Georges Moustaki : gueule de métèque et tronche de motard

Georges Moustaki est décédé, le 22 mai à Nice à 79 ans, à la suite de complications pulmonaires qui l’avaient définitivement empêché de chanter depuis plusieurs années. Le chanteur était aussi un motard passionné qui posséda huit machines au cours de sa vie.

Icone des années 70, créateur de l’inoubliable Milord pour Edith Piaf et de plus de 300 chansons pour différents interprètes, Georges Moustaki se fait connaître du grand public avec le Métèque en 1969.

De son vrai nom Giuseppe Mustacchi, Moustaki s’installe à Paris en 1951 et rencontre Georges Brassens qui l’intronise dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C’est en son honneur qu’il adoptera son prénom.

Compositeur, peintre, Georges était aussi un motard passionné qui posséda huit motos au cours de sa vie. Honda CB 450, Kawasaki 500 mach III, Vélocette Thruxton, Guzzi V7 Spécial, pour ne citer que les plus marquantes, l’ami Georges était éclectique. Celui qui chantait :« Nous avons toute la vie pour nous amuser. Nous avons toute la mort pour nous reposer » est donc parti se reposer.

Nous avions rencontré Moustaki en 2001. Une double page lui était consacrée dans le numéro de février de la même année (Moto Magazine n°174, p10-11).

Lors de cet entretien, nous lui avons demandé si moto et poésie étaient opposées. Celui-ci répondit : « Dans « Orphée » de Cocteau, les motards deviennent les anges de la mort. Peu de voitures suggèrent pareille poésie ».

Salut l’artiste !

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