuis le début de statistiques alarmantes, de délais de fabrication des remèdes, des vaccins, des masques ou des respirateurs, là on commence à stresser. Vient ensuite la déclinaison économique ; qui va payer ? Comment ?  Quelle seront les répercussions sur l’emploi, sur la croissance, la décroissance, le commerce, le tourisme de masse, le monde d’avant… c’est à ce stade que se pointe l’anxiogenéité  ;  le confiné commence à boire, se droguer ou à frapper son entourage. La déclinaison écologique pourrait rassurer un peu avec son bilan si positif pour la pureté de l’air et la vie animale, mais, comme d’habitude, elle passe au second plan, y compris auprès des responsables politiques qui oublient un peu trop que c’est la base du problème. Il y a enfin, après tout ça, la déclinaison philosophique. La mutation de nos habitudes, la déliquescence de notre appréhension du temps qui passe, des rapports aux ainés, au travail à la vacance ou à la vie…

On devrait plus souvent écouter les philosophes, mais tout le monde s’en fout parce que ce n’est pas eux qui ont le pouvoir de rouvrir les bistrots…

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