GUIDE DE LECTURE

Mis en avant


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Pour les néophytes et les béotiens, pour les mamies, les mémées, les pépères, pour les réfractaires et pour les autres aussi, voici comment s’y retrouver dans ce fatras foutraque qu’est devenu mon blog.

Juste à l’étage en dessous, tu découvriras le dernier chapitre que j’aurai écrit. En déroulant vers le bas, les plus récents tu remonteras mais quand tu cliqueras sur articles plus anciens, ça ne fonctionnera pas et les mêmes tu retrouveras. Donc, sur le côté, dans les rubriques, tu farfouilleras, ou en allant sur un chapitre précis, en cliquant en haut sur précédent ou suivant, le temps tu remonteras. Bonne lecture.

L’Islande en side-car, le clap de fin…


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Hier, ni blog ni partage de photos sur Facebook because nous étions dans le trou du c.. des fjords de l’Est qui en compte beaucoup, à une dizaine de kms de Vopnafjordur, logés dans une guesthouse dont la wifi ne passait pas la fine cloison et dont la liaison internet travaillait bit à bit plutôt qu’en octets. De surcroît, nous étions en compagnie d’un groupe de géologues de retour d’expédition sur les glaciers du coin et le peu de débit dispo se voyait logiquement monopolisé. Y’en a qui bossent mon bon mÔssieur… En même temps, ça n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’échanger quelques mots avec un membre éminent du Britsh Muséum… Donc, y’avait pas de net ni de réseau téléphonique mais, pour le coup, on ne s’en plaint pas..

Notre home sweet home perdu ET déconnecté…

Mais ce soir, après un surclassage de booking.com dû à une logeuse indélicate qui a loué à quelqu’un d’autre la petite chambre économique que j’avais réservée il y a un an et (re)confirmée il y a un mois, nous nous retrouvons pour le même prix dans une belle et grande maison rien que pour nous tout seuls avec une connexion du feu de dieu, ce qui au pays des volcans n’est pas peu dire. Faut croire que dans une autre vie j’ai été un mec sympa pour avoir un karma pareil parce que branleur comme je le suis, ce serait très présomptueux de dire que je le mérite… Mais le fait est que globalement sur ce voyage, les coups de bol se sont enchaînés plus que de raison…

Quant à SylvieJolieQueJaimeTant, elle qui est la plus sage, la plus forte, la plus dévouée de toutes les personnes que je connaisse, je ne sais pas ce qu’elle a fait dans sa vie antérieure, mais ça ne devait pas être joli joli… parce que pour nous rendre à notre nouvelle réservation, il a fallu qu’elle descende du panier… pour pousser et lancer le moteur, car miss Xjr, qu’on venait de laver, refusait de démarrer… En même tant, si elle avait autant de chance que moi avec toutes les qualités qu’elle a déjà, ça serait trop. Faut en laisser pour les autres. Moi, pour affronter la vie, j’ai coché les cases « chance » et « SylvieJolie ». Avec ça, même sur les gravel roads, je suis paré. SylvieJolie, elle a tout coché sauf la chance. Mais comme elle a coché « Mézigue », par rebond, ça roule, mais de temps en temps , faut qu’elle pousse le side… Si elle avait coché « permis moto », c’est moi qu’aurais dû pousser…Encore un coup de bol…

Sur ce sujet des qualités, l’Islande a tout coché. Sauf la météo. Mais c’est grâce à cela, qu’on y croise pas ces foules que j’ai tant de mal à supporter et qui donne à l’Islande un attrait supplémentaire même si, et c’est une anecdote vécue, voir quelques asiatiques se balader avec un un masque de chirurgien sur le pif et la bouche dans un endroit aussi sain que l’Islande ne manque pas de faire sourire tout en me laissant quelque peu dubitatif sur la nature humaine….

Le plus gros des stickers qui jalonnent notre histoire avec miss Xjr et mister Cyber est pour l’Islande, parce que quand on réalise un grand rêve, dans notre existence, ça laisse toujours une grande trace…

Ce gros sticker Islandais sur son beau popotin, notre side peut en être aussi fier que nous le sommes de lui, parce que, vraiment, il se l’est gagné. Je ne suis pas certain que si j’avais su avec exactitude le niveau de difficulté pour un side-car du réseau routier secondaire islandais et de ses fameuses « gravel roads » (et secondaire n’est pas le bon mot vu qu’il n’y en a pas d’autre…), je me serais embarqué aussi hardiment sur le Norrona qui lui n’est pas une galère.

La dernière gravel road

à plus de 600m d’altitude, avant de replonger dans les nuages

ça vaut bien le Stelvio non ?

Comme quoi, souvent, c’est la peur plus que le danger qui nous empêche d’avancer… Mais on s’en fout, parce que nous la peur, on l’entend, donc on part avec un kit chaîne neuf, mais on ne l’écoute pas, donc on part… Et c’est ainsi que miss Xjr et son compère mister Cyber pourront se vanter dans les réunions d’anciens combattants de la route que eux ont « fait » l’Islande, y compris ses terribles West Fjords qui en ont fait reculer plus d’un si j’en crois les conversations que nous avons eues avec d’autres tarmos, y compris, pour certains, en trail… Petits bras, va ! C’est bien la peine de mettre 20000€ dans une GS… En tout cas, les gravel roads, c’est terminé, la mécanique va pouvoir souffler. Demain matin, on a juste une petite vingtaine de très beaux kilomètres à faire et ensuite, 2 jours de croisière avant de reprendre la longue route du retour avec un petit détour par Amsterdam, histoire de faire la bise à cousine Colette qui au niveau papotage en langues de toutes sortes, en remontrerait aux meilleurs linguistes, et au niveau du vécu, si Proust l’avait raconté, il y aurait deux fois plus de volumes que dans « La recherche du temps perdu ».

Et pour finir, un un p’tit méli-mélo des beaux paysages de ces deux derniers jour mais tout d’abord un p’tit « Live » vidéo de ce tour d’Islande en side  :

https://www.youtube.com/watch?v=JIvaNU_KCHw&t

Cascade de Detifloss

La belle chute d’eau (une de plus…) de Selfoss

La nature est la plus grande des artistes, non ?

Laine de moutons égarée sur la lune…

Et la suite des photos de cette fin de tour d’Islande :

https://www.facebook.com/tarmo.keuf/media_set?set=a.10207752843894077.1073741841.1682996755&type=3&pnref=story

Et là où il y a tout :

https://www.facebook.com/Tarmokeuf31

J’espère que ce blog Islandais vous aura envoyé un peu de fraîcheur en ces temps de canicule et surtout donné à connaître un peu du bonheur que nous avons connu  en cette île extraordinaire. Il a été fait pour cela. Que ceux qui ont les moyens de leur rêve n’oublient jamais ceux qui rêvent d’en avoir les moyens.

Quant à nous, les deux jours de ferry vont nous permettre de progressivement nous réhabituer à une autre réalité, celle de la foule, du bruit et bientôt du trafic… avec quelques degrés celsius en plus…

8000 kms de bonheur

3300 kms de rêve éveillé…

A bientôt, peut-être

Quand la baleine à bosse nous rappelle à bon ordre…


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Il y a des jours où tout vous sourit, où les souhaits les plus improbables arrivent, des jours où tout parait s’imbriquer si parfaitement qu’il semble impossible que tout cela n’ait pas de sens, des jours où l’on pourrait croire en tout, des jours en forme d’état de grâce, des jours où l’on se dit, ce n’est pas possible, je vais me réveiller, la facture du gaz aura augmenté, mon cancer sera enfin diagnostiqué et il est 6 heure, faut que j’aille bosser… Si le mardi 20 a été classée journée pourrie du voyage (c’est facile, ça a été la seule…), je crois bien, mais dans ce sens là, la concurrence est forte, qu’une semaine pile plus tard, le mardi 27 a été au firmament des journées de rêve.
D’abord, il y a eu ça :

Le grand bleu sur le port d’Husavik !

Et ça, quand ça arrive le jour que vous aviez choisi pour être la journée en mer pour aller voir les baleines et que des journées comme ça, vous n’en n’avez pas eu au pluriel depuis que vous avez débarqué en Islande, déjà, ça le fait…
Et après avoir acheté (très cheeeer : près de 10500 couronnes par tête de marin d’eau douce) les billets et vous être équipé comme des marins-pêcheurs :

Quand on vous déguise comme ça, c’est qu’on va pas à l’île de Ré !

Sur les traces de Pierre Loti et ses « Pécheurs d’Islande »…

Quand quelques minutes plus tard, il vous arrive ça :

La belle nous a frôlé de très très près alors que tout le monde la cherchait ailleurs… magique…

La belle dans son entier rien que pour moi… et donc pour vous mes z’amis

Qu’être ainsi heurté par une baleine à bosse a surpris même l’équipage et que la belle bestiole a choisi de surgir à votre bord et à votre niveau pour vous permettre de l’avoir en entier sur la photo sans l’ombre d’une épaule, d’un crâne ou du bras tendu d’un tiers pour venir la gâcher, que dans la foulée vous jouez à cache cache avec la très rare baleine bleue

Et je ne vous dit pas l’émotion que procure le bruit du souffle…

(pour avoir toutes les photos de cette baleine dans tous ses états, c’est là : https://www.facebook.com/tarmo.keuf/media_set?set=a.10207734688240197.1073741840.1682996755&type=3
et qu’au retour, dans cette lumière magnifique que les contrées boréales sont les seules à offrir, vous croisez des vols de macareux

D’accord faut encore zoomer, mais avec leurs petites patounes orange, sont trop mignons…

et qu’enfin, en petit bouquet final, vous trouviez enfin un magasin pratiquant des prix honnêtes pour y acheter des pelotes de laine islandaise, ce qui n’a rien à voir avec les baleine mais comptait beaucoup pour SylvieJolie, vous ne pouvez que conclure que cette journée avait bien sa place dans le fleuve qu’on appelle le cours des choses, qu’elle n’y a rien dérangé, et que quand on est ainsi, à écouter autour de soi les bruits de a vie, les notes de la musique du monde, on a vite le sentiment que le fleuve vous porte dans son courant. Et comme tout nageur d’eau vive le sait, il est  tout de même plus facile de nager dans le bon sens que s’en aller couler à contre-courant… L’Islande est un pays où l’eau comme la lave coule puissamment, c’est peut-être pour cela que l’homme n’oublie pas la force de ces éléments quand dans nos contrées tellement trop sécurisées, plus rien ne vient nous rappeler que de l’Univers, nous faisons partie.

De Vatnsnes à Myvatn, l’Islande de toutes les couleurs


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Un jour sans blog en Islande, c’est terrible. En effet, chaque jour qui passe est  si riche de nouveautés et si différent, aussi bien de celui qui précède que de celui qui suivra, que cela devient quasi impossible de choisir un thème unique. Mais, plagiant Mylène Farmer, puisqu’il faut choisir, à mots doux je peux le dire, sans contrefaçon,… eh bien je ne vais pas choisir, je vais faire en vrac, à l’arrache, comme ça vient… L’important, ce sont les photos et pour rendre tout ça bien vivant, des anecdotes, la petite histoire dans la grande, les p’tits détails qui font la différence et qui font, je l’espère que ce blog soit pas trop ch… à suivre même si ceux qui le suivent  font ce qu’ils peuvent pour arriver à me suivre quand moi-même je ne sais plus très bien où j’en suis.

Donc, hier, en quittant Laugarbakki, en direction d’Akureyri, notre prochaine étape, donc celle d’hier soir, parce que j’ai un jour de retard de blog et que ce soir, nous sommes à Husavik, après avoir passé la journée sur le célèbre site de Myvatn et ses environs des plus riches en points de vue divers et variés, vous me suivez toujours ? Donc hier, malgré un vent glacial que je qualifierais de sibérien même si je ne suis jamais allé en Sibérie, nous avons décidé de faire un détour en faisant le tour de la péninsule Vatsnes, réputée pour ses falaises et surtout pour la présence de nombreux phoques et la possibilité d’apercevoir des baleines depuis la côte. Je vous le dit tout net, les baleines ça a été Niet, mais on s’en fout parce que demain, on prend un bateau sur l’eau pour aller les voir car c’est justement pour ça que nous sommes à Husavik, la capitale des voyeurs de cétacés en tout genre… Là, je sens que je vous perds… c’est mon côté taquin. Mais si on n’a pas eu les baleines, on a eu les phoques, même si, vu la météo du jour, on ne les a pas eus en train de jouer les lézards. Non, quand ça caille, visiblement, les phoques restent à la flotte préférant jouer avec leurs petits canards… La preuve en image :

Mais Vatsnes, ça n’est pas que ça, mais comme il est 1h20 du matin, je vous mets le lien vers l’album Facebook en libre consultation:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207729787397679.1073741839.1682996755&type=3&pnref=story

La rencontre du jour d’hier :

à Dalvik, nous nous sommes arrêter faire le plein et là 3 minots à vélo arrivent, casque sur le bonnet (je ne sais pas ce qui est le plus important des deux là-bas, mais tous les gosses portent leur bonnet, parce que comme tout le monde le sait : si t’as chaud à la tête, t’as chaud partout… Bref, les 3 mômes rappliquent à fond (c’est l’effet aspirateur à minots du side-car qui agit…), balancent le vélo, et hop, le plus déluré des 3, avant même qu’on lui explique, hop, dans le panier en faisant un V avec les doigts mais en ayant tout d’abord réfréné un doigt d’honneur : Un vrai gosse de viking quoi !

Je vous présente : Mickaël fils de viking!

La soirée, nous l’avons passée à papoter dans un café avec un jeune expat français qui bosse dans l’énergie. Un moment très agréable, d’autant qu’il était accompagné d’une belle assiette de saumon et de quelques pintes de bière locale. Sur le sujet de la bouffe, un petit conseil s’il vous venait la bonne idée de venir en Islande : Evitez les restaurants ! 50€ le plat, et une simple grillade est un plat… Mangez dans les cafés, la belle assiette qui suit, c’est une quinzaine de roros. Bref y’a pas photo. Sinon, faites comme nous le faisons le plus souvent : soupes chinoises ou pâtes déshydratées… Le budget apprécie…

Bon appétit ! Merci !

Aujourd’hui, il a fait globalement très beau et ça tombe bien car c’était le jour du site de Myvatn, le plus réputé après le Cercle d’Or de Reykjavik. Entre les deux, à mon sens, y’a pas photos : Myvatn gagne haut la main. Le Cercle d’Or, c’est un condensé d’Islande pour les touristes pressés qui arrivent pour deux trois jours par avions ou par paquebots à Reykjavik. Un peu de fumée, un peu de vapeur, un peu de volcan et des failles. Rajoutez une trempette à 50€ au Blue Lagon, et les groupes sont contents, ils ont « fait » l’Islande… Myvatn, c’est la même chose en plus impressionnants, en plus étendus. D’ailleurs, y’a même l’équivalent du blue lagon, mais le cadre est autrement plus somptueux puisque complètement volcanique et au milieu de rien, et pour 10€ de moins, ce qui reste cher mais bon, c’est toujours ça de pris….

Mais là, comme maintenant il est près de 2h du mat, que même si il fait grand jour dehors, je commence à être très crevé, je vous mets là-aussi le lien direct vers les photos de la journée qui commença par la superbe cascade du Godafoss où notre side a fait sensation…

Miss Xjr et Mister se la jouent grâââve star…

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207729787397679.1073741839.1682996755&type=3&pnref=story

ça vaut bien le Blue Lagon, un tel décor..

Trop crevant l’Islande… Allez, à bientôt… Peut-être…

Toutes les photos du voyage sont là:

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Sortis vivants des West Fjords Islandais…


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Miss Xjr et Mister Cyber se la pètent devant un panel de véhicules tout-terrains locaux : Ils peuvent être fiers, il ont fait les West Fjords et en sont sortis quasi entiers… Et nous, notre vaillant tas de ferrailles, on l’aime encore plus fort.

Ouf, ça c’est fait ! Nous sommes à présent et tous entiers à Laugarbaki, près de Hvammstangi, au sortir du graissage de chaîne quotidien du side et, pour ce qui nous concerne, d’une belle séance de relaxation à papoter de tout et de rien avec un Islandais et un couple de Danois dans un hot spot. Un hot spot, en gros, c’est un jacuzzi mais sans les bulles. Il y en a partout, dans la nature, dans les piscines municipales, dans certains campings et autre guesthouse. Le hot spot est à l’Islande ce que le sauna est à la Finlande : Une religion. Quand vous arrivez dans un bled, la première chose que vous indique votre hôte du jour, c’est le hot spot :

Ca fait un bien fou après 400 bornes à 4°… mais quand on sort, il fait toujours 4°… Le vestiaire, c’est la dernière porte de la maison au fond… Faut pas traîner sur la route…

Aujourd’hui, on a quasiment pas fait de photos, non que ça n’en valait pas la peine, au contraire, mais entre les portions de gravel road et le vent glacial le plus violent qu’on ait eu à affronter depuis notre arrivée en Islande, si j’ai beaucoup zieuté les derniers fjords de l’Ouest dont les plages de sable sombres s’éclairent de loin en loin de la blancheur des plumages de nuées d’oiseaux ainsi que celle, plus saline, des monceaux de bois flotté qui viennent y échouer, je n’ai pas eu le courage d’enlever les gants… Donc aujourd’hui sur notre Facebook, y’aura le blog du jour avec les quelques photos prises, une petite vidéo filmée hier à Dynanji et pi c tout ! Ça vous fera une pause parce que les 3 prochains jours (à minima) s’annoncent très chargés en fractures de rétine… Allez, quelques belles vues quand même parce que même gelés, faut faire des arrêts pipi et pis parce qu’on pense à vous un peu aussi :-)

Gravel road et belle lumière…

L’anecdote désignée « du jour », parce que tous les jours, il se passe quelque chose d’imprévu, c’est ça :Euh, plus exactement, ça :

Montrez un bébé et un biberon à une maman, et voilà le résultat… Heureusement que le side est plein jusqu’à la gueule, sinon, elle en piquait un…

Vers midi, il faisait faim et caillait grave quand, au sortir d’un virage, je vois un panneau indicateur marqué « CAFE ». Par la grâce de notre esquisse d’expérience islandaise, nous savons que les petits bouis-bouis perdus au milieu de nulle part sont souvent des plus accueillants, des meilleurs et, ce n’est pas rien ici, des moins chers… L’été, ça fait café et petit musée des traditions paysannes locales, l’hiver c’est fermé et tout le personnel retrouve sa ferme. On y a super bien mangé :

Le saumon (sur son lit de blinis, dirait un pro) est à tomber ! La charcuterie est servie sur une une sorte de cake sucré… (si si le sucré salé, ça se fait beaucoup dans les pays nordiques) et le cake en dessert, L’assiette, pas grosse, 10€… Et c’est vraiment pas cher…

Soupe maison façon bisque de poissons, avec crème maison, et petits pains beurrés maison, un délice à 10€ là-aussi…

Derrière le café, il y avait un enclos avec deux agneaux. Evidemment, SylvieJolie n’arrêtait pas de les regarder. A la fin du repas, la patronne, qui avait dû le remarquer, vint nous proposer d’assister au repas des 2 fauves dont la mère naturelle est morte… Mais les mamans et les bébés, qu’importe la barrière des espèces, c’est une histoire d’empathie irrépressible… Et c’est ainsi que de spectatrice, ma miss est devenue actrice…

See you soon, may be…

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Les fjords de l’ouest islandais, le side n’en peut plus mais…


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Mais il va tenir… Miss XJR et Mister Cyber grincent, couinent, cliquettent, crissent des engrenages, la chaîne neuve du départ a déjà 4000kms mais donne le sentiment d’en avoir 5 fois plus, et pourtant je la graisse 2 voire 3 fois par jour tant la poussière et la terre pénètrent tout, j’ai même dû m’arrêter en cours de route pour y remettre un coup de bombe et la retendre tant le bruit de ferraille était si fort que j’ai cru que la boite à vitesse allait nous lâcher, en espérant que mon diagnostic optimiste soit bon et que ce soit bien la chaîne… wait and see :

Z’avez vu l’état de ma combine de pluie…

Je ne peux même plus ouvrir mon top-case, sa serrure est saturée de minéraux diverses malgré la rasade d’huile que j’y ai versé… Et si on ajoute au tableau, l’état de la route qui relie Patrekfjordur à Isafjordur, 170kms de tôle ondulée si trouée qu’on dirait qu’elle a servi de cibles d’entraînement aux F16 de l’US Air Force, ça vous dit l’état de souffrance de notre équipage…

Pourtant, pour notre brave tas de boue, la journée avait bien commencée. Grâce à un mécano de Patrekfjordur, la déchirure du flanc du pneu du side est quasi invisible.

Un type très sympa. Il est venu en France pour le championnat d’Europe de foot, et apparemment, il ne nous en tient pas rancune puisqu’on n’a rien payé… Toutefois, le pneu taille basse de la roue arrière de Miss XJR l’a laissé quelque peu dubitatif : « It’s not good for roads atlantic north… Miss XJR s’est vexée, Mister Cyber s’est marré, un vrai p’tit couple ces 2 là.

Il n’empêche, on morfle, mais sans regrets. On y laissera peut-être nos vertèbres, ou pire notre side-car, mais les fjords de l’ouest, on les aura vus, et ça, c’est de l’or. Parce que dans tous les cas, quand on sera vieux juste avant d’être morts, le side-car on l’aura plus et les vertèbres seront douloureuses. Mais dans un coin de nos ciboulot, cette drôle d’aventure au fin fond de l’occident avec ces fjords mauves, ces sommets enneigés, ces dénivelés vertigineux, ces volcans majestueux et ces cascades spectaculaires, on les aura encore, p’têt même, mais rien n’est sûr, qu’on les aura toujours, qu’on aura droit de les emporter avec nous, là-bas, là où finissent les cendres.

Demain, la plus longue journée nous attend : 400kms pour s’extirper des West Fjords et retrouver cette bonne vieille route N° 1 dont même les pires portions de gravel road nous apparaitront comme des billards autoroutiers. Après les west fjords islandais, plus jamais je ne maudirais les p’tits gars de la DDE…

A bientôt, peut-être…

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Notre side-car joue les 4×4 en Islande…


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Aujourd’hui, Miss XJR et Mister Cyber auront la place d’honneur, parce que aller à Latrabjarg, la pointe la plus extrême ouest de l’Europe, peu de side routier peuvent s’en vanter… mais on en a chier… mais ça valait le coup..

Seuls 14% des touristes en Islande vont « faire » les fjords de l’Ouest (z’avez remarqué comme on parle de voyages comme des campagnes militaires ? mÔa j’ai fait le Tchad, l’Irak et l’afghanistan et toi ? MÔa, j’ai fait la Grèce, l’Italie et les Baléares…)… Eh bien cela veut dire que 86% des touristes ont tort… mais maintenant on sait pourquoi ils y vont pas… A cause de ça :

Et c’est pas le pire…

et de ça :

Elle est floue mais elle parle…

Sur cette route là, on y a même laissé un carter de chaîne, cisaillé par les pas bonnes vibrations… Et encore, je n’ai pas de photos de la pire, parce que j’étais trop occupé à tenir le guidon en retenant mon dentier et SylvieJolie ses organes: la route de Latrabjarg, vingt kilomètres de terre en tôle ondulée, nids de d’autruche, pierraille et même un (petit) gué tant il a plu la veille, un gué qui aurait pu faire classer la route 612 en F612, c’est à dire réservé aux véhicules tout-terrain… Sur cette dernière route, on a eu de la chance, on a juste mit un « pet » à la jante et entaillé le flanc du pneu du panier, sans percer…

D’ailleurs, de la chance, on en a eu toute la journée, à commencer par la météo, plutôt bonne selon nos nouveaux critères islandais, et puis pour l’essence, parce que trop occupé à regarder le paysage, j’ai loupé un embranchement devant nous amener à une station service… Lorsque j’ai réalisé mon erreur, nous avions fait plus de cinquante kms, dont plus de trente sur la réserve… En roulant de plus en plus cool, bien aidé par le vent, j’ai pu atteindre la station suivante et mettre 22,1 litres dans le réservoir qui est prévu pour 21…

Mais ces plus de 360 kms rudes pour la mécanique, après les avoir faits, ça m’aurait fait chi.. de ne pas les avoir faits… parce que les fjords de l’Ouest, ce ne sont pas que des paysages sublimes, ça c’est partout en Islande, même si dans le far ouest viking, ça ressemble davantage à l’Ecosse, on a même eu droit à des plages de sable clair :

C’est pas les mers du sud, mais quand même…

Mais si on est heureux, c’est non seulement parce qu’on pourra se vanter d’être allé au point le plus extrême occidental de l’Europe (ça c’est juste bon pour l’égo…), mais aussi et surtout parce que Latrabjarg, ce sont de fabuleuses falaises à oiseaux, y compris les « puffins », autrement dit en frenchie : les macareux moines, qu’ici on peut approcher jusqu’à les toucher, ce que, évidemment, il ne faut absolument pas faire.

Une fois arrivés à Patrekfjordur, notre airBnb du jour, nous papoterons avec nos colocs américains qui quand on leur demande d’où ils viennent répondent par leur état d’origine (Colorado et Arizona) parce qu’ils ont honte de dire « from United States » à cause de Trump. Et je vous jure que c’est véridique.

Quant à nous, crevés par la route, en ce jour de solstice d’été où le soleil va faire sa nuit blanche, nous nous coucherons bien avant lui…

A bientôt… peut-être

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Des phoques au pied du volcan…


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Le soleil islandais est un fainéant… Il fout rien pendant 6 mois et le reste de l’année, vu ce qu’il bosse la journée, pas étonnant qu’il se couche à pas d’heure… Une journée de travail, 5 jours de repos, le rêve du prolo ! Bref, après la somptueuse journée d’hier, on se lève en se disant qu’aujourd’hui on va s’habiller léger pour aller à la très belle et très spectaculaire péninsule de Snaefellsnes sise à l’ouest du pays entre Reykjavik et les Fjords de l’ouest, là où a été tournée la série diffusée récemment sur Arte : Meurtre au pied du volcan… Eh bien on s’est dit tout ça pour rien parce qu’aujourd’hui on a pas eu pire comme temps depuis qu’on a débarqué du ferry… et c’est rien de le dire vu la météo qu’on a connue auparavant… « On » dit aussi qu’en Islande, si le temps ne te plaît pas, attends 5 minutes… Et bien « On » dit des conneries, parce qu’on a attendu toute la journée, et rien n’a changé… Il a plu, et replu, et rerepluplu, avec du vent évidemment, et 8° mais ça, vu la canicule qui règne à Toulouse, on ne s’en plaindra pas… On a aussi une pensée émue pour les tarmos campeurs qui nous accompagnaient sur le ferry… Parce que le vent, en side, c’est pas gênant, mais en 2 roue, un tel zef, incliné en ligne droite qu’on croirait Rossi sur au Mugello, et à l’arrivée, frigorifiés et trempés, même pas un bon lit chaud pour se consoler… Oui, mes z’amis tarmos solistes ET campeurs, je compatis…

Dans tout road-trip, il y a une journée sans, ce doit être celle-là, parce que non seulement la météo est à ch… mais en plus, il a fallu pousser le side pour démarrer, la batterie étant inexplicablement à plat… Je commençai à me dire qu’au lieu de m’inquiéter pour le moyeu du panier, le kit chaîne, les pneus, le récepteur d’embrayage et autres plaquettes de freins, j’aurais dû changer la batterie, surtout qu’une batterie HS, nous avions déjà connu ça en 1990 au fin fond de l’Ecosse. Un tarmo averti en vaut deux, pour le coup, je valais rien et pour me rattraper, cherchai une concession moto pour acheter une batterie… mais les concess Yamaha à Reykjavik, ça se trouve pas sous le sabot des nombreux chevaux du coin… jusqu’à ce que Sylvie s’aperçoive que la prise USB du panier était restée allumée… La cause de la panne étant trouvée, y’a plus qu’à rouler pour recharger… Ce que nous fîmes pendant un peu moins de 300 kms jusqu’à notre terminus du jour: Stykkisholmur. Et pour conclure notre « black tuesday », la maison d’hôte que j’ai réservée est loin d’être aussi accueillante que celles qu’on a connues jusque-là : Faut pas cuisiner, faut pas utiliser la machine à laver sans demander la permission et quand on la demande, elle est refusée, faut pas faut pas… les faut pas on aime pas ! Mais rien de tout ça ne nous a empêcher de nous régaler, parce que même si une bonne partie est restée bien planquée dans les nuées, la nature, ici, est toujours aussi généreuse. La preuve en images :

L’anecdote du jour est une chouette rencontre alors que nous nous réchauffions d’une soupe locale à la station N1 de Hellissandur. Un jeune gars nous entendant papoter s’est mêler de notre conversation en un français parfait, ce qui est normal puisque français, il l’était. Ce jeune homme vit ici depuis près d’un an et fait le clown en Islande… au sens propre. En effet, il est comédien et n’ayant pas trouvé de boulot en France, a postulé pour un poste de clown ici, et du coup, grâce à cela, il a décroché d’autres contrats et s’en va, dans quelques semaines, travailler aux Etats-Unis… C’est dingue comme le destin prend parfois des routes très bizarres…

Bon, demain, d’après la météo locale, il pleut… On en restera donc là pour aujourd’hui. A bientôt, peut-être…

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Culs nus à Reykjavik…


tarmokeuf31

Aujourd’hui, c’est une journée sans guidon et le mot d’ordre, c’est récupération. Tout motard au long cours  le sait ou ne tardera pas à l’apprendre, il faut savoir écouter son corps et surtout écouter ce que la route ou la vie vous souffle à l’oreille. Sinon, la fatigue entraînera l’impatience, l’agacement, l’énervement et pour finir crescendo l’ACCIDENT ! Le plus grand ennemi du Tarmo, c’est l’excès d’ego. L’ego qui nous fait oublier le bon tempo, qui nous pousse à la performance, qui nous fait aligner toujours plus de kilomètres, d’heures de selle, pour briller dans les concentres, pour épater les jeunots, bref qui nous fait croire qu’on peut nager sans conséquences à contre-courant du fleuve universel alors que tout ce qu’on y gagne, c’est épuiser ses forces et devenir sourd à la musique du monde. Le nomade, et tout tarmo l’est un peu au fond de son âme, devine quand la tempête va se lever, comprend quand il est temps de se mettre à l’abri… Pour nous, c’est aujourd’hui, à Reykjavik. Et comme pour nous signifier son approbation, la météo a décidé de nous accorder ça :

Le ciel bleu, un beau soleil, 14° à l’ombre, une vue de rêve depuis la HARPA, bref une vraie journée d’été s’offre à nous

Nous commençons notre journée par une balade à pied dans Reykjavik, qui toute capitale qu’elle soit, est une ville restée à taille humaine avec ses 220000 âmes, soit les deux tiers de la population Islandaise. Quand on sait que le pays est plus grand que le Portugal, l’Irlande et la plupart des pays d’Europe centrale, ça vous dit la densité de la population dans le reste du pays… Allez avant d’attaquer l’anecdote du jour, je vous mets un petit florilège de cette ville des plus paisibles :

En moins de trois heures de promenade très tranquille, l’essentiel est vu. Sur le chemin du retour, nous faisons quelques emplettes au Bonus du coin. Bonus, c’est la chaîne de supermarchés la moins chère, mieux vaut éviter les autres à 1€20 la tomate quand chez Bonus, c’est 60 centimes… l’unité évidemment. C’est pas donné non plus mais en Islande, on trouve surtout plus cher, donc Bonus, on aime… c’est pas pour rien qu’on a emporté de chez nous un stock de soupe chinoises et de pâtes déshydratées… c’est toujours ça de gagné sur le budget bouffe. On pensera aux restos sur la fin du voyage, en fonction de ce qui nous restera de roros. Ca me donnera l’occasion d’un blog Gastronomie… Pour le moment, côté gastro locale, on se contente juste de bière, de myrtille et de caviar…restons simple…

Une bière très maltée et très bonne…

En général les fruits ne sont pas donnés, les myrtilles à 5€ les 500grs font exception… donc on s’en gave grave !

Le ketchup islandais : Des oeufs de poisson en tube

Puisqu’il nous reste une après-midi complète, qu’il fait toujours aussi beau et que les os de ma miss commencent à se ressentir des kilomètres, je soumets l’idée de finalement reprendre le side pour aller au « Blue Lagon », le piège à touristes le plus efficace du monde, sur la route de l’aéroport pour bien ferrer le chaland.Si si, vous connaissez, les baigneurs qui font trempette dans un bassin artificiel remplie d’une eau thermale turquoise, laiteuse et vaporeuse à plus de 50€ l’entrée, la carte postale Reykavikienne par excellence qu’aucun touriste digne de ce nom ne saurait éviter… y compris nous… et pourtant, on n’y tenait pas, non seulement à cause du prix mais aussi parce qu’on avait dit : Aujourd’hui pas de guidon. Mais la journée farniente, les esquisses de douleurs de ma miss, mon envie de piscine, et aussi un rien d’égo qui serait tout fier de dire au monde entier : mÔa aussi, le Blue lagon, j’y suis allé ! Tout semblait nous y pousser… On en parle donc avec le réceptionniste de l’hôtel, un jeune polonais très sympa. Celui-ci nous propose de réserver 2 entrées via internet car à cette période, booking obligatoire… On accepte le coup de pouce et hop http://www.bluelagoon.com/ Et là, je vous le donne en mille, aujourd’hui, le Blue Lagon, c’est complet ! On n’aura donc pas notre bouillon de cultures étrangères, notre melting flotte international. Nous en sommes agréablement déçus. Ça collait pas avec le tempo. Et là, je repense à la piscine d’à-côté et qui est fermée pour travaux, je demande à notre ami polonais, s’il en connaît une autre. Évidemment qu’il en connaît, il nous en montre une à moins d’un quart d’heure de marche et nous affirme que c’est la plus chouette de Reykjavik :

Bassin olympique, hot-spot, toboggan, eaux chaudes, tout y est…

Première bonne surprise, 950 couronnes (8€) par personne l’entrée, c’est presque un prix normal, c’est-à-dire pas islandais. Et pourtant, il n’y a quasiment que des reykavikiens qui la fréquentent, les autres, c’est normal, sont au blue lagon… Deuxième surprise : c’est superbement organisé. Votre ticket d’entrée est un bracelet en caoutchouc qui contient une puce et qui vous permet par simple contact, de passer le portillon et d’ouvrir et fermer votre casier. Simple et efficace, pas de casier fracassé parce que le jeton est resté coincé comme à Nakache, ma piscine préférée à Toulouse… Après être entré, on se déchausse, soit vous laissez vos chaussures dans un casier soit vous les emportez avec vous dans un sac en plastique prévu à cet effet et fourni à l’entrée. Ensuite, ça se corse, les filles vont d’un côté les mâles de l’autre. Et là, c’est la surprise que nous appréhendions quelque peu et donc qui n’en n’était pas vraiment une (je parle de la surprise, essaie de suivre un peu !) Pas de cabine et de grands panneaux explicatifs qui donc expliquent qu’il faut se mettre tout nus, aller à la douche collective en tenue d’Adam, se laver bien comme il faut là où il le faut, c’est à dire là :

Faut bien frotter là !

Tout ça sous la surveillance de gardiens qui n’hésitent pas à vous rappeler à l’ordre. Finalement, c’est plus difficile à écrire qu’à faire. Ici, comme dans beaucoup de pays protestants, il n’y a pas de rideau aux fenêtres. Pas besoin, personne ne regardent. Et bien, là, c’est pareil, personne ne mate personne, personne roule des mécaniques, le rapport au corps semble plus sain. Sans doute parce que vivre au pied d’une montagne qui du jour au lendemain peut vous exploser à la figure, ça calme l’égo, ça rend humble. Dans les vestiaires, tout est prévu : machine à essorer les maillots, distributeur de savon automatique, baignoire et sièges pour les bébés, tout ! Quand on sort des vestiaires, en maillot cette fois, bon, ça pique un peu, car même s’il fait soleil, il ne fait que 14°… mais une fois dans l’eau, quel pied, je profite à fond du bassin olympique chauffé et quasi déserté, lequel jouxte un grand bassin de loisirs et de détente chauffé à une trentaine de degrés, les hot spots sont plus demandés mais restent très accessibles sans file d’attente. L’ambiance est très paisible, les enfants jouent et crient comme partout mais ça n’est pas énervé, on s’y sent bien, relax, on sent que le mode de vie islandais est sur le bon tempo. Leur proximité avec la nature n’y est sans doute pas pour rien. J’aurais voulu prendre quelques photos pour vous en montrer davantage mais ici, on n’est pas au Blue Lagon, les photos et les téléphones sont proscrits. Les islandais tiennent à leur tranquillité, et comme tout le monde le sait, pour vivre heureux, vivons discrets…

A bientôt, peut-être…

Le feu d’artifice islandais continue..


tarmokeuf31

Après 4 jours et près de 1000 kms parcourus sur cette incroyable île, notre nikon est en surchauffe… Heureusement que les kilométrages journaliers ne sont pas excessifs car avec le nombre d’arrêts photos que les paysages imposent, on finirait chaque jour à la nuit, et comme la nuit à cette époque, ça n’existe plus vraiment, vous imaginez dans quel état on rentrerait… Et y’en a qui dise que les vacances, ça repose… Et je ne vous dis pas si en plus il faisait beau ! J’imagine tout ce qu’on a vu et surtout tout ce qu’on a pas pu voir parce que noyé dans les nuages, ça dépasse l’entendement, un pays pareil ! Pour les allergiques de facebook où je me décarcasse à partager un max de clichés, voici un pot-pourri de quelques-unes de ces merveille. Pour les non allergiques, c’est là : https://www.facebook.com/Tarmokeuf31/ et pour ceux qui nous suivent sur FB, vous pouvez sauter et aller à la suite :-)

J’espère que appréciez l’attention, parce que extraire une vingtaine de photos de près de 800 autres qui mériteraient tout autant d’en être, je ne vous dis pas le boulot ! Déjà que j’ai du mal à le faire sur FB où j’en poste beaucoup plus… Mais bon, maintenant que je vous ai mis l’eau à la bouche, vous pouvez commencer à mettre des euros de côtés parce que je ne comprendrais pas que, à votre tour, vous n’ayez pas envie d’y poser vos roues, qu’elles soient 2,3 ou même 4, soyons fous !

Après avoir bien vendu le voyage, passons au pratique. Je vous ai déjà parlé de l’état des routes dans mon blog précédent, je n’y reviendrai plus sauf si je découvre quelque chose de particulier les jours prochains. Donc parlons fringues… Non, messieurs les testosteronisés, vous pouvez rester, ça vous concerne aussi. En lisant pas mal de choses avant de venir, on s’est dit qu’il fallait vraiment prévoir de quoi se protéger du froid, genre vêtements techniques, tour de cou, et tout et tout… Eh bien, faut pas exagérer, un équipement standard suffit, le tour de cou, même quand il a fait 4° je ne l’ai pas mis, le gros pull non plus, les caleçons longs pas davantage. D’accord, ça n’est pas les grosses chaleurs, ça oscille entre 4 et 14° mais comme il pleut souvent, une bonne combinaison de pluie est indispensable et comme tout motard un rien expérimenté le sait : une bonne combine isole de tout, de l’eau comme du froid. Bref, n’appréhendez pas l’Islande en été comme une hivernale aux Millevaches…

Bonnet et combine de pluie, mes deux nouveaux meilleurs amis…

Pour finir, faut que je raconte une anecdote semblable à une parabole mais qui nous est vraiment arrivé à Vestri Petursey où nous logions il y a deux jours, un minuscule lieu-dit à une vingtaine de kms de Vic. Notre hébergement consistait en une espèce de petit cabanon avec pour seul voisinage, deux autres cabanons dont l’un occupé par un couple de quinquas allemands. Suite à un problème de porte et de fenêtre qui se verrouillent dès qu’on les ferme, nous nous sommes retrouvés enfermés dehors, à plus de 20h00, en tee-shirt par moins de 10°et en plein vent, toutes nos affaires à l’intérieur, y compris nos téléphones. La seule esquisse de possibilité se trouvait dans le fenestron de la salle de bain que nous avions laissé entrouvert mais malheureusement verrouillé par un loquet de sécurité qu’on ne peut dégager qu’avec la fenêtre quasiment complètement fermée, lequel loquet est fixé au montant par des vis Torx… Je dus aller solliciter l’aide de nos voisins Germains, pour leur téléphone ou à défaut pour se mettre au chaud, ceux-ci nous accueillirent chaudement dans tous les sens du terme, et se penchèrent avec nous sur le pépin. Après avoir vainement tenté d’appeler le proprio par les ondes, essayé de dévisser les torx avec un cruciforme, forcé sur le loquet pour l’écarter, je commençai à me dire qu’on allait utiliser les grands moyens genre casser un carreau ou défoncer la porte… et quand on sait qu’ici une tomate se vend 1€ la pièce, je ne vous dis pas un carreau en double vitrage… sans compter le coup porté à la réputation du peuple français en Islande. Et tandis que j’étudiais le fonctionnement du loquet dans la salle de bain, ce fut l’illumination ! Si je parvenais à passer une ficelle dans le joint de la charnière du fenestron et à l’attacher à la base de l’articulation du loquet, je pourrais tirer et dégager le loquet après avoir presque complètement refermé la fenêtre… mais je n’aurais pas droit à l’erreur car quand on a refermé la fenêtre, le loquet se déplace d’un cran, se verrouille, et plus moyen de passer la main dans l’ouverture… mais nécessité fait loi ! Évidemment nous n’avons pas de ficelle, l’allemande défait aussitôt un lacet de sa chaussure et me le tend. Je me mets au boulot et 5mn plus tard, miracle, ça marche ! Tarmokeuf est devenu Tarmo monte-en-l’air. Français et Allemands se congratulent avec force superlatifs en anglais. La conclusion de cette histoire vraie quoique quelque peu métaphorique : De bonnes idées, de bons voisins, et la vie devient tout de suite plus facile… Trinquons donc à l’Europe et à l’amitié Franco-Allemande !

A bientôt, peut-être.

Voir l’Islande et mourir…


tarmokeuf31

Où aller après l’Islande ? Cela ne fait que deux jours que nous y sommes et chaque heure qui passe est plus éblouissante que la précédente et chaque touriste rencontré nous affirme que nous n’avons encore rien vu, que plus loin, c’est encore plus « amazing ! » Est-il possible de mourir d’une orgie de beauté ? Un anévrisme planqué dans les tréfonds de nos ciboulot peut-il décider de rompre sous un trop-plein d’émotion ? Qu’il arrive ce qui doit arriver, le rêve de nos lointains vingt ans est désormais réalisé, nous sommes en Islande ! Et aucun regret ne pourra déranger notre trépas. Mais bon, ce n’est pas parce qu’on va mourir qu’il faut se laisser aller, fichtre diantre ! Reprenons où nous nous sommes séparés : sur le ferry.

Forcément, rentrés les premiers, on sortira les derniers…

A peine sortis et après avoir exécutés les formalités douanières, lesquelles consistent à passer la première et faire coucou au douanier, en passant, c’est la première claque : 4°… Mais on est si contents d’être là que vraiment, on ne le ressent pas autant qu’un petit frimas d’hiver quand on s’en va au boulot… Quand Einstein parlait de la relativité du temps, il devait parler de la météo…

La preuve, qu’on était contents…

La deuxième claque, c’est cent mètres plus loin, au distributeur bancaire… Vous regardez le touriste devant vous pour voir comment il procède et vous le voyez râler parce qu’il ne peut pas tirer plus de 40000 ISK… Et là, vous vous dites, qu’est-ce qu’un français moyen à l’intelligence moyenne avec un salaire moyen et donc des moyens très moyens peut-il faire dans un pays où 40000 couronnes paraissent trop peu au touriste moyen qui aurait aimé tirer beaucoup plus ? Mais Google vous rassure illico en convertissant leurs 40000 couronnes islandaises en vos 350€… Ce qui n’est pas si énorme même si pour beaucoup, ce n’est tout de même pas rien…

Je vous présente 45€…

La claque suivante, c’est le décor… Mais ça, c’est une claque qui semble devoir durer les quinze jours que nous allons passer à vadrouiller en cette terre viking. Pour ces premières minutes, le plafond est si bas qu’on ne saisit pas encore la violence de la baffe. Pour l’instant ce n’est encore qu’une caresse noyée dans la brume

En arrivant, la beauté s’esquisse au coeur de la brume…

Mais très rapidement, un peu plus loin, la beauté commence à révèler sa splendeur :

Une cascade banale… là-bas.

Quand les gros trails vont au paradis, miss XJR et mister Cyber leur collent au train…

Comme faire et refaire ou dire et redire, ça n’est pas très intéressant, pour profiter d’un max de photos, je vous invite à aller là : https://www.facebook.com/Tarmokeuf31/

c’est gratis, ça me rapporte rien et c’est libre de droit…

Puisque vous aimez les claques, j’en une autre. Ça touche à un sujet que nous autres tarmos aimons particulièrement, je veux bien sûr parler de « the road ». En Islande, la route la plus connue parce que faisant tout le tour le l’île de glace, c’est la 1. C’est aussi la route sensée être la mieux dotée… On s’imagine alors une belle nationale, ondulant le long des côtes, au revêtement parfait, fraîchement refait au sortir de l’hiver… Et, bien non, la 1, c’est l’équivalent d’une de nos départementales, généralement bitumée mais souvent pas vraiment (en ce cas, on parle là-bas de gravel-road, et même la 1 ne fait pas exception). C’est toujours très roulable, mais si l’on est terrorisé dès qu’on voit un chemin de terre ou une plaque de gravillons, mieux vaut aller faire un stage TT ou s’abstenir… Pour parler plus spécifiquement side, pas besoin d’un char préparé Dakar pour les routes sans F devant le numéro (avec F, tout-terrain obligatoire pour cause de gué à franchir), juste avoir un peu de garde au sol car beaucoup de points de vue ne sont accessibles qu’en roulant dans le sable, le gravier et autres joyeusetés adorées des roues tailles basses. Miss Xjr et mister Cyber s’en sortent très honorablement donc la plupart des sides doivent s’en sortir sans passer par la case Oural…

Une rencontre parmi des centaines d’autres sur la route 1…

Si les gros trails allemands passent… je passe…

Attention en se rangeant sur le côté, des fois on s’enfonce grâââve…

Et pour finir, je vous présente ma nouvelle meilleure amie :

La sterne arctique aime être peinarde pour couver…

Si on s’approche trop, elle n’hésite pas à lancer les hostilités

Pourquoi une telle amie ? Eh bien, comme quelqu’un que je connais bien, elle est belle et a du tempérament… et surtout parce que quand on rêve de grand nord et qu’on se trouve en compagnie d’un oiseau dont le nom contient un tel attribut géographique, c’est qu’on est pas loin de vivre un rêve éveillé…

A bientôt… peut-être